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Parmi les archives de Violette Leduc

Le cinéma met à l’honneur cette année l’un des plus grands – et des plus méconnus – parmi les écrivains féminins de notre temps : Violette Leduc. Accueillies à l’IMEC, ses archives ont rejoint celles de deux auteurs dont elle fut très proche : Jean Genet et Maurice Sachs.
En l’espace d’un an, deux films viennent de saluer sa mémoire : celui, sobrement intitulé Violette, de Martin Provost, avec Emmanuelle Devos dans le rôle-titre et Sandrine Kiberlain dans celui de Simone de Beauvoir, et le documentaire d’Esther Hoffenberg, Violette Leduc, la chasse à l’amour.
Pour tous, Violette Leduc demeure l’auteur flamboyant de La Bâtarde, roman démesuré paru en 1964 chez Gallimard, assorti d’une préface-choc de Simone de Beauvoir qui fut sa muse et sa protectrice. Le livre défraya la chronique, remporta un succès immédiat et tira de l’ombre son auteur quelques années avant sa mort. Thérèse et Isabelle, le récit de ses amours de collège, qui avait subi la censure, acheva de forger sa réputation scandaleuse.
C’est aujourd’hui l’œuvre toute entière de Violette Leduc qui s’impose, avec ses accents de détresse, sa drôlerie et son écriture baroque, à commencer par L’Asphyxie, suivi de L’Affamée et de Ravages. Si sa vie forme la matière de ces romans, les récits autobiographiques de l’auteur – La Folie en tête et La Chasse à l’amour – déploient, de façon tout aussi fascinante, entre la confession et l’invention, le roman de cette vie que le cinéma redécouvre aujourd’hui avec éclat.

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Photomaton de Violette Leduc sur passeport, 1963. © Fonds Violette Leduc / Archives IMEC

Photomaton de Violette Leduc sur passeport, 1963.
© Fonds Violette Leduc / Archives IMEC