Les Collections

Fonds

Virilio, Paul(né en 1932)

Identification

Cote : 802VIR
Niveau de description : Fonds

Contexte

Producteur : Paul Virilio
Notice historique/biographique : Urbaniste de profession, sociologue et philosophe, penseur des nouvelles technologies et de la géopolitique contemporaine, Paul Virilio est l’une des figures fortes et originales de la French Theory dont l’audience est mondiale. À partir d’une réflexion inlassablement reprise tout au long de sa vie intellectuelle sur le phénomène de la vitesse et de l’ « accélération effrénée du monde » dont il révèle, avec un art de visionnaire, toutes les conséquences morales, politiques et culturelles, il s’est affirmé comme l’un des théoriciens les plus influents sur toutes les questions-clefs de la modernité : la ville, le virtuel, l’immatérialité, la désintégration des territoires, la mondialisation, l’écologie, l’accident et la catastrophe, la guerre sous toutes ses formes.
Fils d’un communiste italien et d’une bretonne catholique, marqué à vie par le souvenir des bombardements de Nantes, Paul Virilio se décrit comme « un enfant de la guerre totale ». Formé d’abord comme maître verrier à l’École nationale supérieure des métiers d’art de Paris, il crée, avec son épouse qui collaborera intimement à son œuvre, des vitraux pour Matisse et Braque. Il suit simultanément des cours de philosophie à la Sorbonne où il a pour professeurs Raymond Aron et Vladimir Jankélévitch.
Dès 1958, il entreprend une étude phénoménologique sur les territoires militaires et, notamment, les bunkers du mur de l’Atlantique. Professeur à l’École spéciale d’architecture (ESA), dont il deviendra plus tard directeur puis président du conseil d’administration, il fonde  en 1963, avec Claude Parent, l’atelier Architecture Principe qui formera de nombreux grands noms de l’architecture, tel Jean Nouvel. Il publie l’année suivante un premier manifeste pour une « architecture oblique », concept qui marquera l’histoire de l’architecture française contemporaine.
Il dirige à partir de 1974 la collection « L’espace critique » aux éditions Galilée où il édite plus de vingt titres, et notamment Georges Perec et Jean Baudrillard dont il fut proche. Il exerce un rôle important également au sein du comité de rédaction de plusieurs revues : Esprit, dès 1969, mais également Cause commune (avec Jean Duvignaud et Georges Perec) et Traverses (au Centre Pompidou) de 1975 à 1984.
Ses nombreuses publications portant sur tous les domaines culturels, que ce soit la géopolitique, la stratégie militaire, le cinéma ou l’informatique (une quarantaine d’ouvrages), le font connaître,  à partir de 1975, dans des milieux très divers, intellectuels, artistiques, écologiques ou urbanistiques : Bunker Archéologie, Vitesse et politique, Nomades et vagabonds, La Machine de vision, La Bombe informatique, Stratégie de la déceptionL’Art à perte de vue, L’Art du moteur, Ville panique, L’Université du désastre, Le Futurisme de l’instant : stop-eject ou Le Grand Accélérateur. Il reçoit le Grand prix national de la Critique architecturale en 1987, devient directeur de programme au Collège de philosophie en 1990 et membre du Haut Comité pour le Logement des défavorisés en 1992. Il est également un commissaire remarqué de grandes expositions qui font date, notamment Ce qui arrive en 2002 ou La Terre natale. Ailleurs commence ici (avec Raymond Depardon) en 2008 à la Fondation Cartier.
Hanté par la désynchronisation du temps humain et du temps technologique, Paul Virilio, qui a appelé à la création d’un Ministère du temps, aura tenté tout au long de sa vie et aux avant-postes de la pensée contemporaine, de réfléchir la plupart des grandes mutations de la modernité.
Modalité d’entrée : Fonds déposé par l’auteur en 2017.

Contenu

Analyse : Les archives de Paul Virilio confiées à l’IMEC reflètent toutes les facettes de sa pensée et ses activités. Elles comprennent les manuscrits de tous ses ouvrages,  articles et conférences aussi bien en France qu’à l’étranger, ses notes de cours, ses projets, ses dossiers de préparation d’exposition, ses agendas, ses  carnets. S’y ajoutent, à l’intérieur des nombreux dossiers de travail, une correspondance fournie avec ses proches ou ses amis, Jean Duvignaud, Jean Baudrillard, Georges Perec, Svetlana Alexievitch, Michel de Certeau ou Ivan Illitch. Une documentation importante, constituées de textes annotés mais aussi de très nombreuses coupures de presse surlignées et commentées concernant quelques-uns des pôles d’intérêt du philosophe (accidents, catastrophes, krachs banquiers, armes, fusées, gares, véhicules, ponts, tours, citadelles ou  bunkers) complètent cet ensemble, ainsi que des enregistrements d’entretiens et d’émissions et des documents audiovisuels.
Accroissements : Fonds non clos.

Conditions d’accès et d’utilisation

Conditions d’accès : Non communicable
Note sur la communicabilité : Traitement archivistique à venir
Langue : Français

Sources complémentaires

Renvois vers d’autres fonds de l’IMEC : Baudrillard, Jean ; Duvignaud, Jean ; 

Notes

Date de description : 2018/05/03
Catégorie : Auteurs
Thèmes : Philosophie, Sociologie, Architecture,