Carnet de route

    Archives en herbe 2016-2017

     

    21 novembre 2016 : visite de l’abbaye d’Ardenne, siège de l’IMEC

    Première séance à l’abbaye d’Ardenne : les élèves découvrent le lieu et les activités de l’IMEC. Dans la bibliothèque, une sélection de pièces d’archives insolites met en évidence la diversité matérielle des archives : bois gravés de Gustave Doré (fonds Hachette), plaques photographiques montrant des vues de Caen, Ouistreham et Luc-sur-mer à la fin du XIXe siècle (fonds Philippe Daure), produits dérivés de la campagne publicitaire des jeux olympiques de 1968 (fonds Roger Excoffon), coffret Le Petit incendiaire de Maurice Henry

    Présentation de pièces d’archives dans la bibliothèque, 21 novembre 2016

    De la station de dépoussiérage aux magasins de conservation, un archiviste détaille ensuite les opérations matérielles et intellectuelles intervenant dans le traitement des archives.

    Magasin de conservation de l'IMEC

    Magasin de conservation de l’IMEC

     

    1er décembre 2016 : notions d’archives

    Chemise contenant des documents relatifs au « Conservatoire international de la liste ». Fonds Christophe Tarkos/Archives IMEC

    Pourquoi et pour qui conserver ? Après le « comment ? », présenté à l’IMEC, cette question a ouvert la deuxième séance du programme « Archives en herbe ». L’archivage est une pratique fondamentalement orientée vers le futur, futur personnel proche ou futur lointain de l’humanité. C’est ce qu’illustrent de façon évidente les time capsules ou « capsules temporelles », retrouvées plusieurs décennies ou plusieurs siècles après leur enfouissement.

    Avec le projet « Les lieux », qui restera inachevé, Georges Perec invente la capsule temporelle littéraire : il s’agissait pendant douze ans de décrire périodiquement douze lieux parisiens, en glissant les descriptions dans des enveloppes ensuite scellées. « Ce que j’en attends, explique Georges Perec, n’est rien d’autre que la trace d’un triple vieillissement : celui des lieux eux-mêmes, celui de mes souvenirs, et celui de mon écriture. » (Espèces d’espaces, Galilée, 1974).

    On peut voir sur le site de l’INA une vidéo où Georges Perec expose son projet.

    Voir les textes des élèves du lycée Jean Rostand en écho à Espèces d’espaces.

     

    18 et 19 janvier 2017 : archives et création

    En 1993, Christophe Tarkos, Nathalie Quintane et Valérie Bendavid fondent le Conservatoire internationale de la liste, « association scientifique ayant pour but la conservation, l’analyse et la diffusion de la liste. ». Pour son ouverture, un appel à listes était lancé :

    Tract pour l’ouverture du Conservatoire de la liste, 1993. Fonds Christophe Tarkos / IMEC

    Dans l’exposition L’Ineffacé, la liste apparaît comme une des formes de la pensée au travail : liste des épisodes restant à écrire (Hervé Guibert), listes des sujets de tableaux à peindre (Jean Hélion), liste des titres envisagés pour ce qui sera finalement La Rage de l’expression (Francis Ponge).

    Hervé Guibert. Manuscrit du Protocole compassionnel (Gallimard, 1991), 1990. Fonds Hervé Guibert/IMEC. © Photo Michael Quemener

    Hervé Guibert. Manuscrit du Protocole compassionnel (Gallimard, 1991), 1990. Fonds Hervé Guibert/IMEC. © Photo Michael Quemener

     

    Jean Hélion. Notes et croquis pour des projets de tableaux, 1974. Fonds Jean Hélion/IMEC. © Photo Michael Quemener

     

    Francis Ponge. Recherche d’un titre pour La Rage de l’expression (Mermod, 1952), [s.d.]. Fonds Jean Paulhan/IMEC. © Photo Michael Quemener

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C’est aussi l’une des formes les plus constamment revisitées de l’histoire littéraire. Dame d’honneur de la cour impériale du Japon au début du XIe siècle, Sei Shonagôn est l’auteur d’une œuvre singulière : les Notes de chevet  (Gallimard, Connaissance de l’Orient, 1966). Ce journal est en grande partie constitué de listes, à travers lesquelles on devine la vie, la personnalité et la condition de l’auteur.

    Voici quelques titres (et autant de pistes d’écriture) extraits de la table des matières :

    • « Choses qu’il ne valait pas la peine de faire »,
    • « Choses dont on n’a aucun regret »,
    • « Choses qui semblent éveiller la mélancolie »,
    • « Choses que l’on entend parfois avec plus d’émotions qu’à l’ordinaire »,
    • « Choses qui perdent à être peintes », « Choses qui gagnent à être peintes »,
    • « Choses qui remplissent d’angoisse »,
    • « Choses dont le nom est effrayant »,
    • « Choses qui n’offrent rien d’extraordinaire au regard, et qui prennent une importance exagérée quand on écrit leur nom en caractères chinois ».

    Dix siècles après Sei Shônagon, chacun a noté une chose qui, réellement ou métaphoriquement « tombe du ciel », l’ensemble constituant un poème-liste collectif.

    La liste comme poème infiniment potentiel : Frédéric Forte a donné une lecture de Bristols (éditions Hapax, 2010), poème combinatoire de 99 vers.

    Frédéric Forte. Bristols, éditions Hapax, 2010

     

    1er et 2 mars 2017 : l’inventaire en poésie, 1/3

    Cet atelier d’écriture avec Frédéric Forte s’appuyait sur la Topographie anecdotée du hasard, livre de Daniel Spoerri publié en 1962 et réédité en 2016 par Le Nouvel Attila, qui présente ainsi l’ouvrage :

    « Le 17 octobre 1961, Daniel Spoerri fait l’inventaire des objets composant sa table de travail dans sa chambre d’hôtel de la rue Mouffetard, décrivant chaque objet comme s’il s’agissait d’un catalogue de musée. Au départ manifeste visant à se moquer du marché de l’art, ce petit texte suscite la folie des amis de l’auteur, qui se piquent de l’enrichir : Topor l’illustre, puis un ami anglais le traduit en ajoutant des notes, auxquelles Spoerri répond par d’autres notes. Puis un ami allemand traduit le tout en ajoutant des notes, auxquelles Spoerri répond par d’autres notes, et les Anglais recommencent… »

    Sur le principe du livre de Daniel Spoerri, les élèves ont chacun décrit un des objets qu’ils ont choisi de déposer dans la boîte d’archives de la classe, puis ont livré leur description au jeu des notes en cascade de leurs camarades.

    Atelier d’écriture avec Frédéric Forte au lycée Salvador Allende, 1er mars 2017

     

    8 mars 2017 : les archives « ordinaires », rencontre avec Philippe Artières au  lycée Salvador Allende

    Dossier d’archives à l’appui (la correspondance, avec sa mère, d’un jeune homme incarcéré à la prison de la Santé pour vol en 1946-1947), Philippe Artières explique ce que sont les archives ordinaires et quel est leur intérêt pour l’historien. En prévision de cette rencontre, les élèves avaient collecté autour d’eux des « écrits du dehors » : inscriptions, tags, affiches ou panneaux présents dans l’espace urbain.

    Rencontre avec Philippe Artières au lycée Salvador Allende, 8 mars 2017

    Philippe Artières est également revenu sur son livre Miettes, pour lequel il a recueilli des petites annonces parues dans le supplément du journal Libération, « Sandwich ».

    Miettes, Verticales, 2016

    Extraits :

    « Tas de choses BD, banquette, lots 8 chaises pliantes, made in hêtre, encore d’autres choses mais énumération trop longue. Si cela t’intéresse passe nous voir à partir de 20 H, chaque soir (Une paire de ciseaux à séparer le texte de l’adresse. ndlc). »

    « DICO père Noël, me trouveras-tu un dico d’anglais « Harrap’s shorter » d’occase ? Je foire toutes mes traducs, tu m’envoies ton n° de tel et le prix de l’objet, je suis à Paris une fois par semaine et je te contacterai DUPONT Christine 16 rue de la Sirène 45200 Montargis. »

    (Miettes, Verticales, 2016)

    Chaque élève a ensuite rédigé une petite annonce sur ce modèle.

    Voir les textes des élèves du lycée S. Allende

     

    22 et 23 mars 2017 : le gestomètre, « froideur de l’outil sur l’intimité palpitante »

    Poursuite de l’exploration des potentialités poétiques de l’inventaire avec Frédéric Forte. La séance est consacrée au « gestomètre », une forme poétique inventée par Robert Rapilly.

    Pour faire un gestomètre, il faut :

    • Choisir une courte séquence de vie quotidienne ;
    • Décrire la succession précise des gestes accomplis en utilisant des verbes à l’infinitif ;
    • Développer à partir d’un de ces verbes un « épanchement » subjectif à la première personne (sensations, affects, pensées du sujet).

    Le poète Jacques Jouet, membre de l’Oulipo, s’est essayé à l’exercice :

    « rentrer chez soi accrocher

    le trousseau de clefs au clou

    tomber la veste

    accrocher la veste au portemanteau

    quitter la première chaussure

    quitter la seconde chaussure, enfin ! et là, ce sont des kilos de fatigue que j’abandonne à l’oubli, raison pour laquelle sans doute je considère comme un devoir d’orienter la semelle vers le plafond pour qu’elle ne se trouve pas, encore une fois, en contact avec le sol : son repos à elle

    allumer l’ordinateur

    vérifier s’il y a des messages téléphoniques

    se laver les mains

    faire le thé »

    Atelier d’écriture avec Frédéric Forte au lycée Jean Rostand, 23 mars 2017

     

    6 avril 2017 : lister/classer

    Comme tout ensemble signifiant, un autoportrait peut être matière à une infinité de mises en forme.

    C’est ce qu’a illustré le dernier atelier de Frédéric Forte, par l’articulation de la liste et du classement : après avoir dressé un autoportrait sous forme de liste, il s’agissait de réordonner autrement les éléments en expérimentant différents modes de classement, fondés soit sur le signifié (classement chronologique, alphabétique, thématique…), soit sur les propriétés du signifiant  (classement par nombre de mots, de syllabes ou de lettres, par catégories grammaticales, par sonorités…).

    Atelier d'écriture avec Frédéric Forte au lycée Salvador Allende, 6 avril 2017

    Atelier d’écriture avec Frédéric Forte au lycée Salvador Allende, 6 avril 2017

     

     

     

    Archives en herbe 2015-2016

    De novembre 2015 à juin 2016, l’IMEC conduit un programme pédagogique destiné à interroger les notions de mémoire et de patrimoine, en initiant les élèves à l’histoire de l’archivage et aux pratiques de conservation, de classement et d’inventaire.
    Pour cette première année, deux groupes d’élèves de seconde des lycées Victor Hugo à Caen et Alain à Alençon se lancent dans l’aventure.

    Ce carnet en ligne présente les différentes étapes du programme, en textes et en images.

     

    9 novembre 2015

    C’est la première séance avec les élèves. Arrivés le matin, ils découvrent l’abbaye d’Ardenne et les activités de l’Institut.

    Dans la bibliothèque, ils sont accueillis par Nathalie Léger, directrice générale de l’IMEC. De Ninive à nos jours, de l’Antiquité aux time capsules contemporaines, la présentation leur permet de découvrir que l’homme garde, conserve, trie, décrit, en un mot archive depuis des temps immémoriaux, et que ce geste traverse le temps.

    Conférence de Nathalie Léger, directrice générale de l'IMEC Conférence de Nathalie Léger, directrice générale de l'IMEC

    Des pièces d’archives extraites de plusieurs fonds conservés à l’IMEC étaient exposées : des manuscrits de Jacques Audiberti et de Copi, deux carnets d’André Mare, des appareils photos de Gisèle Freund, l’ordinateur de Jacques Derrida ou la montre dessinée par Pol Bury. Les élèves ne s’attendaient pas à une telle diversité !

    Dans l'abbatiale, présentation de pièces d'archives

    Gros plan sur deux pièces insolites qu’on trouve dans les archives : un téléphone en forme de piano et un petit crâne en papier, tous deux extraits du fonds Maurice Roche.

    Crâne en papier, oeuvre de Michel Vachey faite avec des pages de "Compact" © Fonds Maurice Roche/Archives IMEC

    Crâne en papier, oeuvre de Michel Vachey faite avec des pages de « Compact » © Fonds Maurice Roche/Archives IMEC

    © Fonds Maurice Roche/Archives IMEC

    Une équipe de France 3 Normandie, intéressée par cette approche qui vise à interroger les notions de mémoire et de patrimoine en initiant les élèves à l’histoire de l’archivage et aux pratiques de conservation, de classement et d’inventaire, a suivi les élèves durant toute la matinée. Un beau sujet, qui est visible sur le site de France 3 Normandie.

    L'équipe de France 3 avec les élèves

    L’après-midi, les élèves ont rencontré Simon Chemama, spécialiste de Michel Vinaver, et enseignant en classe préparatoire littéraire, qui a longuement exploré le fonds d’archives de Michel Vinaver confié à l’IMEC par l’auteur en 1996. Il expose comment, des premières notes de travail à la représentation, l’archive permet d’interroger la réalité multiple du théâtre. Les élèves ont pu s’en rendre compte en observant une sélection d’archives : documents rassemblés par l’auteur, cahiers préparatoires, différents états du texte corrigés, photographies de mises en scènes, programmes de théâtre et articles de presse.

    Cahier préparatoire pour "Par-dessus bord" © Fonds Michel Vinaver/Archives IMEC

    Cahier préparatoire pour « Par-dessus bord » © Fonds Michel Vinaver/Archives IMEC

    23 & 30 novembre 2015

    Dans les classes, pour une deuxième séance : boîtes en polypropylène, chemises au pH neutre, tout le matériel de conservation est apporté de l’abbaye d’Ardenne. Cette dimension très physique du traitement des archives a été une découverte lors de la 1e séance. Pouvoir manipuler ces objets par eux-mêmes pour la confection de leur boîte personnelle ravit les apprentis archivistes.

    En classe, montage des boîtes En classe, montage des boîtes

    De même, ils découvrent quelques notions de base de l’archivistique : plan de classement, cote, instrument de recherche.
    Mais qu’est-ce qu’un plan de classement ? C’est la présentation de l’organisation intellectuelle d’un fonds, dont il permet d’appréhender le contenu.

    Le travail de collecte peut alors commencer. Ce n’est pas une chose aisée : que garder ? Que laisser comme témoignage ? Que mettre dans sa boîte ? Les élèves ont deux mois pour trouver !

     

    19 janvier 2016

    L’archive n’est pas seulement un témoignage, elle peut également nourrir la création. Le poète Frédéric Forte, membre de l’OuLiPo, fait partie de ces auteurs pour qui l’archive peut servir de matériau poétique. Il conduit avec les élèves un travail d’écriture, en s’appuyant sur des archives choisies dans les fonds de l’IMEC. Frédéric Forte a ainsi sélectionné des pièces des fonds Jean Queval, Anne-Marie Albiach, Christian Prigent et Christophe Tarkos. Les élèves s’en inspireront pour un exercice « à la manière de » lors des prochaines séances.

    "Ce schéma comprend" © Fonds Christophe Tarkos/Archives IMEC

    « Ce schéma comprend » © Fonds Christophe Tarkos/Archives IMEC

    Pour leur rencontre avec le poète, les élèves d’Alençon avaient préparé une série de questions, en voici quelques-unes : Comment en êtes-vous venu à exercer la fonction de poète ? Comment trouvez-vous l’inspiration ? Écrivez-vous uniquement des poèmes ? Quelques réponses : Frédéric Forte est venu à l’écriture par la lecture – de Queneau notamment, au mot inspiration il préfère ceux de curiosité et de forme, et il écrit uniquement de la poésie.

    Interview de Frédéric Forte par les élèves

    Lors de ce premier atelier, chaque élève a écrit un poème à partir d’un objet qu’il mettra dans sa boîte d’archives : un billet d’avion, une raquette de badminton, des photos de vacances ou des pin’s. Le poème a vocation, bien sûr, à accompagner l’objet dans la boîte.

    Fin d’après-midi : Frédéric Forte dédicace 33 sonnets plats, Comment(s) et Une Collecte pour le CDI du lycée Alain.

    Dédicace de Frédéric Forte

    22 et 23 février 2016

    Cette fois-ci, c’est dans les murs de leur lycée que les élèves rencontrent Philippe Artières. Historien, directeur de recherches au CNRS, Philippe Artières vient partager sa vision de l’archive. Il raconte la genèse de Vie et mort de Paul Gény (Seuil, 2013), ouvrage pour lequel il a mené une enquête minutieuse, qu’il a d’ailleurs investie très intimement.
    Après deux heures de discussion avec les élèves du lycée caennais Victor Hugo, tous, intervenant, enseignante et élèves, se prêtent volontiers au jeu de l’interview.

    Le lendemain, direction Alençon, pour rencontrer les élèves du lycée Alain. Ils découvrent que des archives peuvent également être celles de personnes ordinaires, Philippe Artières leur fait déchiffrer quelques lettres de vacances du « petit Maurice » à sa mère. Les plus anciennes datent de 1930. Les plus récentes du début des années 50. Elles forment un album d’autoportraits successifs avec en fond, l’histoire collective. Ces lettres ont fait l’objet d’une adaptation radiophonique diffusée sur France culture en juillet 2013 : « Les vacances du petit Maurice. Lettres retrouvées ».

    Philippe Artières devant les élèves du lycée Alain

     

    7, 8 mars et 18 mars 2016

    Frédéric Forte propose aux élèves de s’emparer de l’une des formes fixes les plus anciennes, sans cesse réinvestie par des poètes de tous horizons : le poème carré (ou « strophe carrée »). À la contrainte classique (même nombre de vers que de syllabes contenues dans le mètre) s’ajoute celle que s’est imposée Christian Prigent dans le poème « 11×11 » : le nombre choisi dicte aussi la sonorité de la syllabe finale de chaque vers. Chacun a ainsi composé un poème carré de six à 12 vers évoquant un des objets de sa boîte d’archives. Une manière de mettre l’objet à distance, par le travail du rythme et des sons, l’élaboration d’un objet de langage  grâce au moule de la forme fixe.

    Lecture, écriture et découverte de formes nouvelles au lycée Alain d’Alençon :

     

    25 avril 2016

    Dernier atelier pour les élèves du lycée Victor Hugo, à Caen. Sous la houlette de Frédéric Forte, ils composent, à la manière de Christophe Tarkos, un poème visuel sur un de leurs objets.
    Objectif : prélever dans un fragment de texte sans prétention littéraire (définition, article d’encyclopédie, publicité, etc) la matière sonore d’un poème, disposé en constellation autour du premier.

     

    25 juin 2016
    Durant l’événement « Miroir, mon beau miroir », les élèves expliquent le choix des objets gardés et déposés dans leur boîte. Frédéric Forte est revenu sur le travail mené avec les élèves et sur les formes poétiques expérimentées au cours des ateliers.

    © Philippe Delval – 25 juin 2016