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Fonds

Artservice international / Bénédicte Pesle (1927-2018)

Identification

Cote : 482PSL
Niveau de description : Fonds
Importance matérielle : 514 boîtes d’archives

Contexte

Producteur : Bénédicte Pesle
Notice historique/biographique : Quand on connaît Bénédicte Pesle, c’est généralement pour son engagement remarquable en faveur de l’œuvre et la carrière de Merce Cunningham depuis les années 1960 ou de Robert Wilson depuis les années 1970. On la connaît moins pour d’autres facettes de son parcours. Ainsi elle travaillait à la librairie La Hune dans les années 1950 et 1960 avant de gérer longtemps la galerie Iolas – qui représentait Max Ernst, Magritte, Brauner, Matta, Jean Tinguely, Nikki de Saint-Phalle, Martial Raysse, entre autres.
Ayant assisté aux débuts de la compagnie Merce Cunningham à New York en 1953, au théâtre De Lys, Bénédicte Pesle s’est attachée à faire connaître, puis promouvoir et diffuser dans toute l’Europe l’œuvre du chorégraphe en partant d’un cercle d’amis et de mécènes amateurs d’art.
Elle collabore étroitement avec Michel Guy à la fondation du Festival d’automne à Paris – elle figure d’ailleurs en tant qu’« assistante de Michel Guy » dans la première brochure du festival. Son action et son influence atteignent bientôt une échelle européenne.
Outre Merce Cunningham puis Robert Wilson, on peut dire qu’elle a fait découvrir au public européen Richard Foreman, Philip Glass, Trisha Brown, Yvonne Rainer, Meredith Monk, Lucinda Childs, Stuart Sherman, Robert Ashley, Douglas Dunn, Viola Farber…, toute une avant-garde américaine en théâtre, musique et danse, d’abord parallèlement à son activité chez Iolas, puis à partir d’un bureau qu’elle crée en 1972, Artservice International, au 16 rue du Pré-aux-Clercs (Paris 7e). Un « secrétariat d’artistes », et elle n’a jamais qualifié autrement son travail avec Artservice, refusant d’être baptisée agent, impresario ou productrice.
Elle a préféré ne pas être associée à une institution, car elle a toujours chéri avant tout son indépendance. Elle aimait convaincre, transmettre sa passion, tout en restant dans l’ombre.
Bénédicte Pesle est le chaînon manquant dans les parcours de certains artistes américains dont la carrière s’est construite grâce à l’Europe, ainsi que la source méconnue de politiques culturelles en France (diffusion décentralisée, résidences de création, fondation du CNDC d’Angers, avec ses compères Igor Eisner et Philippe Tiry, fondateur de l’ONDA). Elle a donc joué un rôle considérable dans l’évolution de la danse française. D’ailleurs, dans les années 1980, elle s’est engagée auprès de François Verret, Dominique Bagouet, Régine Chopinot, Philippe Découflé, Castafiore…
Modalité d’entrée : Fonds déposé en 2012

Contenu

Analyse : Ses archives reflètent à la fois ses activités et le contexte culturel et artistique de son temps. On y trouve des contrats, des document en lien avec préparation des représentations, des galas, des tournées, de la correspondances, des éléments de comptabilité, ses agendas, des dossiers de presse et de l’iconographie
Accroissements : Fonds clos.

Conditions d’accès et d’utilisation

Conditions d’accès : Communicable après accord IMEC
Langue : Français
Instrument de recherche : Répertoire

Sources complémentaires

Renvois vers d’autres fonds de l’IMEC : Susan Buirge

Notes

Date de description : 2018-05-04
Catégorie : Auteurs
Thèmes : Danse