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Fonds

Ollivier, Marcel(1896-1993)

Identification

Cote : OLV
Dates extrêmes : 1922-1980
Niveau de description : Fonds
Importance matérielle : 25 boîtes d’archives

Contexte

Producteur : Marcel Ollivier
Notice historique/biographique :Traducteur et homme politique, Marcel Ollivier (pseudonyme d’Aron Godenberg) est né en Roumanie en 1896. Orphelin, il s’installe à Paris avant la Première Guerre Mondiale et bien qu’engagé volontaire, il ne sera jamais naturalisé français. Cette expérience militaire forgera ses choix politiques. Il adhère à la SFIO (Ve section du parti socialiste) dès 1919. Militant, il endosse des responsabilités de représentant lors de différents événements. Il sera notamment le délégué de la gauche des jeunesses socialistes au IIe Congrès de l’Internationale communiste à Moscou. Ses mémoires, encore largement inédites, relatent cet épisode. À partir de 1920, il rejoindra la Revue communiste de Charles Rappoport en tant que secrétaire de rédaction. Parfait germaniste, il découvre en 1921 l’œuvre de Rosa Luxembourg qui devient pour lui une véritable référence politique. Il traduira L’accumulation du capital en 1935 puis La révolution russe en 1937.
De plus en plus critique envers le manque de démocratie du Parti communiste (français et russe) à partir de 1923, il rompt définitivement avec le Communisme en 1933 en prenant parti pour Victor Serge, opposant à Staline, alors prisonnier politique en URSS.
En 1936, il part en Espagne et milite activement au côté du POUM. Il dénonce dans une brochure publiée en 1937 (Le Guépéou en Espagne : Les Journées sanglantes de Barcelone, du 3 au 9 mai 1937), la répression que mène la Guépéou en Espagne. Après la Seconde Guerre Mondiale, il abandonne l’activité militante et le marxisme qu’il considère à présent comme une chimère. Il continue à porter la pensée de Rosa Luxembourg et entreprend la rédaction de ses mémoires. D’abord intitulées Un bolchevik dangereux, puis La Chimère que j’ai poursuivie et enfin La Chimère son projet, faute d’éditeur, ne verra pas le jour. Il publie toutefois aux éditions France-Empire Un Espion nommé Staline en 1974 qui recevra fort peu d’échos dans la presse. Frappé de cécité partielle en 1978, il meurt en avril 1993.
Historique de la conservation : À la mort de sa dernière compagne, Odette Bagno, les archives ont été confiée à l’IMEC grâce à l’intervention de Jean Michel Kay, animateur du « Groupe Spartacus »
Modalité d’entrée : Fonds déposé en octobre 2013

Contenu

Analyse : Le fonds comprend les brouillons et les manuscrits de son oeuvre largement inédite de dramaturge et de romancier ainsi que son travail d’essayiste et de traducteur. La correspondance reçue des éditeurs et sa correspondance avec Yvon Bourdet, Branko Lazitch et François Maspero met en évidence son intense activité de traducteur (entre autres les poèmes de jeunesse de Marx et Engels publiés aux éditions Bergis sous le titre Marx et Engels poètes en 1933) et ses efforts pour se faire publier. Le dossier de presse est consacré principalement à ses deux pièces de théâtre mises en scène : Spartacus en 1936 et David et Bethsabée en 1946. Les quelques documents personnels et papiers officiels contenus dans le dossier biographique aident à reconstituer son parcours.
Accroissements : Fonds clos.

Conditions d’accès et d’utilisation

Conditions d’accès : Communicable après accord IMEC
Langue : Français/Allemand
Instrument de recherche : Répertoire, 2015

Sources complémentaires

Renvois vers d’autres fonds de l’IMECYvon Bourdet, Koskas Papaïoannou
Bibliographie choisie : Extraits de ses mémoires publiés dans la revue Communisme, n°55/56, 1998

Notes

Date de description : 2015-06-17
Catégorie : Auteurs
Thèmes : Littérature, Politique, Traduction