La collection de l'IMEC

Jarlot, Gérard

Journaliste, scénariste et écrivain, Prix Médicis en 1963 pour son roman Un Chat qui aboie, Gérard Jarlot est une des grandes figures de la vie amoureuse et littéraire de Marguerite Duras avec qui il collabore étroitement pour la réalisation de scénarios de films. Né en 1923 à Saumur, il passe son enfance à Autun et Saint-Etienne, puis s'inscrit en hypokhâgne et khâgne à Lyon. En 1943, installé à Paris, il obtient une licence de Lettres à la Sorbonne. Mais très vite, c'est vers la littérature qu'il se tourne : il publie cette même année un recueil de nouvelles, Le Périple d'Autun aux Editions Le Méridien et fait paraître en 1946 un premier roman, Les Armes blanches, 
aux éditions Gallimard. Il sera suivi, chez le même éditeur, deux ans plus tard d'Un Mauvais Lieu.
Parallèlement, il publie des articles dans plusieurs revues (Fontaine, Les Temps Modernes, La Rue&) et entame une carrière de journaliste. De 1948 à 1949, il passe près de deux ans au Maroc où il collabore au journal du matin Le Petit Marocain. 
À son retour à Paris, il entre à la rédaction de Ce Soir jusqu'en 1953, puis à partir de cette date jusqu'à sa mort en 1966, à France Dimanche dont il devient l'une des signatures connues.
Il a trente-quatre ans et de nombreux amis dans la vie littéraire, notamment Boris Vian et Louis Aragon, lorsqu'il fait, en 1957, la rencontre de Marguerite Duras qui vient de se séparer de Dionys Mascolo. Ils vont entretenir une relation amoureuse forte et tumultueuse durant cinq ans et travailleront ensemble sur plusieurs projets cinématographiques et théatraux. Grâce à lui, la production littéraire de Marguerite Duras se diversifie. Il est d'abord son conseiller littéraire en 1958 pour l'écriture du scénario de Hiroshima mon amour d'Alain Resnais. Mais l'année suivante, c'est ensemble qu'ils écrivent le scénario et les dialogues de l'adaptation cinématographique de Moderato Cantabile pour Peter Brook, puis celui d'Une aussi longue absence d'Henri Colpi qui remportera la Palme d'or au Festival de Cannes de 1961. Toujours avec Marguerite Duras, il rédige pour le théâtre l'adaptation de la pièce de William Gibson, Miracle en Alabama, jouée au Théâtre Hebertot en 1961. Gérard Jarlot compose également en 1964 deux scénarios pour des films de Michel Mitrani pour la télévision, Sans Merveille et La Chambre. 
Un dernier scénario, rédigé entre 1961 et 1963, au moment de leur rupture, par l'auteur et Marguerite Duras pour le cinéaste Jean Rollin, L'Itinéraire marin, est resté inachevé. En 1963, Gérard Jarlot publie son dernier roman, Un Chat qui aboie, aux éditions Gallimard et continue d'écrire pour le théâtre. Il publie en 1965 La Rentrée des foins et laisse à sa mort, en 1966, de nombreux manuscrits de pièces et d'adaptations inédites ou inachevées.

 L'une de ses pièces, la comédie La Personne est morte, a été diffusée à la radio en 1970.

Description physique

37 boîtes d'archives 5,55 ml.

Producteur de l'archive

Jarlot, Gérard

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Présentation du contenu

Le fonds contient manuscrits, tapuscrits, épreuves et notes de travail relatifs à son œuvre littéraire, à ses synopsis et à ses scenarios. Il reflète également son activité de journaliste, ses articles de presse et de revue et comprend une correspondance personnelle et professionnelle avec Marguerite Duras, Maurice Blanchot ou Joe Bousquet. Des documents biographiques et iconographiques et des dossiers de presse complètent l'ensemble.

Conditions d'accès

Communicable

Mots-clés

  • Littérature
  • Journalisme
  • Cinéma
  • Théâtre
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