Depuis 1989, les différents événements IMEC
Jeudi 16 mai 2013 Rencontre : Prisons : Intolérable. Retour sur les actions du GIP.
Rencontre avec Philippe Artières, Yves Pagès et Nicolas Drolc animée par Albert Dichy
En 1971, Michel Foucault fonde, avec des intellectuels, des militants, des détenus mais aussi des professionnels de l’institution judiciaire, le Groupe d’information sur les prisons (GIP). Son but est d’abord de rompre le silence qui pèse sur les lieux de détention en faisant connaître leur fonctionnement et en donnant la parole aux détenus. Jusqu’en 1973, le GIP mène clandestinement des « enquêtes-intolérance » qui font l’objet de publications, organise conférences de presse et actions de rue. Simultanément, se développent différents mouvements de protestation à l’intérieur des prisons.
Les éditions Verticales rééditent aujourd’hui Intolérable, l’ensemble des cinq brochures publiées au fur et à mesure de l’actualité de ce front de luttes. Les éditions le Point du Jour font paraître La Révolte de la prison de Nancy, 15 janvier 1972, une série d’images réalisée par un photographe local, Gérard Drolc. Elles publient également des textes du GIP, notamment ceux de Michel Foucault, avant et après le procès qui suivit cette « mutinerie-manifestation » ainsi que différents textes liés à la révolte de Nancy.
À l’heure où les conditions de détention font l’objet de vifs débats, les intervenants reviennent sur les actions du GIP.
Philippe Artières
Historien, directeur de recherches au CNRS à l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain
de l’EHESS-Paris et président du Centre Michel Foucault, a rédigé
la préface, la chronologie et la postface d'Intolérable.
Yves Pagès
Co-anime avec Jeanne Guyon les Éditions Verticales qui publient Intolérable.
Nicolas Drolc
Documentariste, revient à Nancy en 2012 pour y terminer son film Sur les toits, qui raconte la vague de mutineries qui enflamma les prisons françaises au cœur de l'hiver 1971-1972.
Jeudi 16 mai, 20h, grange aux dîmes
IMEC
Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Mardi 14 mai 2013 Séminaire : Lettres modernes. Histoire et contemporanéité de la recherche en typographie.
Ces dernières années ont vu émerger de nouvelles impulsions dans les pratiques de la typographie.
Ce cycle de conférences propose d'interroger historiens, designers et théoriciens sur le lien existant entre la création typographique et les multiples dimensions de la recherche, notamment historique. Il permettra de mettre en perspective production contemporaine et méthodes de travail, interrogeant ainsi les potentiels de recherche plastique que procure, au-delà de sa fonction documentaire, la connaissance historique.
Prochaine conférence :
Mardi 14 mai, 18h, ésam : Jonathan Perez, « De la création typographique dans la recherche scientifique »
Jonathan Perez est dessinateur de caractères et graphiste, diplômé de l'École Estienne (Paris). Il a créé en 2008 la fonderie typographies.fr, lauréate de plusieurs prix internationaux, et dont le travail a été exposé dans dix pays.
Cycle de conférences co-produit par l'IMEC et l'ésam Caen/Cherbourg avec le soutien de l'Association Typographique Internationale (ATypI France)
ésam Caen/Cherbourg
17 cours Cafarelli
14000 Caen
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Mardi 30 avril 2013 Rencontre : Seventeen (On n'est pas sérieux quand on a 17 ans).
Pour la 4e édition du Festival ADO, entièrement consacré aux adolescent et mis en œuvre avec des adolescents, Le Préau s’associe à l'IMEC pour accueillir François Stemmer et sa compagnie en résidence à l’abbaye d’Ardenne.
Huit jeunes, dont 5 lycéens virois spécialement recrutés, présenteront le spectacle Seventeen après huit jours de travail.
« C'est avant tout le corps que je fais parler, ce corps que les adolescents découvrent encore et cherchent à apprivoiser, ce corps qu'ils exhibent ou cachent, maltraitent, épuisent, ce corps qu'ils rejettent ou adorent. Chacun a son rythme, son style, son look. Je les prends tels qu'ils sont, tels qu'ils bougent et les dirige, les fais se regarder, se rencontrer, se provoquer, se toucher, se rejeter, s'aimer, s'amuser, se parler, s'exprimer, partager, découvrir, essayer et créer. »
François Stemmer,
metteur en scène
Cette avant-première sera suivie de la présentation du programme du festival ADO#4.
Avant-Première organisée par l’IMEC en partenariat avec Le Préau – Centre Dramatique Régional de Vire et la Compagnie François Stemmer.
La première aura lieu le 16 mai à Vire (Lycée Professionnel Agricole) dans le cadre du Festival ADO (14 au 18 mai 2013).
Mise en scène et scénographie : Francois Stemmer, avec Benjamin Bertrand, Oskar Eon, Maxim Pellaton et 5 lycéens virois
Collaboration artistique et régie : Soline de Warren
Création 2013 : production Compagnie Francois Stemmer (Paris), en partenariat avec l'IMEC et le CDR Le Préau - Vire
Mardi 30 avril, 19h, grange aux dîmes
IMEC
Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 18 avril 2013 Séminaire : Les censures à l'époque moderne et contemporaine.
L’une des caractéristiques de l’histoire culturelle est l’hétérogénéité des sources. Les confronter et les croiser est un impératif pour l’historien.
L’objectif de ce séminaire est de faire découvrir aux étudiants en thèse ou en master la richesse de fonds ou de types d’archives parfois peu exploités par les historiens : qu’elles soient éditoriales, littéraires, iconographiques, cinématographiques ou théâtrales, les sources en histoire culturelle invitent à réfléchir sur les regards et les méthodes de l’historien, des plus traditionnels aux plus novateurs. Pour mieux nourrir la réflexion sur cette histoire en chantier, la programmation du séminaire alternera les interventions de spécialistes et de doctorants.
Prochaine séance
Jeudi 18 avril
10h30-16h30 - La censure dans l’édition en France au XXe siècle
Séance organisée par Benoit Marpeau
Benoit Marpeau (UCBN-CRHQ) : présentation
Julien HAGE (Université de Dijon et Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) : « Censure éditoriale et guerre d'Algérie : le cas de François Maspéro »
Marie-Cécile BOUJU (Université Paris VIII – Centre de Recherches Historiques) : « Censure d’état et censure interne dans les structures d’édition du Parti Communiste Français »
Le séminaire pluridisciplinaire d’histoire culturelle moderne et contemporaine est organisé par l'Université de Caen Basse-Normandie, le Centre de recherches d'histoire quantitative (CRHQ) et l'IMEC.
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Jeudi 18 avril 2013 Rencontre : Jean-Pierre Martinet : une oeuvre en noir.
Rencontre avec Alfred Eibel, Thierry Boizet, Julia Curiel et Éric Dussert
animée par Rémi David
Lecture par Denis Lavant
La rencontre avec les textes de Jean-Pierre Martinet relève de l’expérience initiatique : inoubliable, parfois douloureuse, elle transforme à tout jamais celui qui la vit. Car l’oeuvre de Jean-Pierre Martinet est inclassable : désespérée, désespérante, grinçante, d’une noirceur d’encre et d’un style unique. Son premier
roman, La Somnolence, publié chez Pauvert en 1975 contient déjà en germe – et quels germes !- tout ce qui se déploiera dans ses autres textes, notamment dans Jérôme, édité en 1978 aux
éditions du Sagittaire, puis dans L’ombre des forêts et Ceux
qui n’en mènent pas large, parus en 1986. Cette même année, Martinet cesse définitivement d’écrire, pour en quelque sorte rejoindre ses personnages, perdus d’alcool et de solitude. Il mourra en 1993, laissant une grande oeuvre et peu de lecteurs.
Signe des temps, le pessimisme infini de Martinet n’effraie plus, et le XXIe siècle le réédite intégralement : Ceux qui n'en mènent pas large, aux éditions Le Dilettante ; Jérôme, aux éditions Finitude
; L'Ombre des forêts, aux éditions La Table Ronde.
Alfred Eibel, l’ami et le confident, avec qui Martinet correspondit longtemps, Thierry Boizet, qui a fait redécouvrir Martinet au milieu des années 2000, Julia Curiel, auteur et éditrice, et Éric Dussert, éditeur et critique, nous invitent à découvrir l’humanité selon Martinet.
Alfred Eibel
Crée en 1974 sa maison d’édition, a publié des textes de Georges Perros, Jean-Pierre Martinet (dont il fait le directeur de la collection « Brochures »), Léo Malet, Kenneth White, Fernando
Pessoa ou Yves Martin. Il a également été critique et journaliste.
Thierry Boizet
Responsable des éditions Finitude qu’il a fondées en 2002 avec Emmanuelle Boizet, a contribué à faire redécouvrir
Jean-Pierre Martinet.
Julia Curiel A préfacé La Somnolence de Jean-Pierre Martinet
(Finitude, 2010) et a réuni et présenté ses textes critiques sous
le titre Le Peuple des miroirs(France Univers, 2010). Elle a
par ailleurs cofondé les éditions des Grands Champs.
Éric Dussert
Est coordinateur de la numérisation des imprimés à la Bibliothèque nationale de France, écrivain, critique littéraire et éditeur de la collection « L’Alambic » où a reparu en 2007
La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet.
Denis Lavant
Artiste interprète, a récemment joué dans Holy motors de Léos Carax (Grand Prix du Chicago Film Festival 2012, Silver Hugo du Meilleur acteur.
Rémi David
Est délégué général du Festival Passages de Témoins
Rencontre organisée dans le cadre de Passages de Témoins – Avant Festival
en partenariat avec la Ville de Caen et la librairie Eurêka Street.
Jeudi 18 avril, 20h, grange aux dîmes
IMEC
Abbaye d’Ardenne
1280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
tél : 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 11 avril 2013 Colloque : Danse à l'œuvre, un singulier collectif.
Un colloque des Carnets Bagouet organisé avec l'IMEC et la revue Mouvement, en association avec le Centre chorégraphique de Caen Basse-Normandie et Danse Perspective.
Chorégraphe, directeur du Centre chorégraphique national de
Montpellier Languedoc-Roussillon de 1980 à 1992, Dominique Bagouet a laissé derrière lui une quarantaine de chorégraphies qui ont marqué les années 1980, dont Voyage organisé (1977), Insaisies (1982), F. et Stein (1983), Déserts d’amour (1984), Assaï
(1986), Le Saut de l’ange (1987), Meublé sommairement (1989), Jours étranges (1990), So Schnell (1990), Necesito (1991). Sa disparition en 1992 a posé avec brutalité le problème de la préservation et de la transmission d'un patrimoine chorégraphique original et d’une pédagogie spécifique. Pour y répondre, des interprètes appartenant à la dernière équipe de Dominique Bagouet et d’anciens membres de la Compagnie ont créé l’association Les Carnets Bagouet. Convaincu que la force de l’oeuvre
de Dominique Bagouet, la profondeur de ses réflexions, son regard résolument nouveau sur la place de l’interprète, son vocabulaire et sa démarche pédagogique constituaient un apport
capital pour la danse contemporaine, l’IMEC a accueilli en 1996,
pour la première fois, un fonds d’archives lié à la danse – poursuivant
ainsi les objectifs de conservation, d’exploitation et d’accès
au public que s’étaient fixés Les Carnets Bagouet.
Après vingt années de réflexion en actes sur la transmission de
l’oeuvre de Dominique Bagouet, Les Carnets Bagouet, l’IMEC, la revue Mouvement en association avec le Centre chorégraphique de Caen Basse-Normandie et l'association Danse Perspective, proposent un colloque qui interrogera la notion d’interprète,
ainsi que les rapports entre le dire et le faire, entre le mot et le mouvement, entre le geste et l’activité.
Une présentation de pièces d’archives sur So Schnell accompagne ce colloque.
Compression-Décompression
Le jeudi 11 avril à 18h30, Dominique Jégou, danseur et chorégraphe, et 50 lycéens venus de Bretagne, de Basse-Normandie et des Pays de la Loire proposeront Compression-Décompression, performance en conversation avec certaines œuvres bagouetiennes d'après les notes
chorégraphiques déposées à l'IMEC.
Intervenants
Anne Abeille (Les Carnets Bagouet), Jean-Marc Adolphe (rédacteur
en chef de la revue Mouvement), Elsa Ballanfat (danseuse, chorégraphe
et philosophe), Yves Clot (CNAM), Nathalie Collantès (Les Carnets Bagouet), Charlotte Imbault (revue Mouvement), Michèle Latini (Danse Perspective), Pascale Luce (Les Carnets Bagouet), Frédéric Pouillaude (Université Paris-Sorbonne), Sylvain Prunnenec (danseur et chorégraphe), Annabelle Pulcini (danseuse et chorégraphe), Jack Ralite (Les Carnets Bagouet), Jean Rochereau (Les Carnets Bagouet), Michèle Rust (Les Carnets Bagouet), Christiane Werthe (CNAM), Mylène Zittoun (CRTD/CNAM)
Informations pratiques :
Jeudi 11 et vendredi 12 avril, grange aux dimes
IMEC
Abbaye d’Ardenne
1280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
tél : 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Colloque ouvert à tous, entrée libre
Voir la fiche du fonds Bagouet
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Mardi 9 avril 2013 Colloque : Financer les utopies. Une histoire du Crédit Coopératif (1893-2013).
En partenariat avec l’IMEC et avec le soutien de la Fondation Crédit Coopératif, les éditions Actes Sud ont publié Financer les utopies. Une histoire du Crédit Coopératif (1893-2013).
L’historien Michel Dreyfus y retrace 120 ans de combats et de débats, éclairant tout un pan de l’histoire de l’économie sociale et solidaire. Parallèlement à la parution de ce livre, le Crédit Coopératif, la Fondation Crédit Coopératif et l’IMEC, organisent un colloque dont l’objectif est d’explorer la notion d’économie sociale et solidaire, dans sa construction et son développement.
Cette rencontre animée par Emmanuel Laurentin s’est proposée d’ouvrir un dialogue entre acteurs (Jean-Louis Bancel, Jean-Claude Detilleux), historiens (Marc-Olivier Baruch, Michel Dreyfus) et responsables politiques (Benoît Hamon, Michel Rocard). La réflexion sur les coopératives et l’économie sociale se poursuivra à l’automne 2013 à l’abbaye d’Ardenne, par une journée d’études autour de la figure du sociologue Albert Meister, dont les archives sont conservées à l’IMEC.
Mardi 9 avril
Musée social, Paris, 2013
5 rue Las Cases
75007 Paris
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Vendredi 29 mars 2013 Rencontre : Festival Danse d'ailleurs - Atelier participatif : Où en est-on avec le genre ?.
Atelier participatif animé par Marie-Hélène Bourcier et Clotilde Lemarchand, en partenariat avec le CCN BN et l’association H/F Normandie.
Comment, dans notre vocabulaire, dans nos actes, dans nos environnements scolaires ou professionnels, sommes nous respectueux (ou non) de l’identité sexuée de l’autre ?
Au delà de la tentation des quotas ou des discours de bonne conscience, il nous semble vital aujourd’hui d’accompagner des citoyens, d’un point de vue méthodologique et pratique, à construire leurs propres réflexions sur l’égalité, enjeu déterminant de ces débats.
Récemment, s’est créée l’association H(omme) / F(emme) Normandie : elle a pour but de lutter contre les discriminations femmes / hommes dans les domaines de l'art et de la culture.* En partenariat avec H/F Normandie, l’IMEC et le Centre Chorégraphique National de Caen / Basse-Normandie vous invitent à un atelier de réflexion, le vendredi 29 mars de 14h à 18h, à l’IMEC (Abbaye d’Ardenne).
Marie-Hélène Bourcier, sociologue & maitre de conférence à l’Université Lille III, mène des travaux de recherche sur le féminisme et sur les cultural et gender studies (études de genre).
Clotilde Lemarchant, sociologue & maitresse de conférence à l’Université de Caen, est spécialisée sur le genre dans le domaine des formations techniques.
Elles nous proposent de travailler en petits groupes au décryptage et à l’analyse de nos mécanismes de blocage récurrents sur ces questions. Il s’agira ensuite pour chaque groupe de produire un document, un tract, à transmettre à nos connaissances, dans nos milieux professionnels, nos entourages amicaux, nos familles, etc…
Ces ateliers s’adressent à toute personne qui, de près ou de loin, cherche à mieux comprendre. Nous souhaitons ces temps de travail communs intergénérationnels, interprofessionnels et les plus ouverts possibles. Action !
Renseignements & inscription auprès de l’IMEC : Estelle Kersalé : 02 31 29 52 37, reservations@imec-archives.com
* En écho aux programmations de la région, l’association H / F Normandie propose des rencontres, des débats, des actions pédagogiques aux publics. Pour plus d’informations : H(omme) / F(emme) Normandie
Voir le site du CCN/BN
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Jeudi 28 mars 2013 Rencontre : La chanson, un art populaire.
Rencontre avec Jaime Moreno Villarreal
et les musiciens de Chansons sans Frontières animée par Jan-Lou Janeir
Fragile équilibre de paroles et de musique, genre ouvert à toutes les influences, art vagabond, éphémère et toujours renouvelé, la chanson touche parfois à l’universel, et permet
d’exprimer tous les sentiments et tous les états de l’âme : chansons
engagées, chansons intimistes, chansons d’amour…
L’auteur Jaime Moreno Villarreal, en résidence à l’IMEC dans le cadre de la 7e édition de Chansons sans Frontières, nous emmène pour un voyage dans la chanson mexicaine, reflet des traditions et cultures de ce grand pays d’Amérique du Nord, des mariachis à la musique contemporaine en passant par les
influences réciproques avec les États-Unis. Il nous invite à le suivre dans sa fabrique d’écriture, de la naissance d’une chanson jusqu’à son inscription dans une société.
Entre textes et musiques, Jaime Moreno Villarreal, accompagné de musiciens de Chansons sans Frontières, empoignera sa guitare pour rythmer la soirée.
Jaime Moreno Villarreal
Né à Mexico en 1956 est écrivain,
traducteur (Mallarmé, Barthes…), éditeur, critique d’art, commissaire d’expositions. Il est également auteur et compositeur de chansons. Jaime Moreno Villarreal est accueilli en résidence d’écriture à l’abbaye d’Ardenne dans le cadre du programme
Odyssée de l’ACCR.
Avec les musiciens de Chansons sans Frontières : Sébastien Duval, basse
électrique ; Manuel Decocq, violon, accordéon, voix ; Jean Claude Meurisse,
piano, chant ; Tiana Ramarokoto, percussions
En partenariat avec Chansons sans Frontières à l’occasion du Printemps des poètes
Jeudi 28 mars, 20h, grange aux dîmes
IMEC
Abbaye d’Ardenne
1280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
tél : 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 21 mars 2013 Rencontre : 2501 migrants d’Alejandro Santiago. Conférence de Jaime Moreno Villarreal.
Jaime Moreno a accompagné le travail de l'artiste Alejandro Santiago et lui consacre une conférence.
Artiste indien, Alejandro Santiago quitte très tôt son village de Teococuilco pour la ville d’Oaxaca. Après des études d’art, il poursuit son chemin vers les États-Unis et l’Europe et est exposé à Paris, Bruxelles ou encore San Francisco. Pourtant, son travail reste habité par la nostalgie de sa culture indienne d’Oaxaca. Le retour n’en est que plus rude. Face au dépeuplement de sa ville, à l’immigration massive, il se lance dans une création, 2501 migrants, qui apparaît comme un cri de protestation et un acte de solidarité contre la solitude et l’exil. Avec déjà plus de 300 sculptures, Alejandro Santiago y dénonce les drames de la diaspora et les conditions de vie des migrants.
Jaime Moreno Villarreal, qui a accompagné son travail, viendra décrypter et commenter le projet cet artiste plastique qui témoigne d’une difficile réalité mexicaine.
Jaime Moreno Villarreal
Né à Mexico en 1956 est écrivain, traducteur (Mallarmé, Barthes…), éditeur, critique d’art, commissaire d’expositions. Il est également auteur et compositeur de chansons. Jaime Moreno Villarreal est accueilli en résidence d’écriture à l’abbaye d’Ardenne dans le cadre du programme Odyssée de l’ACCR.
En partenariat avec Chansons sans Frontières et l'Artothèque de Caen
Jeudi 21 mars, 18h, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Mardi 19 mars 2013 Rencontre : Les éditions Attila.
Rencontre avec Frédéric Martin, Benoît Virot, Jean-Jacques Pauvert et Jacques Roubaud animée par Pierre Vilar.
Les éditions Attila sont nées d’une rencontre entre Frédéric Martin et Benoît Virot. C’est finalement assez simple : un jour, ils se sont rencontrés et querellés sur les vertus supposées du Bodoni. Depuis le printemps 2009, ils animent ensemble les éditions Attila et explorent certaines littératures flagrantes, se reconnaissant dans les aventures libres d’un Éric Losfeld ou d’un Jean-Jacques Pauvert : les deux fondateurs d’Attila défendent, à raison de dix à douze livres par an des auteurs, des dessinateurs et des traducteurs qui font une confiance surréaliste à l’imaginaire. C’est à cette jeune maison, riche de quarante-quatre titres maintenant, que Jacques Roubaud a confié le soin d’éditer son dernier ouvrage, Ode à la ligne 29 des autobus parisiens, texte drolatique en 6 chants et 35 strophes composé en alexandrins. Paru en novembre 2012, le livre est publié sous 6 couvertures différentes, toutes crées par les étudiants de l’école Estienne, en étroite collaboration avec l’auteur et les éditeurs.
Dans un dialogue mené par Pierre Vilar, Jacques Roubaud, Frédéric Martin et Benoît Virot questionneront et discuteront la notion de transmission : du métier d’éditeur, des textes au lecteur…, qui est au coeur de la démarche d’Attila. Margaret Gray, enseignante à l'école Estienne, reviendra sur la création des six couvertures pour un texte.
Les éditions Attila - Frédéric Martin et Benoît Virot
L’un avait créé, avec une première bande d'amis, une revue – Le Nouvel Attila – consacrée aux littératures pirates, ignorées, oubliées, qui poussa le vice jusqu’à sortir, en autodiffusion, quelques textes inattendus (Papini, Hohl, Sender, Barrie, Cournut...). L’autre avait participé pendant plusieurs années aux publications des éditions Viviane Hamy (Magda Szabo, Goliarda Sapienza, François Vallejo, Fred Vargas, Robert Hasz, Ruth Klüger...) ; ensemble, ils ont fondé les éditions Attila.
Jacques Roubaud
Membre de l’OuLiPo, lauréat du Prix
France-Culture (1986), du Grand Prix National de la Poésie (1990) et du Grand Prix de Littérature Paul Morand de l’Académie française (2008), Jacques Roubaud est l’une des grandes voix de la littérature française. Cela ne l’empêche pas de prendre des bus,
et notamment ceux de la ligne 29 qui, partant de Saint-Lazare, traversent Paris d’Ouest en Est jusqu’à la porte de Montempoivre. Au bout de sept années de pérégrinations, il a ainsi conçu Ode à la ligne 29 des autobus parisiens.
Pierre Vilar
Enseigne la littérature de langue française des xxe et xxie siècles et l’histoire du livre et de l’édition à l’Université Paris 7 – Denis Diderot. Ses recherches portent notamment sur les rapports entre poésie, critique et peinture depuis les années 1930.
Rencontre organisée dans le cadre de Passages de témoins – Avant Festival en partenariat avec la Ville de Caen et la librairie Eurêka Street.
À 18h à la librairie Eurêka Street, rencontre avec l'écrivain Jacques Abeille, auteur des Jardins Statuaires, roman réédité par les éditions Attila..
Mardi 19 mars, 20h, grange aux dîmes
IMEC
Abbaye d’Ardenne
1280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
tél : 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 7 mars 2013 Rencontre : Coco le roi du balai.
Par Béatrice Massin, chorégraphe et Fabienne Yvert, écrivain
Concordan(s)e est une aventure singulière, la rencontre d'un écrivain et d'un chorégraphe. Les deux artistes, qui ne se sont au préalable jamais côtoyés, s’interrogent sur ce qui attise leur désir de créer. Durant les temps de résidence, chacun est à l’écoute de l’autre, mots et gestes s’interpénètrent, les frontières deviennent poreuses. Écriture et danse se mêlent pour créer, dans l’instant, un moment commun, où chaque artiste met un peu de lui, et beaucoup de ce qu’il a compris, retenu, traduit du monde de l’autre. C’est à la présentation de cette pièce inédite, presqu’improbable, pas encore achevée et toujours en construction qu’est invité le public.
Béatrice Massin
Spécialiste de la danse baroque, son écriture chorégraphique confronte le style baroque à la danse d’aujourd’hui. Elle dirige la compagnie Fêtes galantes depuis 1993 et fait entendre, à notre siècle, un baroque qui intéresse le contemporain. Béatrice Massin forme à son tour une nouvelle génération de danseurs et de chorégraphes au sein de l’Atelier baroque créé en 2003.
Fabienne Yvert
Écrit, imprime, tamponne, dessine, boulonne, feutre, etc., face à la Méditerranée. Typographe, elle cuisine familièrement les livres et la langue, met les mains dedans, brosse les mots dans le sens du plomb pour chasser le quotidien embusqué dans les petits coins. En prise avec le monde, mais sur courant alternatif, dans l'espoir que ça l'éclaire.
Manifestation proposée dans le cadre de la 7e édition du festival Concordan(s)e
PARCOURS IMEC > CCN/BN, 20h30
métanOïa de la compagnie Carpe Diem dans le cadre du festival Spring
Jeudi 7 mars, 18h30, grange aux dîmes
IMEC
Abbaye d’Ardenne
1280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
tél : 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Mardi 5 mars 2013 Exposition : Le monde ouvert : l'itinéraire de Kenneth White.
Depuis quarante ans, Kenneth White occupe une place paradoxale sur la scène littéraire européenne.
S’il vit en retrait, à l’écart des médias et des modes, il est également le fondateur de l’Institut international de géopoétique. Profondément marqué dès l'enfance par le « monde blanc » des espaces du Nord qui invitent au silence et à l’effacement, il n’en a pas moins développé une oeuvre considérable, saluée par, entre autres, le prix Médicis en 1983 pour La Route bleue et le Grand Prix du rayonnement français de l’Académie française. À travers poèmes, récits et essais, il poursuit un dessein de refonte radicale de la culture, où il brasse une matière allant de Rimbaud à Nietzsche, de Thoreau à Hölderlin, de Nagarjuna à Deleuze. L’exposition présentée et les deux rencontres qui l’accompagnent permettront, à travers l’itinéraire de ce grand nomade de la pensée, de parcourir son monde ouvert.
vendredi 8 mars à 17h30
– Inauguration de l’exposition
– Conférence de Kenneth White :
« Qu’est-ce que la littérature mondiale ? »
– Entretien avec Albert Dichy, directeur littéraire de l'IMEC
samedi 9 mars à 15h
– Lecture par Kenneth White :
« Nord-sud, est-ouest : Ouvrir le monde »
– Projection du film « Les Chemins du Nord profond »
de François Reichenbach
Kenneth White sur les traces de Basho au Japon
Les archives de Kenneth White sont conservées à l’IMEC.
Exposition et rencontres organisées en partenariat avec la Bibliothèque de
Caen – Centre ville et l’association des Amis et Lecteurs de Kenneth White.
Bibliothèque de Caen – Centre Ville
Place Louis-Guillouard
14053 Caen cedex
tél : 02 31 30 47 00
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Jeudi 21 février 2013 Événement : « Ne souffle pas dans tes oreilles » - Concert-conférence.
Pièces d’Erik Satie interprétées par l’Orchestre Régional de Basse-Normandie et présentées par le musicologue David Christoffel
Les années 1912-1915 marquent un moment particulier dans l’œuvre de Satie, sa « période humoristique ». Ses partitions sont effectivement pourvues de mentions verbales de différents genres, tels que des répliques et des fragments d’histoire qui peuvent faire penser aux cartons du cinéma muet. Trois Valses distinguées du Précieux dégoûté, Véritables Préludes Flasques (pour un Chien), Croquis et Agaceries d’un gros Bonhomme en bois... Les œuvres de Satie deviennent des micro-fictions où la musique lance et relance l'action, sans pour autant raconter une histoire. Elles peuvent rappeler dans leur hybridation les bouts de partitions qui, à la même époque, sont collés sur les premiers tableaux cubistes.
Beaucoup de ces partitions ont été composées par Satie en complicité avec le pianiste espagnol Ricardo Viñes, créateur de nombreuses œuvres des compositeurs français de l’époque (Debussy, Ravel). Aujourd’hui, Michel Decoust invente une nouvelle forme de complicité en transcrivant ces partitions pour piano pour l’Orchestre Régional de Basse-Normandie.
David Christoffel
Poète, auteur d'une thèse à l'EHESS consacrée aux mentions verbales sur les partitions de Satie, invente des formes musicales de témoignages mélodramatiques et crée des opéras parlés. Il présente, depuis deux ans, une chronique quotidienne dans la Matinale de France-Musique, « Les Oreilles sensibles ».
Michel Decoust
Chef d’orchestre et compositeur, Prix de Rome (1963), participe à de nombreuses créations jusqu'en 1983, avant de délaisser cette activité au profit de la composition qu'il exerce dans tous les genres.
Jean-Pierre Wallez
Violoniste et chef d’orchestre, titulaire depuis 1987 d’une classe de virtuosité de violon au Conservatoire de Genève, est aujourd'hui chef associé à l'Orchestre Régional de Basse-Normandie depuis septembre 2010.
Ce concert exceptionnel est donné à l’issue de l’enregistrement de l'orchestration des pièces de Satie par l’Orchestre Régional de Basse-Normandie dans la grange aux dîmes de l’abbaye d’Ardenne, sous la direction de Jean-Pierre Wallez et dans le cadre d'un partenariat entre l'Orchestre Régional de Basse-Normandie et l'IMEC.
Les archives d'Erik Satie sont conservées à l'IMEC.

Détail de la partition L'Enfance de Ko-Quo (Recommandations maternelles) d'Erik Satie © Fonds Erik Satie / Archives de France / IMEC
Jeudi 21 février, 20h, grange aux dîmes
IMEC - abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain la Blanche-Herbe
Réservations : tél. : 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 7 février 2013 Rencontre : Jean José Marchand, l’archiviste archivé .
Projection suivie d'une rencontre avec Benoît Bourreau, Bernard Condominas, Guillaume Louet et Claire Paulhan animée par André Chabin.
« Toujours un peu hors normes, franc-tireur, doué de trop d'humour et de curiosité pour ne pas déplaire à ceux qui font l'opinion », écrivait Maurice Nadeau au sujet de son ami Jean José Marchand peu de temps après sa mort. Il y a une décade, la gloire de Jean José Marchand n’excédait pas le cercle d’une société savante composée des passionnés d’histoire littéraire ou des personnes renseignées sur l’âge d’or de la télévision, qui le connaissaient pour avoir fondé une série mythique, les « Archives du XXe siècle », grâce à laquelle il filma en longueur Borges, les protagonistes de Dada, Jakobson… Il aura fallu que Benoît Bourreau propose à Jean José Marchand de le filmer à son tour, confiant à Guillaume Louet le soin de mener un entretien-fleuve avec Jean José Marchand pour que s’amorce l’irrésistible mouvement de reconnaissance de son œuvre. Benoît Bourreau prolongea la rencontre et réalisa l’année suivante l’essai documentaire Mieux partagés que nous ne sommes (59 min, Production Le Fresnoy, 2006), présenté au Festival de Locarno et au FID de Marseille.
Après la projection du film de Benoît Bourreau, Claire Paulhan, Guillaume Louet et Bernard Condominas présenteront l’édition des Écrits critiques de cet immense érudit, couronnée par le Prix Fénéon en 2012 (5 volumes, co-édition Claire Paulhan/Le Félin).
Benoît Bourreau
Cinéaste et artiste plasticien, diplômé des Beaux-Arts et ancien résident au Studio national Le Fresnoy
Bernard Condominas
Directeur éditorial des éditions du Félin
Guillaume Louet Chercheur associé à l’IMEC. Prix Fénéon 2012
Claire Paulhan
Éditrice et chargée de mission à l’IMEC
André Chabin
Directeur d'Ent'revues
Jeudi 7 février, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Mardi 11 décembre 2012 Rencontre : Une heure avec la langue.
Lectures, performances et DJ set
3 x 20 minutes de lecture = une heure avec la langue, une
heure avec l’inouï. Si les auteurs expérimentent, dans le champ
de la poésie ou des littératures de recherche, des formes inédites
d’écriture, ils explorent souvent aussi les possibles qu’offre la mise
en voix de leurs textes. Les écritures contemporaines s’inventent
ou se réinventent dans le cadre de lectures publiques entendues
comme expériences. Ces rencontres se veulent des espaces de
laboratoire et de découverte.
20h : Lectures et performances
Angèle Del Campo Edouard, « Quarteronne »
Antoine Boute, « Tout Public »
Nicolas Richard, « Peloton »
21h : DJ set avec Norman Flex
Influencé par des artistes tels que Al Jarreau, Kruder & Dorfmeister,
Norman Cook ou Soulwax, le style riche et varié de Norman
Flex croise la chaleur d'une funky aux teintes afro & latines, le
groove électrique du nu disco avec l'efficacité de l'électro.
Angèle Del Campo Edouard Se définit comme la tête pensante
de son propre parti métapolitique, le Parti Génital, très actif
sur Internet. Son travail d'écriture navigue entre création
radiophonique, autofiction et propagande.
Antoine Boute
Mêle poésie (écrite, sonore, graphique),
philosophie, performance et musique expérimentale. Tout public a
paru en 2011 aux éditions Les petits matins.
Nicolas Richard Auteur et performer, écrit pour le théâtre et co-
fonde en 2004 la compagnie théâtrale Lumière d’août. Son travail
d’écriture le mène vers la poésie sonore. Il collabore également à
des spectacles en tant qu'interprète.
Norman Flex
A d'abord reçu une formation de clavier avant de
se lancer très tôt dans la composition de musiques électroniques,
devenant ensuite ingénieur du son et disquaire. Il est aujourd’hui DJ.
Mardi 11 décembre, 20h, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 6 décembre 2012 Colloque : André Pieyre de Mandiargues le poète.
Colloque organisé par le LASLAR, équipe de recherches de l’Université de
Caen Basse-Normandie, en partenariat avec l’IMEC et sous la responsabilité
de Marie-Paule Berranger (Université de Caen) et Claude Leroy (Université
Paris Ouest-Nanterre)
La poésie d’André Pieyre de Mandiargues reste à ce jour un
continent mystérieux, où se côtoient poèmes en prose narratifs,
poèmes longs en vers et courtes incrustations cryptiques.
Ils offrent des visions surréalistes, des emblèmes aux détails
minutieusement gravés, des concrétions de mots sidérantes,
d’un merveilleux cruel où l’on reconnaît l’érotisme des contes et
toutes sortes de prouesses de rythmes et de rimes, de métaphores
joueuses, sans oublier les vers satiriques. Après le colloque
du centenaire, Plaisir à Mandiargues, publié chez Hermann
en 2011, le Groupe d’études mandiarguiennes se propose d’explorer
dans sa diversité l’écriture de poésie, les collaborations
du poète avec les peintres, la réception critique des recueils et
de suivre, grâce au fonds d’archives de l’IMEC, les traces de la
genèse du poème.
Intervenants (sous réserve) : Marie-Paule Berranger, Serge Bourjea,
Alain Chevrier, Lise Chapuis, Gérard Farasse, Dominique Gras, Anne Gourio,
Marie Hartmann, Laure Himy, Marie Jocqueviel-Bourjea, Claude Leroy,
Nicolas Malais, Catherine Maubon, Kacper Nowacki, Birgit Wagner
Les archives d’André Pieyre de Mandiargues sont conservées à l’IMEC.
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Mardi 4 décembre 2012 Rencontre : Le bonheur de la nuit.
Rencontre avec Laure Limongi, Liliane Giraudon
et Julien Doussinault animée par Yoann
Thommerel. Lecture par Anaïs de Courson
Il est des auteurs dont on parle trop peu, des écrivains que l’on
ne lit pas assez. C’est le cas d’Hélène Bessette, treize romans et
une pièce de théâtre parus chez Gallimard de 1953 à 1973, Prix
Cazes en 1953 pour Lili pleure, deux fois inscrite sur les listes
du Goncourt et du Médicis. Queneau, Duras, Leiris, Malraux,
Paulhan…, tous reconnurent en elle un écrivain majeur, unique,
atypique et résolument moderne, qui inventa le « roman poétique » avec Le Bonheur de la nuit, écrit à la fin des années 1960,
mais publié posthume quarante ans plus tard (Léo Scheer, 2006),
trouvant enfin ses lecteurs.
Laure Limongi, éditrice chez Léo Scheer, Julien Doussinault, biographe
d'Hélène Bessette et Liliane Giraudon, auteur, reviennent
sur leurs combats pour faire sortir l’oeuvre d’Hélène Bessette du
silence qui l’enveloppait.
Laure Limongi
A créé et dirige la collection « Laureli » aux Éditions
Léo Scheer. Écrivain, elle a notamment publié Fonction Elvis (Léo
Scheer, 2006). Indociles doit paraître en octobre 2012 (Léo Scheer).
Liliane Giraudon
Née en 1946, Liliane Giraudon vit à Marseille. Son travail d’écriture, situé entre prose (la prose n’existe pas) et poème (un poème n’est jamais seul), est une traversée des genres. Entre ce qu’elle nomme « littérature de combat » et « littérature de poubelle », ses livres, homobiographies hétéroglossiques, dressent un spectre accidenté. Elle a collaboré avec de nombreux écrivains et artistes (Jean-Jacques Viton, Bernard Plossu, Robert Cantarella, Akram Zaatari, Christophe Chemin ; Yves-Noël Genot…) et co-dirigé plusieurs revues (Banana Split ; La nouvelle B.S. ; Action Poétique ; If…). Parmi ses livres, publiés pour l’essentiel aux éditons P.O.L, Les pénétrables ; L’omelette rouge ; La poétesse ; Sker ; Homobiographie…
Julien Doussinault
Découvre Hélène Bessette en 2000, et se met
alors en tête de faire connaître son nom et son oeuvre. Il est l'auteur
d'une biographie sur Hélène Bessette (Léo Scheer, 2008).
Anaïs de Courson Joue notamment sous la direction de Jerzy
Klesyk. Après son adaptation de Ida ou le délire d’Hélène Bessette
à la Maison de la Poésie à Paris, elle prépare actuellement 18763
mots en arial 11.
Les archives d’Hélène Bessette sont conservées à l’IMEC.
Mardi 4 décembre, 20h, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Samedi 1 décembre 2012 Exposition : Pierre Seghers. Editer, résister, écrire.
Cette exposition retrace l’aventure, à la fois solitaire et collective, d’un homme qui a résolument fondé l’unité de sa vie sur un seul mot : poésie.
Derrière ce mot, trois expériences :
la résistance, l’édition, l’écriture.
Résister
C’est en poète – c’est-à-dire, selon sa définition,« en homme qui refuse d’abdiquer » – que Pierre Seghers entre dans la résistance. Par ses écrits, comme par la création d’importantes revues, il émerge comme l’une des principales figures de la résistance littéraire, aux côtés d’Aragon, d’Éluard et de Pierre Emmanuel.
Éditer
Au lendemain de la guerre, l’invention de collections telles que « Poètes d’aujourd’hui » va transformer le paysage éditorial de la poésie. Durant plus de trois décennies, le temps d’une « Génération Seghers », la poésie trouve une audience qu’elle n’avait jamais connue auparavant. Elle fait de Pierre Seghers l’éditeur de poésie le plus connu du XXe siècle.
Écrire
Une oeuvre poétique, poursuivie d’un bout à l’autre de sa vie, irrigue secrètement toutes les activités de Pierre Seghers. Mais cette oeuvre foisonnante est aussi multiple et inventive, constituée de traductions, de chansons, de dialogues avec des peintres et d’inoubliables anthologies de la poésie.
Trois expériences qui disent la vérité d’un être dont la grande singularité fut paradoxalement d’être un « homme collectif » : homme des réseaux de résistance ; créateur de revues, inventeur de collections ; poète enfin de la parole commune, partagée.
Commissariat de l’exposition : Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC, en étroite collaboration avec Virginie Seghers
Coordination de l'exposition : Marc Andrieu
Exposition réalisée par la Ville de Villeneuve-lez-Avignon et l’IMEC en partenariat avec la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon et la Fondation Louis Jou et avec le soutien de
la Région Languedoc Roussillon et de la DRAC Languedoc Roussillon et avec l’aide précieuse de Virginie Seghers.
Informations pratiques:
Tour Philippe le Bel & Médiathèque Saint-Pons
du samedi 1er décembre 2012 au vendredi 31 mars 2013
Tous les après-midi de 14h à 17h, sauf le lundi
Entrée libre
tél. 04.32.70.08.57 - www.villeneuvelesavignon.fr
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Mercredi 28 novembre 2012 Rencontre : Festival Les Boréales : Les poètes morts n’écrivent pas de polars.
Rencontre avec Björn Larsson et Yvon Le Men animée par Frank Lanot
Dans son dernier roman, Les poètes morts n’écrivent pas de
roman policier (Grasset), à paraître en octobre 2012, Björn Larsson
emprunte des poèmes d’Yvon Le Men pour les mettre sous
la plume de son personnage, qui finira assassiné… Les deux
auteurs, férus, entre autres, de voyages au long cours, s’embarquent
pour une discussion sur leurs livres, chacun étant le
lecteur de l’autre. Car en miroir, Yvon Le Men a intitulé « Je ne
veux pas mourir dans un polar suédois » le dernier chapitre de
Existence marginale mais ne trouble pas l'ordre public (Flammarion, octobre 2012), en référence
à son ami Björn Larsson. Si l’un est clairement romancier,
la poésie n’est pas absente de ses polars, et l’autre, poète, écrit
cependant des romans… En commun, la liberté comme aspiration,
le voyage comme moyen d’évasion et la poésie, au coeur de
leur écriture. Mélange des genres et brouillage des pistes : tous
les ingrédients d’un bon livre !
Björn Larsson
A publié cinq romans, deux essais et deux recueils
de nouvelles. Björn Larsson est accueilli en résidence d'écriture
à l'abbaye d'Ardenne dans le cadre du programme Odyssée de
l'ACCR. Il a reçu plusieurs prix littéraires, notamment, en France, le
prix Médicis étranger pour Le capitaine et les rêves (Grasset).
Yvon Le Men
Poète, membre du jury du prix Louis-Guilloux et
fondateur avec Michel Le Bris du festival Étonnants Voyageurs, est
un grand passeur de poésie.
Frank Lanot Professeur de lettres modernes, a notamment publié
un roman, La Clef (Stock, 1997) et deux ouvrages de culture
littéraire (Éditions Hatier et PUF).
Rencontre organisée dans le cadre du festival Les Boréales en partenariat
avec le CRL de Basse-Normandie
Voir le programme complet du festival Les Boréales sur le site du CRL
Mercredi 28 novembre, 20h, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Samedi 24 novembre 2012 Rencontre : Festival Les Boréales : Sture Dahlström pense souvent à Louis-Ferdinand Céline.
Concert-lecture, musique originale
de Christopher Bjurström sur des textes
de Sture Dahlström
Ou comment mettre en musique les rapports entre génie littéraire
et caisse de résonance, et mêler textes et musique sur fond
de jazz et de littérature suédoise délirante. Le concert alterne,
superpose, mélange deux textes ébouriffants de Sture Dahlström
Je pense souvent à Louis-Ferdinand Céline et Le Grand Blondino
(édités au Serpent à Plumes) et la musique tout aussi décapante
de Christopher Bjurström, du contemporain au jazz débridé. Entre
deux notes, défilent ainsi les personnages principaux des textes
de l’auteur suédois : un jeune jazzman, subjugué par Céline, qui
cache l’écrivain dans le coeur sa contrebasse pour le faire sortir
du Danemark, et qui découvre que les sons émis par l’instrument
sont nettement plus beaux qu’avant… Ou un artiste excentrique,
qui s’installe à Cannes et se fait passer pour un membre éminent
de l’Académie Nobel pour mener à bien son projet de film expérimental
sans caméra, ni pellicule… Une joyeuse traversée du
monde absurde, loufoque et hilarant de Sture Dahlström.
Avec Christopher Bjuström (composition et piano), Mickaël Seznec (contrebasse) et Guy Abgrall (lecture)
sur des textes de Sture Dahlström
Rencontre organisée dans le cadre du festival Les Boréales en partenariat
avec le CRL de Basse-Normandie
Voir le programme complet du festival Les Boréales sur le site du CRL
Samedi 24 novembre, 20h, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Mercredi 21 novembre 2012 Rencontre : Jean Lescure, les affinités électives.
Projection du film Jean Lescure, les affinités électives de Martine Lancelot et Sylvestre Clancier suivie d’une rencontre animée par Claire Paulhan
Élève du philosophe Léon Brunschvicg, disciple de Gaston
Bachelard, secrétaire de Jean Giono au Contadour, Jean Lescure
(1912-2005) dirigea Messages, « revue de métaphysique
et de poésie », de 1939 à 1946. Membre du Comité national des
écrivains clandestins, il assura avec panache la publication de
cette « anti-nrf » pendant l’Occupation, déjouant la censure et
invitant les écrivains et poètes à la « Résistance lyrique ». Après
la guerre, Jean Lescure travailla notamment aux Éditions de
Minuit, à la direction des Lettres de la Radiodiffusion française
(1944-1946), et fonda en 1966 l’Association française des Cinémas
d’Art et d’Essai. Poète et traducteur, il fut membre du Collège
de ‘Pataphysique et l’un des fondateurs de l’Oulipo.
Le film de Martine Lancelot et Sylvestre Clancier revient sur l’itinéraire
de Jean Lescure, qui ne cessa d’explorer les passerelles entre
poésie, littérature, art contemporain et cinéma indépendant.
Martine Lancelot Scénariste et réalisatrice, conseillère pour
France-Télévision sur plusieurs documentaires, elle est l’auteur de
Jean Lescure, le poète et la couleur, documentaire réalisé en 1998.
Sylvestre Clancier
Poète, essayiste et critique littéraire, il préside
le PEN Club français. Il est également administrateur de la Société
des Gens de Lettres.
Claire Paulhan
Historienne de la littérature et éditrice, chargée de
mission à l’IMEC.
Les archives de Jean Lescure sont déposées à l’IMEC, qui a par ailleurs publié Poésie et Liberté, Histoire de Messages, 1939-1946, en 1998.
Mercredi 21 novembre, 20h, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Samedi 17 novembre 2012 rencontre : Lecture de Lettre à D. d'André Gorz par André Wilms précédée d'une conférence d'Arno Münster.
Philosophe autodidacte d’origine autrichienne, proche de Sartre,
André Gorz est l’un des grands penseurs de la critique sociale du
XXe siècle.
Sa pensée a influencé la gauche dans toute l’Europe. La crise
sociale et économique profonde que subit le capitalisme depuis de longues
années tout comme l’accélération des dérèglements climatiques
et environnementaux ont déjà largement confirmé l’acuité des analyses
et les capacités visionnaires d’André Gorz.
L’IMEC a souhaité revenir sur les multiples aspects de la pensée du philosophe : le renouveau de l’écologie politique, l’avenir du travail-emploi,
l’instauration d’un revenu d’existence…, et d’en interroger la continuité.
19h : Conférence d’Arno Münster
« La pensée d’André Gorz dans le renouveau de l’écologie politique »
Animation des échanges : Christophe Fourel
20h30 : Lecture de Lettre à D. par André Wilms
Texte adapté par Olivier Corpet, directeur de l’IMEC, et Christophe Fourel
Arno Münster Historien de la philosophie moderne et contemporaine, maître de conférences honoraire de philosophie à l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens. Il est auteur d’une vingtaine de livres dont L’utopie concrète d’Ernst Bloch (Kimé, 2001), Sartre et la praxis (L’Harmattan, 2005) et Sartre et la morale (L’Harmattan, 2007), André Gorz ou le socialisme difficile (Lignes, 2008). Son dernier ouvrage Pour un socialisme vert a paru en juin 2012 aux éditions Lignes.
Christophe Fourel Économiste de formation, proche ami d’André Gorz
dont il est un spécialiste de la pensée, auteur (dir.) de André Gorz, un penseur pour le XXIe siècle (2009 et nouvelle édition 2012, La Découverte).
André Wilms
Acteur et metteur en scène, a notamment travaillé au théâtre sous la direction de Klaus Michael Grüber, de Jean-Pierre Vincent, de Bernard Sobel, de Georges Lavaudant ou d’Heiner Goebbels. Au cinéma, André Wilms collabore régulièrement avec Étienne Chatiliez et Aki Kaurismäki (Le Havre, 2011). André Wilms a également signé des mises en scène pour le théâtre et l’opéra, notamment Les Bacchantes d'Euripide à la Comédie-Française (2005), Le Père de Heiner Müller (2010).
Selon sa volonté, les archives d’André Gorz sont conservées à l’IMEC,
à qui il a également confié l’exercice du droit moral sur son oeuvre.
Journée de clôture du colloque international Penser la sortie du capitalisme.
Le scénario Gorz qui se déroulera à Montreuil les 15 et 16 novembre 2012.
Samedi 17 novembre, 19h, grange aux dîmes
IMEC - Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
Réservations obligatoires au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 15 novembre 2012 Colloque : Penser la sortie du capitalisme. Le scénario Gorz.
Colloque international autour de la pensée d’André Gorz, sous la direction scientifique d'Alain Caillé et Christophe Fourel.
Jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2012
Montreuil – Nouveau Théâtre – Salle Maria Casarès
L’année 2012 est celle du cinquième anniversaire de la mort d’André Gorz. Nous pressentons de plus en plus
que son oeuvre est désormais incontournable à la fois à notre compréhension de l’évolution de la société capitaliste et au renouvellement du corpus intellectuel de la gauche. La crise sociale et économique profonde que subit le capitalisme depuis de longues années tout comme l’accélération des dérèglements climatiques et environnementaux ont déjà largement confirmé l’acuité des analyses et les capacités visionnaires d’André Gorz.
Le moment est donc venu d’opérer un premier retour sur ses écrits pour mieux cerner leur portée, dans leurs
dimensions philosophiques, anthropologiques, socio-économiques, mais sans doute, aussi, émotionnelles.
Il ne s’agit pas de rendre un hommage convenu à André Gorz mais de se placer dans une posture de continuité
vivante. Autrement dit, de nous demander en quoi son oeuvre nous aide aujourd’hui à ouvrir de nouvelles
voies de réflexion politique et d’engagement citoyen. Nous savons en effet que pour André Gorz, l’enjeu
n’était pas tant de sortir d’une crise ou d’une autre mais bien de sortir du capitalisme lui-même. Cette perspective
a souvent contribué à le classer parmi les auteurs sinon « utopistes » en tout cas « radicaux ». Pourtant,
il est incontestable qu’à de nombreux moments-clé de notre histoire intellectuelle récente, André Gorz a su porter dans le débat politique des réflexions structurantes et toujours utiles pour l’action. Ce fut le cas par exemple à la fin des années soixante par ses apports originaux à une théorie de l’aliénation ou à la réflexion sur le dilemme réforme/révolution. Ce fut évidemment le cas aussi par ses contributions décisives et pionnières à l’Écologie politique dans les années soixante-dix. Un peu plus tard, ses Adieux au prolétariat puis ses Métamorphoses du travail font prendre corps à un débat jusqu’alors diffus sur la nature, le rôle et le sens du travail dans la société salariale rongée par le chômage de masse. Plus récemment, il nous invitait à prendre conscience du fait que le capitalisme était vraisemblablement entré dans sa phase ultime. Il est d’ailleurs un des rares penseurs de notre temps à avoir anticipé et pris la mesure des risques d’effondrement du système économique qui deviennent si aigus aujourd’hui.
Alain CAILLE – Christophe FOUREL
Colloque organisé à l’initiative de l’IMEC et de La Revue du M.A.U.S.S., en partenariat avec Le Nouvel Observateur, ainsi que
Alternatives Économiques, le site Nonfiction.fr, Médiapart, le site Reporterre, et avec le soutien de la Fondation La Mondiale et de la Cimade.
Renseignements
Entrée : 20 euros, demandeurs d'emploi et étudiants : 5 euros
Inscriptions
Laure Papin-IMEC
tél : 01 53 34 23 21
laure.papin@imec-archives.com
Nouveau théâtre de Montreuil
Centre dramatique national
Salle Maria Casarès
63 rue Victor Hugo
93 100 Montreuil
métro Mairie de Montreuil (ligne 9 / sortie avenue Pasteur)
Voir le site du Nouveau théâtre de Montreuil
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Mardi 13 novembre 2012 séminaire : Traduction et exploration des fonds de l'IMEC.
Offrir à des chercheurs ainsi qu’à des
doctorants de tous les domaines linguistiques représentés dans l’ERLIS la possibilité d’exposer les résultats de leurs recherches – approches méthodologiques, difficultés
inhérentes au travail sur archives, pistes de réflexion pouvant fournir des sujets de mémoire et, à plus long terme, des sujets de thèse – telles seront les principales orientations de ce séminaire.
Mardi 13 novembre 2012, 16h-18h
Programme
- André Pézard, traducteur de Dante.
Viviana AGOSTINI-OUAFI (ERLIS – CAEN)
- Le fonds Eugénie Lemoine-Luccioni,
traductrice de l’italien vers le français. Julie LABAT (étudiante en Master LLCE
Langues Européennes 2e année, Caen)
Voir le site ERLIS
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Mardi 23 octobre 2012 Rencontre : Revue et graphisme : questions d’identité.
Rencontre avec les revues Gruppen et Volailles animée par Yoann Thommerel
Une revue, c’est d’abord une silhouette. Elle doit s’interroger,
dès sa création, sur sa forme – une forme qui peut d’ailleurs
changer avec ses âges, ses moyens, ses désirs. Ses choix graphiques,
marqués par l’audace ou le classicisme, la dotent d’une
identité qui la fera reconnaître entre toutes. Dès l’abord, le message
qu’elle adresse à son lecteur potentiel définit également sa
position dans le monde éditorial. Ce frottement plus ou moins
harmonieux et toujours risqué entre contenant et contenu est
aussi un formidable exercice de liberté.
C’est leur « fabrique » graphique – l’ensemble des contraintes
qu’elles ont librement choisies – que nous invitent à partager certains
animateurs de la revue Gruppen, mais également Thomas
Ferrand et Cédric Lacherez, responsables de la feue revue d’art
Mrmr. Ils élaborent actuellement une nouvelle revue, Volailles,
consacrée à la scène contemporaine et aux nouvelles esthétiques
ouvertes par le théâtre.
Gruppen Revue de création, de recherche, transdisciplinaire, mêlant poésie,
musique, philosophie mais aussi arts du spectacle, arts plastiques, etc.
Volailles Revue sur le spectacle vivant et la création contemporaine, est
aussi un objet typo-graphique.
Rencontre organisée en partenariat avec Ent'revues
Mardi 23 octobre, 20h, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 18 octobre 2012 Colloque : L’inexpliqué dans l’oeuvre de Sylvie Germain : mystère, fantastique, merveilleux.
Colloque organisé sous la direction d’Alain Goulet, en partenariat avec le
LASLAR, équipe de recherches de l’Université de Caen Basse-Normandie
Après six colloques consacrés à Sylvie Germain, embrassant
l’ensemble de son oeuvre et de ses aspects, après notamment
celui de Cerisy en 2007, le temps semble venu de se pencher
plus précisément sur l’un de ses aspects les plus originaux, et
d’explorer, de creuser et d’approfondir l’une de ses caractéristiques
fondamentales : tout ce que cette oeuvre comporte
d’inexpliqué, de mystérieux, de fantastique et de merveilleux,
tout en parlant bien de notre monde et de notre époque.
Les différents facettes de ce tropisme pour les mondes du mystère
seront explorées au cours de ce colloque, afin de mieux
comprendre tout ce qui, dans cet univers, fait appel au fantastique,
ouvre à de nouveaux horizons mystérieux, et d'en rendre
compte selon des points de vue complémentaires.
Intervenants : Marie-Hélène Boblet (Paris), Laurent Demanze (Lyon),
Isabelle Dotan (Haïfa), Toby Garfitt (Londres), Alain Goulet (Caen), Anne
Gourio (Caen), Bénédicte Lanot (Caen), Maryk Le Hène (Caen), Valérie
Michelet Jacquod (Lausanne), Claire Ruppli (Paris), Milène Stefkovic (Rueil-
Malmaison), Évelyne Thoizet (Arras), Mareike Wolf-Fédida (Paris)
Les archives de Sylvie Germain sont conservées à l’IMEC.
Changement d'horaire :
Jeudi 18 octobre, 17h30 : Entretien avec Sylvie Germain dirigé par Alain Goulet et Albert Dichy
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Mardi 2 octobre 2012 Rencontre : Algérie : la guerre de nos pères.
Rencontre avec Leïla Sebbar et Sylvain
Prudhomme animée par Albert Dichy
Ils ne l’ont pas faite, mais la guerre d’Algérie a été leur héritage.
Cinquante ans après la proclamation de l’indépendance
algérienne, des deux rives de la Méditerranée, cette guerre qui
n’a pas toujours été reconnue comme telle est aussi interrogée,
interprétée, mise en perspective par la fiction. Que peut dire le
roman de cette guerre ? Que révèlent ces auteurs, qu’ils soient
de France ou d'Algérie, de cette période à la mémoire douloureuse
que seule la littérature pourrait exprimer ? Chacun à sa
manière, chacun avec son histoire et son style, les deux invités
se sont emparés de l’Histoire. Leïla Sebbar et Sylvain Prudhomme
viennent ainsi expliquer leur besoin, forcément complexe,
d’aborder le drame algérien.
Leïla Sebbar
Née à Aflou, en Algérie, enseignante, romancière,
novelliste, dirige des recueils collectifs de récits inédits d’écrivains
qui explorent à la fois l’enfance ainsi que l’histoire coloniale et
postcoloniale.
Sylvain Prudhomme
Romancier, traducteur, met en scène un
vieil homme au volant d'un camion chargé de sable, dans l'Algérie
d'aujourd'hui dans Là, avait dit Bahi (L'Arbalète, prix Louis-Guilloux
2012).
Mardi 2 octobre, 20h, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Lundi 1 octobre 2012 Rencontre : Là-bas, l’Algérie.
Projections suivies d’une rencontre avec les réalisateurs Dominique Cabrera et Olivier Py animée par Albert Dichy
Pour la majorité des Européens d’Algérie, la fin de la guerre est
le moment du départ, souvent précipité. Partir. S’exiler. Devenir
un « rapatrié d’Algérie », et vivre en métropole avec la nostalgie,
avec le souvenir de « là-bas », son soleil, sa chaleur, ses couleurs…
Certains pourtant sont restés, refusant de quitter leur terre natale.
Des histoires individuelles, en marge de l’Histoire. Ce sont ces
destins que les « événements » ont bousculé, ont fait basculer,
que Dominique Cabrera et Olivier Py donnent à voir, interrogeant
leurs origines ou questionnant celles des autres, d’un côté et de
l’autre de la Méditerranée.
Rester là-bas de Dominique Cabrera, 1992 – Durée : 47 minutes
Portraits de Pieds-noirs qui ont choisi de rester en Algérie après
l’indépendance. Du port aux souks en passant par le jardin d’Essai,
Dominique Cabrera nous transporte sur cette terre qui l’a vue naître.
Ici là-bas de Dominique Cabrera, 1988 – Durée : 13 minutes
Ici : la France 1987, là-bas : l’Algérie 1963. Comment accepter cet
héritage ? Un film de mémoire à travers des portraits de la famille
de Dominique Cabrera.
Méditerranées d’Olivier Py, 2011 – Durée : 32 minutes
Olivier Py interroge son histoire, méditerranéenne, à travers des
films en 8 mm tournés par ses parents du temps de leur jeunesse
en Algérie, et de son enfance.
Dominique Cabrera
Auteur d’une vingtaine de films très
personnels parmi lesquels des longs métrages de fiction tel Nadia et
les hippopotames (1999), ou Le Lait de la tendresse humaine (2001).
Olivier Py
Metteur en scène, auteur et acteur, il vient de se voir confier la direction du festival d’Avignon à partir de septembre 2013.
Lundi 1er octobre, 20h30
Cinéma le Café des Images – 4 square du Théâtre – 14200 Hérouville-St-Clair
tél : 02 31 46 96 80 – Tarifs habituels du cinéma
Voir le site du Café des Images
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Samedi 29 septembre 2012 Rencontre : Pierre Guyotat lit « Indépendance ».
Lecture suivie d’un débat avec l'auteur animé par Catherine Brun et Albert Dichy
Grande figure de la modernité littéraire, Pierre Guyotat crée
depuis Tombeau pour cinq cent mille soldats (Gallimard, 1967)
et Éden, Éden, Éden (Gallimard, 1970) une oeuvre travaillée
entre autres par l’expérience – politique, linguistique, géographique,
anthropologique – de la guerre d’Algérie. Le texte qu'il
a choisi de lire à l'IMEC à l'occasion de l'exposition présentée à
l'abbaye d'Ardenne, est intitulé « Indépendance ». Il s'agit d'une
version remaniée et transformée d'un récit publié en 2011 dans
la Nouvelle Revue Française pour le centenaire des éditions
Gallimard. À partir de la découverte d'une oeuvre de William
Faulkner, Le Domaine, l'auteur revient sur ses années d’appelé
en Algérie. Incorporé en 1960 dans l'armée française à l'âge de
20 ans, il est arrêté deux ans plus tard, inculpé d’atteinte au
moral de l’armée, de complicité de désertion, de possession et
divulgation de journaux interdits et mis au secret par la Sécurité
militaire. « Indépendance » nous entraîne ainsi dans une réflexion
sur des événements à la fois personnels et collectifs qui vont
jouer un rôle central dans l'élaboration d'une oeuvre en gestation.
La lecture sera suivie d’un débat avec l'auteur, animé par Catherine
Brun et Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC.
Pierre Guyotat
Né en 1940, écrit depuis l’âge de 15 ans. Son premier
livre, Ashby, est publié aux éditions du Seuil en 1964, mais c’est Tombeau
pour cinq cent mille soldats, paru en 1967, vaste fresque épique en sept
chants emplie de sang, de sexe et de guerre, qui le fait immédiatement
connaître auprès d'un large public. Éden, Éden, Éden (Gallimard, 1970) sera
cependant interdit jusqu’en 1981. Bond en avant (1973), Prostitution (1975) et
Progénitures (2000) jalonnent un travail, toujours en cours, sur la langue.
Catherine Brun
Commissaire de l’exposition Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d’Algérie présentée à
l’IMEC jusqu’au 14 octobre 2012, maître de conférences, est l'auteur
de Pierre Guyotat, essai biographique, (Léo Scheer, 2005).
Samedi 29 septembre, 16h30, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Mercredi 12 septembre 2012 Colloque : Le collège de sociologie.
Colloque annuel de l'association Anamnèse, organisé par le CERReV en partenariat avec l'IMEC.
Si les activités du Collège de sociologie se sont tenues sur une période relativement courte, c’est autour d’un projet intellectuel ambitieux que se sont cristallisées
les aspirations des membres fondateurs. Ce colloque vise à revenir sur les débats qui ont été au centre de cette émulation. C’est notamment autour de la notion de « sacré » que cette réflexion a pu s’organiser et que les membres du Collège ont pu trouver un point de convergence pour analyser les formes symboliques des pratiques sociales et culturelles. Cultivant une sensibilité commune au croisement des sciences sociales et de la littérature, ce
ne sont pas seulement des individus
aux parcours intellectuels multidisciplinaires dont le Collège a permis la rencontre, mais également deux modes de connaissance et de restitution du savoir que les fondateurs de la discipline avaient eu tendance à séparer. Sans renier l’héritage de l’École française de
sociologie et tout en s’inspirant d’autres discours (sociologie allemande, art, littérature…)
le Collège a ainsi configuré
l’idée d’un possible dialogue entre différentes traditions intellectuelles.
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Jeudi 21 juin 2012 Colloque : Vers une économie humaine. Pensées critiques d’hier pour aujourd’hui : Desroche, Lebret, Lefebvre, Mounier, Perroux.
Une crise devient catastrophe lorsqu’on lui répond par des idées toutes faites, par des préjugés. À l’heure où certains parlent de « trahison des économistes », il est important de se tourner vers des œuvres qui pensèrent autrement l’économie.
Après la crise de 1929, un certain nombre d’intellectuels partirent à la recherche d’un autre modèle d’organisation sociale et économique. Que peuvent-ils nous apporter aujourd’hui, au cœur d’une crise radicalement nouvelle ?
Ce colloque interdisciplinaire propose de croiser les pensées, les démarches et les méthodes de plusieurs intellectuels de la même génération : Henri Desroche (1914-1994), Louis-Joseph Lebret (1897-1966), Henri Lefebvre (1901-1991), François Perroux (1903-1987) et Emmanuel Mounier (1905-1950). Politiques, les œuvres de ces penseurs interrogent les dogmatismes philosophiques et politiques, et questionnent les tensions sociales. Explicitement économiques, elles rejettent l’individualisme libéral, le marxisme dogmatique et l’économisme productiviste. Créativité individuelle et collective, progrès humain et intégral, logique d’émancipation et refus du désenchantement : tel est leur horizon. Ces pensées restent donc prometteuses. Elles permettent de se tourner vers le futur. Au carrefour de la mémoire, de l’analyse historique et de la prospective, il s’agit ici de réfléchir aux possibilités d’une économie au service de l’humanité.
Colloque coordonné par l’ISMÉA et le CIAPHS (Universités Rennes 2, Rennes 1 et IEP de Rennes).
Voir le site dédié
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Samedi 16 juin 2012 Exposition : Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d'Algérie.
Du 16 juin au 14 octobre 2012, l’IMEC propose une grande exposition conçue et réalisée à l’occasion du cinquantenaire de la proclamation de l’indépendance de l’Algérie (5 juillet 1962). Au-delà des tabous et des silences, au-delà des partis pris, au-delà même de l’histoire des événements aujourd’hui précisément établie, grâce à des documents inédits, une autre histoire de la guerre d’Algérie peut s’écrire : celle des mobilisations qu’elle provoqua dans le paysage intellectuel français.
lien vers la vidéo de présentation de l'exposition
On oublie le plus souvent les débats, les causes et les combats qui agitèrent alors les intellectuels, comme si tous avaient été, d’emblée et unanimement, anticolonialistes, comme si « le sens de l’histoire » s’était imposé. Seul le manifeste des 121, pourtant tardif, reste dans les mémoires. Cependant dès 1954, les consciences se mobilisent. Très vite, les dénonciations sont argumentées et les débats divisent. Groupes, solidarités, réseaux, le monde intellectuel veut croire en son pouvoir d’action. Textes visionnaires de Camus, d’Amrouche, de Mounier, de Ricœur…, engagements et déchirements des protagonistes – de Sartre à Domenach, Vidal-Naquet ou Paulhan…–, mobilisation des revues et des éditeurs… L’exposition fait entendre, pièces d’archives à l’appui, la violence des débats et l’ampleur des enjeux politiques.
Jamais le discours des intellectuels et leur mobilisation n’ont fait l’objet d’un récit en archives. Plus de 250 documents extraits des collections de l’IMEC et d’autres institutions et de fonds privés permettent une autre approche de l’histoire de ces engagements. Pour la première fois sont présentés « ennemis complémentaires » ou alliés objectifs, sans point de vue surplombant, de sorte que chaque visiteur puisse construire son propre cheminement.
Commissariat : Catherine Brun et Olivier Penot-Lacassagne
Exposition réalisée par l'IMEC, en partenariat avec l'INA, la BDIC et l'EHESS, avec le soutien de la Ville de Caen.
Une publication accompagne l’exposition : Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d’Algérie, coédition Gallimard - IMEC.
Voir le site des éditions Gallimard
IMEC - Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
Ouverture du mardi au dimanche de 14h à 18h
Plein tarif : 7€ - Tarif réduit 5€ pour les étudiants, les moins de 25 ans et les demandeurs d'emploi - Gratuit pour les moins de 10 ans.
Pour prolonger l’exposition quatre rencontres exceptionnelles sont proposées les 15 juin, 19 juin, 28 juin et 3 juillet.
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Vendredi 15 juin 2012 Séminaire : Séminaire du CRHQ : Les sources en histoire culturelle II.
L’une des caractéristiques de l’histoire culturelle est l’hétérogénéité des sources. Les confronter et les croiser est un impératif pour l’historien.
L’objectif de ce séminaire est de faire découvrir aux étudiants en thèse ou en master la richesse de fonds ou de types d’archives parfois peu exploités par les historiens : qu’elles soient éditoriales, littéraires, iconographiques, cinématographiques ou théâtrales, les sources en histoire culturelle invitent à réfléchir sur les regards et les méthodes de l’historien, des plus traditionnels aux plus novateurs. Pour mieux nourrir la réflexion sur cette histoire en chantier, la programmation du séminaire alternera les interventions de spécialistes et de doctorants.
Vendredi 15 juin 2012 : Sources pour approcher l’histoire de l’opinion publique - Séance à l'université de Caen
- Pierre Karila-Cohen (CERHIO-Université de Rennes 2) : « L’invention de l’enquête politique en France au XIXe siècle ».
- Marie Aynié (FRAMESPA - Université Toulouse-Le Mirail) : « Expression et témoignages d’une opinion minoritaire :
les archives de l’opinion dreyfusarde ».
- Atelier des doctorant(e)s : Romain Dupré.
Le séminaire pluridisciplinaire d’histoire culturelle moderne et contemporaine est organisé par l'Université de Caen Basse-Normandie, le Centre de recherches d'histoire quantitative (CRHQ) et l'IMEC.
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Vendredi 15 juin 2012 Rencontre : Engagements et déchirements : les intellectuels et la guerre d'Algérie.
Pour accompagner et prolonger l’exposition Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d’Algérie présentée du 16 juin au 14 octobre à l’abbaye d’Ardenne, quatre rencontres exceptionnelles sont proposées : historiens et intellectuels reviendront sur l’intensité des combats d’idées, mais aussi sur le retentissement de l’histoire dans la création contemporaine.
Cette série de rencontres apportera des éclairages sur quelques-uns des grands sujets qui ont mobilisé et qui ont fait l’objet de débats : la torture, la « gangrène », la lutte interne aux mouvements de résistance algériens, les Européens d’Algérie…
Les intervenants choisiront dans l’exposition cinq pièces d’archives qu’ils commenteront librement. La conférence sera suivie d’un dialogue avec le public animé par les commissaires.
Rencontres
- vendredi 15 juin, 17h30 : Pierre Nora, de l'Académie française
- mardi 19 juin, 19h : Jean-Pierre Rioux
- jeudi 28 juin, 19h : Raphaëlle Branche
- mardi 3 juillet, 19h : Anne Simonin
Nombre de places limité, réservation indispensable dans la limite des places disponibles.
Renseignements et réservations au 02 31 29 52 37
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Jeudi 14 juin 2012 Rencontre : La guerre sans nom : rencontre avec Bertrand Tavernier.
En partenariat avec le Café des Images et à l’occasion de l’exposition présentée à l’abbaye d’Ardenne du 16 juin au dimanche 14 octobre Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d’Algérie,
rencontre avec le cinéaste Bertrand Tavernier à l’issue de la projection de son film La guerre sans nom. La rencontre sera animée par Catherine Brun, commissaire de l'exposition.
La guerre sans nom
réalisé par Bertrand Tavernier et Patrick Rotman
Fév 1992 - Documentaire - 3h55
Entre 1954 et 1962, près de 3 millions de jeunes Français, appelés ou rappelés, ont fait une guerre qui ne voulait pas dire son nom. Trente ans après, ceux qui n’ont jamais parle racontent.
"L’enquête part de Grenoble, théâtre en mai 1956 de manifestations contre l’envoi de soldats en Algérie. Des témoins racontent, et ceux qui se sont retrouvés malgré tout sur le terrain des combats parlent de leur expérience, de leurs traumatismes, en suivant le fil chronologique des événements et en reflétant les principales attitudes morales ou politiques face au problème algérien, au F.L.N., à De Gaulle et à sa politique, aux accords d’Évian, à l’exode des Pieds Noirs et des Harkis. Sont abordées aussi des questions plus générales : l’insoumission, la peur, la vie quotidienne du soldat, les tortures, les blessures, la mort, l’ennui, la nourriture, les distractions, le conditionnement psychologique, le retour à la vie civile, la fêlure, l’impossibilité d’oublier et, toujours, la difficulté de dire.
Le film présente aussi une association de défense et d’entraide des anciens soldats d’Algérie, la F.N.A.C.A., et nous suivons une de ses initiatives : encadrer, aujourd’hui, lors d’un repas et d’une promenade, un groupe de blessés d’Algérie portant, dans leurs corps et dans leurs esprits, des séquelles irrémédiables. "
Tarifs cinéma habituels de 3,20 € à 6 €. Réservations conseillées à la caisse du Café des images en après-midi et en soirée.
Café des Images
4 square du Théâtre
14202 Hérouville Saint-Clair cedex
Tél : 02 31 45 34 70
Voir le site du Café des Images
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Jeudi 7 juin 2012 Rencontre : L’Algérie des deux rives.
Rencontre avec les revues Algérie Littérature/Action et NAQD, en partenariat avec Ent'revues.
Terres d’accueil ouvrant leurs colonnes à l’expression courageuse et indépendante des écrivains et des intellectuels, les deux revues invitées œuvrent chacune dans leur discipline – littérature pour Algérie Littérature/Action, sciences sociales et pensée critique pour NAQD – et participent à la « création d’une mémoire contemporaine » avec la volonté de croiser les regards et les interprétations.
Comment, cinquante ans après la signature des accords d’Évian, écrit-on dans ces revues la place de l’Histoire ? Les années du colonialisme ? La lutte pour l’indépendance ? Le passage d’un millénaire à l’autre, avec ses épisodes douloureux à revisiter ? Comment les voix algériennes, d’un côté et de l’autre de la Méditerranée, disent-elles leur histoire ?
Algérie Littérature/Action
Depuis quinze ans la revue se consacre à faire connaître et à soutenir la littérature et les arts plastiques des deux rives. Elle s’inscrit dans la pluralité (des styles, des genres littéraires, des parcours et orientations des créateurs).
Marie Virolle
Responsable de la rédaction de la revue Algérie Littérature/Action et directrice de recherche au CNRS, elle est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur les littératures orales et écrites de l’Algérie et sur les rituels au Maghreb.
NAQD d’études et de critique sociale
Créée en 1991, cette publication bilingue (français-arabe) qui paraît en Algérie s’intéresse aux problèmes de société vécus dans la région du Maghreb et du Moyen-Orient mais aussi dans le Sud global.
Hafid Hamdi-Cherif
Diplômé de philosophie et enseignant de sociologie et de philosophie à l'université d'Alger et de Constantine, chargé d'enseignement et de recherches à l'université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis, il est membre du comité de rédaction de la revue NAQD d’études et de critique sociale.
Rencontre organisée en partenariat avec Ent'revues
Jeudi 7 juin, 20h
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mercredi 6 juin 2012 Rencontre : Georges Didi-Huberman lit Écorces.
Lecture intégrale d'Écorces, par son auteur, Georges Didi-Huberman
C’est le simple « récit-photo » d’une déambulation à Auschwitz-Birkenau en juin 2011.
C’est la tentative d’interroger quelques lambeaux du présent qu’il fallait photographier pour voir ce qui se trouvait sous les yeux, ce qui survit dans la mémoire, mais aussi quelque chose que met en œuvre le désir, le désir de n’en pas rester au deuil accablé du lieu. C’est un moment d’archéologie personnelle, une archéologie du présent pour faire lever la nécessité interne de cette déambulation. C’est un geste pour retourner sur les lieux du crématoire V où furent prises, par les membres du Sonderkommando en août 1944, quatre photographies encore discutées aujourd’hui. C’est la nécessité d’écrire – donc de réinterroger encore – chacune de ces fragiles décisions de regard.
Écorces a paru en 2011 aux Éditions de Minuit, Georges Didi-Huberman en donnera une lecture intégrale mise en espace par Alain Fleischer.
Georges Didi-Huberman
Philosophe et historien de l’art, Georges Didi-Huberman enseigne à l’EHESS. Il a été le commissaire de plusieurs expositions, notamment au Centre Georges Pompidou ou récemment au musée Reina Sofía de Madrid. Il a publié une quarantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images. Parmi les derniers parus aux Éditions de Minuit : Survivance des lucioles (2009), Remontages du temps subi. L’œil de l’histoire, 2 (2010), Atlas ou le gai savoir inquiet. L’œil de l’histoire, 3 (2011) et Écorces (2011).
Un événement organisé en partenariat avec Le Fresnoy.
Mercredi 6 juin, à partir de 18h
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 18h.
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Samedi 12 mai 2012 Rencontre : Lecture musicale : « Femme disant adieu »
par Pascal Quignard et Lorenda Ramou.
Ce projet, imaginé par Pascal Quignard et la pianiste Lorenda Ramou, est une lecture musicale adaptée de Villa Amalia (Gallimard, 2006). Un échange subtil entre musique et voix. Une traversée tout en nuances des univers musicaux explorés par le texte. Une œuvre nouvelle, à la frontière des genres.
Villa Amalia a paru en 2006. L’héroïne du roman de Pascal Quignard est pianiste et compositrice. Elle s’appelle Ann Hidden. Elle consacre ses loisirs à faire des réductions des musiques qu’elle aime. Lorenda Ramou a imaginé ces condensations sonores à partir d’œuvres de Haydn, Beethoven, Couperin, Purcell, Gluck, Bach, Schubert. Huit autres pièces de Leos Janacek, Giorgios Koumendakis, Konstantia Gourzi et Nikos Skalkotas seront également interprétées dans leur version originale.
Lecture créée le 28 avril 2012 au Salon Livres&Musiques de Deauville, en partenariat avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et présentée dans le cadre du festival Passages de Témoins organisé par la Ville de Caen.
Samedi 12 mai, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 10 mai 2012 Rencontre : La médiation et la prescription numériques.
Journée interprofessionnelle proposée par la Ville de Caen et le Centre régional des lettres, avec le concours des bibliothèques de Caen la mer, la DRAC, l'ésam, la MRSH, Relais d'sciences, Synergia et l'IMEC.
Après avoir abordé en 2010, lors d'une première journée interprofessionnelle, la création, la diffusion et la conservation du document numérique, puis en 2011 "Écritures et lectures numériques" (vidéos consultables à l'adresse suivante : http://www.crlbn.fr/le-crl/videotheque/), la Ville de Caen et le Centre régional des Lettres de Basse-Normandie proposent d’échanger cette année autour de la médiation et de la prescription numériques du livre. Dans un contexte de surproduction éditoriale, de démocratisation des liseuses et de développement de blogs, quels rôles peuvent jouer les professionnels du livre dans la médiation et la prescription du livre (à la fois prescription numérique du livre papier et prescription du livre numérique) ? Comment accompagner le lecteur dans ses choix quel que soit le support de lecture ? Quelle médiation et quelle offre les bibliothèques peuvent-elles mettre en place ? Le livre numérique a-t-il sa place en librairie ? La librairie devra-t-elle se redéfinir et se réinventer pour perdurer ? Ces nouveaux enjeux soulèvent des questions majeures pour les professionnels du livre qui viendront débattre le jeudi 10 mai 2012 à l’ésam de Caen.
Renseignements et inscriptions
Inscription obligatoire auprès de Valérie Schmitt v.schmitt@crlbn.fr
Centre régional des Lettres de Basse-Normandie
10 rue du Château d’Eau
CS 75438
14054 Caen Cedex 4
tél : 02 31 15 36 36
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Mercredi 9 mai 2012 Rencontre : Lecture par Sami Frey des Lettres à Hélène de Louis Althusser .
Rencontre organisée dans le cadre du festival Passages de témoins.
Louis Althusser (1918-1990) est l’un des philosophes les plus influents de la seconde moitié du xxe siècle. Il est l’auteur, en particulier, de Pour Marx et Lire « Le Capital », et fut, à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, le maître à penser de plusieurs générations.
Ses archives, conservées à l’IMEC, comprennent trente-cinq ans de correspondance à sa femme, Hélène – qu’il a étranglée dans un accès de démence. Lettres, billets, télégrammes, cartes postales apportent un éclairage inédit sur les liens qui unissent le philosophe à sa femme, sur l’amour profond qu’il lui porte et qui confirme ce que son autobiographie, L’Avenir dure longtemps, publiée à titre posthume en 1992 (coédition Stock/IMEC), laissait deviner. Ces lettres peignent leur vie et le siècle, avec d’autres figures intellectuelles comme Jacques Lacan, Jean-Toussaint Desanti, Jacques Derrida, ou politiques comme Maurice Thorez, Roger Garaudy ou Lucien Sève... Mais ce que montrent aussi ces lettres, c’est le fracas de la pensée qui dérive vers la folie et qui lutte pour ne pas totalement se perdre.
Sami Frey, prêtant sa voix au philosophe, lira une sélection de cette extraordinaire correspondance, publiée en 2011 (coédition Grasset/IMEC).
Sami Frey
Comédien et acteur, Sami Frey a notamment joué, au théâtre, sous la direction d’Yves Robert, Antoine Bourseiller, Jean-Louis Barrault, Claude Régy ou Patrice Chéreau, et au cinéma, sous la direction de Henri-Georges Clouzot, Michel Deville, Bertrand Blier et Laetitia Masson. Sami Frey a également mis en scène Je me souviens de Georges Perec, C’était hier de Harold Pinter, L’Écclésiaste, et Cap au pire de Samuel Beckett.
Rencontre organisée dans le cadre du festival Passages de Témoins organisé par la Ville de Caen.
Mercredi 9 mai, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Jeudi 26 avril 2012 Rencontre : Une heure avec la langue. Lectures et performances de Sabine Macher, Jérôme Mauche et Barbara Manzetti.
3 x 20 minutes de lecture = une heure avec la langue, une heure avec l’inouï.
Si les auteurs expérimentent, dans le champ de la poésie ou des littératures de recherche, des formes inédites d’écriture, ils explorent souvent aussi les possibles qu’offre la mise en voix de leurs textes. Les écritures contemporaines s’inventent ou se réinventent dans le cadre de lectures publiques entendues comme expériences. Ces nouvelles rencontres se veulent des espaces de laboratoire et de découverte.
Lectures et performances : Pour qui la cloche sonne, par Sabine Macher, Jérôme Mauche et Barbara Manzetti
Sabine Macher
En parallèle d’un travail de danse, Sabine Macher écrit et photographie. D’origine allemande, elle vit en France et dans le train. Elle publie Résidence absolue aux Éditions Isabelle Sauvage, en 2011.
Jérôme Mauche
Jérôme Mauche écrit des textes littéraires et apparentés, des livres quelquefois. Il est aussi enseignant à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, directeur de collection aux Éditions des Petits Matins, performeur en compagnie de Sabine Macher ou de L’Encyclopédie de la parole.
Barbara Manzetti
Chorégraphe et danseuse, Barbara Manzetti fabrique des performances en forme de film, en forme de jeux de cartes, en forme d'exposition. Elle écrit depuis deux ans Une performance en forme de livre, projet littéraire et performatif produit et porté par Les Laboratoires d'Aubervilliers et l'Espace Khiasma.
Jeudi 26 avril, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mardi 24 avril 2012 Rencontre : Papiers perdus, livre retrouvé. Rencontre avec Belinda Cannone et Catherine Robbe-Grillet animée par Albert Dichy .
Quel écrivain n’a jamais été hanté par la peur de perdre son manuscrit, ses papiers, ses carnets ?
Que se passe-t-il lorsqu’un voleur indélicat dérobe par inadvertance le journal entier de votre existence ou lorsqu’un carnet, révélant le plus intime de votre vie, a été oublié dans un train ? Deux écrivains qui ont vécu cette expérience singulière, Belinda Cannone et Catherine Robbe-Grillet, témoignent de cette épreuve. Toutes deux l’ont transformée en récit, en ouvrage. D’un manuscrit perdu naît ainsi parfois un nouveau livre.
Belinda Cannone, qui a eu le sentiment d’avoir été dépouillée, avec le vol de son journal, de sa propre mémoire et de La Chair du temps (Stock, 2012), publie le journal de son deuil. Catherine Robbe-Grillet qui s’est aperçue en gare de Caen de la disparition de l’agenda de sa double vie, « ordinaire » » et « intime », raconte dans Le Petit Carnet perdu (Fayard, 2007) comment elle a pu le retrouver. Perdre, retrouver : c’est autour de ces deux mots que leur dialogue se noue.
Belinda Cannone
Romancière, essayiste et professeur à l’université de Caen Basse-Normandie. Derniers ouvrages : La Bêtise s’améliore (Stock, 2007), La Tentation de Pénélope (2010, Stock), Le Baiser peut-être (2011, Alma éditeur). Elle a reçu le Prix littéraire de la Ville de Caen pour La Chair du temps en avril 2012.
Catherine Robbe-Grillet
A publié des récits érotiques sous le nom de Jean de Berg, puis de Jeanne de Berg. Le journal de sa vie commune avec Alain Robbe-Grillet, Jeune Mariée, a paru en 2004 chez Fayard.
Mardi 24 avril, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mardi 10 avril 2012 Colloque : Le printemps de la typo : Écriture et pouvoir.
Colloque organisé par l’école Estienne, l’IMEC et l’Institut National du Patrimoine (INP).
Quand avec une ostentation grandiloquente, Mao Zedong se fait représenter dans les manuels scolaires destinés aux jeunes générations dans la posture sereine d'un maître calligraphe, pinceau à la main, prompt à tracer les idéogrammes, il manifeste simplement sans fard une vérité que peu seront à même de lui contester, à savoir que le lettré, le maître des lettres, est bien placé pour savoir ce qu'il en est du pouvoir.
Forte de cet enseignement venant d'Extrême-Orient selon lequel il n'y a jamais très loin de l'écriture au pouvoir, l'édition 2012 du printemps de la typographie se propose de donner la parole à la fois à des théoriciens et à des praticiens pour rendre compte de quelle nature sont en Occident les rapports qui, parfois grossièrement, souvent subtilement, unissent écriture et pouvoir.
On s'intéressera ainsi à l'écriture publique du pouvoir, de l'époque romaine à la période contemporaine en passant par l'Ancien Régime, Napoléon et le national-socialisme et on abordera également son pendant immédiat qui le justifie rétroactivement, les contre-pouvoirs, qu'ils s'expriment dans les écritures éphémères de la rue ou sous des formes plus diffuses comme celles de la Toile ou d'actions éditoriales et politiques concertées.
>>> 10 AVRIL
9h00
Ouverture et présentation de la journée
Philippe Buschinger (École Estienne)
Modérateur de la journée : Yoann Thommerel (IMEC)
9h30
Mireille Corbier Directeur de recherche émérite au CNRS (USR 710 « L’Année épigraphique »)
L’écriture publique du pouvoir : l’exemple du monde romain
10h30
Odile Nouvel-Kammerer Conservateur en chef en charge des collections du XIXe siècle au Musée des arts décoratifs
L’emblématique napoléonienne : ornement et sens
11h30
Manuel Charpy Historien, chercheur au CNRS (IRHIS) et professeur en DSAA à Boulogne-Billancourt
C’est une honte ! Attentats graphiques et écrits séditieux au début de la IIIe République à Paris
14h
Eva Kubinyi Associée du studio graphique Intégral Ruedi Baur Paris
Écrire la ville. Projet de signalétique pour la Ville de Metz
15h
François Chastanet Graphiste et typographe, professeur à l’ESBA (Toulouse) et l’ESAD (Saint-Étienne)
Dishu : écritures éphémères dans l’espace public chinois
>>> 11 AVRIL
9h00
Ouverture et présentation de la journée
Raphaël Lefeuvre (École Estienne)
Modérateur de la journée : Gérard Becker (École Estienne)
9h30
Michel Wlassikoff Historien du graphisme et de la typographie, professeur à l’école Estienne
Du Romain du Roi au Romain de l’Empereur ou la Typographie au service du pouvoir
10h30
Andreas Koop Critique et designer, fondateur du studio Designgruppe Koop (Allemagne)
L’identité visuelle du National-Socialisme
11h40
Zvonimir Novak Professeur d’arts appliqués, auteur d’ouvrages sur la communication politique éphémère
Tricolores : une histoire visuelle de la droite et de l’extrême-droite
13h40
Laetitia Bianchi Co-fondatrice de la revue Le Tigre
L’aventure du Tigre, journal indépendant et sans publicité
14h30
Vinca Kruck Co-fondatrice du studio Metahaven (Amsterdam)
Black transparency
15h30
Maxime Fittes Diplômé du DSAA Design Typographique de l’école Estienne, session 2011
Le Talion : un caractère pour le code civil
15h50
Sébastien Marchal Graphiste et typographe
Le Commune, un caractère multi-déclinable au service d’un graphisme engagé
16h40
Formes Vives
Atelier de communication politique, utopique, exigeante regroupant trois graphistes-dessinateurs : Nicolas Filloque, Adrien Zammit et Geoffroy Pithon
Raisons d’agir, façons de faire, travaux graphiques
Institut National du Patrimoine
Auditorium Colbert, 2 rue Vivienne 75002 Paris
Inscription sur le site de l'école Estienne
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Jeudi 5 avril 2012 Rencontre : De Pontigny à Cerisy (1910-2010) : des lieux pour « penser avec ensemble ».
Présentation-débat à partir de l’ouvrage :
De Pontigny à Cerisy (1910-2010) : des lieux pour « penser avec ensemble » (éditions Hermann), Actes du colloque, organisé à Cerisy en 2010, à l’occasion du centenaire de l’aventure culturelle initiée en 1910 par Paul Desjardins à Pontigny et poursuivie, à partir de 1952, par Anne Heurgon-Desjardins à Cerisy…
Animation : Sylvain Allemand (journaliste et co-directeur des actes)
Accueil et ouverture : Pascale Cauchy (vice-présidente de la Région de Basse-Normandie, chargée de la culture), Pascal Buléon
De Pontigny à Cerisy, une aventure culturelle séculaire :
présentation de l’ouvrage par Claire Paulhan (éditrice, chargée de mission à l’IMEC), Édith Heurgon
Cerisy, en Normandie et dans le Grand Ouest :
Comment fédérer davantage les acteurs culturels et scientifiques ? Comment Cerisy peut y contribuer ?
Comment favoriser la venue à Cerisy d’étudiants et jeunes chercheurs ?
Débat avec Pierre Bouet (ancien directeur de l’OUEN, animateur du cycle sur la Normandie médiévale, à Cerisy),
Pascal Buléon, Armand Frémont (géographe, normand, ancien recteur), échanges avec la salle.
Jeudi 5 avril, 18h-20h, Université de Caen, salle des actes (027) de la MRSH
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Mercredi 4 avril 2012 Rencontre : Une pensée médicale face à l’Histoire : Mirko D. Grmek.
Louise L. Lambrichs dialogue avec Gérard Lambert.
Rencontre inaugurale du festival Balkans-Transit
Quel rapport y a-t-il entre la théorie et la pratique médicales ? Qu’est-ce que la vérité médicale et quelles sont ses limites ? La médecine est un art et une pratique sociale qui, sans être une science, se fondent sur des connaissances scientifiques, sur un certain nombre de techniques et sur une démarche clinique fondée sur l’observation du corps des individus. La pensée médicale, elle, tente de saisir les rapports qui existent entre les individus et leur environnement naturel et social.
À cet égard, Mirko D. Grmek, médecin franco-croate, historien des sciences biomédicales et des maladies, interroge les rapports existants entre les maladies et ouvre ainsi la porte à une perception de la médecine comme une activité humaine dépendante d’une approche théorique pluridisciplinaire qui revisite nos conceptions passées et actuelles. Les discussions, ouvertes au plus grand nombre, questionneront cette méthode historique qu’il utilisa également pour qualifier la guerre de « maladie sociale ».
Louise L. Lambrichs
Docteur ès Lettres, enseignante à Sciences-Po (Paris), Louise L. Lambrichs est romancière et essayiste. De ses engagements aux côtés de Mirko D. Grmek en Yougoslavie, naîtra notamment le livre Nous ne verrons jamais Vukovar (Éditions Philippe Rey, 2005)
Gérard Lambert
Médecin, journaliste scientifique, membre du Centre Cavaillès (ENS, Paris), Gérard Lambert est l'auteur de Vérole, Cancer et cie : la société des maladies (Éditions du Seuil, 2009).
Rencontre organisée dans le cadre du festival Balkans-Transit
Mercredi 4 avril, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mercredi 28 mars 2012 Colloque : Paroles, rencontres, ouvrir les archives Henri Meschonnic.
Consacré au poète, essayiste et traducteur Henri Meschonnic, ce colloque accompagne l’importante actualité éditoriale de l’auteur.
Un numéro spécial de la revue Europe vient en effet de lui être dévolu et deux ouvrages posthumes voient le jour : un essai, Langage histoire : une même théorie, aux Éditions Verdier et un recueil de poèmes, L’Obscur travaille, chez Arfuyen. Le colloque veut également inciter les chercheurs de plusieurs disciplines à se pencher sur les archives d’Henri Meschonnic qui couvrent une multiplicité de domaines et proposent des matériaux d’une grande richesse : manuscrits et épreuves d’ouvrages, écrits inédits, notes et correspondances, cours, articles et conférences…
Enseigner, traduire, écrire et publier. L’œuvre d’Henri Meschonnic ne cesse de stimuler les recherches actuelles autour de notions qui exigent l’invention de nouveaux passages et le renouvellement de la pensée sur de nombreuses problématiques : le poème, la théorie du langage, la traduction et le rythme, mais également l’oralité et l’historicité, la modernité et la poétique. Le colloque tentera d’en augmenter les résonances.
Intervenants (sous réserve) : Diógenes Céspedes (université de Saint-Domingue), Jean-Louis Chiss (université Paris III), Jaeryong Cho (université Korea, Séoul), Daniel Delas (université de Cergy-Pontoise et ITEM), Anne Gourio (université de Caen Basse-Normandie), Marcella Leopizzi (université de Bari), Serge Martin (université de Caen Basse-Normandie), Marko Pajevic (Queen’s University, Belfast), Claire Placial (université Paris IV et Paris III), Jean-Claude Schmitt (EHESS), James Underhill (université Stendhal - Grenoble 3), Marie Vrinat-Nikolov et Patrick Maurus (INALCO), Donatienne Woerly (université Paris III), Joëlle Zask (CNRS).
Colloque organisé sous la direction de Serge Martin et d’Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC, en partenariat avec le laboratoire LASLAR de l’université de Caen Basse-Normandie
Mercredi 28 et jeudi 29 mars, abbaye d'Ardenne
Renseignements au 02 31 29 52 37
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Mardi 27 mars 2012 Rencontre : Projections de films autour de l'oeuvre de Jerzy Grotowski et du Workcenter.
Projection des films Akropolis, Le Prince Constant : Reconstruction et With Jerzy Grotowski, Nienadowka. Présentation par Mario Biagini, directeur associé du Workcenter.
18h : présentation des films par Mario Biagini
18h20 : Akropolis
Film réalisé par James McTaggart New York : Lewis Fredman, pour Public Broadcast Laboratory, 1969 – Durée : 82 minutes
Le film documente l’interprétation marquante de Grotowski et son Théâtre Laboratoire de la pièce du moderniste polonais Stanislaw Wypianski, Akropolis, travail qui introduisit pour la première fois Grotowski et son Théâtre Laboratoire à l’Ouest. Très acclamée (et controversée) au Festival du Film d’Edinburgh en 1968, la pièce montre des acteurs représentant des prisonniers à Auschwitz construisant un crématorium autour de l’audience et interprétant des histoires issues de la Bible et de la mythologie grecque.
Le film inclut une introduction et une analyse de Peter Brook.
20 h : Le Prince Constant : Reconstruction
L’istituto del teatro e dello spettacolo dell’Universita di Roma, 2005, reconstruction de Feruccio Marotti – Durée : 48 minutes
En 1965, Jerzy Grotowski mit en scène l’un des plus importants points de repère du théâtre du XXe siècle, la production par le Théâtre Laboratoire de l’adaptation de Juliusz Slowacki du Prince Constant, le classique de Calderon ayant pour thèmes la torture et le martyre.
20h50 Pause - Restauration légère sur place
21h30 : With Jerzy Grotowski, Nienadowka
Conçu par Mercedes Gregory, réalisé et monté par Jill Godmilow, introduction de Peter Brook, cinématographie par Maurice Jacobsen, produit par Mercedes Gregory pour le Manhattan Project / Atlas Theatre, Co. Inc, 1980 – Anglais sous-titré - Durée : 59 minutes
En 1980, Grotowski demanda à son amie Mercedes Gregory de rassembler une équipe de tournage et de voyager avec lui jusqu’au petit village de Nienadowka en Pologne, où lui et sa famille se réfugièrent pendant l’occupation nazie. Pour la première fois depuis la guerre, il retourne à Nienadowka, recherchant les personnes et les lieux, les images et les sons de son enfance – souvenirs indélébiles liés à son art et à la quête de toute sa vie.
Cinéma Lux - 6 avenue Sainte-Thérèse - 14000 Caen - site du Cinéma Lux
18 h | Tarif unique : 4€
tél : 02 31 82 29 87
Voir le site dédié à la résidence à Caen du Workcenter
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Samedi 24 mars 2012 Colloque : Un art de la rencontre.
Dans le cadre de la résidence à Caen du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards, une journée d'étude est consacrée à l'art de la rencontre.
Lorsque Grotowski affirme en 1967 que « le théâtre est une rencontre », il redéfinit en une phrase le rapport de la scène théâtrale avec ses spectateurs et l’art de l’acteur, liant l’un à l’autre – il ne s’agirait plus d’un jeu de masques, mais plutôt d’un démasquage, d’une expérience des strates discrètes et profondes de soi. Ainsi, alors que le mouvement de la performance se théorise en insistant sur la transgression et l’immédiateté de l’acte scénique, Grotowski semble en reprendre les termes sans renoncer à la forme théâtrale : il fait au contraire du texte dramatique l’instrument, et de la représentation l’occasion d’une connaissance de soi qui relève autant du trouble que de la révélation ; un cheminement qui, semble-t-il, annonce une phase bien plus tardive de sa recherche connue sous le nom de « l’Art comme véhicule ». Cette journée sera l’occasion d’interroger comment le théâtre défini comme art de la rencontre engage l’art de l’acteur, et les formes que cette rencontre peut prendre aujourd’hui, notamment dans les travaux des deux groupes du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards : The Focused Research Team on Art as Vehicle et l’Open Program.
14 h – 16 h : Interventions de Bénédicte Boisson (université de Rennes 2), Yannick Butel (université d’Aix-Marseille 1), Albert Dichy (IMEC) et Éric Vautrin (université de Caen Basse-Normandie/Laslar)
16 h 15 – 18 h : table ronde - Formes et enjeux de la rencontre dans les arts scéniques contemporains
avec Mario Biagini, directeur associé du Workcenter, Pippo Delbono, dont le spectacle Dopo la battaglia est présenté du 21 au 23 mars à la Comédie de Caen, et Sidi Larbi Cherkaoui (sous réserve), chorégraphe présentant Babel (words) au théâtre de Caen les 23 et 24 mars.
Journée proposée par Éric Vautrin (université de Caen Basse-Normandie/Laslar) avec le soutien du Laslar (Caen), de l’APP (Rennes 2) et de l’HAR Paris-Ouest Nanterre et en partenariat avec le CDN de Basse-Normandie
Voir le site dédié à la résidence à Caen du Workcenter
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Vendredi 23 mars 2012 Rencontre : Rencontres avec Maurice Olender.
Vendredi 23 mars à partir de 19h00
I N V I T A T I O N
La Librairie l’Écume des Pages, Les Éditions du Seuil et « La Librairie du XXIe siècle »
ont le plaisir de vous inviter à une rencontre avec
Maurice OLENDER, historien (EHESS) et éditeur
présentée par Nabile Farès psychanalyste, écrivain
Rencontre organisée avec le soutien de l'IMEC
Vendredi 23 mars à partir de 19h00 Librairie L’Écume des Pages 174 Bd Saint-Germain 75006 Paris tél.: 01 45 48 54 48
Cet événement sera suivi de deux rencontres proposées par Psychanalyse Actuelle autour des écrits de Maurice Olender :
· Les Langues du Paradis (Points/Seuil)
· Race sans histoire (Points/Seuil)
· Matériau du rêve (Télécharger le texte)
· et d’autres textes : De l’absence de récit, L’inassimilable, La chambre du cliveur, Lettre à l’amour d’une femme, L’enfant analphabète…
Avec les psychanalystes Jeanne-Claire Adida, Maria Landau, Barbara Hazan-Didier, Anne-Marie Houdebine, Jean-Jacques Moscovitz, Nabile Farès, en présence de l'auteur
Vendredi 23 mars, à 21h15 et samedi 24 mars, à 14h30
4 place Saint-Germain
75006 Paris (salle indiquée à l’entrée)
Information et inscription souhaitée : 01 46 33 90 49
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Jeudi 22 mars 2012 Rencontre : Conférence de Mario Biagini : L'humain en action au Workcenter.
Acteur, metteur en scène et pédagogue, Mario Biagini est un membre clé de l’équipe du Workcenter depuis ses débuts.
Il est actuellement le directeur associé du Workcenter et dirige le travail des acteurs de l’Open Program.
Mario Biagini animera également un workshop avec les étudiants en arts du spectacle de l’université de Caen Basse-Normandie et de la classe théâtre du conservatoire à rayonnement régional de Caen la Mer à l’IMEC - abbaye d’Ardenne du 27 au 31 mars.
Amphithéâtre Alexis de Tocqueville
Université de Caen - Campus 1 - Esplanade de la paix - 14000 Caen -
site de l'université de Caen Basse-Normandie
19h - gratuit
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Mardi 20 mars 2012 Rencontres : Résidence à Caen du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards.
L’IMEC, qui conserve les archives de Jerzy Grotowski, s’associe à l’université de Caen, au théâtre de Caen, à l’ésam Caen/Cherbourg, au Cinéma Lux et au conservatoire à rayonnement régional de Caen la Mer pour proposer une programmation exceptionnelle de l’Open Program du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards. Du 20 au 27 mars 2012, concerts, spectacles, conférences, journée d’étude et projections interrogeront l’héritage d’une pensée originale de la scène.
Considéré comme l’un des plus importants et influents praticiens du théâtre au XXe siècle, Jerzy Grotowski a révolutionné le théâtre contemporain. Il fonde en 1986 le Workcenter of Jerzy Grotowski, qu’il renomme Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards en 1996. Le Workcenter poursuit aujourd’hui ses activités de recherche et d’exploration sur l’art de la scène avec Thomas Richards, directeur artistique et Mario Biagini, directeur associé, que Grotowski a désignés comme légataires universels de son œuvre. En 2007, Mario Biagini crée l’Open Program, constitué d’une équipe de dix acteurs, dont les propositions artistiques sont le fruit d’un travail sur les textes du poète Allen Ginsberg et sur des chants traditionnels du sud des États-Unis.
Rencontres
| mardi 20 mars | 19 h-22 h | théâtre de caen |
Spectacle Electric Party Songs
Les acteurs de l’Open Program présentent en une continuité fluide et articulée, des chants et actions théâtrales, composés à partir de la poésie du poète américain Allen Ginsberg (1927-1997). Les membres du groupe ont élaboré et composé tous les chants, considérant les significations, les rythmes et les sonorités des textes poétiques comme le point de départ de leurs créations musicales et théâtrales.
L’internationalité du groupe a permis de générer un corpus musical aux styles très différents : du blues à l’opéra en passant par le rock, la pop, le punk et certaines musiques traditionnelles. Dans un contexte intime et officieux, Electric Party Songs invite le spectateur à entrer en relation étroite avec le centre de l’action.
Coordination de Mario Biagini, textes poétiques d’Allen Ginsberg, musique originale créée par l’Open Program du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards
Foyers du théâtre de Caen – Place du théâtre – 14000 Caen - site du théâtre de Caen
19h-22h | entrée gratuite | boissons et restauration légère sur place
tél : 02 31 30 48 00
| vendredi 23 mars | 20 h | ésam Caen/Cherbourg |
Concert Not History’s Bones
Sous la forme d’un concert, cet événement explore par une approche non discursive les racines de différents genres musicaux contemporains, tels que le rock et le blues. Cette exploration prolonge naturellement les longues années de recherches du Workcenter sur les chants traditionnels. Tirant leur inspiration de ces genres différents, les membres du groupe ont élaboré et composé tous les chants, utilisant pour textes les poèmes du poète américain Allen Ginsberg, et cherchant à faire émerger une pluralité de sens, de perceptions et d’intuitions contenus dans cette parole.
Coordination de Mario Biagini, textes poétiques d’Allen Ginsberg, musique originale créée par l’Open Program du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards
ésam Caen/Cherbourg – 17 cours Caffarelli – 14000 Caen - site de l'ésam Caen/Cherbourg
Réservations et prévente : IMEC – Abbaye d’Ardenne
Plein tarif 12 € | Tarif réduit 8 € pour les étudiants et les moins de 25 ans
tél : 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
| samedi 24 mars | 20 h | imec-abbaye d’ardenne |
Spectacle I am America
Ce spectacle est le résultat d'une recherche sur le sens de la parole poétique et son influence. Fondé sur le travail du poète américain Allen Ginsberg (1927-1997), I am America interroge par l'entremise de la parole poétique notre place et notre fonction à l'intérieur de l'environnement social, économique et culturel.
Coordination de Mario Biagini, textes poétiques d’Allen Ginsberg, musique originale créée par l’Open Program du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards
IMEC - Abbaye d'Ardenne - 14280 Saint- Germain-la-Blanche-Herbe
Réservations et prévente : IMEC – Abbaye d’Ardenne
Plein tarif 12 € | Tarif réduit 8 € pour les étudiants et les moins de 25 ans
tél : 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Open Program du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards : Mario Biagini, Itahisa Borges Méndez, Lloyd Bricken, Cinzia Cigna, Davide Curzio, Timothy Hopfner, Agnieszka Kazimierska, Felicita Marcelli, Alejandro Tomás Rodriguez, Chrystèle Saint-Louis Augustin.
Le Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards est principalement sponsorisé par la Fondazione Pontedera Teatro et remercie Bill Reichblum & Kadmus, Inc. pour son soutien.
Pour les droits de reproductions des textes de Allen Ginsberg, Copyright © Allen Ginsberg Trust, utilisés avec la permission de The Wilie Agency LLC.
site du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards
Voir le site dédié à la résidence à Caen du Workcenter
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Jeudi 8 mars 2012 Rencontre : Freddy Buache, passeur du 7e art.
Projection du film Freddy Buache, passeur du 7e art de Michel Van Zèle (53’), suivie d’une rencontre avec le réalisateur et Freddy Buache animée par Michel Contat.
Freddy Buache, passeur du 7e art brosse un portrait cinématographique du fameux fondateur de la Cinémathèque suisse. À l’instar d’Henri Langlois, Freddy Buache compte parmi ceux qui ont permis au cinéma de se constituer une histoire, ceux qui ont donné au mot « cinéphile » un sens plein et entier. Le philosophe Michel Contat, les cinéastes Alain Tanner et Jean-Luc Godard, l’artiste Pietro Sartro et l’écrivain Jacques Chessex, tous gravitant autour de la planète Buache, livrent leurs pensées sur ce « minotaure qui nous guide dans le labyrinthe du cinéma » reconnaissant en lui cette fonction essentielle de passeur pour le cinéma helvétique et international.
La rencontre sera prolongée par la projection exceptionnelle de deux courts métrages : Lettre à Freddy Buache (1981), lettre cinématographique de Jean-Luc Godard (17’), et Les Rideaux blancs (1965) film inédit de Georges Franju, sur un scénario de Marguerite Duras (19’).
Freddy Buache
Né en 1924 en Suisse romande, Freddy Buache est journaliste, critique de cinéma et cofondateur en 1950 de la Cinémathèque suisse à Lausanne. Il en sera le premier directeur de 1951 à 1996.
Michel Van Zèle
Né en 1945, réalise plusieurs « essais » politiques, historiques, picturaux, musicaux, architecturaux, littéraires et théâtraux dont La passion selon Callas, grand prix de la mise en scène au Festival international du film d’art (1989).
Michel Contat
Directeur de recherche émérite au CNRS, Michel Contat est spécialiste de l’œuvre de Jean-Paul Sartre, réalisateur et critique littéraire. Derniers ouvrages parus : Pour Sartre (PUF, 2008), André Gorz : vers la société libérée (Textuel/INA, 2009).
Jeudi 8 mars, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mardi 6 mars 2012 Rencontre : Du sexe pour les ados. Rencontre avec Thierry Magnier, Élisabeth Brami et Serge Martin animée par Yoann Thommerel.
À regarder les rayonnages des librairies ou des bibliothèques, les adolescents ne manquent manifestement pas de lecture. Le choix est même pléthorique : chaque maison d’édition possède maintenant un département « jeunesse » ou développe des collections pour ce lectorat spécifique. Mais les adolescents lisent-ils cette littérature pensée et écrite pour eux, mais pas par eux ?
À l’âge des transformations et des découvertes, des premiers émois et des sensations fortes, de l’éveil au désir et à la sexualité, le lecteur ado se retrouve-t-il dans les lignes et les pages qu’on lui vend ? La littérature pour ados intéresse-t-elle les ados ? Des lycéens de l’académie de Caen viennent confronter leurs expériences de lecteurs à trois adultes spécialistes de la littérature jeunesse : l’auteur Elisabeth Brami, l’éditeur Thierry Magnier et l’universitaire Serge Martin.
Élisabeth Brami
Psychologue clinicienne, a exercé de 1974 à 2006 dans un hôpital de jour pour adolescents. Elle se met à écrire pour « la jeunesse » en 1990. La poubelle des larmes a paru en mai 2011 aux Éditions Thierry Magnier.
Thierry Magnier
A créé les Éditions Thierry Magnier à destination de la jeunesse en 1998 après avoir été enseignant, libraire, rédacteur en chef du journal Pages et de la revue Lire et savoir, et chargé de promotion chez Gallimard jeunesse.
Serge Martin
Maître de conférences en littérature française contemporaine à l’Université de Caen Basse-Normandie, a publié, avec Marie-Claire Martin, Quelle littérature pour la jeunesse ? (Éditions Klincksieck, 2009).
Mercredi 9 mai 2012, 18h au lycée Marie Curie de Vire, rencontre avec François Berreur, directeur des éditions du Solitaire intempestif et Fabrice Murgia, auteur de théâtre.
Rencontre organisée en partenariat avec le CDR Le Préau – Vire dans le cadre du festival ADO
Les rencontres « Écrire, éditer »
Lorsque le travail de l’auteur s’arrête, commence celui de l’éditeur. Accompagné d’un ou de plusieurs auteurs de son catalogue, un éditeur présente les spécificités et la singularité de sa maison, s’attache à révéler les arcanes de la profession et les secrets de la fabrique du livre.
Mardi 6 mars, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mercredi 29 février 2012 Rencontre : Affronter l'espace. Yannis Kokkos dialogue avec Carmelo Agnello.
Tout part de l’espace et des corps. Yannis Kokkos constamment les met en relation et cherche des réponses à cette question première.
Aussi bien en scénographe qu’en metteur en scène il fait de l’être vivant la mesure de son art. Interrogé par Carmelo Agnello, il revient sur ses choix et les grandes stations de son parcours effectué en collaboration avec des figures emblématiques du théâtre ou de l’opéra européen. Pour Kokkos, le théâtre est un exercice dialogique, une pratique fédératrice d’énergies, une expérience de la communauté artistique. Par ailleurs, le grand dessinateur qu’il est réclame la solitude. Les traces qu’il laisse témoignent de la fulgurance d’un projet, d’un cheminement ouvert, de la persistance de ce qui lui est le plus cher, « l’esprit de l’air ». Occasion d’entendre et d’approcher un artiste dont l’œuvre ne se départit jamais de la poésie physique du théâtre.
Yannis Kokkos
Scénographe et metteur en scène grec, Yannis Kokkos vit en France depuis 1963. Après des études de scénographie à l’école du Théâtre national de Strasbourg, il crée l’espace de nombreuses pièces et opéras, et s’impose comme l’une des figures les plus brillantes de sa génération. Il devient notamment, dès 1970, le plus proche collaborateur artistique d’Antoine Vitez qui voyait dans son travail « l’œuvre de l’enchanteur ». Avec La Princesse blanche de Rilke en 1987, Yannis Kokkos signa sa première mise en scène. Il a depuis réalisé de nombreuses œuvres pour le théâtre et l’opéra. Ses archives sont conservées à l’IMEC.
Carmelo Agnello
Maître de conférences, responsable du master « Dramaturgie et mise en scène du théâtre lyrique » à l’Université de Paris VIII, Carmelo Agnello est également dramaturge et responsable du service éducatif de l’Opéra national de Lorraine (Nancy).
Rencontre organisée en partenariat avec le Théâtre de Caen et l'association des Amis du théâtre à l'occasion de la programmation de l'opéra Idoménée, roi de Crète les 1er et 3 mars 2012.
Mercredi 29 février, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Jeudi 23 février 2012 Rencontre : La belle Parleuse. Spectacle-rencontre.
Spectacles suivis d’une rencontre avec Alain Frontier, Vanda Benes et Christian Prigent animée par Yoann Thommerel.
Portrait d’une dame est un livre fait de bribes prélevées au jour le jour par Alain Frontier dans le flux des paroles réellement prononcées par sa compagne Marie-Hélène Dhénin. Chaque parole est datée et minutée. Il en résulte un « portrait » tantôt émouvant tantôt drolatique de la dame et de son quotidien. Vanda Benes en propose deux variations scéniques.
Portrait d’une dame – 20’ « Mise en voix » collective d’extraits du livre par six interprètes, multiples figures féminines qui font apparaître la dame du portrait. Avec Catherine Goument, Roselyne Le Calvez, Monique Le Gall, Laurence Pearce, Myriam Rio et Tiphaine Wosak. Un projet conduit par Vanda Benes.
La belle Parleuse – 1h Dans une forme plus proche de la performance que du théâtre, Vanda Benes met seule le texte en voix et déambule dans l’espace tandis que Christian Prigent joue le rôle (muet) de l’écrivain, affairé dans un coin à noter les paroles du « modèle ».
Alain Frontier Poète et grammairien, a dirigé avec la photographe Marie-Hélène Dhénin, la revue Tartalacrème et publié avec elle divers ouvrages. Il dirige la collection « Sujets » des Éditions Belin. Portrait d’une dame a paru chez Al Dante en 2005.
Vanda Benes Actrice et metteur en scène, dirige avec Christian Prigent la compagnie La belle Inutile Tous ses projets, extraits vidéo de spectacles, photographies sont à retrouver sur www.labelleinutile.fr
Christian Prigent Écrivain, a dirigé la revue d’avant-garde TXT et la collection du même nom. Il a obtenu le prix Louis Guilloux pour son roman Demain je meurs (Éditions P.O.L., 2007).
Ses archives sont conservées à l’IMEC.
Production : Compagnie La belle Inutile soutenue par le conseil général des Côtes d’Armor, la ville de Saint-Brieuc et le centre culturel de Pordic
Jeudi 23 février, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Mardi 14 février 2012 Rencontre : Paulhan et son contraire. Rencontre avec Patrick Kéchichian et J.-B. Pontalis animée par Frank Lanot.
Sous chaque apparence, sous la moindre certitude, autour de chaque mot, de la moindre idée, Jean Paulhan creusa des tranchées, des trous, des galeries, des abîmes.
Et comme cela ne suffisait pas, il se mit lui-même en jeu, en danger – celui de devenir fou –, tenant simultanément ou successivement les différents rôles : l’écrivain et le critique, l’auteur et l’éditeur, le maître et l’élève, le terroriste et le rhétoriqueur, le sujet et l’objet, le mot et l’idée, le parlant et le parlé, en somme le marteau et l’enclume, la plaie et le couteau.
Avec Paulhan et son contraire, paru dans la collection de J.-B. Pontalis chez Gallimard, « L’Un et l’Autre », Patrick Kéchichian fait défiler, en une brassée de pages, une vie dans le siècle, une vie parmi les mots, dans l’amitié des livres.
Patrick Kéchichian Critique littéraire (longtemps au Monde, aujourd’hui à La Croix), a publié quatre livres au Seuil, dans la collection « Fiction & Cie »: Les Usages de l’éternité. Essai sur Ernest Hello (1993) ; Les Origines de l’alpinisme. Exercices spirituels (2001) ; L'Aiguille de minuit. Carnets de l'Alpiniste (2004) ; Des Princes et des principautés. Pamphlet (2006). Et chez DDB, avec S. Breton et P. Morel, La Conversion de saint Paul (2001). Chez Gallimard, il a publié en 2009 un Petit éloge du catholicisme et en 2011, dans la collection « L’Un et l’Autre », Paulhan et son contraire.
J.-B. Pontalis Après avoir enseigné la philosophie, s'est orienté vers la psychanalyse. En 1967, il publie avec Jean Laplanche le Vocabulaire de la psychanalyse, traduit en vingt langues et devenu un « classique ». Au cours des années suivantes, il fonda la Nouvelle revue de psychanalyse (1970-1984) et la collection « Connaissance de l'Inconscient », puis la collection « L'Un et l'Autre ». Il est membre du comité de lecture des Éditions Gallimard depuis 1979. Comme auteur, il alterne la publication d'essais psychanalytiques et de textes littéraires. Derniers titres parus : Un jour, le crime (2011), Avant (janvier 2012). Il a reçu en 2011 le grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.
Frank Lanot Est professeur de lettres modernes, a notamment publié un roman, La Clef (Stock, 1997) et deux ouvrages de culture littéraire (Éditions Hatier et PUF).
Mardi 14 février, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Jeudi 9 février 2012 Rencontre : Dans le grand gouffre noir des nuits. Rencontre avec Yves Pagès et Makenzy Orcel animée par Yoann Thommerel.
Elles arpentent parfois les rues de Genève. Elles hantent aussi les bas-fonds de Port-au-Prince. Elles sont souvent emplies de rage. Elles consolent la misère humaine. Elles ont des enfants. Elles rient. Elles pleurent. Elles souffrent. Elles rêvent. Elles aiment. Elles assument leur métier. Elles ne détestent pas les hommes. Elles ont des relations tarifées. Elles sont prostituées.
Yves Pagès vient de publier aux Éditions Verticales le recueil posthume des écrits de Grisélidis Réal, la « catin révolutionnaire » des mouvements de prostituées des années 1970. Celle pour qui la prostitution est « un art, un humanisme et une science », se livre sans tabou à l’écriture, avec énergie et dignité, avec le désespoir joyeux de ceux qui ne veulent pas se laisser écraser. À cette voix de l’expérience vécue, viennent faire écho celles des putes fictionnelles des Immortelles de Makenzy Orcel, des femmes dont personne ne se soucie plus dans Haïti détruite par le séisme de 2010.
Yves Pagès Né en 1963 à Paris, a publié une dizaine d’œuvres de fiction dont Le Théoriste (prix Wepler 2001) et Le soi-disant (2008). Il est en outre l’auteur d’un essai, Céline, fictions du politique (Éditions du Seuil, 1996 ; Éditions Gallimard, 2010). Il co-anime avec Jeanne Guyon les Éditions Verticales.
Makenzy Orcel Poète et romancier, né en 1983 à Port-au-Prince où il vit. Son deuxième roman, Les Latrines a paru en octobre 2011 (Éditions Mémoire d’encrier). Il est accueilli en résidence d’écriture à l’IMEC dans le cadre du Programme Odyssée – ACCR, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication.
Jeudi 9 février, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mercredi 1 février 2012 Colloque : Une constellation française pour Walter Benjamin. Réception et critique.
Le nom de Walter Benjamin est inséparable désormais de la littérature comme de la culture françaises qu’il a contribué à faire connaître en Allemagne par ses articles, ses recensions ou ses essais.
Sa vie, singulièrement depuis son exil à Paris en 1933, est aussi étroitement associée à celles et ceux qui, par estime et par amitié, pour l’accueillir et le soutenir, afin de faire connaître son œuvre, y compris après son suicide en 1940, ont dessiné une constellation marquée par le désir d’offrir à sa pensée une place de premier plan.
Le colloque s’attachera à mettre ainsi en lumière les étapes essentielles de ces échanges tissés par le philosophe allemand avec une certaine idée de la culture française. Du traducteur de Baudelaire et de Proust au lecteur de Leiris et de Caillois, de l’admirateur critique d’Aragon à l’ami d’Adrienne Monnier ou de Gisèle Freund, du participant aux Cahiers du Sud et à la revue Europe à l’auditeur du Collège de sociologie, chacune des contributions présentera un moment singulier dans l’histoire de la réception et de la critique de l’œuvre de Walter Benjamin en France, moment ici associé à un événement, un lieu, un écrit ou un objet précis destinés à rendre plus encore sensible la nature même de cette constellation française pour Walter Benjamin.
Florent Perrier
Intervenants (sous réserve) :
Jacques-Olivier Bégot, Marianne Dautrey, Philippe Ivernel, Marc Jimenez, Robert Kahn, Jean-Marc Lachaud, Jean Lacoste, Henri Lonitz, Jean-Maurice Monnoyer, Dolf Oehler, Florent Perrier, Guy Petitdemange, Muriel Pic, Anne Roche, Lionel Richard, Marc Sagnol, Irving Wohlfarth
Colloque proposé dans le cadre de l'exposition Walter Benjamin Archives présentée au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, sous la direction de Florent Perrier, chercheur associé à l’IMEC et aux archives Walter Benjamin de Berlin, enseignant en Esthétique et philosophie de l’art à l’École supérieure d’art du Nord-Pas de Calais, conseiller scientifique pour l’exposition Walter Benjamin Archives, éditeur scientifique de l’ouvrage Walter Benjamin. Archives traduit par Ph. Ivernel (Éditions Klincksieck, 2011).
Contact et renseignements
Estelle Kersalé
IMEC - Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain la Blanche-Herbe
tél. : 02 31 29 52 37
email : estelle.kersale@imec-archives.com
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Jeudi 19 janvier 2012 Rencontre : Les éditions du Vistemboir : Les Traverses de la transmission.
Avec le soutien de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine et du Centre régional des Lettres de Basse-Normandie, les éditions Le Vistemboir sont heureuses
de vous inviter au lancement du livre Les traverses de la transmission Question d’élu dirigé par Chantal Rivière Nobécourt.
Y a-t-il une « crise de la transmission » ? Quel monde de violence et de beauté, de dégradations négligentes et de découvertes inespérées, quelle
somptueuse floraison d’espérances laisserons-nous à nos enfants ? Quels savoirs, quelles valeurs et quels biens ? Dans Les Traverses de la transmission
(Éditions Le Vistemboir), préfacé par Jean Lacouture, Chantal Rivière Nobécourt réunit les témoignages de personnalités venues de tous horizons. Ensemble, ils composent un recueil de gestes et de pensées qui éclairent l’avenir de la culture.
Chantal Rivière Nobécourt a été Maire adjoint à la culture de la Ville de Caen de 1977 à 1989. Figure essentielle de la vie culturelle, elle a fondé son
action sur la passion, la création et l’échange. Elle confie le sens de sa mission à cet ouvrage.
De 18h à 20h, rencontre avec Chantal Rivière Nobécourt et les auteurs Michel Dubois, Marc-Antoine Dupré, Anne-Marie Fixot, Valentine Mahé, Marie-Sylvie Rivière, Alain Tapié et Camille Tarot
Animée par Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC, avec la participation de Pierre Delmas, ancien professeur de médecine.
Ouvrage publié avec le soutien de la Région Basse-Normandie et du Centre régional des Lettres de Basse-Normandie
Jeudi 19 janvier, de 18h à 20h
IMEC
Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain la Blanche-Herbe
Réservation au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 15 décembre 2011 Rencontre : Guibert cinéma.
Projection de Guibert cinéma d’Anthony Doncque, rencontre avec le réalisateur et Arnaud Genon, animée par Serge Roué
Décembre 1991. Épuisé par la maladie, Hervé Guibert mettait fin à ses jours, laissant derrière lui une œuvre « barbare et délicate », l’une des plus marquantes de la fin du xxe siècle.
20 ans après sa disparition, Hervé Guibert continue d’être célébré par ses proches (Mathieu Lindon dans son récent Ce qu’aimer veut dire, P.O.L.) et surtout lu par de nouvelles générations qui découvrent à la fois l’écrivain (Les aventures singulières, Minuit ; À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, Gallimard), le journaliste (Les articles intrépides, Gallimard) mais aussi le photographe et vidéaste (La pudeur ou l’impudeur).
Décembre 2011. L’occasion se présente de confronter de nouveaux regards sur l’œuvre et la postérité d’Hervé Guibert en revenant sur son engagement littéraire et son rêve inabouti de cinéma.
Anthony Doncque
A réalisé Guibert cinéma en 2010. Son film est une invitation à découvrir le rêve de cinéma d’un auteur majeur de la littérature contemporaine.
Arnaud Genon
Auteur d’une thèse de doctorat consacrée à Hervé Guibert, est professeur de lettres modernes et cofondateur d’un site Internet de ressources sur l’auteur.
Serge Roué
Anime plusieurs manifestations littéraires (Passages de témoins, Le Marathon des mots). Il a été en 2005 à l’origine des rencontres organisées à Paris à l’occasion du 50e anniversaire d’Hervé Guibert.
Rencontre organisée en partenariat avec la Maison de l’Image de Basse-Normandie
Jeudi 15 décembre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Jeudi 15 décembre 2011 Séminaire : Max-Pol Fouchet passeur de culture.
Initialement prévue le 25 octobre, la journée est reportée au 15 décembre.
L’œuvre, les entreprises, le rayonnement de Max-Pol Fouchet constituent à n’en pas douter un objet légitime d’histoire culturelle.
Poète, romancier, essayiste, critique littéraire et musical, historien de l’art, ethnologue, homme de radio et de télévision, son itinéraire mérite d’être exploré pour lui-même et comme miroir des évolutions culturelles de la seconde moitié du xxe siècle en France.
Homme de media, Max-Pol Fouchet l’est assurément : animateur dès la fin des années 30 de la revue Fontaine, qui deviendra pendant la Seconde Guerre mondiale une tribune pour les intellectuels, Max-Pol Fouchet s’affirme très tôt comme un homme de radio en 1943 à Radio-Alger, puis à la RTF et à l’ORTF pour le compte de l’Alliance française, sur RTL ou Europe 1 jusqu’au début des années 70. Enfin, pour la télévision, il créé des émissions à partir de 1953, principalement pour faire découvrir les arts et la littérature.
L’itinéraire éclectique de Max-Pol Fouchet offre une opportunité remarquable pour saisir la constitution de réseaux d’affinités et de connivence dans le monde de la culture.
Programme
10h
Stéphanie Lamache (IMEC) : "Les archives de Max-Pol Fouchet à l'IMEC"
Olivier Dumoulin (UCBN-CRHQ) : " Un homme de culture dans les médias : un homme de réseaux ? Le cas de Max-Pol Fouchet"
Après-midi
14h
Roxane Hamery (Université Rennes 2) : "Voyager en quête d'art : la production écrite et filmée de Max-Pol Fouchet"
François Vignale (Université du Maine) : "Unir les poètes : Fontaine et ses auteurs (1938-1947)."
Christian Limousin : "Présentation de l'ouvrage Max-Pol Fouchet et les arts plastiques (éditions universitaires de Dijon)"
Les archives de Max-Pol Fouchet sont conservées à l’IMEC.
Séance inaugurale du séminaire d’histoire culturelle moderne et contemporaine organisé par l’axe culturel du Centre de Recherches en Histoire Quantitative (CRHQ - UCBN/CNRS) et l’IMEC
Jeudi 15 décembre, Pressoir, 10h.
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Jeudi 8 décembre 2011 Rencontre : Une heure avec la langue. Lectures et performances - DJ Set.
3 x 20 minutes de lecture = une heure avec la langue, une heure avec l’inouï.
Si les auteurs expérimentent, dans le champ de la poésie ou des littératures de recherche, des formes inédites d’écriture, ils explorent souvent aussi les possibles qu’offre la mise en voix de leurs textes. Les écritures contemporaines s’inventent ou se réinventent dans le cadre de lectures publiques entendues comme expériences. Ces nouvelles rencontres se veulent des espaces de laboratoire et de découverte.
20h : lectures et performances
Nicolas Rollet et Kerwin Rolland : Mon ex me doit tout, lecture et musique
Emmanuelle Pireyre : Lynx, lecture et vidéo
Daniel Foucard : Emma Bill, lecture et projection
Nicolas Rollet
Vit et travaille à Paris, ses recherches universitaires portent sur la conversation et les interactions sociales. Il publie depuis 2005 (Les petits Matins, Argol, Little Single, Léo Scheer) avec le secours parfois de J. Kikomeko. Il est l’un des membres fondateurs du collectif L’Encyclopédie de la parole.
Kerwin Rolland
Kerwin Rolland a reçu une formation d’ingénieur à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rennes dont il est diplômé en 2000. En 2005, il reprend sa formation et étudie la composition électro-acoustique à l’Ecole Nationale de Musique et Danse d’Evry, à l’IRCAM (Paris), et au STEIM (Amsterdam).
En parallèle de ces activités, il multiplie les rencontres et projets musicaux, comme bassiste et contre bassiste.
Il est aujourd’hui ingénieur et designer, acousticien et concepteur sonore, performeur et plasticien.
Emmanuelle Pireyre
A publié trois livres, et travaille en ce moment au quatrième qui s’appellera Féerie Générale, ou Foire Internationale, ou les deux. Elle alterne écriture de livres et diverses formes mixtes présentées dans des lectures publiques (textes incorporant des vidéos, schémas, conférence Powerpoint…)<
Daniel Foucard
Travaille entre Paris, la banlieue et le Sud. Mène son activité dans deux directions connexes : le off shore (les commandes) : textes courts, livres, radio, antilectures performances, expos, etc. Le raffinage : Peuplements (Al Dante), COLD (Laureli/Léo Scheer), CIVIL (Laureli/Léo Scheer) CASSE (Laureli/Léo Scheer)… Vient de paraître aux Éditions Inculte : Bill, ouvrage pseudo-collectif.
21h : DJ SET Alice Dufay et Fulgeance
sélection langoureuse & sensuelle mais aussi énergique ! Musique latine, funk suave, black music ou électronique torride.
Jeudi 8 décembre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h et reste ouvert tout au long de la soirée. Boissons & restauration légère.
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Mercredi 30 novembre 2011 Rencontre : La Nouvelle Fiction.
Les écrivains Frédérick Tristan, Marc Petit et Laurent Flieder dialoguent avec Jean-Luc Moreau
Les écrivains de la Nouvelle Fiction transmuent le plomb quotidien en or fictionnel. Ni école théorique ni mouvement dogmatique, la Nouvelle Fiction est un courant littéraire incarné par des écrivains regroupés autour d’une certaine approche du réel dans l’écriture, s’affranchissant des codes romanesques traditionnels, du réalisme, du psychologisme et du minimalisme. Foin des modèles étouffants et de l’insipide roman contemporain, place à l’imaginaire, au baroque, à la fantaisie, à la « suspension consentie de l’incrédulité », à l’humour et à la dissidence !
Frédérick Tristan
L’un des pères fondateurs de la Nouvelle Fiction. Prix Goncourt pour Les Égarés en 1983, il reçoit en 2000 le Grand Prix de littérature de la Société des Gens de Lettres pour l’ensemble de son œuvre. Ses archives sont conservées à l’IMEC.
Marc Petit
Membre fondateur la Nouvelle Fiction, écrivain, poète, essayiste et traducteur. Construit depuis 1974 une œuvre originale et riche qu’il nomme son « musée fou ». Son dernier roman,
Le Nain géant, est paru en mai 2011 aux Éditions de l’Arbre vengeur.
Laurent Flieder
Écrivain et universitaire. Outre Alter ego qui lui a valu le prix Gide en 2002, a publié plusieurs ouvrages sur la poésie et le roman contemporain. L’Enfant qui grimpait jusqu’au ciel (Grasset, 2008) est son dernier roman paru.
Jean-Luc Moreau
Écrivain, poète, universitaire et traducteur, a identifié le courant littéraire dans l’essai La Nouvelle Fiction (1992). Il est également rédacteur en chef de la revue philosophique La Sœur de l’ange.
Mercredi 30 novembre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Vendredi 25 novembre 2011 Colloque : Éditeurs, les lois du métier.
Quelle est la place des lois dans le monde éditorial français depuis l’après-guerre ? La censure, objet multiforme, est un enjeu social et politique majeur de la production culturelle et artistique actuelle.
Toutefois, les éditeurs savent aussi user de l’arsenal juridique – lié à la contrefaçon, à la diffamation, à l’outrage aux mœurs, au droit de citation… – pour triompher de la concurrence ou créer des scandales rémunérateurs. Certains jouent avec les marges légales de leur métier, parfois au service de la création. À la suite de l’avocate Agnès Tricoire et de son Petit Traité de la liberté de création (2011), il s’agit encore de s’interroger sur le fait que « la liberté des auteurs et des créateurs nous est aussi indispensable que la liberté d’aller et de venir ». Le lecteur ou le spectateur doit pouvoir affronter cette « insécurité légitime » qui est celle de la rencontre avec une œuvre, une idée, une forme esthétique.
En marge de l’exposition Éditeurs, les lois du métier, cette journée d’étude appréhende certaines affaires et problématiques des relations complexes des mondes éditoriaux et des lois, dont les pouvoirs savent jouer pour protéger leurs logiques arbitraires. Le récit sinueux des relations de la censure, de l’édition et du pouvoir, dont on imagine mal qu’il puisse avoir une conclusion, est aussi celui d’une « histoire du silence ».
Programme du vendredi 25
14h-16h : La censure et les lois du métier éditorial depuis 1945
• Introduction par Hervé Serry, sociologue CSU, Cnrs – Paris 8
• Éditeurs et censure depuis 1947
par Bernard Joubert, auteur, journaliste
• Les éditeurs face à la Brigade mondaine par Anne Urbain, université de Saint-Quentin en Yvelines
• Les entrepreneurs culturels des régions périphériques face à la globalisation par Normando Gil, éditeur
16h15-18h : Les évolutions du droit dans l’édition
• Introduction par André Derval, directeur des Collections, Imec
• La direction juridique chez Albin Michel par Agnès Fruman, secrétaire générale des éditions Albin Michel
• Les droits dans l’édition à l’heure des creative commons par Isabelle Sivan, avocate spécialiste en propriété intellectuelle
Une deuxième journée se tiendra le lundi 28 novembre, à la Bpi (Centre Pompidou), avec les interventions de John Calder, Jean Depelley, Jean-Pierre Dionnet, Jean-Mathieu Méon, Paul Otchakovsky-Laurens, Emmanuel Pierrat, Martine Poulain, Gisèle Sapiro, Agnès Tricoire et Laurence Viallet.
Ces deux journées sont organisées en partenariat avec la Bpi dans le cadre de l'exposition Éditeurs, les lois du métier, présentée du 9 novembre 2011 au 9 janvier 2012.
Voir le programme complet des deux journées (PDF, 3875 Ko)
Voir l'exposition en ligne sur le site de la Bpi
Voir la fiche des archives sonores sur le site de la Bpi : journée du 25 et journée du 28.
Vendredi 25 novembre, 14h-18h
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Mardi 22 novembre 2011 Rencontre : Pulsation poétique. Rencontre avec Olivia Duchesne et Jean-Pierre Siméon.
Au cours de ces trois dernières années, Olivia Duchesne est devenue l’un des auteurs les plus prometteurs du théâtre calédonien. Accueillie en résidence d’écriture à l’abbaye d’Ardenne, elle est invitée à présenter son travail en cours et à échanger avec le poète et dramaturge Jean-Pierre Siméon dont elle partage la recherche, celle d’une pulsation poétique dans la langue.
Née en 1979, Olivia Duchesne fait ses premières expériences de comédienne et de metteur en scène en France métropolitaine. De retour sur son île natale, elle travaille avec sa compagnie « Cris pour habiter Exils » pour laquelle elle écrit et met en scène sa première pièce en 2009, Sauve-toi Pinocchio ! En 2011, dans le cadre du projet collectif « Portraits avec paysage », initié par le Théâtre de Folle pensée (Saint-Brieuc), elle écrit un second texte, J’habiterai la nuit. Elle s’attelle depuis peu à l’écriture d’un nouveau texte qui explorera la question cruciale du « vivre ensemble » en mêlant l’intime d’une famille calédonienne d’aujourd’hui à l’histoire de l’île.
Olivia Duchesne
Comédienne, metteur en scène et dramaturge, est accueillie en résidence d’écriture à l’abbaye d’Ardenne dans le cadre des Résidences de l’IMEC – Abbaye d’Ardenne, Programme « Artistes d’outre-mer » – ACCR, avec le soutien du Commissariat pour 2011, année des outre-mer.
Jean-Pierre Siméon
Poète, romancier, dramaturge, critique, enseignant, dirige avec Jean-Marie Barnaud la collection « Grands Fonds » chez Cheyne Éditeur. Son œuvre poétique compte une quinzaine de livres, il est également l’auteur de cinq romans, de livres pour la jeunesse et de six pièces de théâtre. Depuis avril 2001, Jean-Pierre Siméon est directeur artistique du Printemps des poètes.
Mardi 22 novembre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mardi 15 novembre 2011 Colloque : Colloque international de la critique.
«Pour la deuxième année consécutive la Comédie de Caen-Centre Dramatique National de Normandie organise, toujours en accord avec l'AICT (Association Internationale de la Critique de Théâtre), et en partenariat avec l'Université de Caen et de l'IMEC, un colloque d'un type particulier. C'est en effet dans le cadre des Boréales qui fêtent leur XXe édition à laquelle la Comédie de Caen est étroitement associée que se dérouleront ces rencontres où ont été invités des critiques venus des pays scandinaves (Suède, Finlande, Norvège) et du… Japon (où vient de paraître un ouvrage sur les dramaturgies de ces pays ; c'est l'une des responsables de cette édition qui fera le voyage de Tokyo à Caen pour nous le présenter).
Métier d'observateur professionnel oblige, nous avons demandé à ces intervenants de faire, dans un premier temps (le mardi 15 au matin), la critique en direct d'un spectacle programmé dans le cadre des Boréales, Hamlet de Shakespeare mis en scène par le lituanien Oskaras Korsunovas. Ils dialogueront ensuite avec le public, histoire de prouver que la critique n'est pas forcément un exercice solitaire ! Dans une deuxième temps (le mercredi après midi) nous avons demandé à ces personnalités de nous éclairer sur les dramaturgies de leurs pays respectifs, ce qui procurera une belle occasion de mettre notre propre théâtre, par comparaison, en perspective…
C'est là une volonté délibérée de la part de la Comédie de Caen de vouloir multiplier les regards et les rencontres au plan international afin de tisser des liens étroits avec les pays d'où sont issus nos invités. Elle ne compte d'ailleurs pas en rester là, et d'ores et déjà, d'autres projets (toujours en relation avec l'AICT) sont envisagés dans les mois à venir à Caen et à Hérouville, toujours dans un esprit d'échanges le plus large possible, en tout cas à l'échelle du monde entier !»
Jean-Pierre Han
Avec la participation de :
Margareta Sörenson (Suède), Matti Linnavuori (Finlande), Knut Oven Arntzen (Norvège), Akkiko Tachiki (Japon).
Mardi 15 novembre à l'Université de Caen, Département Arts du Spectacle
Amphi Copernic
Horaire d'intervention 10h30-12h30
Entrée libre
Débat animé par Jean-Pierre Han et Chantal Meyer-Plantureux autour de
la critique du Hamlet d'Oskaras Korsunovas.
Mercredi 16 novembre à l'IMEC
de 14h30 à 16h30
Entrée libre sur réservation auprès de l'IMEC : Estelle Kersalé au 02 31 29 52 37
Ce colloque sera consacré aux dramaturgies de Finlande, Suède et Norvège, et sera suivi d'une présentation du livre de la Japonaise Akkiko Tachiki consacré aux dramaturgies scandinaves.
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Samedi 12 novembre 2011 Rencontre : Festival Les Boréales. Les animaux de compagnie de Bragi Ólafsson.
Rencontre avec l’auteur et Hege Roel-Rousson, son éditrice en France (Actes Sud), animée par Franck Lanot, lectures par Vincent Garanger
Maison d’édition atypique dans le paysage éditorial français, Actes Sud s’est fait un nom dans le secteur des littératures étrangères, publiant des succès comme Millenium de Stieg Larsson ou encore Brooklyn Folies de Paul Auster. Le domaine scandinave de la maison regroupe des auteurs de renom comme August Strindberg ou Per Olov Enquist mais offre aussi ses chances à des auteurs moins connus mais tout aussi talentueux. Consacrée à cette palpitante collection, cette rencontre s’attardera sur les récits de l’auteur islandais Bragi Ólafsson qui publie Les animaux de compagnie (Actes Sud, 2011). Ce premier roman désopilant et décalé met en scène un trentenaire qui, tentant d’échapper à la visite importune d’un ami au tempérament imprévisible, se retrouve pris au piège sous son lit. Depuis sa cachette, il assiste impuissant au spectacle d’une soirée très mouvementée...
Bragi Ólafsson
Ex-bassiste des Sugarcubes, le groupe de la chanteuse Björk, a écrit des poèmes, des pièces de théâtre et un premier roman encore inédit en France (Days Off, 1999).
Hege Roel-Rousson
Traductrice (L’Hypnotiseur de Lars Kepler, Actes Sud, 2010), conseillère éditoriale du domaine scandinave chez Actes Sud.
Frank Lanot
Professeur de lettres modernes, a notamment publié un roman, La Clef (Stock, 1997) et deux ouvrages de culture littéraire (Hatier et PUF).
Vincent Garanger
Metteur en scène et comédien, dirige avec Pauline Sales Le Préau, Centre dramatique régional de Vire.
Rencontre proposée dans le cadre de l’édition 2011 du festival Les Boréales en partenariat avec le Centre régional des Lettres (CRL) de Basse-Normandie.
Voir le programme complet du festival Les Boréales sur le site du CRL
Samedi 12 novembre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mercredi 9 novembre 2011 Exposition : Éditeurs, les lois du métier.
Après plusieurs expositions monographiques présentant de grandes figures d’éditeurs – Christian Bourgois, Jean-Jacques Pauvert – ou des maisons d’édition ayant marqué l’histoire intellectuelle et culturelle de la France depuis l’après-guerre – Le Livre de poche, les Éditions du Seuil –, la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou et l’IMEC se sont associés à la Bfm de Limoges afin de poursuivre leur observation du monde de l’édition française contemporaine sous un éclairage historique et transversal.
Cette mise en perspective à travers le cadre juridique dans lequel s’inscrit la production éditoriale rappelle que les livres peuvent être porteurs de multiples enjeux et que les modalités de leur diffusion renseignent aussi sur les mutations culturelles, politiques et morales d’une société. Observation passionnante, à un moment où la circulation des idées et des œuvres de l’esprit par le biais des textes acquiert, avec Internet et les réseaux, une extrême fluidité.
Les documents d’archives présentés dans cette exposition proviennent, outre des fonds de l’IMEC, des Archives nationales et de fonds privés. Certaines pièces, notamment les archives du ministère de la Justice, n’avaient jamais été rendues publiques jusqu’alors. Grâce à cette exposition, l’importance de ces entreprises culturelles exemplaires que sont les maisons d’édition est mise en évidence par la valorisation originale de leurs fonds d’archives – et particulièrement ceux, nombreux, collectés par l’IMEC.
Commissariat : Isabelle Bastian-Dupleix (Bpi), André Derval (IMEC) et Hervé Serry (Paris 8 - CNRS)
Exposition co-produite par la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou (Bpi), la Bibliothèque francophone multimédia (Bfm) de la Ville de Limoges et l’IMEC
Bibliothèque publique d’information (Bpi)
Niveau 2
Entrée Bpi par la rue Beaubourg – 75001 Paris
T : 01 44 78 12 75
Entrée libre
Ouvert de 12 h à 22 h
Voir l'exposition en ligne sur le site de la Bpi
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Jeudi 3 novembre 2011 Rencontre : Les Intégrales d’Ardenne : Iegor Gran lit L’écologie en bas de chez moi.
Un auteur est invité à lire in extenso l’une de ses œuvres : tenir son texte de bout en bout, sur la longueur, face au lecteur devenu auditeur, composer avec l’imprévu, l’épuisement, retrouver la voix de l’écrit… Les Intégrales d’Ardenne sont organisées en partenariat avec La Règle du Jeu et Le Fresnoy.
Il semble qu’aujourd’hui le développement durable soit la seule idéologie qu’il nous reste. De facture relativement récente, on retrouve cette idéologie cependant partout, tout le temps. Elle accommode l’école, bien sûr, mais aussi le travail, le supermarché, la politique... Le Pape même s’y est mis. Sujet incontournable, consensuel ou presque... Iegor Gran a voulu comprendre. Était-il le seul à sentir le grotesque des discours moralisateurs, l’insupportable opportunisme marchand des uns et des autres, le culte du déchet, et cette curieuse manière d’idolâtrer la science – quand elle prédit l’avenir – tout en la rejetant quand elle est moteur de progrès ?… Comment font les français, ce peuple frondeur (au moins en paroles, sinon dans les actes), pour accepter ce culte du geste symbolique, cette immodération vers le bien pratiquée à dose homéopathique et imposée à tout le monde ?
Dans un récit qui tient tout autant de l’essai, de l’autofiction ou du roman, Iegor Gran s’empare de ces questions et s’en prend, avec humour et provocation, à l’écologie bien-pensante.
L’écologie en bas de chez moi est paru en 2011 aux éditions P.O.L.
Iegor Gran
« Naissance à Moscou. À 10 ans, sa famille s’installe en France. Aucune notion de français à l’époque. Problèmes de scolarité. Par désespoir, fait l’École Centrale. Par goût, fait autre chose. »
Jeudi 3 novembre, à partir de 18h30, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 18h.
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Jeudi 27 octobre 2011 Rencontre : Gisèle Freund : au pays des visages.
Présentation du film Gisèle Freund, la projection du 5 mars 1939 et rencontre avec Jérôme Prieur et André Gunthert, animée par Lorraine Audric
Fascinée par les milieux littéraires du Paris des années 1930, Gisèle Freund entreprend de photographier dès 1938 les écrivains et artistes qu’elle fréquente à l’aide de la toute nouvelle technologie Agfacolor & Kodachrome. Offrant une vision inhabituelle du sujet, sa collection de portraits attise la curiosité, notamment lors des projections pionnières qu’elle organise dès 1939 à « La Maison des Amis des Livres » avec Adrienne Monnier. Cette dernière soutient également la jeune réfugiée allemande en traduisant et publiant sa thèse à l’approche sociologique innovante sous le titre La Photographie en France au xixe siècle.
La rencontre se construit autour de l’évocation de ces années décisives où naît la double pratique singulière que Gisèle Freund mènera de front toute sa vie : être à la fois acteur et penseur de la photographie.
Jérôme Prieur
A réalisé le film Gisèle Freund, la projection du 5 mars 1939, ainsi que de nombreux documentaires. Le dernier en date, Vivement le cinéma, sera diffusé sur Arte en décembre 2011.
André Gunthert
Maître de conférences à l’EHESS, dirige le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic), première équipe de recherche française consacrée au champ des visual studies.
Lorraine Audric
Doctorante au sein du Lhivic à l’EHESS, travaille depuis juillet 2010 sur le fonds Gisèle Freund en tant que chercheuse associée à l’IMEC.
Le documentaire Gisèle Freund, la projection du 5 mars 1939 a été réalisé à partir d’archives inédites à l’occasion de l’exposition présentée à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.
Jeudi 27 octobre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mardi 25 octobre 2011 Rencontre : Lecture-concert : « La ville est un trou ».
Rencontre organisée dans le cadre de Caen Les Rencontres Deuxième.
Texte de Charles Pennequin, musique de Jean-François Pauvros.
Collaborant depuis plusieurs années déjà, Charles Pennequin et Jean-François Pauvros se retrouvent une nouvelle fois pour une lecture-concert conçue à partir de La ville est un trou et d’autres textes du poète, une rencontre décapante laissant la part belle à l’improvisation.
La ville est un trou
Quelle est cette affaire de trou qui nous anime ? Quelle est cette ville ? Et l’affaire d’y vivre. Pour y creuser soi ? Soi-même est absent de toute ville. Ou alors il est entravé par sa posture, muselé dans ses tics et ses trucs. Il ne revient à lui que par la bande, par tout ce qui a été prononcé et qui aurait pu rester dans l’air. Je vis dans la nature insupportable de l’homme, la ville est son trou, son milieu naturel.
Biodégradable Charles Pennequin
Publication dans de nombreuses revues. Performances et concerts dans la France entière et un petit peu à côté. Vidéos à l’arrache. Écriture dans les blogs. Dessins sans regarder. Improvisations au dictaphone, au microphone, dans sa voiture, dans certains TGV. Quelques cris le long des deux voies. Petites chansons dans les carnets. Poèmes délabrés en public. Écriture sur les murs. Charles Pennequin écrit depuis qu’il est né.
La ville est un trou est paru aux éditions P.O.L en 2007.
Jean-François Pauvros
Est un guitariste atypique qui « promène depuis 30 ans sa silhouette dégingandée de funambule nomade sur les sentiers escarpés des musiques de traverse, avec ses rifs de guitare mutante comme lignes de fuite et un grand amour des rencontres comme gouvernail ».
Rencontre organisée dans le cadre de Caen Les Rencontres Deuxième
mardi 25 octobre, 20h, Nouveau bassin, presqu'île de Caen.
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Vendredi 14 octobre 2011 Exposition : Gisèle Freund, l’œil frontière. Paris, 1933-1940.
La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent consacre sa 16e exposition à la photographe Gisèle Freund (1908-2000), dont l’œuvre sera présentée à travers une centaine de tirages et de nombreux documents d’archives provenant des collections de l’IMEC.
Gisèle Freund est une pionnière dans de nombreux domaines comme celui du portrait en couleurs, de la projection photographique, de l’approche sociologique de l’image ou encore de l’histoire de la photographie. Conçue de façon chronologique, cette exposition présente des tirages originaux de l'œuvre. Elle comprend notamment des photographies couleurs prises dès 1938, une impressionnante galerie de portraits d’écrivains, parmi lesquels Paul Valéry, André Gide, Stefan Zweig, Colette, Virginia Woolf ou James Joyce. L’ensemble est accompagné et éclairé par des documents d’archives exceptionnels : correspondances, magazines imprimés, planches contacts, publications.
Les documents proviennent des archives de l’artiste confiées par le Fonds Mémoire de la Création Contemporaine à l’IMEC.
Commissariat : Olivier Corpet et Catherine Thieck assistés d’Élisabeth Perolini et de Lorraine Audric.
Plusieurs publications accompagnent l’exposition :
Gisèle Freund, l’œil frontière. Paris 1933-1940, coédition RMN - IMEC
Albums de Gisèle Freund, coédition RMN - IMEC
La Photographie en France au XIXe siècle, essai de sociologie et d’esthétique, Gisèle Freund, coédition Christian Bourgois Éditeur – IMEC
Exposition réalisée par la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, en partenariat avec l’IMEC et avec le soutien du Fonds MCC
Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent
Espace d’exposition, 3 rue Léonce Reynaud, 75116 Paris
Ouvert du mardi au dimanche, sauf jours fériés de 11 h à 18 h
(dernière entrée à 17 h 30)
T : 01 44 31 64 31
Plein tarif : 7 € | Tarif réduit : 5 € pour les étudiants, les moins de 25 ans
et les seniors | Gratuit pour les moins de 10 ans et les demandeurs d’emploi
Voir le site de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent
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Jeudi 6 octobre 2011 Rencontre : Philippe Lacoue-Labarthe : musiques et lectures.
Avec Jean-Christophe Bailly et Rodolphe Burger
La musique et la poésie furent la passion de Philippe Lacoue-Labarthe : elles ont accompagné et dicté sa vie et son œuvre.
S’il s’est tenu à sa manière à l’écart de l’une et de l’autre – dans la distance de l’écoute et la réserve de la prose – c’est pour se rapprocher de leur commun rapport à une scansion antérieure, « phrase » ou prosodie, qui est aussi celle de la pensée. Par un choix de lectures et de musiques, Jean-Christophe Bailly et Rodolphe Burger tenteront de donner à entendre cette rythmique secrète.
Jean-Christophe Bailly Écrivain, a dirigé avec Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe la collection « Détroits » chez Christian Bourgois. Il est l’auteur de La véridiction, sur Philippe Lacoue-Labarthe (Christian Bourgois Éditeur, octobre 2011).
Rodolphe Burger
Chanteur et guitariste, ancien leader du groupe Kat Onoma, interroge dans Variations sur la reprise (Conservatoire de Strasbourg, 2010) la pensée musicale de Philippe Lacoue-Labarthe.
Jeudi 6 octobre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Jeudi 6 octobre 2011 Séminaire : Les archives de Philippe Lacoue-Labarthe.
Philippe Lacoue-Labarthe (1940 – 2007) est d’abord connu comme philosophe. Il tenait cependant à récuser ce titre, non par modestie, mais parce que le maintien dans le champ de la philosophie était devenu incompatible avec ce qui en un sens fut aussi sa tâche même.
Une tâche qui pourrait se désigner ainsi, avec cette sobriété et cette simplicité qui le touchait chez Hölderlin : dire le plus clairement « le plus difficile ». Cette journée marquant l’ouverture à la recherche du fonds Philippe Lacoue-Labarthe est l’occasion d’aborder son ?uvre à travers le prisme d’une réflexion sur l’écriture qui n’aura cessé de l’accompagner. Elle permet par ailleurs de revenir, à partir d’archives inédites, sur certaines étapes décisives de son parcours : depuis le premier livre que faillit être, en 1968, L’« Allégorie » – livre de littérature ou d’écriture – jusqu’à son essai consacré à Maurice Blanchot – annoncé dès 2004 mais resté inachevé et publié seulement aujourd’hui – en passant par
sa correspondance avec Roger Laporte et son dialogue avec Jean-Christophe Bailly.
Intervenants : Jean-Christophe Bailly, Melina Balcazar, Aristide Bianchi, Mireille Calle-Gruber, Lucas Faugère, Anaïs Frantz de Spot, Sarah-Anaïs Crevier Goulet, Leonid Kharlamov, Federico Nicolao.
Jeudi 6 octobre, 13h.
Une rencontre avec Jean-Christophe Bailly et Rodolphe Burger viendra clore cette journée.
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Jeudi 29 septembre 2011 Rencontre : Passage en revue. Et si le papier était l’avenir des revues ?.
Rencontre avec les revues Tête-à-tête et Ce qui secret, animée par Yoann Thommerel.
À l’heure où le virtuel et le numérique se répandent, de nouveaux espaces de création et d’expression s’ouvrent aux revues. Ces évolutions viennent bousculer les modèles établis et apportent leurs lots d’interrogations. Les revues papier sont-elles vouées à disparaître ? Les artistes et auteurs ont-ils encore le choix des supports de réception de leurs travaux ? Les revues peuvent-elles muter sans perdre leurs plumes ?
La revue Tête-à-tête, qui perpétue la tradition du papier, et la revue Ce qui secret, qui prend le parti d’investir le papier et le numérique, présentent leurs choix artistiques et éditoriaux au cours de cette rencontre mêlant dialogues et performances.
Tête-à-tête
Créée en 2011, Tête-à-tête est une revue semestrielle d’art et d’esthétique exclusivement composée d’entretiens de fond, à deux ou à plusieurs, réunis autour d’un thème commun. Sa ligne éditoriale a l’ambition d’aborder frontalement des questions exigeantes par le truchement d’une forme habitée par l’histoire du dialogue et de la rencontre.
Avec Anna Guilló, co-responsable de la revue, Camille Deltombe, co-responsable de la revue et Alban Lecuyer, interviewer
Ce qui secret
Espace de recherche et de création, Ce qui secret, créée en 2009, a d’abord invité des auteurs et des artistes à proposer chacun une contribution, toutes publiées sur Internet. Ce qui secret se déploie en trois lieux : une revue en ligne, une revue « matérielle » et une résidence accueillant artistes et auteurs.
Avec Marc Perrin, responsable de la revue, Valentina Traïanova, artiste performer
Rencontre organisée en partenariat avec Ent'revues
Jeudi 29 septembre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Samedi 17 septembre 2011 Rencontre : Journées européennes du patrimoine : le voyage du patrimoine.
L'Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC) a installé l’ensemble de ses activités au cœur du monument historique de l’abbaye d’Ardenne. Il y rassemble, préserve et met en valeur des fonds d’archives et d’études consacrés aux principales maisons d’édition, aux revues et aux différents acteurs de la vie du livre et de la création contemporaine. La programmation culturelle proposée par l’Institut se traduit notamment par des rencontres littéraires et des expositions, elle contribue à valoriser les fonds d’archives et accompagne l’actualité éditoriale.
Visites exceptionnelles de la bibliothèque et des magasins d’archives
La bibliothèque de recherche, aménagée dans l’église abbatiale, le pavillon des archives, où s’effectue le traitement des collections, sont présentés par les bibliothécaires et archivistes qui y travaillent.
Visite toutes les 30 mn
Inscriptions sur place le jour même
Conférences historiques sur l’abbaye d’Ardenne
Yves Chèvrefils Desbiolles, auteur de l’ouvrage L’abbaye d’Ardenne (IMEC, 2007) retrace plus de 900 ans d’histoire de l’abbaye, depuis sa fondation par les Prémontrés jusqu’à l’installation de l’IMEC dans ses murs en 2004.
Conférence à 14h30 et à 16h00
Inscriptions sur place le jour même
Exposition de pièces d’archives
Une sélection de pièces d’archives extraites des fonds et portant sur le thème du voyage sera présentée dans la bibliothèque.
Visite libre, samedi et dimanche de 14h à 18h
Lectures pour un voyage immobile
Dans la grange aux dîmes, les comédiennes Delphine Garczynska et Agnès Serri-Fabre, de la compagnie Habaquq, lisent des extraits de textes d’auteurs dont les archives sont conservées à l’IMEC.
Lecture à 17h (durée : 45 minutes)
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre des actions portées par le réseau des Centres culturels de rencontre et bénéficie du partenariat de Télérama.
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Lundi 29 août 2011 Rencontre : IL FAUT BRÛLER POUR BRILLER.
Depuis 2007 IL FAUT BRÛLER POUR BRILLER présente sur de courtes périodes des performances d’artistes de toutes disciplines – danse, arts visuels, musique, vidéo, web artistes, théâtre – pour révéler en temps réel le laboratoire de ce qui constitue le champ de l’art.
Chaque édition repose sur une programmation d’artistes français et étrangers tout en les impliquant dans un processus de déplacement.
Invités par Youness Anzane, directeur artistique de la plateforme IL FAUT BRÛLER POUR BRILLER, une trentaine de performers se prêtent au jeu.
Avec Antoine Balibar (Paris), Laurie Bellanca (Bruxelles), Ben Benaouisse (Gand), Jonah Bokaer (New York), Diane Busuttil (Berlin), Varinia Canto Vila (Bruxelles), Daniel Clifton (New York), Lorenzo De Angelis (Bruxelles), Florent Delval (Bruxelles), Garance Dor (Rennes), Valentina Fago (Paris), Mélanie Giffard (Caen), Benoît Izard (Paris), Jung Ae Kim (Paris), Laurent Le Bourhis (Paris), Maud Le Pladec (Rennes), Antonin Ménard (Caen), Viviana Moin (Paris), Felix Ott (Berlin), Perle Palombe (Paris), Serge Ricci (Paris), Émilie Rousset (Paris), Élise Simonet (Paris), François Stemmer (Paris) (liste sous réserve de modification).
IL FAUT BRÛLER POUR BRILLER est un point de ralliement et une force de proposition pour les formes impromptues, la performance comme forme spécifique, à part entière, consciente de ses liens disciplinaires avec la danse et désormais décomplexée de son rapport historiques avec les avant-gardes des 70’s.
Voir le site de IL FAUT BRÛLER POUR BRILLER
Lundi 29 et mardi 30 août, 18h30
Entrée libre sans réservation
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Vendredi 8 juillet 2011 Rencontre : 126e dîner Grabinoulor.
Grabinoulor est la plus belle épopée que nous ait donnée la littérature française du XXe siècle. Près de mille pages de vertige métaphysique ubuesque. Pendant près de cinquante ans, Albert-Birot a vécu tous les jours de sa vie avec les inventions délirantes et les pantagruéliques désirs de Grabinoulor.
Le poète Jean Follain, l’inconditionnel ami, eut l’idée des Dîners Grabinoulor qu’il fonda en janvier 1936. Traditionnellement, au cours du repas, les amateurs de l’œuvre de PAB lisent des extraits de Grabinoulor.
Cette soirée exceptionnelle est dédiée à la mémoire d’Arlette Albert-Birot.
Évocations, entretiens et lectures d’extraits des Six Livres de l’épopée par les écrivains présents, des comédiens et les convives volontaires.
Vendredi 8 juillet à 19h30 (accueil à partir de 19h).
Repas : 20 €
Nombre de places limité, réservations indispensables au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Rencontre proposée par la Compagnie P.M.V.V. Le Grain de sable et l'IMEC en prélude des 10es Rencontres d'été d’été théâtre & lecture en Normandie
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Jeudi 7 juillet 2011 Exposition : Pierre Seghers. Poésie, la vie entière.
Poète, essayiste, parolier, passeur de cultures et de mémoire, Pierre Seghers fut sans doute l’éditeur de poésie le plus célèbre du XXe siècle. Un itinéraire exceptionnel que retrace l’exposition qui se déroulera au Musée du Montparnasse du 7 juillet au 7 octobre 2011.
Pierre Seghers, né en 1906, entre en littérature en rencontrant le graveur et imprimeur Louis Jou. En 1938, il fonde les Éditions de la Tour et publie son premier recueil, Bonne Espérance. La guerre éclate, précipitant le jeune poète vers son destin : mobilisé à Nîmes, il crée la revue P.C. (Poètes casqués), dont l’un des premiers abonnés n’est autre qu’Aragon, puis Poésie 40 qui rallie les poètes engagés dans la Résistance. En mai 1944 paraît le premier ouvrage de la collection « Poètes d’aujourd’hui », consacré à Paul Éluard, qui fait de lui l’un des pionniers du livre de poche et l’éditeur
des poètes contemporains. Ami des horizons lointains, le capitaine des Éditions Seghers affrète bientôt de
nouveaux bateaux : les collections « P.S. », « Autour du monde » ou « Poésie et chansons » qui explorent les terres
inconnues de la poésie universelle. De Pablo Neruda à Fernando Pessoa, de la Chine au Groenland, Pierre Seghers publiera de son vivant plus de deux mille poètes du monde entier.
Cette prodigalité ne l’empêche pas de mener à bien une oeuvre personnelle de premier ordre. Auteur de recueils, de chansons, d’anthologies, de traductions, fondateur de la Maison de la Poésie de la ville de Paris, il affirme inlassablement, jusqu’à sa mort en 1987, son parti pris de bonheur et de vitalité.
Commissaire d’exposition : Albert
Dichy, en étroite collaboration avec Virginie Seghers
Scénographie : Pauline Nuñez
Ouvrage : Bruno Doucey
Informations pratiques
Musée du Montparnasse
21 avenue du Maine
75015 Paris
tél. : (+33) 1 42 22 91 96
Voir le site du Musée du Montparnasse
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Samedi 2 juillet 2011 Rencontre : Questions sur la mémoire et l'esprit européen.
L’Europe perd-t-elle son âme parce qu’elle perd la mémoire ? L’ « esprit européen », nourri tout à la fois d’héritages culturels anciens et d’une conscience historique critique, semble aujourd’hui faire défaut à l’Europe institutionnelle. L’IMEC, lieu de mémoires, accueille Celsius, une initiative indépendante d’Européens de tous horizons, qui cherchent à refonder et à renouveler une part de cet esprit qui semble s’éteindre, ou se dérober. A l’heure où la mémoire est revendiquée et annexée par les populismes xénophobes, qui voient dans la construction politique européenne un projet « hors sol », technocratique, et une menace identitaire, il est nécessaire de réfléchir aux relations que le projet Européen doit entretenir avec les enjeux complexes de la mémoire, et avec l’ « enracinement », au sens que Simone Weil donnait à ce mot. C’est l’objet de la rencontre du 2 juillet à l’abbaye d’Ardenne.
Intervenants :
Magali Balent, chercheur, Institut d’Études politiques de Paris et Fondation Robert Schuman
Rainer Bendick, historien, co-auteur du manuel franco-allemand d’Histoire européenne
Olivier Corpet, directeur de l’IMEC
Christian Gudehus, Center for Interdisciplinary Memory Research/Institute for Advanced Study in the Humanities Essen
Daniel Henri, historien, co-auteur du manuel franco-allemand d’Histoire européenne
Yves Hersant, directeur d’études à l’EHESS
Jack Lang, ancien ministre, Président de l’IMEC
Laurent Martin, historien, Centre d’histoire de Sciences-Po Paris
Andrea Mork, historienne au Parlement européen
Maurice Olender, historien, EHESS
Cyril Roger-Lacan, président de Celsius
Heinz Wismann, philologue et philosophe, EHESS
Voir le site de
Samedi 2 juillet 2011, 9h00, pressoir, abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 30 juin 2011 Rencontre : Louis-Ferdinand Céline : un demi-siècle posthume.
Cette rencontre organisée à l’occasion du cinquantenaire de la disparition de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline propose de rappeler les principales étapes aux termes desquelles la notoriété de l’œuvre s’est développée, tant en France qu’à l’étranger.
Parmi les intervenants, Émile Brami, romancier, essayiste et éditeurs, reviendra sur les résultats des recherches biographiques, qui permettent désormais de mieux cerner le parcours d’une personnalité ayant pris grand soin de travestir la réalité le concernant de son vivant.
Véronique Flambard-Weisbart, professeur à l’Université Loyola Marymount à Los Angeles, retracera l’essor de la critique universitaire américaine sur le sujet Céline tandis qu’Yves Pagès, romancier et éditeur, replacera l’apport original de Céline dans l’histoire littéraire et dans l’analyse de celle-ci au prisme des récentes synthèses en histoire des idées.
Rencontre animée par André Derval, directeur des collections de l'IMEC.
Jeudi 30 juin, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Mardi 28 juin 2011 Rencontre : Court-Circuit.
Les espaces de l'abbaye d'Ardenne accueillent cinq sculptures et installations réalisées par les étudiants de l'ESAM. Ces interventions plastiques s'inscrivent dans le projet de l'association des étudiants de l'ESAM, Court-Circuit. S’appropriant ainsi six sites de l’agglomération caennaise, les étudiants proposent, du 15 au 30 juin, un parcours allant de la gare à l’abbaye d’Ardenne, en passant par le Théâtre des Cordes.
Les œuvres présentées à l’IMEC sont librement inspirées de l'abbaye d’Ardenne et de son histoire. Elles évoquent la vie monastique, la renaissance du site au-delà des traces de la guerre. Elles interrogent également la notion de patrimoine dans un lieu à la croisée des mémoires : mémoire monastique, mémoire de la guerre, mémoire de l'édition contemporaine...
Mardi 28 juin
L'IMEC accueille la dernière rencontre de Court-Circuit : pique-nique en extérieur, puis performances et concerts dans la grange aux dîmes viendront clore ces quinze jours d’animation et d’expositions.
18h Pique-nique dans les jardins
19h Performances
« Rue Legraverend », Jill Guillais
« Tinea », Justine Lecaplain
« Epigone », Sarah Clairval
« Instant T »
20h Concerts
« P-LAB » (electro-impro-drone)
« Fukushima » (musique expérimentale)
« Adfromfonky planet » (musique électronique)
« Concours de circonstance » (musique expérimentale)
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 23 juin 2011 Rencontre : For Want of a better....
Après une semaine de résidence à l'IMEC, le collectif For want of a better... présente une ébauche de recherche, forme hybride mêlant son, image, corps et voix.
Partant de journaux croisés, ils nous livrent la rencontre de leurs trois univers.
Ce n'est ni une pièce de théâtre, ni un concert, ni une installation plastique mais certainement tout cela à la fois.
« nous travaillons à partir d’improvisation toujours
il n’y a pas de thème
on s’installe dans l’espace, techniquement, le branchement de cables, de caméras, de projecteurs des choses techniques, de l’échauffement...
c’est déjà commencé
au bout d’un certain temps, parfois longue, quelque chose émerge
peut-être un son, ou une image ou un texte ou un mouvement du corps ou une rupture ou une chanson ou une ambiance ou une manière de passer d’une chose à l’autre ou un regard ou la nature d’une silence quand on s’arrête…
et on peut se dire peut-être cette fois il s’agit de ça
on cherche à lire notre monde ensemble »
Par Deborah Lennie-Bisson, Patrice Grente (son) et Frédéric Hocké (images).
Deborah Lennie-Bisson
Née à Auckland en Nouvelle Zélande, Deborah Lennie-Bisson a grandi en Australie. Après avoir terminé ses études au CNSM de Sydney en piano et chant (double premier prix), elle intègre le prestigieux Actors’ Centre de Sydney et poursuit une formation de comédienne. En 2000, elle s’installe à Caen. Son travail théâtral l’a amenée à une pratique d’improvisation expérimentale, qu’elle poursuit en tant que musicienne également depuis plusieurs années. Aujourd’hui, elle joue dans plusieurs formations de musiques improvisées - Nerve, Alfa, RISS, Pink Crash, SPAM, Old Fridge… dans de festivals tels que Jazz à Mulhouse, Total Meeting à Tours, Nownow Festival à Sydney; Nördik Impakt à Caen, Jazz à Vienne, Swingin’ Deauville, Maizet Jazz Festival, Jazz à Poitiers…
Elle a travaillé récemment avec Kamel Zekri, Otomo Yoshihide, Will Guthrie, Sachiko M, Clayton Thomas, Cedric Piromalli, Pascal Legall…
Au théâtre, elle a été dirigée par Georges Bigot et Maurice Durozier (Théâtre du Soleil), Dean Carey (National Institute of Dramatic Arts Australia), Tanya Gerstle (VCA), Chrissie Koltai (Sydney Dance Company), Serge Nail…
Patrice Grente
Patrice Grente né à Caen 1963. Contrebassiste autodidacte. Joue dans divers formations de jazz pendant plus d’une dizaine d’années. De cette expérience il ne conservera que son goût pour le son et l’improvisation libre qu’il pratique jusqu'à ce jour, et ce bien au-delà des styles musicaux ou même de son instrument d’origine. On le retrouve en effet dans divers projets d’influence jazz, électroacoustique, noise électronique, tantôt à la contrebasse, tantôt au synthétiseur analogique ou dispositif électronique. On a pu l’entendre aux côté de Pan Huysen, Phil Niblock, Jean-Luc Cappozzo, Will Guthrie, Kamel Zekri, Jean Aussannaire, Jean-Luc Guionnet, Otomo Yoshihide, Sashiko M, Paul Dunmall, Paul Rogers...
Frédéric Hocké
Plasticien, Frédéric Hocké travaille l’image, sous toutes ses formes : photographie, peinture, dessin, vidéo, animation, lumière, scénographie… À coté d’un travail de recherche personnel principalement tourné vers la pratique photographique et l’installation, il travaille depuis de nombreuses années pour le spectacle vivant. Il collabore notamment avec la compagnie Sans Soucis, la compagnie Habaquq, la compagnie Silenda, la compagnie Le Clair-obscur...
Voir le site de Frédéric Hocké
Jeudi 23 juin, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Vendredi 17 juin 2011 Séminaire : Séminaire du CRHQ : Les sources en histoire culturelle.
L’une des caractéristiques de l’histoire culturelle est l’hétérogénéité des sources. Les confronter et les croiser est un impératif pour l’historien.
L’objectif de ce séminaire est de faire découvrir aux étudiants en thèse ou en master la richesse de fonds ou de types d’archives parfois peu exploités par les historiens : qu’elles soient éditoriales, littéraires, iconographiques, cinématographiques ou théâtrales, les sources en histoire culturelle invitent à réfléchir sur les regards et les méthodes de l’historien, des plus traditionnels aux plus novateurs. Pour mieux nourrir la réflexion sur cette histoire en chantier, la programmation du séminaire alternera les interventions de spécialistes et de doctorants.
Vendredi 17 juin, séance de clôture
- Leonor Delaunay, docteure de l’Université de Caen Basse-Normandie Sources pour le théâtre
- Eleonora Barria , docteur des universités de Caen Basse-Normandie et de Florence Neuf catalogues pour lire la collection italienne de Montesquieu
- Jeffrey S. Ravel et Kurt Fendt, MIT, Cambridge, USA Les archives de la Comédie française et leur numérisation
Les séances ont lieu de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30 à l’abbaye d’Ardenne.
Le séminaire pluridisciplinaire d’histoire culturelle moderne et contemporaine est organisé par l'Université de Caen Basse-Normandie, le Centre de recherches d'histoire quantitative (CRHQ) et l'IMEC.
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Vendredi 10 juin 2011 Journée d'étude : Littérature-monde : cosmopolitisme, universalisme et post-nationalisme en littérature.
Le 16 mars 2007, en pleine campagne présidentielle, paraissait un manifeste littéraire dans lequel quelques dizaines d'auteurs de langue française récusaient la francophonie littéraire mais aussi les diktats du microcosme parisien pour prôner une "littérature-monde" ouverte aux métissages et à la vitalité de la langue française.
Curieusement dans ce long texte suivi d'un livre collectif, aucune référence à la "Weltliteratur", concept goethéen qui résonne à la fin du XVIIIe siècle comme l'écho assourdi d'une République des lettres qui avait vécu. Comment lire aujourd'hui ces deux revendications qui, chacune à leur manière, tendent explicitement à dessaisir la littérature de la logique nationale ?
Dans le laboratoire des inventions nationales au début du XIXe siècle, la littérature a pris sa place à côté d'autres arts et d'autres savoirs. Plus de deux siècles plus tard, la République mondiale des lettres est un espace fortement polarisé et hérissé, fait de littératures nationales dominantes et d'autres plus périphériques. Dans ce parcours historique, il y a pourtant eu des positions anti-nationalistes d'essence cosmopolite (comme les symbolistes de la fin du XIXe siècle par exemple) ou des perspectives nécessairement décalées par l'exil ou l'émigration, dont nous voudrions retracer quelques étapes ou plutôt quelques modèles. Parmi ceux-ci, comment évaluer l'apport de la dite "francophonie" et la "littérature du Commonwealth" ? Est-il possible de voir émerger aujourd'hui quelque chose comme une post-nationalité littéraire ?
Programme
10h00 à l'IMEC, 174 rue de Rivoli
Origines d'un concept et archives littéraires
Xavier Landrin : Pour une histoire sociale du concept de Weltliteratur
Albert Dichy : Présentation de quelques fonds de l'IMEC (Hampaté Bâ, Adonis, Fanon, Césaire)
14h00 à Sciences Po, Centre d'histoire, 56 rue Jacob
Figures et écritures du cosmopolitisme littéraire
Alexis Tadié : Salman Rushdie et l'universalité de l'écriture
Iona Popa : Ressources, ambivalences et limites des mécanismes de dénationalisation littéraire
Littérature-monde : des revues au Manifeste
Roman Schmidt : Tous les problèmes sont d'ordre international : revues Internationales et littérature-monde depuis 1800
Blaise Wilfert : Sur le manifeste pour une littérature-monde
Journée organisée par le Centre d'histoire de Sciences Po en partenariat avec l'IMEC.
Voir le site de Sciences Po
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Samedi 28 mai 2011 Journée d'étude : Journée d'étude et concert : Ce que la scène fait au son.
La représentation, à la Comédie de Caen, du « concert théâtralisé » Systems of judgment du musicien et compositeur David Rosenboom et du metteur en scène Travis Preston, tous deux enseignants au prestigieux California Institute of the Arts de Los Angeles, est l’occasion d’interroger le statut de la musique en scène et le rapport du son à un espace de représentation.
En effet, si les façons dont les pratiques scéniques envisagent le sonore ont pu donner lieu à de récentes recherches, la question inverse - comment les pratiques sonores envisagent la scène - a rarement été posée, alors qu’elle peut peut-être révéler d’autres manières d’envisager les enjeux de l’écoute d’une œuvre - musicale ou scénique au sens large.
Le son se représente-t-il lui-même, renvoie-t-il à d’autres espaces sonores ou à tout autre élément ? En d’autres termes, quelle est la scène du son ? L’écoute nous engage-t-elle à reconnaître - c’est-à-dire à nous représenter quelque chose - ou est-elle une attitude, une posture, une discipline - sans doute différente pour chaque œuvre ? Finalement, comment une œuvre sonore annonce-t-elle sa scène ? Qu’est-ce que la scène fait au sonore ?
À cet exemple nous en opposerons d’autres, et notamment celui de l’improvisation, grâce au projet de recherche de Jean-Luc Guionnet et Bertrand Denzler intitulé « ce qui se dit de l’improvisation ». En effet, les entretiens qu’ils mènent depuis de nombreuses années avec des improvisateurs tendent à montrer que l’improvisation serait justement un moyen de déranger ou de détourner la représentation de la musique comme musique, comme espace clos renvoyant à lui-même, de défaire le statut musical du sonore pour engager l’écoute dans une autre forme d’attention - aux sons, à l’environnement, au monde ; une façon, paradoxalement, de faire échapper la musique à la représentation d’elle-même, à la sortir de la scène. Matthieu Saladin, chercheur associé au CNRS et spécialiste des musiques dites expérimentales, abordera pour sa part l’œuvre du compositeur Alvin Lucier et ce qu’il a théorisé comme la « 3edimension du son », la scène. Enfin, Bastien Gallet, enseignant à l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon, spécialiste du sonore dans les arts plastiques, interviendra sur l’usage du sonore dans les arts plastique et reviendra sur son expérience de librettiste d’un opéra, The Second Woman, créé en mai 2011 au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris.
Un axe de la réflexion pourra être d’interroger le lien possible - ou impossible - concret ou illusoire, entre la structure symbolique que les musiciens conçoivent pour écrire, engager, prévoir la partition, le concert ou leur interprétation, et celui inventé ou recomposé par l’auditeur pour argumenter son écoute d’une œuvre.
C’est finalement la question ce que la scène fait aux sons que nous interrogerons, et avec elle les enjeux des pratiques scéniques contemporaines.
Proposée par Eric Vautrin (LASLAR / UCBN) avec David Rosenboom (Calarts), Travis Preston (Calarts),
Bastien Gallet (ENBA Lyon), Matthieu Saladin (IDEAT/CNRS), Jean-Luc Therminarias (compositeur
associé de la Comédie de Caen), Jean-Luc Guionnet et Bertrand Denzler.
L’après-midi sera conclue à 18h30 par un concert de musique improvisée de Jean-Luc Guionnet et Bertrand Denzler.
Samedi 28 mai, à partir de 14h, grange aux dîmes, entrée libre.
SYSTEMS OF JUDGMENT, 27 mai 2011, 20h30, Comédie de Caen, Théâtre d’Hérouville
Le compositeur-interprète David Rosenboom et le metteur en scène Travis Preston sont des artistes de renommée internationale qui dirigent chacun un département du prestigieux California Institute of the Arts de Los Angeles (USA). Ils présenteront une version théâtrale de leur concert Systems of Judgment de David Rosenboom. La mise en scène s’organise autour du dialogue entre un piano virtuose et un violon électroniquedans un environnement interactif fait de vidéos et de collages sonores divers : orage de béton, cascades d'eau, oiseaux, voix, bruits d'animaux, moteurs ou encore instruments d'Afrique ou objets du Moyen-Orient, d'Amérique du Nord ou des Aborigènes d'Australie. En se référant à des sources à la fois primitives et modernes, la composition s'appuie sur une forme narrative qui interroge l'évolution du langage humain.
Voir le site de la Comédie de Caen
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Vendredi 20 mai 2011 Rencontre : Cancer : Le secours de la fiction. Rencontre avec Lydia Flem.
Comment préserver et découvrir en soi « la part d’indestructible » que dénudent un cancer et son traitement ? Qu’arrive-t-il lorsqu’on passe « de l’autre côté du miroir » ? Quelles ressources trouver en soi mais aussi avec les autres et face à eux, proches, patients, soignants ?
Dans une sorte de conte poétique et philosophique, hommage discret rendu à Lewis Carroll, le dernier livre de Lydia Flem, La Reine Alice, aborde ces choses graves avec tendresse et humour. Elle nous offre des personnages de fantaisie où chacun trouvera ses propres échos. L’auteure était venue, grâce à l’IMEC, donner lecture intégrale de son livre à l’Abbaye d’Ardenne, les 27, 28 et 29 février dernier. Elle revient en Normandie pour échanger avec ses lecteurs mais aussi avec des patients, des cancérologues, des philosophes et des médecins engagés dans une réflexion sur l’art médical et sur la part d’humanité qui peut y être promue.
La rencontre sera animée par Franck Lelièvre, philosophe, et par les docteurs Dominique Arsène (cancérologue) et Jean-Marc Baleyte (pédiatre).
Rencontre organisée à l’initiative de la Société Normande de Philosophie, avec la participation de l’INSERM, de la SIHPP (Société Internationale d’Histoire de la Psychanalyse et de la Psychiatrie) et le soutien de l’IMEC.
Vendredi 20 mai, 20h, Amphithéâtre du Centre François Baclesse.
Voir le site du Centre François Baclesse
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Mercredi 18 mai 2011 Colloque : Jean Paulhan et l’idée de littérature.
Conjointement à son travail d’éditeur, Jean Paulhan poursuivit un questionnement « appliqué », sans cesse recommencé, dans son activité et sa réflexion critiques, au sein de ses correspondances avec les écrivains, sur ce qu’est la littérature et sur les moyens de la comprendre. À travers lui se dessinèrent une conception et une compréhension originales de la littérature, dont l’importance et l’influence au XXe siècle sont considérables.
Ce colloque a pour ambition de rendre à cette conception la place fondamentale qui lui revient dans l’histoire des idées de la littérature, en interrogeant son rapport aux formes, sa pratique de l’écriture et de la lecture, sa méthode critique, la vie et l’histoire littéraires dans lesquelles elle s’inscrit.
Avec Didier Alexandre, Clarisse Barthélemy, Inès Bartolo, Bernard Baillaud, Martyn Cornick, Charles Coustille, Sophie Fischbach,Nathalie Froloff, Marielle Macé, Anna-Louise Milne, Richard Rand, Benoît Monginot, Michel Murat, Ève Rabaté, Antonio Rodriguez, Thibaut Sallenave, Éric Trudel, Alix Tubman-Mary.
Informations pratiques
IMEC
Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain la Blanche-Herbe
Pour le public souhaitant assister au colloque, possibilité de déjeuner sur place dans la limite des places disponibles, sur réservation auprès d'Estelle Kersalé au 02 31 29 52 37 avant le jeudi 12 mai.
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Lundi 16 mai 2011 Rencontre : 3 auteurs, 3 lectures, 3 dialogues : rencontre avec Sonia Chiambretto, Enzo Cormann et Samuel Gallet.
Dans leurs processus de création, ces trois auteurs dramatiques jouent avec les formes et la langue pour parler de nos réalités quotidiennes et attiser notre attention sur le monde tel qu’il nous entoure, un monde complexe et en mouvement. Chacun à leur manière, avec leurs esthétiques et leurs engagements propres, ces trois écrivains se saisissent de thèmes tels que le mensonge et la vérité, les migrations, les mutations de nos sociétés, la toute puissance de l’argent, la révolte...
Cette rencontre permettra d’entendre et d'interroger ces écritures importantes du théâtre d’aujourd’hui, de les confronter, de mesurer ce qui les distingue, d’agiter le questionnement qui les relie toutes : comment écrire avec l’autre ?
Rencontre exceptionnelle, en ouverture du Festival ADO proposé par Le Préau – Centre Dramatique de Basse-Normandie, Vire.
Lundi 16 mai, 20h, grange aux dîmes, IMEC-Abbaye d'Ardenne
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Le festival ADO est un festival de théâtre avec et pour les adolescents, pour faire entendre des textes classiques et d’aujourd’hui qui se saisissent de la jeunesse, de ses tourments, de ses exaltations. Du 17 au 21 mai, CDR Le Préau – Vire.
Bluff (2011) d’Enzo Cormann, création au CDR Le Préau - Vire, coproduite avec la Comédie de l'Est CDR d'Alsace – Colmar et le Nouveau Théâtre d'Angers – CDN des Pays de la Loire.
Mis en scène par Caroline Gonce, Guy Pierre Couleau, Vincent Garanger. Mardi 17 mai 2011 à 20h30, mercredi 18 mai 2011 à 20h30, jeudi 19 mai 2011 à 10h et 14h00, vendredi 20 mai 2011 à 10h et 14h00 et samedi 21 mai 2011 à 20h30.
Oswald de nuit (2010) de Samuel Gallet, mis en scène par Samuel Gallet. Jeudi 19 mai 2011 à 20h30, vendredi 20 mai 2011 à 14h00 et samedi 21 mai 2011 à 16h00.
La Commission Centrale de l'Enfance
de et avec David Lescot, artiste associé au Théâtre de la Ville (Paris) et publié aux Éditions Actes Sud-Papiers, Molière de la Révélation théâtrale en 2009. Jeudi 19 mai 18h30, vendredi 20 mai 10h et samedi 21 mai 18h
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Zone Éducation Prioritaire (2010) de Sonia Chiambettro, mis en scène par Benoît Bradel. Le texte est publié chez Actes Sud-Papiers. Jeudi 19 mai 2011 à 14h00, vendredi 20 mai 2011 à 18h30 et samedi 21 mai 2011 à 14h00.
Dj55' & m70', Diptyque Molière,
adaptation et mise en scène Jérémie Fabre. Jeudi 19 mai 10h, vendredi 20 mai 20h30 et samedi 21 mai 18h.
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Samedi 14 mai 2011 Rencontre : Poésie aujourd’hui, ou donner une forme à la misère sociale.
Rencontre avec Manuel Joseph, Daniel Foucard, Nathalie Quintane.
Comment écrire la société contemporaine, comment la littérature peut-elle être le lieu non seulement d’un témoignage, mais encore d’une appréhension renouvelée de la société, à commencer par ce que les usages de la langue induisent ?
Trois auteurs répondent à la question.
Trois façons de faire de l’invention formelle en littérature une manière de donner une forme à la violence de la société contemporaine – violence latente du politique et de l’actualité médiatique, violence symbolique des modèles sociaux, violence de la misère.
Trois façons de rendre compte de la part cachée des représentations que notre société se donne d’elle-même, ce qui leur échappe ou au contraire de ce qu’elles induisent.
Trois façons de réfléchir le besoin de sécurité et les nouvelles formes d’autorité – y compris de l’autorité littéraire, la poésie n’est pas hors du monde – qui sont expérimentées aujourd’hui. Trois façons de sortir des polémiques pour proposer des formes à penser.
La rencontre sera animée par Éric Vautrin, maître de conférence en arts du spectacle à l’université de Caen et sera suivie de lectures par les auteurs.
Rencontre proposée par l’Université de Caen Basse-Normandie, en partenariat avec l’IMEC, dans le cadre du festival Passages de Témoins #2.
Samedi 14 mai, 19h, Auditorium du musée des Beaux Arts, Château de Caen.
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Vendredi 13 mai 2011 Rencontre : Un éditeur dans le siècle : Maurice Nadeau.
Rencontre avec Maurice Nadeau et Laure Adler, Fernando Arrabal, Georges-Arthur Goldschmidt, Jean-Marie G. Le Clézio (sous réserve), Monique Leroux, Dominique Noguez, Paul Otchakovsky-Laurens, Pierre Pachet.
Il est à lui seul un monument de la littérature et de l'édition françaises. Près d'un siècle passé dans l'amour des livres, des écrivains et de la littérature, doublé d'un engagement permanent dans son temps. Éditeur, directeur de revues, critique et écrivain, Maurice Nadeau fêtera ses 100 ans au mois de mai 2011. Pour célébrer ce moment exceptionnel, l'IMEC, le Festival Passages de Témoins accueillent, avec le partenariat de France-Culture, cet immense témoin et acteur de la vie littéraire et rassemblent autour de lui quelques-uns de ceux qu'il a soutenus, publiés ou inspirés. "
Programme
18h : Projection du film Maurice Nadeau, révolution et littérature, présenté par le réalisateur Gilles Nadeau
19h30 : Entretien avec Maurice Nadeau par Laure Adler suivi d'une rencontre avec Fernando Arrabal, Georges-Arthur Goldschmidt, Jean-Marie G. Le Clézio (sous réserve), Monique Leroux, Dominique Noguez, Paul Otchakovsky-Laurens, Pierre Pachet.
Maurice Nadeau aura 100 ans le 21 mai 2011. Né à Paris en 1911, orphelin de guerre, il entre à l’École normale supérieure de Saint-Cloud, où il découvre la politique et le communisme. Professeur de lettres en 1936, résistant, il échappe de peu à la déportation. À la Libération, il entre au journal Combat, dirigé par Albert Camus, en tant que critique d’art, puis anime la rubrique littéraire où il fait connaître Bataille, Char, Michaux, Simon et Miller. En 1966, il crée La Quinzaine littéraire avec François Erval. Plus tard, en 1984, les Éditions Maurice Nadeau succèdent aux éditions Les Lettres nouvelles. Son parcours et son catalogue illustrent son formidable talent pour la découverte d’auteurs majeurs (Antelme, Bataille, Barthes, Beckett, Bianciotti, Benjamin, Coetzee, Cioran, Houellebecq, Kerouac, Obaldia, Perec, Rinaldi, Gombrowicz…).
Rencontre proposée dans le cadre du festival Passages de Témoins #2.
Vendredi 13 mai, 18h
IMEC
Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain la Blanche-Herbe
Réservation obligatoire auprès d'Estelle Kersalé au 02 31 29 52 37 ou estelle.kersale@imec-archives.com
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Jeudi 12 mai 2011 Séminaire : Séminaires pluridisciplinaires ERLIS.
« Enfance, livre et culture », responsables : Mariella Colin – Annelie Jarl-Ireman – Florence Bayard
« Exploration raisonnée des fonds de l’IMEC », responsables : Boris Czerny – Hélène Lhomer
En partenariat avec l’IMEC
Offrir à des chercheurs ainsi qu’à des
doctorants de tous les domaines linguistiques représentés dans l’ERLIS la possibilité d’exposer les résultats de leurs recherches – approches méthodologiques, difficultés
inhérentes au travail sur archives, pistes de réflexion pouvant fournir des sujets de mémoire et, à plus long terme, des sujets de thèse – telles seront les principales orientations de ce séminaire.
14h00
Accueil des participants et Présentation des séminaires
14h10-14h40
Serge Martin – Université de Caen, LASLAR
La littérature à hauteur d’enfance : une question de voix
14h40-15h10
Brigitte Poitrenaud-Lamesi – Université de Caen, LASLAR
Les grands auteurs et leur conte
15h10-15h30
Questions diverses
15h30-15h45
Pause-café
15h45-16h15
Helga Lux – Université de Caen, ERLIS
Le fonds Librairie Martin Flinker
16h15-16h45
Olivier Vandercruyessen – Université de Caen, ERLIS
Récits de voyageurs en Sibérie
16h45-17h00
Questions diverses et conclusion
Contacts
M. Colin : mariella.colin@unicaen.fr
B. Czerny : bczerny@aol.com
H. Lhomer : hlhomer@hotmail.com
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Jeudi 12 mai 2011 Exposition : Archives de la vie littéraire sous l'Occupation.
Depuis la déclaration de la guerre jusqu’aux lendemains de la Libération, quel est le véritable rôle des intellectuels et des écrivains français ? De quels enjeux sont-ils les otages, de quels discours sont-ils les messagers ?
Pris dans l’engrenage du « désastre » dont parle Jacques Maritain, entraînés au « fond de l’abîme » qu’évoque Henri Bergson, écrivains et artistes, poètes et philosophes, directeurs de revues, journalistes et imprimeurs sont confrontés à une guerre totale, un véritable « crime contre l’Esprit », selon Aragon.
En une période où l’on risquait sa vie si on lisait, imprimait, diffusait des textes interdits, certains de leurs auteurs furent torturés et fusillés, comme Jacques Decour, certains tombèrent les armes à la main comme Jean Prévost, d’autres furent surveillés et menacés comme Emmanuel Mounier et Jean Paulhan, ou longtemps enfermés dans de lointains camps de prisonniers, comme Georges Hyvernaud et Emmanuel Levinas, d’autres surtout ont trouvé une mort atroce en déportation comme Benjamin Crémieux, Irène Némirovsky ou Robert Desnos. Il y eut aussi des intellectuels qui échappèrent au pire, comme Louis Aragon et Paul Éluard, et ceux qui en revinrent, témoins dévastés, comme Robert Antelme.
Sur l’autre rive, il y eut des hommes de lettres qui profitèrent, sans vergogne, du pouvoir que leur donnait la situation. D’autres qui crurent vraiment à l’Europe que prônaient Hitler et ses idéologues.
Et depuis, ce qu’il advint de l’« intelligence en guerre » ne cesse d’être au cœur de nos questionnements et de nos débats sur cette période…
Exposition conçue et réalisée par l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine)
avec le concours de la Mairie de Paris et le soutien de la Fondation Florence Gould de New York
Commissaires
Claire PAULHAN, historienne de la littérature et éditrice, est chargée de mission à l’IMEC.
Robert O. PAXTON, historien de la France et de l’Europe au XXe siècle, est professeur émérite à Columbia University (New York). Ses travaux ont fortement contribué à renouveler l’historiographie de l’entre-deux-guerres et de la Seconde Guerre mondiale. Citons notamment : La France de Vichy, 1940-1944 (Seuil, 1973, 1997), L’Armée de Vichy : le corps des officiers français, 1940-1944 (Tallandier, 2004) et Le Fascisme en action (Seuil, 2004).
Olivier CORPET est le directeur de l’Institut Mémoires de l’Édition contemporaine (IMEC). Il a récemment dirigé Irène Némirovsky, un destin en images (Denoël, 2010) et collaboré à la publication des Cahiers de la guerre de Marguerite Duras (POL, 2006).
Informations pratiques
L’exposition se tiendra à l’Hôtel de Ville de Paris
Du mercredi 11 mai 2011 au samedi 9 juillet 2011 inclus
Tous les jours, sauf les dimanches, jours fériés et jours de cession du Conseil de Paris (à savoir les 16 mai, 17 mai, 20 juin et 21 juin 2011)
Horaires : 10h00 à 19h00, dernier accès à 18h30
Accès de la salle des Prévots et du salon des Tapisseries par le parvis.
Presse
Pour tous renseignements sur l’exposition, contacter :
à l’IMEC :
Elvire Lilienfeld
tél. : 02 31 29 37 37
fax. : 02 31 29 37 36
elvire.lilienfeld@imec-archives.com
à la Mairie de Paris :
Alix Vic Dupont
tél : 01 42 76 49 61
fax : 01 42 76 53 25
service.presse@paris.fr
Pour tous renseignements sur le catalogue, contacter chez Tallandier :
Claire Venzon : claire.venzon@tallandier.com
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Mercredi 11 mai 2011 Journée d'étude : L'instant exalté : Antoine Vitez, metteur en scène et photographe.
Au moment même où l’Association des Amis d’Antoine Vitez propose au public de découvrir l’œuvre photographique, secrète, intime, d’Antoine Vitez, nous avons le désir de nous tourner une nouvelle fois vers son œuvre scénique, à jamais inaccessible mais pourtant vivement présente dans les mémoires de ceux qui en ont été les témoins, et dans l’imaginaire actuel ou en devenir de ceux qui l’ont rêvée et la rêveront encore longtemps, se nourrissant de récits, d’études, de témoignages, de photographies, de films, d’enregistrements, mais aussi des écrits, parfois accompagnés de croquis, qu’Antoine Vitez nous a légués et qui s’offrent à nous comme un véritable roman théâtral inachevé, « l’un des plus beaux de ce temps » estime François Regnault.
Cet exercice de la mémoire constitue le premier temps d’un cycle de travaux sur les « relations théâtre/photographie : formes et présences de l’absence ». Il se tiendra en Normandie, à l’abbaye d’Ardenne. À l’IMEC où sont conservées les archives d’Antoine Vitez et où un important travail de diffusion a déjà été réalisé depuis le début des années 1990. Près du théâtre de Caen où, grâce à Jo Tréhard et Joël Masson, Antoine Vitez obtint les moyens en 1966 de réaliser ses deux premières mises en scène, Électre de Sophocle et Le Procès d’Émile Henry, sa tragédie-montage. Près, aussi, de l’université où il organisa en juin 1967 un colloque intitulé « Le Théâtre et après ? ».
Traitant des relations théâtre/photographie, nous nous intéresserons à des aspects de poétique (théâtrale, photographique) et de transmission (récits, mémoires, héritages). Les questions du rapport à l’image et du rapport au temps seront centrales tout au long de la journée.
Brigitte Joinnault
Journée co-organisée par le laboratoire Théâtre, équipe d’accueil « Arts : pratiques et poétiques » (EA 3208), axe « la scène comme lieu de mémoire », Université de Rennes 2, par l’IMEC, sous la responsabilité scientifique de Brigitte Joinnault et en collaboration avec l’Association des Amis d’Antoine Vitez.
Informations pratiques
Pour le public souhaitant assister au colloque, possibilité de déjeuner sur place dans la limite des places disponibles, sur réservation auprès d'Estelle Kersalé au 02 31 29 52 37 avant le jeudi 5 mai.
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Mercredi 11 mai 2011 Exposition : Antoine Vitez photographe.
Antoine Vitez, parallèlement à son activité de mise en scène, écrivait, dessinait et photographiait. Un journal et des poèmes, des centaines de dessins à l’encre de Chine, des milliers de photographies. L’essentiel de son travail photographique, entre 1968 et 1990, réalisé avec un appareil reflex (24x36), est constitué d’une grande série de noir et blanc qui comprend des photos de théâtre et des portraits.
Les photos de théâtre regroupent les photos de spectacles, de répétitions, beaucoup de photos de coulisses, une série de portraits de comédiens au miroir, au maquillage.
Les portraits constituent la partie la plus importante, par son nombre mais aussi par le choix d’une forme photographique propice au saisissement des êtres, à la « forme de l’absence » (titre d’un poème d’Antoine Vitez, in L’Essai de solitude, P.O.L, 1981) avec un travail aigu, incisif sur le sujet, les mains, les regards.
Dans ces portraits se nouent les cercles de l’intime – sa famille, les amis, les compagnons, et se révèlent les « familles électives ».
Exposition réalisée par l'Association des Amis d'Antoine Vitez avec le soutien de la fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
Commissaires : Marie Vitez, Jeanne Vitez et Patrick Zuzalla
Pressoir, tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h, entrée libre.
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Vendredi 6 mai 2011 Rencontre : Littérature en forme.
Alors que les outils de mise en page permettent une souplesse de plus en plus marquée, le travail du graphiste dans l’édition se limite trop souvent à la couverture, particulièrement en littérature.
Est-ce seulement au nom d’une « neutralité » censée ne pas parasiter le texte ? À travers quelques exemples récents et non conventionnels, où la forme donnée au texte participe pleinement de l’écriture, nous tenterons d’évaluer les résistances et le champ des possibles dans le graphisme des ouvrages littéraire.
Avec Sonia Chiambretto, écrivain, Philippe Millot, graphiste. Modération : Romain Lacroix (Centre Pompidou) et Yoann Thommerel (IMEC)
Rencontre organisée en collaboration avec l’IMEC dans le cadre du Printemps de la Typo 2011 « Écrire la ville ».
Vendredi 6 mai, 19h, Centre Pompidou, Petite salle, niveau -1.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Voir le site du Centre Pompidou
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Mercredi 27 avril 2011 Rencontre : Michel Foucault : Nouveaux profils.
Vingt-sept ans après sa disparition, Michel Foucault reste plus que jamais présent sur la scène philosophique. Alors qu’un monumental Cahier de l’Herne dévolu au philosophe fait son apparition dans les vitrines des libraires et qu’une Introduction à Michel Foucault par Jean-François Bert vient de paraître à La Découverte, un important cours inédit de Michel Foucault, intitulé Leçon sur la volonté de savoir : cours au Collège de France : 1970-1971, est édité par les soins de Daniel Defert en coédition Le Seuil/Gallimard. Enfin, l’IMEC, le Centre Michel Foucault et les Presses Universitaires de Caen s’associent pour faire paraître une recension de la réception critique de Surveiller et punir.
Comment ces nouvelles publications modifient-elles le profil de l’œuvre ? Quelle place cette dernière occupe-t-elle dans la pensée actuelle et dans le paysage philosophique ? Comment la diversité des discours critiques qu’elle suscite transforme-t-elle notre approche de ses textes canoniques ? Telles sont quelques-unes des questions que nous aborderons en présence de plusieurs de ses meilleurs connaisseurs : Daniel Defert, qui a partagé la vie de Foucault pendant plus de vingt ans, légataire de ses manuscrits et fortement impliqué dans l’édition de ses œuvres posthumes, Judith Revel, philosophe, italianiste, traductrice et spécialiste de la pensée contemporaine, et Jean-François Bert, sociologue et historien des sciences sociales.
Le débat sera présenté et animé par Mathieu Potte-Bonneville, directeur du collège de philosophie et auteur de plusieurs ouvrages sur Michel Foucault.
Mercredi 27 avril, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Samedi 16 avril 2011 Rencontre : Erik Satie : un compositeur hors genre.
À partir d’une sélection de documents extraits du fonds d’archives d’Erik Satie conservé par l’IMEC à l’abbaye d’Ardenne, le poète et créateur sonore David Christoffel, auteur d'une thèse sur les partitions du compositeur, montrera comment ses pratiques, dans leur indétermination de genre, peuvent se présenter comme de véritables ruptures poétiques.
C’est à force de requalifier ses activités de compositeur qu’Erik Satie est devenu une figure déterminante de l’avant-garde musicale et poétique.
Une rencontre animée par Yoann Thommerel, directeur du Développement culturel de l’IMEC.
Salon Livres & Musiques de Deauville
CID/Café des débats
16h-17h15
Voir le programme complet du Salon sur le site de la ville de Deauville
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Jeudi 14 avril 2011 Rencontre : Un homme de passage : Serge Doubrovsky.
Lecture par Serge Doubrovsky d'extraits de son nouveau livre Un homme de passage, suivie d'un entretien avec Albert Dichy, directeur littéraire de l'IMEC.
Célèbre pour l'invention du terme « autofiction » qui a ouvert la voie à un genre littéraire aussi prolifique que contesté, Serge Doubrovsky est à la fois romancier, critique littéraire et théoricien. Prix Médicis pour Le livre brisé (Grasset, 1978), il a poursuivi une brillante carrière universitaire aux États-Unis tout en composant une œuvre qui, dès la publication d’Un amour de soi en 1982 brouille les frontières entre la fiction et l'autobiographie.
Présenté comme son « dernier livre », Un homme de passage est un roman torrentueux, baroque, puissant, où Serge Doubrovsky fait de sa propre vie la matière qu’il sculpte. Une vie : celle d’un « homme de passage », juif, français, américain, joyeux, désespéré, athée, pieux, aimant les femmes et solidement installé entre plusieurs identités. Serge Doubrovsky raconte tout de sa vie dans une langue qui lui est absolument propre, et qui oscille entre désordre et classicisme. C’est parfois hilarant, parfois tragique, avec, en note de fond, en basse continue, la dérision qui, selon Serge Doubrovsky, est la caractéristique de toute existence.
Jeudi 14 avril, 19h30, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
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Samedi 9 avril 2011 Rencontre : Récital : L'œil du cœur.
Présentée dans le cadre du festival Cultures du Maghreb, et à la fois récital et concert, cette création construite autour de l’univers poétique d’Abdellatif Laâbi voit se déployer les créations musicales de Driss El Maloumi, ainsi que l’éventail de l’art lyrique de Naziha Meftah.
Parole nue du poète, textes portés par le chant, performances musicales se prêtent attention, dialoguent, s’aimantent jusqu’à s’unir dans un même élan de plénitude créatrice.
Abdellatif Laâbi, poète et écrivain, a fondé la revue Souffles, qui a joué un rôle important dans le renouvellement de la culture au Maroc. Militant politique, arrêté et condamné à la prison en 1972, il sera libéré en 1980 et quitte le Maroc pour la France où il se consacre à l’écriture et à la traduction de nombreux auteurs arabes contemporains. Son vécu est la source première d’une œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) sise au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d’humour et de tendresse. Il a obtenu le prix Goncourt de la poésie 2009.
Parmi ses œuvres les plus récentes : Mon cher double (poèmes, 2007), Tribulations d’un rêveur attitré (poèmes, 2008), Le Livre imprévu (récit, 2010), tous trois aux Éditions de la Différence. Son roman Le Fond de la jarre vient d’être réédité dans la collection Folio Gallimard.
Naziha Meftah est chanteuse. Sa voix est couleur d’arc-en-ciel et ses vibratos vont à la rencontre de l’arabo-andalou et du melhoun, tout en explorant d’autres registres classiques orientaux (Fairouz, Oum Kalthoum, Asmahane, Najat Essaghira, Mohamed Abdelwahab,...). En parallèle, elle crée patiemment sa propre personnalité artistique : une sensibilité raffinée soutenue par un travail assidu et une vision de l’art marquée par le sérieux et le respect du public. Dès 1990, elle est reconnue, lors d’un concours organisé par Radio Orient, comme « la première voix arabe de Paris ». Elle a enregistré l’album Indifaâ au Caire, puis un second à Bruxelles avec l’ensemble Qayna, et son dernier, Traversées, avec l’ensemble Wajd, en partie enregistré à l’IMEC-Abbaye d’Ardenne à l’occasion de la neuvième édition du festival Cultures du Maghreb.
Driss El Maloumi est l’un des artistes de luth les plus talentueux du monde arabe et largement reconnu sur le plan international. Cet artiste n’a cesse de partir à la rencontre d’autres traditions musicales : il a ainsi joué aux côtés du maestro de la viole de gambe Jordi Savall (Espagne), du trompettiste de jazz Paolo Fresu (Italie), du joueur de zarb Keyvan Chemirani (Iran), du joueur de kora Ballaké Sissoko (Mali), du saxophoniste Llibert Fortuny (Espagne), du percussionniste Carlo Rizzo (Italie), du joueur de valiha Rajery (Madagascar), du chanteur-compositeur Marcel Khalifé (Liban), du oudiste algérien Alla, du joueur de slide guitare Debashish Bhattacharya (Inde), et s’est produit avec l’orchestre philharmonique de Prague, le Nederlands Blazers Ensemble (Pays-Bas), l’ensemble Télémaque (France).
Son album 3 MA (avec Ballaké Sissoko et Rajery) a été élu meilleur album world music aux Charts Europe 2008. L’âme dansée, 2004, a obtenu un « bravo » de Trad Magazine. Tawada, 2000 (avec le saxophoniste Alban Darche), a décroché un 4 étoiles dans Jazzman Magazine.
Donné en première au Festival des Musiques sacrées de Fès, en mai 2010, L’œil du cœur est l’objet d’une résidence à l’IMEC dans le cadre du festival Cultures du Maghreb, en vue d’un enregistrement.
Voir le programme complet du festival Cultures du Maghreb sur le site de Trait d'union
Samedi 9 avril, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
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Vendredi 1 avril 2011 Exposition : Éditeurs : Les lois du métier.
Censure, plagiat, scandales, affaires... Bienvenue dans le monde de l'édition !
L'exposition présente à la fois les grandes lignes de l'arsenal juridique construit autour de la production et de la diffusion du livre, des affaires – célèbres ou non – emblématiques, des grandes figures d'éditeurs, le tout accompagné de textes éclairant les différents cas traités.
Romans, bande-dessinées, ouvrages historiques... : les documents exposés prennent la forme d'archives juridiques, d'archives d'éditeurs ou d'auteurs, d'éditions originales de livres, d'articles de presse, de documents promotionnels, de citations, de photographies, d'interviews vidéos et de lectures de textes à écouter au fil de ce parcours original scénographié par Monique Pauzat et Jean-Michel Ponty.
L'exposition est coproduite par la Bibliothèque publique d'information (Bpi), la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges (Bfm) et l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC).
Il s'agit du troisième projet sur le monde de l'édition réalisé avec ces partenaires, après Christian Bourgois, 40 ans d'édition en 2005 et Les Éditions du Seuil, histoires d'une maison en 2007.
Bfm Centre Ville
2 place Aimé Césaire
87032 Limoges cedex
Voir le site de la Bfm de Limoges
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Jeudi 31 mars 2011 Rencontre : Laure Adler raconte Françoise Giroud.
Et si Françoise Giroud était encore plus grande que sa légende ? Plus riche, plus complexe, plus intéressante que l'image d'Épinal de la jeune femme talentueuse qui devint la première journaliste de son temps ?
La trajectoire, on la connaît : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle, puis cofondatrice de L'Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l'ex-script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines : la griffe sous le sourire enjôleur. Compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d'Algérie, amie fidèle de Mendès France et de Mitterrand, celle qui « inventa » la Nouvelle Vague et roulait en décapotable fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir. Femme politique, cette fille d'immigrés turcs ne passa jamais son bac, mais devint secrétaire d'État à la Condition féminine sous Giscard d'Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c'était une visionnaire, qui incarna la naissance de la femme moderne.
Mais on découvre sous la plume de Laure Adler que ce tempérament passionné a aussi ses zones d'ombre - expérience de la trahison, tentative de suicide, mort d'un fils... Et si une phrase de sa mère, sur son lit de mort, avait déterminé son destin ?
À travers le portrait d'une femme d'exception, c'est une époque de feu que ressuscite Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l'on savait encore se battre pour des idéaux.
Laure Adler, journaliste, historienne et écrivain, est l’auteur d’un récit, A ce soir, adapté au cinéma, et de plusieurs biographies qui furent des succès de librairie : Marguerite Duras (prix Femina de l’essai, Gallimard, 1998), Dans les pas de Hannah Arendt (Gallimard, 2005) et L’Insoumise, Simone Weil (Actes Sud, 2008). Françoise, biographie de Françoise Giroud, vient de paraitre aux éditions Grasset.
La rencontre sera animée par Manuel Carcassonne, directeur général adjoint des éditions Grasset.
Jeudi 31 mars, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
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Mardi 15 mars 2011 Rencontre : Avec François Châtelet, un voyage différentiel.
Projection suivie d'une rencontre avec le réalisateur Ivan Chaumeille animée par Jean-François Bert, sociologue, co-animateur du Centre Michel-Foucault.
« En 1948, alors jeune agrégé, François Châtelet choisit d’enseigner à Oran, puis à Tunis. De retour à Paris, où il rallie un certain temps le CNRS, il achève La naissance de l’histoire, sa thèse principale, qu’il complète par des recherches théoriques sur la signification du marxisme. Il adhère brièvement au Parti communiste français dont il stigmatise les positions jdanoviennes, rejoint la revue Arguments aux côtés de Kostas Axelos, Henri Lefebvre et Edgar Morin. Il enseignera quelques années en classes préparatoires, avant de retrouver Michel Foucault au Centre expérimental de Vincennes, dont il dirigera pendant 10 ans le département de philosophie. C’est en 1982, quelques temps après la création de l’Institut polytechnique de philosophie avec Gilles Deleuze, qu’il participe avec Jacques Derrida, Dominique Lecourt et Jean-Pierre Faye à la fondation du Collège international de philosophie. François Châtelet aura, sa vie durant, interrogé, souvent pour les critiquer, la rationalité occidentale et ses modèles dans leur rapport avec le pouvoir. Son œuvre, tissue de monographies, d’entretiens, d’un roman, de travaux collectifs, d’articles, de dictionnaires, témoigne, à qui la parcourt, d’une unité problématique d’une vie de pensée. Ce film est l’évocation de cet homme tôt disparu, qui contribua activement à dessiner le paysage intellectuel français des années 70, dont nous sommes aujourd’hui encore les héritiers. »
Ivan Chaumeille
Les archives de François Châtelet ont été confiées à l’IMEC en 1996.
Produit par Mosaïque Films, le Groupe Galactica et Canal 15, avec la participation de TLSP et REC, avec le soutien du CNC, de la Région Basse-Normandie, de l’Acsé, de la PROCIREP et de l’ANGOA, ce film a bénéficié de l’aide à la production de documentaire de création de la Région Basse-Normandie, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image animée et en collaboration avec la Maison de l’Image Basse-Normandie.
Mardi 15 mars, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
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Jeudi 24 février 2011 Rencontre : Les Intégrales d'Ardenne : Régis Jauffret lit Sévère.
La littérature, c’est d’abord une voix.
L’IMEC, La Règle du Jeu et Le Fresnoy invitent des auteurs à lire une de leurs œuvres in extenso. Là est l’originalité de la formule, et sa difficulté : tenir son texte de bout en bout, sur la longueur, face au public, devant la caméra, composer avec l’imprévu, l’épuisement, retrouver la voix de l’écrit…
Chaque auteur a la possibilité de choisir le réalisateur qui captera sa performance et d’inventer un dispositif filmique original. Ces images auront une double destination : l’intégralité des rushs trouvera place dans les collections de l’IMEC et un montage sera diffusé sur le site internet de La Règle du Jeu.
La narratrice de Sévère, jeune femme incarcérée pour le meurtre de son amant, se raconte dans une confession mêlant présent, passé proche et passé antérieur. C’est le récit troublant d’une histoire d’amour destructrice, de manipulation et de vampirisme psychologique, servi par la prose de Régis Jauffret, toute en retenue, sans effet, implacable :
« Je l'ai rencontré un soir de printemps. Je suis devenue sa maîtresse. Il m'a initiée au maniement des armes.
Il m'a fait cadeau d'un revolver. Je l'ai abattu d'une balle entre les deux yeux. »
La performance de Régis Jauffret sera filmée par Alain Fleischer.
Régis Jauffret
Né en 1955, Régis Jauffret est l'auteur de nombreux romans, dont Clémence Picot, Univers, univers (Verticales), Asiles de fous, Microfictions, Lacrimosa (Gallimard), Sévère (Seuil). Son dernier roman, Tibère et Marjorie est paru en octobre 2010 (Seuil).
Renseignements
Jeudi 24 février 2011, lecture à 18h (50'), 19h (50') et 20h (50')
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 17h30.
IMEC, Abbaye d’Ardenne, grange aux dîmes
Renseignements et réservations au 02 31 29 52 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 3 février 2011 Séminaire : Séminaires pluridisciplinaires ERLIS.
« Enfance, livre et culture », responsables : Mariella Colin – Annelie Jarl-Ireman – Florence Bayard
« Exploration raisonnée des fonds de l’IMEC », responsables : Boris Czerny – Hélène Lhomer
En partenariat avec l’IMEC
Offrir à des chercheurs ainsi qu’à des
doctorants de tous les domaines linguistiques représentés dans l’ERLIS la possibilité d’exposer les résultats de leurs recherches – approches méthodologiques, difficultés
inhérentes au travail sur archives, pistes de réflexion pouvant fournir des sujets de mémoire et, à plus long terme, des sujets de thèse – telles seront les principales orientations de ce séminaire.
14h00 : Accueil des participants
14h15-15h00 Maria RUBINS : Le fonds Irène Némirovsky
15h00-15h30 Marie FRANCO : La guerre civile dans la littérature de jeunesse espagnole
15h30-16h00 Mariella COLIN La guerre d’Espagne vue par la littérature de jeunesse de l’Italie fasciste
16h00-16h45 Discussions & Pause café
16h45-17h30 Yves CHEVREFILS-DESBIOLLES :
Le fonds Galerie de France
Abbaye d'Ardenne, boulangerie.
Contacts :
M. Colin : mariella.colin@unicaen.fr
B. Czerny : bczerny@aol.com
H. Lhomer : hlhomer@hotmail.com
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Mercredi 2 février 2011 Rencontre : Revue en scène : Nioques.
« je ne suis pas pressé, je ne m’étouffe pas
je ne suis pas écrasé, je ne suis pas enfoui,
je ne suis pas encerclé, je ne suis pas écrasé, je respire. »
Christophe Tarkos
« Quelques textes qui pourraient se penser comme un bouquet d’« actes préparatoires ». Sous le signe de ce qui fait pour nous communauté d’investigations, d’inquiétudes et de vigilance. Christophe Tarkos disait : « Je respire ». Et nous voyons bien que l’ordre des choses et des mots, autour de nous, est irrespirable. Raison évidente pour tenter de produire les formes, les dispositifs, les documents, les situations, nécessaires à notre survie en milieu hostile. » Ainsi se présente, sous la frappe de son directeur littéraire Jean-Marie Gleize, le dernier Nioques, double numéro anniversaire publié à l’occasion des 20 ans d’existence de la revue.
Cette nouvelle rencontre, animée par Éric Vautrin, propose de revenir avec Jean-Marie Gleize sur l’histoire d’une aventure éditoriale hors norme, aventure collective que caractérise principalement une attention continue et soutenue au surgissement de pratiques poétiques émergentes et percutantes ainsi qu’un travail « critique » en direction d’une réflexion approfondie sur le sens directement ou obliquement politique des recherches formelles de ceux qui la font vivre. Gilles Weinzaepflen, écrivain publié dans le dernier numéro de Nioques, présentera son dernier film La Poésie s’appelle reviens, l’écrivaine américaine Noura Wedell, membre du comité de rédaction de la revue, lira ses textes.
Eric Vautrin est maître de conférence en Arts du spectacle à l’Université de Caen Basse-Normandie, chercheur associé au CNRS et directeur artistique du festival La Poésie/nuit.
Rencontre organisée en partenariat avec Ent'revues
Mercredi 2 février, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Jeudi 27 janvier 2011 Rencontre : Les intégrales d'Ardenne : Lydia Flem.
La littérature, c’est d’abord une voix.
Dans le cadre d’un nouveau cycle à l’abbaye d’Ardenne, l’IMEC, La Règle du Jeu et Le Fresnoy invitent des auteurs à lire une de leurs œuvres in extenso. Là est l’originalité de la formule, et sa difficulté : tenir son texte de bout en bout, sur la longueur, face au public devant la caméra, composer avec l’imprévu, l’épuisement, retrouver la voix de l’écrit…
Chaque auteur a la possibilité de choisir le réalisateur qui captera sa performance et d’inventer un dispositif filmique original. Ces images auront une double destination : l’intégralité des rushs trouvera place dans les collections de l’IMEC et un montage sera diffusé sur le site internet de La Règle du Jeu.
Lecture de La Reine Alice par Lydia Flem
La performance sera filmée par Alain Fleischer
Jeudi 27 janvier 2011
Lectures à 16h00 (32’), 17h00 (46’) et 20h00 (56’)
Vendredi 28 janvier 2011
Lectures à 16h00 (22’), 17h00 (46’) et 20h00 (58’)
Samedi 29 janvier 2011
Lecture à 16h00 (80’)
Vernissage de l’exposition Lady Cobalt
avec des photographies de Lydia Flem dans un accrochage d’Alain Fleischer
Samedi 29 janvier 2011 à 18h30

Exposition présentée du 30 janvier au 13 février 2011
tous les jours sauf le lundi de 14h00 à 18h00
La Reine Alice de Lydia Flem
Hommage discret à Lewis Carroll, l’héroïne traverse réellement le miroir lorsqu’elle se découvre un cancer. Dans le laboratoire du Grand Chimiste ou chez Lady Cobalt, elle converse avec des objets magiques et des personnages extravagants : la Licorne, Cherubino Balbozar, le Grincheux, le docteur H., les Contrôleurs, la Plume, l’Attrape-Lumière... Persécutée par les uns, protégée par les autres, la dame aux turbans se joue des épreuves et devient la Reine Alice.
Lydia Flem a l’élégance de parler de choses graves avec tendresse, humour et malice. D’une grande intensité, ce roman invente une langue pour dire le désarroi qui peut nous mordre à certains moments de l’existence : entre rires et larmes.
La Reine Alice, Lydia Flem, Seuil 2011, coll. La Librairie du XXIe siècle.
Lady Cobalt, Journal photographique
« Au commencement il y eut des images.
La conversation des couleurs et des objets, leur mystère et leur allégresse. Still life, natures mortes, rêves éveillés, offrandes de survie. Autoportraits tragi-comiques, en photobooth, entre humour et impuissance assumée. Pour transfigurer l’expérience, accueillir l’éphémère beauté du quotidien.
Survivre, simplement vouloir survivre, de l’autre côté de soi.
Photographier permet de se réapproprier le monde quand on s’en trouve éjecté. Alchimie du trouvé ; ni cherché, ni voulu. Plus tard, bien plus tard, des mots sont nés de ces images. Comme un conte qui épouserait la danse fragile de l’existence.
Mais d’abord bondit l’instantané. »
Lydia Flem
Jeudi 27, vendredi 28 et samedi 29 janvier 2011
Restauration légère sur place
Entrée libre dans la limite des places disponibles
IMEC, Abbaye d’Ardenne, grange aux dîmes, renseignements et réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 27 janvier 2011 Exposition : Lady Cobalt, Journal photographique.
Photographies de Lydia Flem
dans un accrochage d'Alain Fleischer
Exposition ouverte au public, tous les jours de 14h à 18h sauf le lundi.
« Au commencement il y eut des images.
La conversation des couleurs et des objets, leur mystère et leur allégresse. Still life, natures mortes, rêves éveillés, offrandes de survie. Autoportraits tragi-comiques, en photobooth, entre humour et impuissance assumée. Pour transfigurer l’expérience, accueillir l’éphémère beauté du quotidien.
Survivre, simplement vouloir survivre, de l’autre côté de soi.
Photographier permet de se réapproprier le monde quand on s’en trouve éjecté. Alchimie du trouvé ; ni cherché, ni voulu. Plus tard, bien plus tard, des mots sont nés de ces images. Comme un conte qui épouserait la danse fragile de l’existence.
Mais d’abord bondit l’instantané. »
Lydia Flem
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Jeudi 13 janvier 2011 Colloque : Les inédits d'Emmanuel Levinas : la genèse d'une œuvre.
« Emmanuel Levinas est l’un des philosophes les plus importants du XXe siècle. Déjà largement commentée, son œuvre offre aujourd’hui un visage nouveau, avec la parution des deux premiers volumes d’inédits qui inaugurent ses Œuvres complètes, coéditées par Grasset et l’IMEC, selon les principes d’une publication scientifique. Ce colloque entend d’abord saluer le lancement de cette grande entreprise éditoriale, coordonnée par Jean-Luc Marion, de l’Académie française. Tout entier consacré à ces deux volumes d’inédits, il veut ensuite mettre en lumière la genèse de la pensée de Levinas, depuis l’épreuve du « monde cassé » de la captivité dans les Carnets de captivité, jusqu’à la mise en place des thèmes fondamentaux de Totalité et infini dans les conférences inédites prononcées au Collège Philosophique de Jean Wahl entre 1947 et 1962. Enfin, il se propose de dégager et d’interroger les thèmes nouveaux (comme la captivité) et les chemins inattendus (l’écriture romanesque, ou encore une philosophie de la métaphore) dont l’œuvre publiée n’a pas ou peu conservé la trace. »
Rodolphe Calin et Emmanuel Housset, co-directeurs du colloque
Jeudi 13 janvier 2011, Université de Caen Basse-Normandie, bâtiment Lettres, salle du Conseil, de 14h30 à 17h.
Vendredi 14 janvier, IMEC, abbaye d'Ardenne, grange aux dîmes, de 9h à 12h30 et de 15h00 à 18h30.
Samedi 15 janvier, Université de Caen Basse-Normandie, bâtiment Lettres, salle du Conseil, de 9h00 à 12h30.
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Jeudi 13 janvier 2011 Journée d'étude : André Pieyre de Mandiargues, le poète.
Le groupe d'études mandiarguiennes (GEM), constitué le 15 janvier 2009, s'est donné comme premier objet d'étude « André Pieyre de Mandiargues, le poète », considérant que cette partie importante de l'œuvre est jusqu'à présent mal connue et peu travaillée. Après la présentation par André Derval des archives déposées à l’IMEC, en particulier des carnets, manuscrits et épreuves des poèmes publiés, Claude Leroy qui vient d'éditer en deux volumes les poésies d'André Pieyre de Mandiargues (Gallimard, coll. Poésie) et Marie-Paule Berranger présenteront le 13 janvier à l’abbaye d’Ardenne la création et les modalités d’écriture poétique de l’auteur.
Les interventions du 14 janvier à l’Université de Caen (MRSH) proposeront l’étude stylistique et contextuelle d’un certain nombre de poèmes exemplaires de la diversité des registres de l’auteur (lyrisme, poésie critique d’art, humour et poésie de circonstance).
Jeudi 13 janvier, IMEC, Abbaye d’Ardenne
15h30 : Rencontre aux archives.
Présentation du fonds par André Derval, IMEC.
Claude Leroy : « Les étapes de la création. De la rêverie à la cristallisation ou l’aventure du poème ».
Marie-Paule Berranger : « Genèse du poème dans les carnets ».
Vendredi 14 janvier, Université de Caen, MRSH
9h30 :
Dominique Durosini-Gras : « Un poète en gemmation. Étude du premier cahier de poésie Dans les années sordides (1943) ».
10h00 : Anne Gourio : « Les Portes de craie, une inversion généralisée des signes ».
Discussion
11h00 : Marie Hartmann : « Les Incongruités monumentales ».
11h30 : Alain Chevrier : « La néologie dans la poésie de Mandiargues : du double sens à la cacophonie »
Discussion
14h30 : Marie-José Tramuta : « Mandiargues, Leonor Fini, Chirico : convergences ».
15h00 : Alexandre et Iwona Castant : « La part de l'œil, ou note sur les éditions d'art des poésies de Mandiargues ».
15h30 : Caecilia Ternisien : « Poétique de Mandiargues : rencontres du récit et du poème »
Discussion
Réunion du GEM
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Mardi 21 décembre 2010 Rencontre : Le Mur de l'Atlantique : rencontre avec Jérôme Prieur.
« Enfant, je jouais autour des blockhaus des plages du Cotentin, en Bretagne aussi ou dans les Landes. C’est bien simple, dès que l’on cherchait à les débusquer sur le rivage ou dans la campagne tout autour, ces cubes de béton il y en avait partout, les uns cachés dans les bois, les autres postés en sentinelles pour continuer à surveiller l’Océan. Les années ont passé, les fortifications sont toujours là, patinées par les intempéries, recouvertes de tags et de graffitis, interdites d’accès parce qu’elles sont " dangereuses ", toujours à peu près aussi invulnérables.
Comme tout le monde, j’ai toujours su que ces ruines du Mur de l’Atlantique portaient la trace de l’Occupation par les Nazis. C’était devenu un immense décor fantastique. Et puis un beau jour, si l’on peut dire, je me suis demandé comment ces monuments de béton avaient été construits. Qui avait bâti cette muraille ? D’où venaient le sable et le ciment, les pelleteuses, les camions, les échafaudages, la main d’œuvre, les entreprises ; d’où venait l’argent et d’où venaient les ordres?
Alors j’ai découvert un passé que certains connaissaient il y a très longtemps, un passé que personne n’a jamais vraiment voulu raconter. Un secret gênant dont on serait coupables et complices, un secret honteux puisqu’on a tellement voulu l’oublier depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Une histoire incroyable, une histoire " édifiante" ».
Jérôme Prieur
La projection du film Le Mur de l'Atlantique : Monument de la Collaboration (70', 2010, Mélisande films) sera suivie d'une rencontre avec Jérôme Prieur et Julie Chassin, spécialiste de l'épuration, animée par Anaïs Kien, historienne et productrice à France Culture.
Jérôme Prieur
Outre les trois grandes séries Corpus Christi (12x52’, 1997-1998), L’Origine du christianisme (10x52’, 2003), L’Apocalypse (12x52’, 2008) réalisées avec Gérard Mordillat et diffusées sur Arte, Jérôme Prieur a réalisé de nombreux documentaires notamment sur l’histoire, comme Les Hommes oubliés de la Vallée des Rois (52’, 2002, France 3 et France 5), Le Réveil d’Apollon (90’, 2004, Arte), Vercingétorix (3x52’,2005, France 5), René Char, nom de guerre Alexandre (65’, 2007, Arte).
Par ailleurs, Jérôme Prieur a publié une dizaine de livres dont, en 2010, un essai sur le passé et l’archéologie, Rendez-vous dans une autre vie (Seuil, « La Librairie du XXIe siècle »).
Son dernier livre Le Mur de l’Atlantique, monument de la collaboration (Denoël) vient de paraître début octobre 2010.

Anaïs Kien
Anaïs Kien est productrice à France Culture et documentariste au sein de
l'équipe de La Fabrique de l'Histoire, membre des jurys du prix du projet de documentaire et du prix du documentaire historique des Rendez-Vous de l'Histoire.
Julie Chassin
Julie Chassin est professeur d'histoire-géographie et chercheuse en histoire, spécialiste de l'épuration, notamment économique.
Mardi 21 décembre, grange aux dîmes, 20h
Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar "Le Chive" vous accueille dès 19h.
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Mardi 30 novembre 2010 Rencontre : L’atelier Jean Genet : lectures par Daniel Mesguich et Sarah Mesguich.
Lectures de textes rares inconnus ou inédits de Jean Genet, présentées par Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC.
Jean Genet a cinquante ans lorsqu’il achève la rédaction des Paravents. Peu après, il renonce à toute publication d’œuvre et entre dans un silence littéraire qui va durer vingt-cinq ans. Son dernier livre, Un Captif amoureux, paraîtra en 1986, un mois après sa mort.
Qu’écrit un écrivain lorsqu’il choisit de se taire ? À travers des notes, des esquisses, des lettres, des brouillons extraits des archives Jean Genet conservées par l’IMEC, cette lecture nous introduit pour un soir, avec l’accord exceptionnel de l’ayant droit de l’auteur, dans l’atelier de l’écrivain et dans les archives d’une vie : Genet y parle, comme à lui-même ou à ses proches, de ses amitiés, de ses amours, de ses voyages, des auteurs qu’il lit, des artistes qu’il aime, des mouvements qu’il soutient, mais aussi pêle-mêle de l’Amérique, de la mort, de la prison, du cirque et du théâtre.
Événement organisé par l’IMEC et l’Odéon-Théâtre de l’Europe.
Mardi 30 novembre, 20h, grange aux dîmes.
Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 25 novembre 2010 Rencontre : Les mots et les images, par le Professeur Atle Kittang.
La double séquence qui termine le film américain Smoke (par Wayne Wang et Paul Auster) nous offre une illustration très nette d'un thème qui a préoccupé non seulement les critiques modernes d'art et de littérature, mais également, depuis le début de nos civilisations, les philosophes et les théologiens: à savoir le rapport souvent conflictuel entre les mots et les images.
Ce thème sera discuté d'un point de vue à la fois historique et systématique. Le problème de l'iconoclasme religieux sera comparé avec les théories esthétiques d'un Lessing sur les différences du visuel et du poétique; or, l'exemple principal sera la discussion moderne entre phénoménologie et sémiologie, telle qu'on la trouve surtout chez Roland Barthes, dans ses théories de la photographie.
Atle Kittang est Professeur de littérature française à l’Université de Bergen, lauréat (2003) du Norwegian research council's moebius prize for research excellence.
Rencontre organisée en partenariat avec la Maison de la recherche en sciences humaines de l’Université de Caen Basse-Normandie (MRSH) et l’Office franco-norvégien d’échanges et de coopération (OFNEC).
Jeudi 25 novembre, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
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Vendredi 19 novembre 2010 Exposition : Festival Les Boréales : Paul-Émile Victor, poète de l'errance.
Cette exposition, créée en concertation étroite avec les héritiers de Paul-Émile Victor (1907-1995), permettra de découvrir pour la première fois, des photos de cette figure mythique du grand nord, dont le nom évoque à lui seul l’aventure polaire.
Issu d’une famille installée dans le Jura français, Paul-Émile Victor rêve très tôt d’aller à la rencontre des Inuits et des Maoris. Son rêve se réalise en 1936 lorsqu’il part au Groenland où il passe 14 mois dans sa famille inuit d’adoption. À cette occasion, il joint science et passion dans ce qu’il appellera son « ethnologie amoureuse ». Fort de sa connaissance du grand nord, il fonde et dirige, de 1947 à 1976, les Expéditions polaires françaises, à but scientifique.
Écologiste avant l’heure, il prend conscience dès le début des années 60 de la nécessité de préserver notre planète et fonde en 1974 le Groupe Paul-Émile Victor, pour la défense de l’Homme et de son environnement.
Il meurt sur l’île de ses vieux jours, Bora Bora, le 7 mars 1995 et, selon son vœu, est immergé au large de celle-ci. Artiste, homme de cœur, de contact et de communication, il laisse en héritage un état d’esprit, celui qui a guidé sa vie d’explorateur et d’humaniste passionné.
« L’aventurier est le poète de l’errance. Il rêve ses rêves, comme chacun, mais il est prêt à en payer le prix. C’est un imaginatif capable d’exprimer son rêve, de l’organiser et d’agir. »
Paul-Émile Victor
Exposition présentée dans le cadre de l’édition 2010 du festival Les Boréales et réalisée en partenariat avec l’ARCIS et le Centre régional des Lettres (CRL) de Basse-Normandie.
Voir le programme complet du festival Les Boréales sur le site du CRL
Un dossier pédagogique à destination des enseignants souhaitant visiter l'exposition avec leurs classes est disponible sur simple demande au 02 31 29 37 45 ou service-educatif@imec-archives.com
Pressoir
Du vendredi 19 novembre 2010 au dimanche 2 janvier 2011
Tous les jours (sauf le lundi) de 14h à 18h.
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Jeudi 18 novembre 2010 Colloque : Les Archives de Marguerite Duras.
Si le colloque « L’écriture dans tous ses états » organisé par Brian Stimpson et Myriem El-Maizi à Newcastle en 2004 avait amené à s’interroger sur le processus de l’écriture à travers certains manuscrits de l’auteur, aucun colloque jusqu’à présent n’a été entièrement consacré aux archives de Marguerite Duras. Ainsi le fonds Duras est-il fréquemment exploré, sans pour autant que le fruit de ces explorations soit toujours mis au jour. Par ailleurs, à l’heure où l’édition des œuvres complètes de l’auteur en Pléiade est en préparation, les archives Duras rendent compte de la complexité de l’œuvre durassienne, dans son ensemble comme dans ses particularités, de ses replis les plus intimes jusqu’en ses ostentations les plus revendiquées.
Deux perspectives majeures se croisent ici : l’une relève clairement de la critique génétique, inscrivant l’œuvre dans l’histoire de sa production, conférant à l’écriture une dimension temporelle ; l’autre relève d’une poétique : naissance d’un style, mais aussi tension formelle ou générique, les archives Duras témoignent de choix opérés par l’auteur, et réitérés, qui font bien souvent passer de l’écriture à la réécriture.
De cette dialectique entre écriture et réécriture, se dégage une interrogation sur l’unité, voire l’unicité de l’œuvre. Quelles en sont les constantes au regard des archives ? Que nous révèlent ces dernières sur « les régions claires et obscures » de l’écriture ? et surtout quelle absence pointent-elles ? N’y aurait-il pas là une stratégie – volontaire ? - de l’illisibilité ou des « lectures illimitées », qui interroge le sens et la portée (politique par exemple) de l’œuvre ?
Colloque dirigé par Sylvie LOIGNON (LASLAR, Université de Caen)
en partenariat avec l’IMEC et avec le soutien de la Société Marguerite Duras, la Région Basse Normandie et la Ville de Caen.
Jeudi 18 novembre à l'Université de Caen.
Vendredi 19 novembre à l'IMEC.
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Mardi 9 novembre 2010 Rencontre : Le Bout des Bordes.
Publié annuellement de 1975 à 1978 sous la forme d’un journal quotidien, Le Bout des Bordes paraît en 1980 sous la forme d’un numéro spécial de la revue Obliques, avant de reparaître depuis 2003 sous sa forme actuelle, celle d’une revue moderne proche du livre d’art.
Revue sans thème imposé, elle est fédérée par Jean-Luc Parant, à la fois artiste et écrivain, qui parvient à y réunir des artistes et des auteurs de tous horizons. Pas de mouvement, pas d’école : une liberté totale dans la juxtaposition des genres et des êtres. Comme pour redonner un sens à la singularité absolue de chacun de ceux qui viennent s’y aventurer. Des plus connus aux moins connus, des plus jeunes aux plus anciens, Le Bout des Bordes a cette faculté de mettre en perspective plutôt qu’en concurrence.
Ce n’est donc pas à une « clientèle » rétrécie d’amateurs d’art que cette revue s’adresse mais bien plutôt à un éventail de lecteurs tout aussi divers et variés que peuvent l’être entre eux les différents participants du Bout des Bordes.
Jean-Luc Parant sera entouré des artistes et performeurs Elsa Cha, Denis Ferdinande, Virgile Novarina et Krzysztof Styczynski pour une rencontre qui tiendra autant du dialogue que de la performance, comme un écho au caractère exceptionnel de la revue (552 pages) parue en avril 2010 chez Actes Sud.
Elsa Cha
Née en 1978, Elsa Cha a passé 6 ans en Côte d’Ivoire, Afrique. Elle en est revenue à l’âge de huit ans. Diplômée de l’école des Beaux Arts de Paris en 2005, elle vit et travaille à Paris depuis 12 ans. Lauréate du prix de peinture Margueritte et Methode Keskar en 2006, elle est représentée par la galerie Claude Samuel à Paris et par la galerie Numéro Six à Aix-en-Provence.
Elle travaille essentiellement le dessin, mais l’écriture est également importante dans sa démarche. Elle a réalisé une dizaine de livres, en partie pour la jeunesse dont la collection complète a été achetée par le Musée des Abattoirs à Toulouse.
Denis Ferdinande
Denis Ferdinande est né en 1978. Il a déjà publié deux ouvrages aux éditions l’Atelier de l’Agneau : théoriRe, actes en 2006 (accompagné du DVD du film Dolly ou les oies sauvages coréalisé avec Philippe Bouillet) et Toute littérature s’effondre en 2009. Un nouveau texte sera prochainement publié : Ode à Noémie Parant, dans la revue « Triages » aux éditions Tarabuste en 2011, et un autre texte (dont il lira un extrait à l’Imec) est actuellement en cours d’écriture : La terre est un dos de dinosaure glissant (quand il neige) – Une phrase, juste. Denis Ferdinande a participé au journal du Bout des Bordes n°11-14 de Jean-Luc Parant en 2010 aux éditions Actes Sud avec un extrait de ce dernier texte. Denis Ferdinande est également musicien : il a notamment composé la musique du film Dolly ou les oies sauvages (synthétiseur et guitare) en 2005.
Virgile Novarina
Né en 1976, Virgile Novarina explore depuis quinze ans son propre sommeil sous forme d’écrits et de dessins, et le sommeil des autres sous forme de photos et de vidéos. Depuis 2006, le fait même de dormir est devenu une part intégrante de son travail, sous forme de performances intitulées En Somme durant lesquelles il dort publiquement dans des vitrines de magasins, des galeries et des musées.
Krzysztof Styczynski
Né en 1964, Krzysztof Styczynski fonde les éditions Caedere en 2005. Parmi les auteurs qu’il a publiés, on retrouve : Gôzô Yoshimasu, Saul Williams, Jude Stéfan, Michel Bulteau… Il écrit et publie Des millions de morts se battent entre eux (musique Serge Teyssot-Gay) et En sortir ? avec Michel Bulteau, en 2008. Depuis plusieurs années, il filme des groupes de rock, des poètes… sous le titre générique Chamans dont il présentera, à l’Imec, un extrait consacré à Jean-Luc Parant. Il lira l’un de ses textes intitulé Voilà la nuit.
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Samedi 6 novembre 2010 Rencontre : Les écrivains filment #5 : Eugène Green, poétique du cinématographe.
À l’occasion des 50 ans du cinéma Lux, l’IMEC propose, en partenariat avec le Lux et le peuple qui manque, un cycle de rendez-vous intitulé Les écrivains filment.
Plutôt que s’arrêter à la question de l’adaptation littéraire au cinéma, ce cycle propose bien davantage d’explorer des pratiques d’artistes qui, au croisement de l’expérimentation littéraire et cinématographique, renouvellent les formes mêmes du cinéma.
"La poésie, c’est l’apparition du verbe qui se cache dans les mots ; le cinéma, c’est la parole faite image." Eugène Green, Poétique du cinématographe
Le réalisateur Eugène Green est d'abord un artiste multiple, écrivain, dramaturge et poète d'origine américaine, dansant avec les influences baroques pour créer un monde délicieux de poésie et de fantaisie. Fondateur du théâtre de la Sapience en 1977 et cinéaste hors du temps, il aime à bousculer le spectateur en redonnant à la parole une puissance sacrée, laissant sa place au décalage humoristique.
Eugène Green livre récemment avec Poétique du cinématographe (2009, Actes Sud) une réflexion singulière sur le cinéma qui puise aussi bien dans Boileau, Pascal, Tarkovski, Wong Kar-Waï ou la Torah. Premier film d’un réalisateur inclassable, Toutes les nuits est sans aucun doute un objet filmique extraordinaire. Dans cette éducation sentimentale déroutante, inspirée librement du roman de Flaubert, les personnages articulent les mots comme un nouveau langage aux accents d’un autre temps mais étonnamment novateurs. Toutes les nuits transporte dans une magie incandescente dont on ne saisit jamais tout à fait l’essence.
Film projeté :
Toutes les nuits, Eugène Green, 2001, 1h52.
Samedi 6 novembre, 20h30, cinéma Lux, réservations au 02 31 82 29 87.
Une programmation conçue par Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff, critiques d’art et programmateurs du Peuple qui manque.
Remerciements chaleureux à Jean-Jacques Lebel, les artistes, ayant-droits, distributeurs, galeries et intervenants, Agnès b., Documentaire sur Grand Ecran, Collectif Jeune Cinéma, galerie Serge Le Borgne, Brigitte Morton, Laboratoires d’Aubervilliers, Carlotta Films, Ellabel Production.
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Vendredi 5 novembre 2010 Rencontre : Les écrivains filment #4 : Errances de l'image.
À l’occasion des 50 ans du cinéma Lux, l’IMEC propose, en partenariat avec le Lux et le peuple qui manque, un cycle de rendez-vous intitulé Les écrivains filment.
Plutôt que s’arrêter à la question de l’adaptation littéraire au cinéma, ce cycle propose bien davantage d’explorer des pratiques d’artistes qui, au croisement de l’expérimentation littéraire et cinématographique, renouvellent les formes mêmes du cinéma.
On connaît le goût de Marguerite Duras pour les circulations illimitées entre romans, théâtre et cinéma, et pour les vies multiples de ses œuvres. Surtout, la radicalité de certains de ses films en ont fait la pierre angulaire des expériences de « meurtre du cinéma » qui ont le plus durablement transformé le cinéma. Aurélia Steiner Melbourne (1979) est plutôt ici le lieu maximal d’un désajustement du texte et l’image, fortement porté par la voix, la lecture magnifique de Duras elle-même. Une lecture incantatoire qui convoque la perte, le manque, le cri incessant de l’amour.
Œuvre novatrice, devenue culte, Un homme qui dort est un film à double signature, celle de l’écrivain Georges Perec et du cinéaste Bernard Queysanne, tous deux alors encore méconnus, à partir du texte initial de Georges Perec, qui ne faisait pas à l’époque encore partie de l’Oulipo.
Un étudiant remet en cause toutes ses activités et tous ses projets et se plonge volontairement dans une sorte d’hibernation. Pendant plusieurs mois, il vit ainsi en dehors du temps, en dehors du monde jusqu’à ce qu’apparaissent les limites et les dangers de cette expérience radicale. Une histoire qui impliqua une recherche formelle et sonore importante, au service de l’idée “d’infra-ordinaire”, chère à Georges Perec, qui la sous-tend.
Films projetés :
Aurelia Steiner (Melbourne), Marguerite Duras, 1979, couleur, sonore, 35 min, suivi de Un homme qui dort, de Georges Perec, Bernard Queysanne, 1974, 82 min.
Intervenants
Soirée en présence de Jean Cléder (Maître de Conférences à l'Université de Rennes II, spécialiste des rapports entre littérature et cinéma).
Vendredi 5 novembre, 20h30, IMEC. Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
Une programmation conçue par Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff, critiques d’art et programmateurs du Peuple qui manque.
Remerciements chaleureux à Jean-Jacques Lebel, les artistes, ayant-droits, distributeurs, galeries et intervenants, Agnès b., Documentaire sur Grand Ecran, Collectif Jeune Cinéma, galerie Serge Le Borgne, Brigitte Morton, Laboratoires d’Aubervilliers, Carlotta Films, Ellabel Production.
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Jeudi 4 novembre 2010 Rencontre : Les écrains filment #3 : Le cinéma qui vient.
À l’occasion des 50 ans du cinéma Lux, l’IMEC propose, en partenariat avec le Lux et le peuple qui manque, un cycle de rendez-vous intitulé Les écrivains filment.
Plutôt que s’arrêter à la question de l’adaptation littéraire au cinéma, ce cycle propose bien davantage d’explorer des pratiques d’artistes qui, au croisement de l’expérimentation littéraire et cinématographique, renouvellent les formes mêmes du cinéma.
C’est en recourant à des jeux de frottement, de trafics impurs entre poésie et art contemporain, littérature et cinéma, performance et multimédia que les écrivains, poètes, performers et plasticiens contemporains réinventent les formes cinématographiques du récit, pour paradoxalement mieux échapper au scénario, au romanesque, à la fiction majoritaire. Patrick Bouvet, adepte du sampling et du collage musicaux qu'il a adaptés à l'écriture, pratique aussi la performance, la vidéo, le multimédia et l'écriture théâtrale.
Valérie Mrejen est auteure d’une poignée de livres entre livres d’artistes, autofictions et objets sériels. Ses vidéos mettent en jeu la ténuité, le presque rien, l’inframince du langage. Proches d’une mélancolie rohmérienne, elles explorent la forme du dialogue, avec ses tics, ses vacuités, ses failles, ses paradoxes. Pierre Alferi est écrivain et poète. Il a fondé la Revue de littérature générale avec Olivier Cadiot et collaboré avec Rodolphe Burger. Charles Pennequin est l’une des voix majeures de la poésie française contemporaine. Édouard Levé, écrivain, artiste, vidéaste et photographe français, au projet littéraire et plastique radical, a mis fin à ses jours en 2007. Dans un émouvant Autoportrait, filmé en 2006, par Véronique Aubouy, il extrayait une trentaine de propositions laconiques issues de 1600 phrases sans solution de continuité qui constituait son Autoportrait. « Tu fus et resteras un bloc de possibilités », écrivait-il dans son livre posthume, Suicide.
Films et vidéos projetés : Sympa (1998, 1min), Jocelyne (1998, 2 min), Le Goûter (2000, 4 min), Le projet (1999, 2 min), Blue Bar (2000, 3 min), Manufrance (2005, 5 min), de Valérie Mréjen l Autoportrait d’Edouard Levé, filmé par Véronique Aubouy (2006, 26 min) l Big Bright Baby de Patrick Bouvet (2006, 26 min) l Elvin Jones (2000, 4 min) et La Berçeuse de Broadway (1999, 12min) de Pierre Alferi l Comprendre la vie ou le petit séminaire de la chose parlée de Charles Pennequin (2010, 7 min) l Le Gommage du livre de Marie Sochor (2002, 4 min).
Intervenants
Soirée en présence de Véronique Aubouy (réalisatrice), Pierre Alferi (poète) et Patrick Bouvet (écrivain/performer/plasticien).
Jeudi 4 novembre, 20h30, IMEC. Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
Remerciements chaleureux à Jean-Jacques Lebel, les artistes, ayant-droits, distributeurs, galeries et intervenants, Agnès b., Documentaire sur Grand Ecran, Collectif Jeune Cinéma, galerie Serge Le Borgne, Brigitte Morton, Laboratoires d’Aubervilliers, Carlotta Films, Ellabel Production.
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Mardi 2 novembre 2010 Rencontre : Apéro-rencontre avec Duckens Charitable.
Duckens Charitable, poète et dramaturge haïtien, est actuellement en résidence d'écriture à l'IMEC.
Duckens Charitable écrit depuis 2006 des textes adaptés au théâtre exhibitionniste de l’Atelier Le Vide en Haïti. Finaliste du concours Écritures Théâtrales Contemporaines ETCCaraïbes en 2009 pour son monologue Acte de Citoyenneté absolu, il le met en espace avec Phyllis Roome à New York en mars 2010. Duckens Charitable a reçu plusieurs distinctions pour ses travaux (Prix Il Convivio, Italie ; Marco Polo, Paris ; ClartENS de poésie, Port-au-Prince). Il vient travailler à l'abbaye d'Ardenne sur une pièce en cours d'écriture, Le Libre cours des choses (titre provisoire), dont le thème central est la perte.
Pour cette rencontre animée par Soraya Brière, Duckens Charitable sera accompagné de Ouarda Zérarga, auteure et metteuse en scène.
Ouarda Zérarga lira des extraits de Ich bin walou :
« Le texte s'agence comme une variation autour du monologue débutant par
"je suis". Il convoque sur le plateau une parole mêlant indécision et
engagement. Vers quelles figures héroïques nous tourner aujourd'hui?
Heureusement il y a l'humour.»
Mardi 2 novembre, boulangerie, 19h.
Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 28 octobre 2010 Rencontre : Les écrivains filment #2 : Contre le cinéma, tout contre.
À l’occasion des 50 ans du cinéma Lux, l’IMEC propose, en partenariat avec le Lux et le peuple qui manque, un cycle de rendez-vous intitulé Les écrivains filment.
Plutôt que s’arrêter à la question de l’adaptation littéraire au cinéma, ce cycle propose bien davantage d’explorer des pratiques d’artistes qui, au croisement de l’expérimentation littéraire et cinématographique, renouvellent les formes mêmes du cinéma.
« On entend parler de libération du cinéma. Mais que nous importe la libération. Le cinéma est à détruire aussi. (…) » Guy Debord
Au cœur des avant-gardes du 20e siècle, c’est depuis des pratiques poétiques, littéraires, théoriques ou plastiques, que les entreprises de destruction ou de révolution du cinéma les plus radicales se sont faites jour. Le situationnisme de Guy Debord en est une des plus puissantes expressions. Réalisé en 1968, L’abolition de l’art, unique film de l’écrivain, artiste, poète et critique d’art Alain Jouffroy préfigure la radicalité de mai. Les traductions filmiques de la poésie de William Burroughs et de Brion Gysin furent à l'image de leur écriture : expérimentales et faisant appel à la technique du cut-up, dérivant du collage dadaïste, prélèvement aléatoire de fragments de textes et d'images, assemblés dans le but de faire émerger de nouvelles significations.
Pionnier de la poésie sonore, Henri Chopin fut un magistral passeur de frontières entre expérimentations vocales, sonores, poétiques et filmiques. La poésie-action de Bernard Heidsieck, poète majeur du XXe siècle, a correspondu à une volonté d’expulsion du poème de la page pour mieux le connecter avec l’environnement social, l’action, le corps, la performance. John Giorno a été une figure centrale de l’underground new-yorkais des années soixante. Il est aujourd’hui un poète-performeur incontournable.
Films projetés :
Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps, Guy Debord (1959, 18min) l L'abolition de l'art, Alain Jouffroy, (1968, 14 min) l Towers Open Fire, Antony Balch, William Burroughs, Brion Gysin et Ian Sommerville, (1963, 10 min) l Portrait-Minute –Bernard Heidsieck - A Apollinaire, Françoise Janicot, en collaboration avec Renée Beslon, (1968, 3 min) l L'Energie du sommeil, Henri Chopin, Gianni Bertini, Serge Béguier (1966, 6 min) l The Death of William Burroughs, John Giorno, Antonello Faretta (2005, 4 min).
Intervenants
Soirée en présence de Fabien Danesi (critique d’art et écrivain, auteur de Le mythe brisé de l'Internationale situationniste : l'aventure d'une avant-garde au cœur de la culture de masse (1945-2008) et Alain Jouffroy (critique d’art et écrivain).
Jeudi 28 octobre, 20h30, IMEC. Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
Remerciements chaleureux à Jean-Jacques Lebel, les artistes, ayant-droits, distributeurs, galeries et intervenants, Agnès b., Documentaire sur Grand Ecran, Collectif Jeune Cinéma, galerie Serge Le Borgne, Brigitte Morton, Laboratoires d’Aubervilliers, Carlotta Films, Ellabel Production.
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Jeudi 21 octobre 2010 Rencontre : Les écrivains filment #1 : Autofictions, pour un cinéma minoritaire.
À l’occasion des 50 ans du cinéma Lux, l’IMEC propose, en partenariat avec le Lux et le peuple qui manque, un cycle de rendez-vous intitulé Les écrivains filment.
Plutôt que s’arrêter à la question de l’adaptation littéraire au cinéma, ce cycle propose bien davantage d’explorer des pratiques d’artistes qui, au croisement de l’expérimentation littéraire et cinématographique, renouvellent les formes mêmes du cinéma.
Revenant sur les entreprises radicales des avant-gardes (du cut-up, à la poésie sonore et visuelle, en passant par le détournement situationniste), ce cycle prend acte des entreprises de destruction ou de révolution du cinéma qui ont émané d’un dehors littéraire (du cinéma incandescent de Guy Debord, à l’abolition de l’art d’Alain Jouffroy en passant par la décomposition de Georges Perec ou aux dissociations de Marguerite Duras). Egalement axé autour d’un cinéma contemporain, aux confins du documentaire, de la vidéo, de la poésie et de l’art contemporain, ce cycle offre l’occasion de découvrir les œuvres vidéos des poètes Patrick Bouvet, Pierre Alferi, Charles Pennequin ou des écrivains et plasticiens Edouard Levé ou Valérie Mréjen. Hommage sera rendu également aux cinémas d’Hervé Guibert, de David Wojnarowicz, au «cinéma de poésie» de Jean Genet, précurseurs d’un «tiers-cinéma», entre cinéma d’essai, cinéma expérimental et autofictions, qui, œuvrant depuis une expérience minoritaire, ont fait de l’autonarration le lieu d’une politique de soi. Enfin, l’incandescent Toutes les Nuits du cinéaste, écrivain et dramaturge Eugène Green clôturera ce cycle en mode baroque. De nombreux artistes, écrivains, critiques et théoriciens sont associés à ce programme de 5 soirées, pour découvrir ou redécouvrir cette autre fabrique du cinéma que les écrivains et poètes inventent.
Une programmation conçue par Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff, critiques d’art et programmateurs du Peuple qui manque.
« Dans les minorités, l’affaire privée est directement politique » Gilles Deleuze
Des écrivains et poètes tels Hervé Guibert, David Wojnarowicz ou Jean Genet ont utilisé le cinéma comme prolongement et accomplissement d’une entreprise autofictionnelle et d’une politique de soi, amorcées dans le champ de la littérature. La pudeur ou l’impudeur, réalisée en 1991, lors des deux dernières années de vie de l’écrivain Hervé Guibert, constitue un journal vidéo de sa maladie, du sida. Dans son unique film, Guibert fait entrer dans le champ de la représentation son expérience minoritaire de la maladie et déplace la découpe politique entre pudeur et impudeur, les normes du dicible, du regardable. Exhortation à l’action, dissection des mécanismes de pouvoir, David Wojnarowicz, écrivain, vidéaste, photographe, plasticien, performeur néo-beat de l’East Village new-yorkais, fit de son expérience du sida un prisme d’analyse politique d’une société tout entière, la machine capitaliste, impérialiste, homophobe de l’Amérique de la fin des années 1980.
Un chant d’amour, film poème longtemps clandestin, constitue l’unique trace filmée des amours tumultueuses de Jean Genêt avec le cinéma. Scénariste de nombreux films invisibles, jamais réalisés, Jean Genet a écrit plus de pages de scénarios que de toute autre littérature. Il livre avec Un chant d’amour un chef-d’œuvre de la solitude inextinguible et de l’exaspération du désir.
Films projetés :
La pudeur ou l’impudeur de Hervé Guibert (1992, 58 min) l Last Night I Took a Man de David Wojnarowicz (1989, 3 min) l Un chant d’amour de Jean Genet (1950, 25min).
Intervenants
Soirée en présence d’Agnès Vannouvong (auteure de Jean Genet ou les revers du genre et L'image androgyne chez Hervé Guibert) et Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC.
Jeudi 21 octobre, 20h30, cinéma Lux, réservations au 02 31 82 29 87
Remerciements chaleureux à Jean-Jacques Lebel, les artistes, ayant-droits, distributeurs, galeries et intervenants, Agnès b., Documentaire sur Grand Ecran, Collectif Jeune Cinéma, galerie Serge Le Borgne, Brigitte Morton, Laboratoires d’Aubervilliers, Carlotta Films, Ellabel Production.
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Mercredi 13 octobre 2010 Exposition : Irène Némirovsky « Il me semble parfois que je suis étrangère... ».
Née en Ukraine à Kiev en 1903, Irène Némirovsky est élevée dans l’amour de la culture française. Chassée de Russie avec sa famille par la révolution bolchevique, elle séjourne un an en Finlande puis gagne Paris. À dix-huit ans, elle publie ses premiers contes, puis elle se marie et, en novembre 1929, devient mère. Un mois plus tard
paraît David Golder, un roman controversé traduit dans le monde
entier et porté à l’écran, qui fait sa renommée. Une dizaine de romans et de nombreuses nouvelles suivront, dictés par l’héritage familial, le souvenir d’être russe, l’étrangeté d’être juive, la volonté d’être française, puis la nécessité de faire vivre son foyer à l’heure des premières lois antijuives. Convertie au catholicisme en 1939,
réfugiée en 1940 avec sa famille dans un village de Bourgogne sans avoir pu acquérir la nationalité française, elle est arrêtée en 1942 par la police, puis déportée à Auschwitz où elle est assassinée, sans avoir pu achever Suite française, un roman en cinq parties dont deux seules seront publiées en 2004.
Reprenant une partie de la présentation réalisée par le Museum of Jewish Heritage de New York avec l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC) qui conserve la plupart de ses archives, l’exposition présente l’oeuvre d’Irène Némirovsky dans toute sa complexité et révèle son travail acharné jusqu’aux derniers jours de sa vie, à travers un grand nombre d’archives originales jamais présentées au public : l’enregistrement de la voix d’Irène Némirovsky, ses premiers poèmes russes et premiers textes en français, son journal d’écrivain sous l’Occupation, les manuscrits de David Golder et de Suite française… Une oeuvre et un destin qui témoignent comme peu d'autres, non sans contradictions, du désarroi croissant des Juifs et des étrangers dans la France des années 30.
Cette exposition a été réalisée par le Mémorial de la Shoah, en partenariat avec l’IMEC et le Museum of Jewish Heritage de New York..
Commissariat scientifique : Olivier Philipponnat, écrivain.
Mémorial de la Shoah
Niveau 1
17, rue Geoffroy–l’Asnier, 75004 Paris
Tél. 01 42 77 44 72 - Fax : 01 53 01 17 44
contact@memorialdelashoah.org
Ouverture
Tous les jours sauf le samedi, de 10 h à 18 h, et le jeudi jusqu’à 22 h.
Entrée libre
Voir le site du Mémorial de la Shoah
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Lundi 11 octobre 2010 Colloque : Les sociologues sous Vichy.
Durant l’Occupation de la France par les troupes nazies, des changements ont affecté la sociologie française. Changement parmi le personnel : les chercheurs juifs étaient frappés d’interdiction professionnelle ; changement quant aux contenus, par une réorientation vers des thématiques eugéniques, folkloristes ou communautaires.
Ce colloque a pour objet de s’interroger sur la portée de ces changements, leur moteur, les résistances, et les conséquences sur la recherche après guerre.
Comité scientifique : Annette Becker, Cécile Rolle, Jean Ferrette, Francine Muel-Dreyfus, Christian Papilloux, Bruno Péquignot, Clément Poutot, Claude Ravelet.
Colloque organisé par la revue Anamnèse et le CERREV– Université de Caen, en partenariat avec l’IMEC.
Pressoir, lundi 11 à partir de 11h, mardi 12 à partir de 9h30.
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Jeudi 7 octobre 2010 Rencontre : Revue en scène : Espace(s), une revue ouverte.
Le travail expérimental de création occupe une place centrale dans la démarche engagée par l’Observatoire de l’Espace du CNES pour rapprocher différents univers à partir du postulat suivant : le domaine du "spatial" possède des dimensions imaginaires et réelles universelles. Comment sa revue Espace(s) en témoigne-t-elle par ses évolutions, par la multiplicité des approches ou des positions qu'elle propose aux auteurs et aux artistes qu’elle sollicite ?
Depuis ses débuts, des dispositifs de création ou d’analyse ont été imaginés et mis en œuvre afin d’articuler l’Espace avec d’autres champs culturels, et l’ouvrir à des regards qui ne le réduise a priori pas à ses seules dimensions scientifiques et techniques.
Après une discussion entre Gérard Azoulay, directeur de la politique culturelle du CNES et Jacques André, chargé de mission pour le CNES, animée par Yoann Thommerel, directeur de la programmation à l’IMEC, les auteurs Sabine Macher et David Christoffel liront leurs textes publiés dans la revue.
Jeudi 7 octobre, 20h, pressoir
Rencontre organisée en partenariat avec Ent'revues dans le cadre des Hors-piste du 20e Salon de la Revue qui se tiendra à l’Espace d’animation des Blancs-Manteaux (Paris) les 16 et 17 octobre 2010.
Voir le site du CNES
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Lundi 4 octobre 2010 Colloque : Jean Duvignaud : Théâtralisation du jeu social.
Jean Duvignaud, l’un des plus illustres héritiers de la tradition sociologique, s’est employé à poursuivre l’œuvre des fondateurs tout en s’autorisant une posture hétérodoxe.
Son œuvre, traversée par l’angoissante question de la pérennité de la solidarité et du lien social, porte l’inquiétude que nourrit un processus généralisé de fragmentation qui affecte toute l’organisation sociale ; jusqu’aux sciences humaines, dont Jean Duvignaud a déploré qu’elles sombrent à ce point dans une vaine logique de l’expertise, de la spécialisation et du culte de la nomenclature. Dramaturge, sociologue, anthropologue, ethnologue, essayiste et romancier, Jean Duvignaud s’est aussi efforcé, à l’encontre d’une logique de l’enfermement disciplinaire, de renouer le fil rompu entre les sciences humaines, la littérature et la philosophie, tout comme il a prolongé la tradition durkheimienne et maussienne de l’Ecole française de socio-anthropologie.
La volonté d’analyser les faits sociaux en profondeur a conduit Jean Duvignaud, dans le sillage de Georges Gurvitch, à s’opposer à la stérilité de l’empirisme et de l’utilitarisme et à dépasser la surface de ce qui se donne immédiatement à voir, pour explorer ce qu’il nomme le « sous texte » ; ce qui n’est pas explicite mais peut rendre compte de cette effervescence créatrice de réalité sociale. Jean Duvignaud a été l’un des principaux artisans d’une révolution épistémologique où le caractère déterminant de la création sociale nous impose de nous affranchir d’une conception statique et réifiée de la société humaine. Dans la continuité des travaux de Marcel Mauss, Jean Duvignaud s’est efforcé d’identifier les actes sociaux qui instituent les communautés humaines, en interrogeant plus particulièrement le processus de théâtralisation inhérent aux cérémonies rituelles.
Au-delà d’une sociologie du théâtre réduite à l’investigation d’un champ particulier – champ largement transcendé par les incursions de Duvignaud dans la socio-anthropologie de l’art en général mais aussi de la fête et de la vie quotidienne –, il a donné corps, grâce au concept de drame social, à un nouveau paradigme postulant que la société ne peut véritablement exister qu’à la condition de jouer préalablement – au sens théâtral du terme – la réalité qu’elle s’apprête à instituer.
Dans le cadre de ce colloque, il s’agira d’interroger la double dimension de la théâtralisation du jeu social : ritualisation de la création sociale et représentation théâtrale de la société. Il s’agira également de mettre en scène et en actes l’une des formules préférées de Duvignaud définissant la vocation de la sociologie comme recherche de la manière dont « au milieu de la trame institutionnelle de la vie sociale, surgit et s’impose l’individuation ».
Avec Georges Balandier, Jean-Louis Bertucelli, Yannick Butel, Jean-Pierre Corbeau, Stéphane Corbin, Olivier Corpet, Françoise Duvignaud, Salvador Juan, Frédérick Lemarchand, Edgar Morin, Claude Ravelet, Gilles Suzanne, Camille Tarot, Béchir Tlili.
Colloque international organisé par le CERREV (Université de Caen), le LESA (Université de Provence) et l'IMEC.
Pressoir
Lundi 4 octobre à partir de 14h, mardi 5 octobre à partir de 9h30.
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Mercredi 22 septembre 2010 Colloque : Le Spectacle de l'Histoire.
L'histoire s'écrit ; mais sa représentation ne s'arrête ni aux travaux savants, ni à leur diffusion scolaire, ni aux traces mémorielles écrites. L'histoire représentée est aussi mise en scène : elle se donne à voir. Bien que limité aux XIXe et XXe siècles, le sujet (théâtre, opéra, ballet, cinéma, médias audiovisuels, cirque, arts de la rue, spectacles de sons et lumières, etc.) est si vaste que le colloque se propose de suivre quatre fils directeurs afin de dégager la relation entre les arts du spectacle et la représentation de l'histoire.
Les deux premières pistes engagent à cerner la spécificité des acteurs de l'histoire dans les arts du spectacle.
Le genre : objet de spectacle
Les femmes ont longtemps été absentes, marginalisées ou diabolisées dans les discours historiques, alors même que l'histoire sur scène a semblé leur donner une place privilégiée. A quel prix ? Le colloque se propose d'explorer les stéréotypes de genre fabriqués par les arts du spectacle, mais aussi de mettre en évidence les ambivalences et les contradictions qu'ils suscitent.
Le recours au héros, des usages de l'héroïsme
La mise en spectacle de l'histoire repose souvent sur des modèles d'héroïsation individuelle ou collective inscrits dans des formes variées de résistance. Cette vision de l'histoire est elle-même à mettre en rapport avec certaines formes de son écriture : le héros, le « grand homme » y surgissent comme moteurs de l'histoire. Avec le discrédit de « l'idole individuelle » dans les courants contemporains de la production historique, se pose la question des divergences entre ces deux modalités du regard historique et, par delà, de l'utilité sociale de l'héroïsation historique.
Les deux autres fils d'Ariane proposés questionnent les modalités de la représentation.
Usages de l'anachronisme
L'historien pourchasse les anachronismes ; pourtant il n'y a d'histoire qu'en posant au passé les questions du présent. Cette tension incessante et nécessaire, comment s'accomplit-elle sur la scène, là où le passé se conjugue au présent ? La dimension éphémère d'une grande partie des arts du spectacle accentue-t-elle ou modifie-t-elle la tension anachronique inhérente à la représentation de l'histoire ?
Entre spectaculaire et effets de réel.
Si le spectacle repose sur le « spectaculaire», la sollicitation de l'émotion, il entend aussi faire croire à la dimension « historique », c'est-à-dire à « ce qui s'est réellement passé ». Il s'agit donc d'explorer la tension, voire la contradiction mais aussi parfois l'articulation entre les impératifs de la représentation spectaculaire de l'histoire et le « noble rêve de l'objectivité » comme l'a appelé Peter Novick.
Colloque organisé par le CRHQ et le LASLAR, en partenariat avec l'IMEC.
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Samedi 18 septembre 2010 Evénement : Journées européennes du patrimoine : les coulisses de l'archive.
Depuis l’automne 2004, l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), a installé l’ensemble de ses activités au cœur du monument historique de l’abbaye d’Ardenne. Il y rassemble, préserve et met en valeur des fonds d’archives et d’études consacrés aux principales maisons d’édition, aux revues et aux différents acteurs de la vie du livre et de la création contemporaine. La programmation culturelle proposée par l’Institut se traduit notamment par des rencontres littéraires et des expositions, elle accompagne à la fois les fonds d’archives et l’actualité éditoriale.
La bibliothèque de recherche, aménagée dans l’abbatiale de l’abbaye d’Ardenne, dont la visite peut se faire tous les dimanches tout au long de l’année, mais aussi les locaux où s’effectuent les activités d’archivage seront exceptionnellement présentées au public par les bibliothécaires et archivistes qui y travaillent. Une sélection de pièces d’archives extraites des fonds conservés par l’Institut sera également exposée dans l'abbatiale.
Enfin, une visite historique permettra de retracer plus de 900 ans d’histoire de l’abbaye, de la fondation par les Prémontrés à l’installation de l’IMEC.
Visite des archives toutes les 30mn, le samedi et le dimanche. Inscriptions sur place le jour même.
Visite historique à 14h15, 15h45, 17h15, uniquement le dimanche. Inscriptions sur place le jour même.
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Mardi 14 septembre 2010 Evénement : Voir ce que devient l'ombre : projection et débat au Café des Images.
Voir ce que devient l'ombre, un portrait de Cécile Reims et Fred Deux de Matthieu Chatellier (2010 – 89 minutes) le mardi 14 septembre à 20h au cinéma Le Café des Images à Hérouville Saint-Clair.
La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur, avec Yves Chevrefils Desbiolles, archiviste et responsable des fonds d’artiste et avec Albert Dichy, directeur littéraire (IMEC).
Tarmak Films, Moviala Films, la Région Basse-Normandie, la Maison de l’Image Basse-Normandie, l’Imec et le Café des Images sont heureux d’annoncer l’avant-première d’un film soutenu par la Région Basse-Normandie dans le cadre de son Fonds d’aide à la création et à la production cinématographique et audiovisuelle.
Synopsis
Fred Deux et Cécile Reims sont deux artistes majeurs ayant traversé le siècle et croisé les plus grands noms de l’art et de la littérature.
Rescapés des démons et de la folie de la Seconde Guerre Mondiale, ils portent à jamais dans leur œuvre cette ombre indélébile avec une inépuisable puissance créatrice.
Pendant plusieurs mois, Matthieu Chatellier a filmé les deux artistes dans l’intimité de leur travail de peintre et de graveur.
Le film s’inscrit dans le moment précis d’une vie : celui de la vieillesse, de la dépossession et des interrogations sur « l’après ».
A plus de quatre-vingt ans, Fred Deux et Cécile Reims nous livrent une pensée moderne, audacieuse et sans compromis sur le 20è siècle, sur le rôle de la création et sur la vie.
Matthieu Chatellier
Matthieu Chatellier est né en 1971. Après des études à l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière, il débute en tant que chef opérateur, puis travaille comme réalisateur indépendant. En 1995, il choisit de s'installer en Basse-Normandie où il poursuit son travail de cinéaste à travers la fiction et le documentaire de création.
Après la réalisation de plusieurs courts métrages, il co-réalise avec Daniela de Felice, en 2007 son premier long métrage documentaire, (G)rêve général(e), diffusé dans toute la France et l'Europe. Voir ce que devient l'ombre est son deuxième long métrage.
Une production Tarmak Films et Moviala Films en coproduction avec BIP TV,
avec le soutien de la Région Basse-Normandie, de Centre Images - Région Centre et du Centre national du cinéma et de l’image animée.
Le film a bénéficié de l’aide à la production de documentaire de création de la Région Basse-Normandie
en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image animée et en collaboration avec la Maison de l’Image Basse-Normandie.
Mardi 14 septembre, 20h, au cinéma Le Café des Images.
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.
Renseignements : le Café des Images - 02 31 45 34 70 - réservation à la caisse du cinéma.
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Jeudi 9 septembre 2010 Evénement : SKITE Caen 2010, 5e édition : Fragments d'expériences.
« Ne pas savoir ce qui va jaillir d’un tel « laboratoire ». Et s’en réjouir.
Le SKITE s’achève à Caen, le 11 septembre 2010, après quatre semaines intenses d’échanges, d’ateliers et d’expérimentations artistiques. Les espaces du Centre Chorégraphique National de Caen-Basse-Normandie, de l’École Supérieure d’Arts et Médias de Caen-la-Mer, du l’IMEC, du Cargö, les studios d’Espace Danse, du Conservatoire, du Théâtre de Caen, l’Église Saint-Nicolas, la chapelle de la DRAC, etc., ont été le foyer d’un fourmillement d’essais où se sont engagés plus d’une soixantaine d’artistes internationaux, français et caennais. Issus de ce vaste chantier hybride, les « Fragments d’expériences » en sont une partie visible, un moment d’ouverture publique qui ne prétend pas être un résultat final. »
Jean-Marc Adolphe
La journée s'organise en plusieurs temps :
13h30 - 17h45 : Du temps... aux temps
L’Office de Diffusion et d'Information Artistique de Normandie organise dans le cadre du SKITE CAEN 2010 une rencontre le jeudi 9 septembre à 13h30 à l’Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine, à l’abbaye d’Ardenne, à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe.
Les artistes sont, au gré de leurs parcours respectifs, confrontés à la gestion de différents temps : le temps de formation, le temps de recherche, le temps de production, celui de fabrication, le temps de la réception, le temps de vie d’un spectacle, le temps de construction d’une personnalité artistique, le temps de l’histoire… La façon dont ils parviennent à articuler ces temps participe largement au bon déroulement de leurs projets. Mais les temps ne sont plus ce qu’ils étaient et leurs concordances sont toujours plus complexes.
Au cours de cette rencontre, Alexis de Saint-Ours (philosophe des sciences - Université Paris VIII) croisera des regards philosophiques avec ceux de physiciens pour tenter une définition de ce qu’est le temps, s’il existe ! Puis, Théo Van Rompay (directeur adjoint à la Performing Arts Research and Training Studios / Bruxelles) nous fera état de sa réflexion quant aux différents temps qui rythment la vie artistique.
Cette rencontre est organisée dans le cadre de SKITE 2010 - 5ème édition, en partenariat avec l’association SKITE
et Danse Perspective.
18h-20h : Présentation de Fragments d’expériences issus du projet SKITE
Plusieurs formes seront présentées en simultané et investiront divers endroits de l'abbaye : dans le potager, une conversation sur la mémoire du lieu entre une performeuse et un jardinier ; dans la Grange aux dîmes, un moment de danse sur la féminité, sur la mode et le style et sur les femmes des années 50 et 60 par une troupe venue des États-Unis ; dans l'abbatiale, une lecture bilingue d'un article de Jean Baudrillard et de textes de Jean Genet ; dans les jardins, une conversation dansée entre un danseur japonais et un danseur français.
Enfin, le tournage d'un film, mené par une équipe russo-brésilienne, sera une performance collective à laquelle le public sera invité à participer.
Entrée libre, renseignements et réservations auprès de l’accueil du Cargö au 02 31 86 79 31 du mardi au samedi de 14h00 à 19h00.
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Mardi 20 juillet 2010 Rencontre : Gloire des formes : Rencontre avec l'écrivain Jean Frémon.
Mondrian s'adonnant au plaisir coupable des courbes, Léonard a la recherche de l'introuvable visage de Judas, Daumier et son canard, Hokusai et son poulet, le duel d'Yves Klein et de Fontana par oiseaux interposés, l'homme qui faisait le portrait des montagnes, pourquoi l'enfant Jésus est-il tout nu la nuit en plein hiver alors que sa mère est habillée ?
Ce sont les sujets de ces petits contes qui ont en commun le destin ambigu des images peintes et de ceux qui vouent leur vie aux formes. Jean Frémon s’entretiendra avec Arlette Albert-Birot et nous fera partager sa passion pour la peinture et l‘écriture. Une présentation de livres, fruit d’une collaboration avec de très grands artistes, complètera cette soirée. Parmi eux, on peut citer : Louise Bourgeois, Bram Van Velde, Gérard Titus Carmel, Jan Voss, Antoni Tapiès, Zao Wou Ki…
Lectures par Philippe Müller et Vincent Vernillat.
Jean Frémon
Jean Frémon est né en 1946 à Paris. Depuis 1969, il a publié des poèmes (Discours de la fatigue, Fata Morgana, 1972), des récits (La Vraie nature des ombres, P.O.L, 2000), des romans (Le Jardin botanique, P.O.L, 1988 ; L’Île des morts, P.O.L, 1994), et des essais sur l’art (Gloire des formes, P.O.L, 2005).
Depuis I981, Jean Frémon est associé avec Jacques Dupin et Daniel Lelong à la direction de la Galerie Lelong établie à Paris, New York et Zurich. En 2010, il vient de publier Naissance avec des dessins de Louise Bourgeois (Fata Morgana, 2010).
Rencontre proposée dans le cadre des 9es Rencontres d'été d'Houlgate organisées par la Compagnie P.M.V.V. Le Grain de sable.
Mardi 20 juillet, 19h, pressoir
Pour ceux qui le souhaitent, une visite des installations de l’IMEC à l’abbaye d’Ardenne, pavillon des archives et bibliothèque, sera proposée à 18h.
Réservation indispensable au 02 31 29 37 37
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Vendredi 2 juillet 2010 Rencontre : Revues en scène : Revues plurielles.
En clôture de son séminaire annuel, l'Association des Revues plurielles propose, avec l'IMEC et Ent'revues, le spectacle 75% familles nombreuses, présenté par Ali Djilali et un concert de slam, par le collectif caennais Le Milieu.
20h, grange aux dîmes : Spectacle 75% Familles Nombreuses, présenté par Ali Djilali
« C'est l'histoire d'une famille immigrée qui, dans les années 60 s'installe dans le sud de la France pour ensuite immigrer dans un petit village au fin fond de l'Alsace et ainsi devenir la première famille "alsaço-maghrébine".
75% Familles Nombreuses retrace cette saga familiale depuis les années 60 jusqu'à nos jours avec la mère comme élément central de la famille, mettant au monde 10 enfants s'occupant de leurs besoins quotidiens, de leurs éducations, tout en faisant face à la société d'origine. Cette famille logée dans un quartier populaire, va vivre dans la joie et la douleur son adaptation à ce nouveau pays, et les contradictions issues de l'héritage culturel de la société d'origine.
L'action se déroule en Alsace, lieu symbole car l'Alsace a changé à plusieurs reprises d'identité suivant le cours de l'histoire, puisqu'elle est devenue française, allemande, puis allemande-française et inversement. Cette famille ressemble dans son parcours à l'Alsace et doit s'adapter au "pays". Ce qui est d'autant plus difficile quand les parents ne maîtrisent ni le français, ni l'alsacien. Les enfants, quant à eux, doivent faire face à cette triple culture Arabo-Franco-Alsacienne.
Le spectacle a pour cadre un quartier populaire, une cité HLM où vivent une famille maghrébine, des gitans sédentarisés et plusieurs familles alsaciennes. Tous les personnages sont inspirés de la réalité. Ce spectacle est vu à travers les yeux d'un enfant, qui tout en grandissant pose un regard étonné sur le monde qui l'entoure.
C'est finalement un spectacle trés drôle et trés émouvant, rempli d'une grande sensibilité. Il remporte un vif succés auprés d'un public trés large et venant d'univers différents par ce qu'il évoque des relations avec la mère quelles que soient les histoire personnelles.»
Ali Djilali
21h30, pressoir : Concert du collectif Le Milieu
« Le collectif Le MILIEU, c'est du slam et de la musique. Acoustique ou électrique, à 2 ou à 10.
Ils seront 5 à cette soirée interculturelle et proposeront un voyage sur différents continents.
Ils parleront de l'autre, celui qu'on ne voit pas, celui qu'on n'entend pas ou que l'on n'écoute plus...
Poésie, humour et textes enragés sont au rendez-vous. »
Yohan Leforestier, membre du collectif
Rencontre organisée en partenariat avec Ent'revues, avec le soutien de l'Acsè et de l'Association des revues plurielles.
Vendredi 2 juillet, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
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Jeudi 10 juin 2010 Séminaire : Séminaire d’histoire culturelle du CRHQ : Emotions autour de la musique.
Le séminaire d’histoire culturelle Musique et Société co-organisé par l’IMEC et le CRHQ (CNRS/université de Caen) tiendra sa dernière séance de l’année autour du thème "Emotions autour de la musique".
Communications :
Olivier Dumoulin (Université de Caen Basse-Normandie) : Stratégie émotionnelle des Deutsche Wochenschau
Laurent GUIDO (Université de Lausanne) : Les notions de Symphonie urbaine et de Symphonie du monde dans le cinéma des années 1920-1930.
Jeudi 10 juin, 10h, pressoir
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Mardi 8 juin 2010 Exposition : Yves Saint Laurent, Archives de la création 1962 - 2002.
Depuis ses débuts, la maison Yves Saint Laurent conserve les vêtements créés dans ses ateliers. Petit à petit, une véritable collection s’est constituée. Elle comporte aujourd’hui plus de 5 000 vêtements auxquels s’ajoutent tous les accessoires, les dessins, les fiches d’atelier et de manutention...
Quarante ans de création sont désormais répertoriés, conservés, abrités et mis en valeur par la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent. L’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, dont la mission est de conserver l’archéologie de l’œuvre des grands créateurs contemporains, a reconnu dans ce patrimoine inestimable un ensemble passionnant, à la fois pour le public curieux de découvrir le mélange d’art et d’artisanat précédant le défilé, et plus généralement pour tous ceux que l’histoire de l’art et les processus de la création intéressent. À travers les archives d’Yves Saint Laurent, ce sont bien, en effet, des archives tout à fait uniques, tant dans leur originalité que dans leur complétude, qui sont rassemblées dans ce corpus exceptionnel. C’est pourquoi la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et l’IMEC ont choisi de s’associer pour présenter une sélection des croquis illustrant le travail d’Yves Saint Laurent dans le cadre de l’abbaye d’Ardenne, lieu d’étude où sont abritées les collections de plus de 400 créateurs contemporains (écrivains, cinéastes, peintres, éditeurs, etc.)
Présentée dans la continuité de la rétrospective Yves Saint Laurent inaugurée en mars 2010 au Petit Palais de Paris, cette exposition donne à voir, pour la première fois, la genèse de la création. Elle en constitue le prolongement idéal.
Exposition réalisée en partenariat par la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et l'IMEC.
Grange aux dîmes, tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Plein tarif : 5 euros, tarif réduit : 3 euros, gratuit pour les demandeurs d'emploi et enfants de moins de 12 ans.
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Dimanche 6 juin 2010 Rencontre : Erik Satie contre l'impressionnisme ? Conférence-concert de Guy Sacre, avec Billy Eidi au piano.
Compositeur de musiques à ne pas écouter (« Musique d’ameublement »), de musiques à voir, auteur de textes à ne pas lire (« Heures séculaires et instantanées »), Erik Satie, décrit par Claude Debussy comme « un musicien médiéval et doux égaré dans ce siècle », surnommé par Alphonse Allais « Esotérik Satie » et par Francis Picabia « Satierik », cultiva toute sa vie le paradoxe. Du cabaret montmartrois « Le Chat noir » aux manifestations Dada, il est le plus atypique des musiciens, initiateur de la musique contemporaine et encore aujourd’hui indispensable, selon les termes de John Cage.
Cet après-midi à l’IMEC (abbaye d’Ardenne), où sont conservées les archives d’Erik Satie, sera entièrement consacré aux rapports complexes, ambivalents, que le compositeur a entretenus avec l’impressionnisme musical, ce courant stylistique qui s'épanouit brièvement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle et qui eut pour figure de proue Claude Debussy.
Cet événement propose un programme varié et ludique permettant d’éclairer les rapports d’Erik Satie avec l’impressionnisme musical : une conférence-concert spécialement conçue par le compositeur Guy Sacre et le pianiste Billy Eidi, des temps de lecture, un goûter sur l’herbe dans les jardins de l’abbaye d’Ardenne où la poire sera à l’honneur.
Guy Sacre
Compositeur français. Son catalogue comporte plus de vingt recueils pour piano et une centaine de mélodies. Un disque rassemblant quelques-unes de ses œuvres majeures pour piano, interprétées par Billy Eidi, a paru chez Timpani, suivi chez le même éditeur d’un choix de ses mélodies, par Florence Katz, Jean-François Gardeil et Billy Eidi. Un second disque de piano est en cours de parution.
Par ailleurs, déchiffreur impénitent et passionné du répertoire, il a écrit un vaste ouvrage sur son domaine de prédilection, La Musique de piano (2 volumes, 3000 pages, éditions Laffont, collection Bouquins).
Guy Sacre est également auteur d’articles, de conférences et d’émissions radiophoniques sur divers sujets d’esthétique musicale et littéraire.
Billy Eidi
Pianiste français d’origine libanaise, élève à Paris de Magda Tagliaferro, Jacques Coulaud et Jean Micault. Licence de concert de l’École Normale de Musique de Paris. Second Prix du Concours international Viotti-Valsesia (1981). Grand Prix de l’Académie Charles Cros et Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque français (1993).
Il défend particulièrement le répertoire romantique et la musique française du XXe siècle, s’attachant à faire découvrir auteurs et répertoires méconnus. Il a créé des pièces de Satie (Sixième Nocturne), Sauguet (Ombres sur Venise, qui lui est dédiée), Jaubert, Sacre, Bonet, Beffa, Krynen, etc. C’est en outre un passionné de la mélodie française, qui œuvre inlassablement pour une meilleure connaissance et un renouveau du genre.
On retrouve ces goûts et ces préoccupations dans ses disques, à ce jour une vingtaine, dont de nombreuses premières, tant piano (Scriabine, Sauguet, Milhaud, Satie, Poulenc, Sacre, Séverac) que mélodies (en particulier les intégrales Honegger, Chausson, Delage et Roussel). Autant d’enregistrements chaleureusement accueillis par la presse, qui voit en lui un « pianiste poète » (Jean Roy). Parmi les derniers, le CD qu’il a consacré au piano de Séverac a reçu un Diapason d’or, l’intégrale des mélodies de Roussel a été saluée d’un « Choc » du Monde de la musique, et son tout récent disque de mélodies de Fauré (avec le ténor Yann Beuron) a reçu un ffff de Télérama et le « BBC Music Choice » .
L’Académie du Disque lyrique lui a décerné le Prix Gerald Moore (Orphée d’or du meilleur accompagnateur, 2009) pour la réédition de son CD des mélodies de Guy Sacre.
Billy Eidi est actuellement professeur au CRR de Paris, au CNSMD de Lyon, ainsi qu’aux Académies internationales d’été de Nice et de Nancy.
Guy Sacre et Billy Eidi collaborent depuis plus de quinze ans à des concerts-conférences ou à des récitals à deux ou trois voix, auxquels s’adjoignent souvent des chanteurs : illustration, par le texte autant que par la musique, de poètes (Mallarmé, Verlaine, Fargue, Apollinaire…) ou de thèmes (« Musiques de la nuit », « La musique et les éléments », « Les adieux », « Une saison en enfance »…) qui leur sont chers.
Dimanche 6 juin, 14h30, grange aux dîmes et jardins
Réservations indispensables au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
Manifestation organisée dans le cadre du festival Normandie Impressionniste
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Jeudi 3 juin 2010 Rencontre : Revue en scène : L’Affiche, revue murale de poésie.
En juin 2010, l’Affiche, revue murale de poésie, créée par les éditions Le bleu du ciel, fêtera ses vingt ans et la parution de son soixante-dixième et ultime numéro. Avant que ne s’engagent d’autres projets éditoriaux innovants - en format numérique cette fois – cette rencontre sera l’occasion d’un retour sur deux décennies d’une expérience marquante de par sa singularité et son effervescence créatrice.
L’Affiche, revue d’une seule page éditée en format 120 x 176 cm, réunit à chaque numéro deux artistes contemporains : un poète et un plasticien, pour une composition unique et inventive. La revue, s’offrant de manière inattendue au regard curieux des passants du haut d’un panneau Decaux, ou s’exposant dans les centres culturels, les universités, les musées… constitue un espace poétique qui invente des modalités de réception inédites. Création et diffusion se conjuguent dans un même dessein, celui d’animer le dialogue entre l’art et un large public.
Réunis aux côtés de Didier Vergnaud, fondateur et animateur de la revue, Michel Herreria et Jérôme Mauche – deux des créateurs d’Affiche – retraceront l’histoire de cette aventure, en rappelleront les enjeux, qu’ils relèvent du choix des lieux d’accrochage, ou de la mise en jeu du rapport entre images et mots. Ce rendez-vous sera libre dans sa forme, comme l’ont été toutes les propositions de l’Affiche, riche de questionnements à l’image des réflexions liées à l’acte créatif dont elle fut le foyer.
Une rencontre animée par Yoann Thommerel, directeur du développement culturel de l’IMEC, et organisée en partenariat avec Ent'revues.
Jeudi 3 juin, 20h, pressoir
Réservations au 02 31 29 37 67 ou reservations@imec-archives.com
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Mercredi 26 mai 2010 Rencontre : Histoires d'édition : NOUS. Rencontre et lectures avec Benoît Casas, Philippe Beck, Luc Bénazet et Patrice Grente.
Fondées en 1999 à Caen, les éditions NOUS, animées par Benoît Casas et Patrizia Atzei, ont su se tailler, en éditant principalement de la poésie et de la philosophie contemporaines, une solide réputation dans le paysage de l’édition indépendante en France.
Theodor W. Adorno, Alain Badiou, Jacques Barbaut, Philippe Beck, Mehdi Belhaj Kacem, Luc Bénazet, André Biély, Benoît Casas, Paul Celan, Jean-Patrice Courtois, Robert Creeley, Jacques Demarcq, Antoine Dufeu, Bénédicte Hébert, Gerard Manley Hopkins, Alain Jugnon, Jacques Jouet, Christophe Manon, Luis de Miranda, Pier Paolo Pasolini, Jacques Roubaud, Gertrude Stein, Gérard Wajcman, Andrea Zanzotto et Alenka Zupancic : amorce d’élaboration d’un nous contemporain extrême disparate. Pour se soumettre, sujet-éditeur, à la question de Mallarmé : “véritablement, aujourd’hui, qu’y a-t-il ?”.
Accompagné de deux auteurs de son catalogue, Philippe Beck et Luc Benazet, Benoît Casas viendra défendre ses choix d’éditeur dans une rencontre animée par Yoann Thommerel, directeur du développement culturel à l’IMEC.
Philippe Beck
Philippe Beck est né en 1963, à Strasbourg. Maître de conférences en philosophie à l’université de Nantes, poète, il est l’auteur de nombreux livres. Philippe Beck est tenu aujourd’hui comme le poète le plus innovant de ces dernières années. Il a publié Lyre dure en 2009 aux éditions NOUS.
Luc Bénazet
Luc Bénazet vit principalement à Paris. Il contribue à l'écriture de films, notamment L’été à Zedelbeeck (texte) et Jours tranquilles à Sarajevo (adaptation du scénario au montage). Il a publié nÉcrits chez NOUS, et également dans les revues littéraires Grumeaux et MIR. Il pratique la lecture publique.
Rencontre organisée en partenariat avec le Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie
Mercredi 26 mai, 20h, pressoir
Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar « Le Chive » vous accueille dès 19h00 au pressoir.
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Jeudi 20 mai 2010 Séminaire : Séminaire pluridisciplinaire ERLIS : Exploration raisonnée des fonds de l’IMEC.
Du classement des archives à l’exploration d’un fonds donné, des chercheurs de l’Équipe de Recherche sur les Littératures, les Imaginaires et les Sociétés (ERLIS) présenteront les résultats de leurs recherches : approches méthodologiques, difficultés inhérentes au travail sur archives, élaboration d’un projet, tels sont les principaux axes de ce séminaire.
Avec Hélène Lhomer, Estrella Ruiz-Galvez, Alejandra Testino Zafiropoulos et Javier Espejo Suros.
Séminaire sous la responsabilité d’Anne-Marie Gresser (professeur, directrice de l’équipe ERLIS) et de Boris Czerny (maître de conférences).
Jeudi 20 mai, pressoir, 14h30
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Mercredi 19 mai 2010 Rencontre : (Re)lire Pavese aujourd'hui : rencontre avec Martin Rueff et Mario Fusco.
À l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, les éditions Gallimard ont publié en 2008 les œuvres de l’écrivain italien Cesare Pavese dans la collection Quarto, en proposant une révision des versions françaises existantes et, pour certains textes, une nouvelle traduction.
Ce projet, dirigé par Martin Rueff, s’inscrit dans une triple démarche.
Sur le plan éditorial, il montre la nécessité de faire revivre des textes qui appartiennent au patrimoine littéraire et qui méritent, par la pertinence de leur vision du monde et la beauté de la langue qui l’exprime, de sortir du relatif oubli où la postérité les a relégués. Car il en va de certains livres comme de certains objets : ils subissent l’étrange loi de la mode qui modifie la perception de l’art au gré de fluctuations parfois insaisissables.
La nécessité de proposer aux lecteurs une nouvelle chance de rencontrer une œuvre étrangère induit une autre question aussi fondamentale que délicate : relire doit-il signifier retraduire ? On dit souvent qu’une traduction « vieillit ». Que signifie cette image biologique appliquée à des textes dont l’ambition est de transmettre une beauté immuable et des thèmes universels ? Le texte source, lui, ne change pas et s’il peut aussi donner l’impression de ne plus être actuel, c’est parce que le monde qu’il déploie n’est plus en accord avec la contemporanéité des lecteurs successifs.
Enfin, comment saisir cette part d’éternité qui permet de définir les œuvres majeures et rend donc légitime, voire impérieux, le besoin de les exhumer ? La réflexion se recentre alors sur les textes eux-mêmes et sur l’univers de leur auteur. Cesare Pavese, né en 1908, mort suicidé en 1950, est une personnalité complexe et tourmentée qui a écrit une œuvre abondante et variée (poèmes, nouvelles, romans, journal, essais). Elle est traversée par des obsessions récurrentes liées à la nostalgie des collines piémontaises de son enfance, à la difficulté de tenir son rôle de membre de la communauté humaine et à la perception, qui en découle, d’une singularité douloureuse mais féconde. Italo Calvino, dont il fut le maître et l’ami, évoque sa « violence auto-lésionnelle ». Gianna Manzini, écrivaine toscane, le décrit à quelques jours de son suicide, alors qu’il venait d’obtenir la reconnaissance du glorieux prix littéraire Strega, comme « plein d’entrain, confiant, parlant métier avec naturel et un généreux abandon ».
La rencontre autour de Pavese tentera de répondre à ces quelques questions. Elle réunira Martin Rueff, responsable de l’édition Quarto Gallimard, philosophe, critique littéraire, essayiste, spécialiste de poésie, directeur de collection, poète et traducteur, et Mario Fusco, Professeur émérite de littérature italienne à Paris III, auteur de nombreux ouvrages et traductions consacrés aux plus grands auteurs italiens des XIXe et XXe siècles (Leopardi, Svevo, Landolfi, Gadda, Sciascia…). Elle sera animée par Vincent d’Orlando, Maître de conférences à l’Université de Caen, spécialiste de littérature italienne contemporaine et traducteur.
Mercredi 19 mai, 20h, pressoir
Réservations au 02 31 29 37 37 ou reservations@imec-archives.com
Notre bar « Le Chive » vous accueille dès 19h00 dans la grange aux dîmes.
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Jeudi 6 mai 2010 Séminaire : Séminaire d’histoire culturelle du CRHQ : Circulation et transferts culturels dans le domaine musical.
Les formes et les pratiques musicales, comme tous les objets de l'histoire culturelle, sont éminemment plastiques. Comprendre leurs transformations incessantes suppose l'étude de leur circulation, des conditions de leur insertion dans les sociétés où ils émergent. C'est l'objet de cette séance du séminaire sur les transferts culturels dans le domaine musical, à travers deux exemples pris au XXe siècle.
Avec Marie Duchêne, doctorante (université de Tours) et Anaïs Fléchet, ATER (université Paris IV).
Séminaire sous la responsabilité de Benoît Marpeau et Stéphane Haffemayer (maîtres de conférences, laboratoire CRHQ, université de Caen Basse-Normandie/CNRS).
Jeudi 6 mai, 10h, boulangerie
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Jeudi 6 mai 2010 Rencontre : Passages de Témoins #1 : Rencontre avec l'éditeur Pierre Belfond.
Figure peu conventionnelle mais marquante de l’édition contemporaine, Pierre Belfond a animé durant près de quarante ans la maison d’édition qui porte son nom et qu’il avait fondée, avec sa femme Franca, à Paris, en 1963.
Esprit curieux, sans préjugés et ouvert à tout, aussi bien à la poésie qu’au roman, à la musique qu’à la peinture, aux jeunes auteurs qu’aux grands noms de la littérature étrangère qu’il a contribué à faire connaître, Pierre Belfond a défendu une certaine idée de la littérature et de l’édition. Après des débuts difficiles, où il tâche de faire connaître, au travers de collections de poche, des textes poétiques méconnus, Pierre Belfond crée la collection « Entretiens » où il publie les plus grands noms de son temps, Ionesco, Marcel Duchamp, Pierre Schaeffer ou Philippe Soupault. Il crée ensuite Les Cahiers du Regard, qui mettent en regard écrivains et artistes, de Hans Bellmer ou Max Ernst à Michel Fardoulis-Lagrange. Parallèlement, il fait découvrir Patrick Rambaud et Gaston Compère, s’ouvre à des textes politiques avec Trotski, puis Jean-Jacques Lebel et Daniel Cohn-Bendit, sans renoncer pour autant à la publication de poètes. Pour soutenir cette politique exigeante, il accepte, selon « le principe des vases communicants », d’accueillir des ouvrages plus populaires et, avec un flair étonnant, achète en 1971 les droits de The Love Machine de Jacqueline Susan dont aucun éditeur ne voulait, best-seller qui sauve sa maison. Il récidive avec Les Oiseaux se cachent pour mourir de Colleen McCullough véritable raz-de-marée éditorial qui lui permet de mener durant plusieurs années une politique courageuse et conforme à ses goûts. Malgré de nombreux succès, notamment Les Ritals de Cavanna, il cède finalement la majorité des parts de sa maison, introduite en Bourse, aux éditions Masson. Tout en conservant par la suite une activité éditoriale, Pierre Belfond ouvre une galerie où il a exposé notamment sa riche collection de dessins d’écrivains.
En 2007, Pierre Belfond publie chez Fayard, ses mémoires, Scènes de la vie d’un éditeur, où il conte avec verve ses tribulations à travers le monde de l’édition, révélant aussi bien ses réussites que ses ratages et mille anecdotes sur la vie culturelle et artistique. Il y témoigne également de sa foi en un métier qui demeure, à ses yeux, « le plus beau du monde ».
Dans un grand entretien mené par Olivier Corpet et Albert Dichy, Pierre Belfond reviendra sur son parcours exceptionnel, sur sa passion de l’édition, sur les livres qu’il a publiés et sur ceux qui lui ont échappé, sur ses amis écrivains et artistes.
Rencontre organisée dans le cadre de Passages de Témoins #1 en partenariat avec la Ville de Caen.
Réservations indispensables dans la limite des places disponibles au 02 31 29 37 37
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Jeudi 6 mai 2010 Journée d'étude : L’impact du numérique sur la filière livres - Forum interprofessionnel sur la filière « livres » en Normandie.
A l’heure de sa deuxième révolution, le numérique impacte désormais tous les secteurs de la filière Livres : création, diffusion, commercialisation, transmission et modes de lecture. Comment le numérique modifie-t-il notre rapport au livre ? Quelle place pour l’auteur, l’éditeur, le libraire et le bibliothécaire dans ce nouvel « écosystème » du livre ? Comment accompagner au mieux cette transition ? Le numérique peut-il être l’occasion d’un nouvel essor pour le livre et lui permettre de toucher de nouveaux publics grâce à de nouveaux usages ? À l’invitation de Passages de témoins et du Centre régional des Lettres de Basse-Normandie, les acteurs du livre, nationaux et en région, débattront ensemble autour de ces questions lors d’une journée interprofessionnelle ouverte au grand public, le 6 mai à l’ESAM. La création, la diffusion et la conservation feront respectivement l’objet de trois tables rondes.
Parmi les invités : Thomas Cadène, auteur de BD numérique, Hervé Le Crosnier de C&F éditions, Charles Kermarec de la librairie Dialogues à Brest, Christian Gautier de la librairie le Passage à Alençon, Hervé Bienvault, consultant en édition numérique au pôle métiers du livre à l’IUT Montaigne de Bordeaux et créateur de blog, Bernard Huchet, conservateur à la bibliothèque de Caen, Louis Burle directeur de la bibliothèque de Troyes, André Derval, responsable des fonds d'éditeurs à l'IMEC, l’éditeur Charles Corlet…
Une initiative de la Ville de Caen et du Centre régional des Lettres Basse-Normandie, en partenariat avec la Région Basse-Normandie, la DRAC, l’Université de Caen Basse-Normandie, l’IMEC, la Bibliothèque de Caen, le Relais d’Sciences, Synergia…
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Mercredi 28 avril 2010 Rencontre : Maurice Pons et Les Mistons de François Truffaut.
Rencontre avec Maurice Pons et Bernard Bastide, lecture par Bernadette Lafont.
Un an avant de tourner son premier film, Les Quatre cents coups, François Truffaut réalise en 1959 un court-métrage de 23 minutes, Les Mistons, considéré comme le départ de son aventure cinématographique.
Longtemps enveloppé de mystère et rarement diffusé, ce film était adapté d'une nouvelle, tirée d'un ouvrage de Maurice Pons, paru l'année précédente, Les Virginales. Alors presque inconnu, Maurice Pons allait devenir par la suite l'auteur d'une œuvre singulière et secrète, et notamment d'un livre-culte de notre temps, Les Saisons, publié aux éditions Christian Bourgois. Le film de François Truffaut, centré sur une jeune comédienne irradiante à ses débuts, Bernadette Lafont, traduit l'univers de l'écrivain tout en portant déjà pleinement l'empreinte du futur chef de file de la Nouvelle Vague.
Pour saluer la création du fonds Maurice Pons à l'IMEC, cette soirée, animée par Albert Dichy, propose une lecture par Bernadette Lafont de la nouvelle Les Mistons, suivie d'une projection du film de François Truffaut et d'une rencontre avec l'auteur, la comédienne et Bernard Bastide, historien du cinéma et auteur d'une étude sur ce film.
Mercredi 28 avril, 20h, grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37 ou ardenne@imec-archives.com
Notre bar « Le Chive » vous accueille dès 19h00 dans la grange aux dîmes.
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Mercredi 21 avril 2010 Rencontre : Revue en scène : Le Tigre.
Le Tigre (la bête), le curieux magazine curieux, vient de changer de pelage.
« Le Tigre est mort, vive Le Tigre !
Car l’animal, tel le serpent dont il a les mues successives, tel le caméléon dont il épouse les couleurs changeantes, tel le zèbre dont il a la drôlerie et le graphisme audacieux, tel l’âne dont il a l’entêtement, tel l’ornithorynque dont il a l’aspect de bric et de broc ayant le don de provoquer chez 91,4% des primoarrivants la phrase « c’est quoi ce truc ? » (traduction journalistique : « quel est donc votre projet éditorial ? »), tel le renard dont il a la ruse redoublée de rage, et enfin tel le tigre dont il a la sauvagerie, votre Tigre donc, faisant fi des avis pourtant raisonnables du mouton, du canard et de la timide musaraigne, va changer une fois de plus de formule. Ce Tigre est le dernier de la forme dite Tigre-bimestriel-de-104-pages, forme lancée en 2008, après que Le Tigre eut été hebdomadaire en 2006 et mensuel en 2007. »
Extrait de l’éditorial du Volume 34, paru en novembre 2009 et dernière livraison du Tigre ancienne version.
Devenu depuis février 2010 un « quinzomadaire », Le Tigre reste un magazine unique dans le paysage de la presse française contemporaine : en papier, en couleur, sans publicité, indépendant, insolent, rigoureux, critique, ironique, drôle et sérieux.
Les auteurs Lætitia Bianchi, Raphaël Meltz et Sylvain Prudhomme, responsables du Tigre (la bête) viendront expliquer, entre deux rugissements, leurs choix éditoriaux et la singularité de leur magazine. Ponctuée de lectures par l'écrivain Emmanuel Loi et suivie de la projection du film Le Petit dictionnaire infidèle de l’amour de Cécile Mille, la rencontre sera animée par André Chabin, directeur d'Ent'revues.
Rencontre organisée en partenariat avec Ent’revues.
Jeudi 21 avril, 20h, grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37 ou ardenne@imec-archives.com
Notre bar « Le Chive » vous accueille le 21 avril dès 19h00 dans la grange aux dîmes.
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Jeudi 8 avril 2010 Rencontre : Histoires d’édition : Argol. Rencontre avec Catherine Flohic, lectures de Christian Prigent et Emmanuel Adely, spectacle de Vanda Benes. .
« Les auteurs et leur éditrice ne peuvent penser un livre comme un objet, mais plutôt comme une “ histoire ” vécue et partagée », peut-on lire sur le site internet de la maison d’édition Argol. Ces quelques mots disent l’importance qu’accorde Catherine Flohic, fondatrice de la maison en 2005, à une politique d’auteur qui s’invente avant tout dans la relation avec ceux qu’elle publie, une relation où le goût de la découverte accompagne la plus haute exigence.
Littérature, poésie et art. Depuis sa création, Argol recherche de nouveaux espaces de création, et provoque croisements, correspondances, rencontres entre l'écriture et l'image dans tous les champs de la littérature et de l'art. Avec ses différentes collections, notamment « Les Singuliers » qui, à partir d’entretiens aux sources de l’écriture, conçus comme des monographies documentées, anthologiques et illustrées, réunit les grandes voix de la littérature et de la poésie contemporaine (Christian Prigent, Philippe Beck, Hubert Lucot, Jacques Roubaud…), ou « Locus Solus » consacrée aux nouvelles écritures (Emmanuel Adely, Sylvain Coher, Didier Garcia…), Argol a su imposer un projet éditorial fort et original, et apporte de livre en livre témoignages et réflexions vives sur la création.
Aux côtés de deux de « ses » auteurs, Christian Prigent et Emmanuel Adely, qui donneront à entendre leur langue par des lectures, Catherine Flohic reviendra sur l’histoire de sa maison et sur sa conception de l’édition.
Peep-Show, un spectacle de Vanda Benes
Fidèle à l’esprit curieux d’Argol, cette rencontre s’achèvera par la présentation d’un spectacle exceptionnel et décapant : Peep-Show, une proposition de Vanda Benes d'après Peep-Show (roman en vers) de Christian Prigent. (durée : 25 mn)
Argument : Monsieur Beaubaiser (alias Bela Kiss, le Landru hongrois) essaie des rapports. Ça rate. Il tue les dames et conserve les corps dans des bidons d’alcool.
Sujet : “encyclopédie en farce” des situations et postures.
Style : silhouettage elliptique, brèves scansions, “refrains idiots, rythmes naïfs”.
Décor : toiles peintes, irréalité obscène du peep-show. Défilé des figurines sans épaisseur, comme les têtes en bois sur lesquelles, dans les fêtes foraines, on tire.
Production déléguée : La Passerelle – Scène Nationale de Saint-Brieuc.
Emmanuel Adely
Ecrivain et romancier, il a publié son premier roman aux éditions de Minuit (Les Cintres). Le rêve de beaucoup d'auteurs. Lui, il s'en fout. Il publie et change d'éditeur comme ça, de Stock (Agar-agar - Jeanne, Jeanne, Jeanne - Fanfare) au Seuil (Genèse) en passant par Inventaire/Invention (Édition limitée - J'achète), Fata Morgana (17 Fragments de désir) et Joëlle Losfeld (Mad about the boy - Mon amour). En ce moment et durablement sans doute, chez Argol (Cinq Suites pour violence sexuelle - Sommes).
Christian Prigent
Né en 1945 à Saint-Brieuc et après des séjours à Rome (1978/1980) et à Berlin (1985/1991), il vit désormais surtout en Bretagne. Il a dirigé de 1969 à 1993 la revue d’avant-garde TXT et la collection du même nom. Il a publié essentiellement chez P.O.L, mais aussi chez Christian Bourgois, Cadex, Zulma, Argol, une quarantaine d’ouvrages (poésie, fiction, essais sur la littérature et la peinture) et donne régulièrement, dans le monde entier, des lectures publiques de son travail. Parmi ses dernières publications : Le Monde est marrant (vu à la télé) (P.O.L, 2008), Naufrage du litanic (Le Bleu du ciel, 2008), et un livre d’entretiens avec Bénédicte Gorillot, Christian Prigent, quatre temps (Argol, 2009).
Rencontre organisée en partenariat avec le Centre Régional des Lettres
Jeudi 8 avril
20h
Grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 37 37
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Jeudi 18 mars 2010 Rencontre : Les ateliers du roman : rencontre avec Hédi Kaddour.
Avec « Les ateliers du roman », nouveau cycle de rendez-vous proposé à l’abbaye d’Ardenne, l’IMEC entend révéler les ressorts de la fabrique romanesque par des entretiens avec les auteurs qui font l’actualité de ce genre littéraire, foyer d’une création toujours vive.
Après s’être fait remarquer en 2005 avec un premier roman, Waltenberg, fresque romanesque ambitieuse et formellement inventive, Hédi Kaddour vient de publier chez Gallimard non pas un mais deux livres : un recueil de notes et croquis sur ce que qu’il a vu, lu ou entendu au cours de l’année 2008, Les Pierres qui montent, et un roman, Savoir-vivre.
« C’est une histoire vraie, celle d’un homme de la guerre et d’une femme seule. Elle s’est passée en Angleterre, au cours des années 1920. À l’époque, elle a fait cinq colonnes à la une dans la presse, puis elle a disparu. J’ai pensé qu’elle valait la peine d’être racontée dans un roman », écrit-il.
Quel traitement romanesque adopter pour raconter ce fait divers de l’entre-deux-guerres ? Quelle mécanique de récit mettre en place ? Comment articuler l’histoire individuelle des personnages qu’on y croise – un reporter français, une cantatrice américaine, un amant pianiste d’accompagnement, un maître d’hôtel du Regent’s qui fut un héros de la terrible bataille de Mons – à l’histoire collective – celle de la montée du fascisme –, et selon quels points de vue aborder cette dernière ?
Au cours d’une discussion ponctuée de lectures de ses textes par le comédien Simon Eine, Hédi Kaddour reviendra sur ces questions et d’autres, celles qui le travaillent en écriture, ouvrant ainsi les portes de son atelier du roman.
Hédi Kaddour est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes dont Passage au Luxembourg (2000). Son roman Waltenberg (2005) a reçu le Prix du premier roman et il a été élu « Meilleur roman français de l’année 2005 » par le magazine Lire. Ses deux derniers livres Les Pierres qui montent et Savoir-vivre viennent de paraître aux éditions Gallimard.
Jeudi 18 mars, 20h, grange aux dîmes
Réservations au 02 31 29 37 37
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Vendredi 5 mars 2010 Exposition : TRAFIC.
TRAFIC présente la trace d’un travail effectué en commun, durant l’année académique 2008 – 2009, par des étudiants du Centre d’Études Poétiques de l’École Normale Supérieure de Lyon et des étudiants de l’École Nationale Supérieure de la Photographie.
Cette exposition présente la trace d'un travail effectué en commun, durant l'année académique 2008 - 2009, par des élèves de l'École Normale Supérieure de Lyon et des étudiants de l'École Nationale Supérieure de la Photographie. Deux éditions similaires ont eu lieu précédemment, la première intitulée « Duels », présentée à Marseille, pendant l'hiver 2007, au Fond Régional d'Art Contemporain de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, la deuxième, intitulée « 282 km (x2) », à Lyon, pendant l'été 2008, dans la galerie d'exposition de la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu puis au Musée de l'Elysée à Lausanne pendant l'automne 2008.
Pour cette troisième édition, les jeunes auteurs de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon et les jeunes photographes de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie donnent à voir comment images et textes s'articulent, dialoguent selon des modalités différentes dans un contexte graphique également créé par les binômes suivants (le premier nom est celui du ou de la photographe, le second celui de l'écrivant(e) :
Marie Queau & Jeff Barda,
Matilde Brugni & Hélène Martinelli,
Françoise Beauguion & Laetitia Favro,
Camille Entratice & Elodie Mothes,
Amélie Lucas & Vincent Zonca,
Justine Pluvinage & Emiko Jozuka,
Gilles Pourtier & Clément Bondu.
Une publication, également nommée « Trafic », co-éditée par les deux institutions et publiée par ENS Edition, accompagne cette exposition et est en vente depuis le 29 janvier 2010.
Le jour du vernissage, le 4 mars dans l'après-midi, organisée par l'IMEC, l'ENS de Lyon et l'ENSP une réflexion sur le thème « écriture et photographie » a eu lieu de 14h à 18h.
Sont intervenus à cette occasion, Arnaud Claass, photographe et écrivain, professeur à l'ENSP et Matilde Brugni, jeune photographe diplômée en 2009, Jean-Marie Gleize, écrivain, poète, professeur à l'ENS de Lyon, Hélène Martinelli, Clément Bondu et Jeff Barda, tous trois élèves de l'ENS ainsi que Suzanne Doppelt, écrivain.
Dans un autre format, cette exposition sera ensuite présentée à l'Institut culturel français de Prague (République Tchèque) où le vernissage aura lieu le 19 mars 2010.
Exposition présentée du 5 mars au 18 avril 2010, tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h.
Entrée libre
Pressoir
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Jeudi 25 février 2010 Rencontre : Pourquoi des philosophes ? Pourquoi la philosophie ? Débat avec Bernard-Henri Lévy..
À l’occasion de la parution aux éditions Grasset de ses deux derniers ouvrages De la guerre en
philosophie et Pièces d’identité, débat avec Bernard-Henri Lévy animé par Maurice Szafran, rédacteur en chef de Marianne et Olivier Corpet, directeur de l'IMEC.
Bernard-Henri Lévy est écrivain, cinéaste, chroniqueur – mais il est, d’abord, philosophe. Et c’est à cette
identité première qu’il revient dans De la guerre en philosophie, terrain sur lequel il est, il le sait, fortement disputé. Les uns lui reprochent de préférer les média à
la méditation. Les autres encore de s’être laissé happer par ce qu’un grand poète français appelait « l’universel
reportage ». C’est à ces critiques qu’il répond dans ce livre, en livrant ses « secrets de fabrication » comme on
retourne ses cartes.
Par ailleurs inlassable chroniqueur, engagé dans tous les combats de l’actualité et intervenant, de Paris
à New York, sur la plupart des fronts intellectuels, Bernard-Henri Lévy a rassemblé dans un second livre intitulé Pièces d’identité l’ensemble de ses interventions (textes, interviews, conférences, publications dans des revues étrangères…), souvent inédites en français.
Dans ce débat, Bernard-Henri Lévy reviendra sur ces deux ouvrages et notamment sur la notion d’engagement et sur le sens qu’elle peut avoir pour un philosophe qui ne s’interdit, a priori, aucun
champ d’intervention.
Jeudi 25 février
20h, Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 29 janvier 2010 Rencontre : La légende Nâzim Hikmet.
Dans le cadre de la Saison de la Turquie en France et en partenariat avec Culturesfrance et le Conservatoire de Caen, l’IMEC rend hommage par des lectures, un débat et un concert à celui qui est à la fois le plus grand poète et la figure la plus rebelle de la littérature turque contemporaine.
En présence de Guizine Dino, grâce à qui un fonds Nâzim Hikmet a pu être créé en France et confié à l’IMEC, un débat évoquera la vie multiple, marquée par la prison et l’exil, et l’œuvre rayonnante, porteuse d’une espérance inextinguible, de celui dont tous les prisonniers politiques connaissaient les vers par cœur et dont Philippe Soupault disait qu’il était « la légende de notre siècle ».
Animé par Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC, ce débat réunira Altan Gökalp, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la Turquie, Nedim Gürsel, figure majeure du roman turc actuel, et Timour Mühidine, grand spécialiste en France de la littérature turque.
Création
En clôture de cette rencontre sera créée Paysages humains, pièce pour soprano, clarinette, basse/contrebasse, piano, percussions, violons, alto et violoncelle d’Annette Mengel composée à partir d’un extrait du chef d’œuvre de Nâzim Hikmet, grande fresque dépeignant le peuple turc.
Paysages Humains est une commande du Conservatoire de Caen dans le cadre de la Saison de la Turquie en France.
Nâzim Hikmet
Né à Salonique en 1902, Nâzim Hikmet publie ses premiers poèmes à vingt ans. C’est à Moscou qu’il découvre le communisme, en même temps qu’il se lie à Maïakovski et Meyerhold dont l’influence l’amène à bouleverser toutes les formes traditionnelles du poème et du roman turc. De retour en Turquie en 1925, il subit plusieurs condamnations, dont une à mort en 1933 – il sera gracié deux ans plus tard. En 1938, c’est une peine de 28 ans de prison qu’il doit purger. Incarcéré durant douze ans alors qu’il est déjà célèbre et que ses poèmes, sortis clandestinement de prison, circulent sous le manteau, puis déchu de sa nationalité turque, il s’exile en 1951 en URSS, où il meurt en 1963. La nationalité turque lui a été officiellement restituée le 5 janvier 2009.
Annette Mengel
Née à Giessen en Allemagne, Annette Mengel vit à Paris depuis 1985. Lauréate en 2002 du programme Villa Médicis hors-les-murs de l’AFAA, elle effectue un séjour de quatre mois à Istanbul. Ses œuvres comprennent de la musique vocale et instrumentale pour diverses formations, ainsi que des musiques de scène pour le théâtre. Elles ont été présentées dans différents festivals internationaux (Musica Strasbourg, Voix nouvelles Royaumont, Festival Les Musiques Marseille, Festival Manca Nice, Festival Internacional de Mùsica Contemporanea Alicante, Festival d’Île de France), à Berlin, à Moscou, à Istanbul ... et retransmises par différentes chaînes de radio et de télévision, en France et à l’étranger.
Elle a reçu des commandes par différentes institutions françaises (Ministère de la Culture, Sacem…) et sa musique est interprétée par des ensembles spécialisés, tels l’Ensemble Itinéraire, l’Ensemble Instant Donné, l’Ensemble Musicatreize, l’Ensemble Aleph, Les jeunes solistes, Neue Vocalsolisten Stuttgart, Quatuor Habanera, Court-Circuit…
Auteur d’un mémoire de Master II en Musique et Musicologie de la Sorbonne (“Nevâ Kâr” et “Nevâ Beste” de Buhûri-zâde Mustafà Efendi Itrî), elle enseigne à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée (Département Arts et Technologies), parallèlement à son activité de compositrice.
Voir l'ensemble des manifestation de la Saison de la Turquie en France sur le site de Culturesfrance.
Voir la page du Conservatoire de Caen sur le site de Caen la Mer.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 28 janvier 2010 Séminaire : ERLIS : Exploration raisonnée des fonds de l'IMEC.
Dans le cadre de son partenariat avec l'équipe ERLIS (Equipe de Recherche sur les littératures, les Imaginaires et les Sociétés), l'IMEC accueille un nouveau cycle de séminaires consacré à l'exploration raisonnée de ses fonds littéraires et artistiques.
14h30-16h30 : Exploration raisonnée des fonds de l'IMEC
Laura Fournier Finocchiaro, maître de conférences en italien, université Paris VII, membre d'ERLIS : « André Pézard et la poésie italienne contemporaine dans les archives de l'IMEC. »
Javier Espejo Suros, ATER, université de Caen Basse-Normandie : « Jalons de l'hispanisme : la correspondance de Marcel Bataillon avec Eugenio Asencio. »
16h30 : pause
17h-19h : Réflexions autour des dictionnaires bilingues et multilingues
Philippe Fleury, professeur de latin, Université de Caen Basse-Normandie – ERSAM : « Le Gaffiot ».
14h30-19h
Pressoir
Voir les activités de l'équipe ERLIS sur le site de la MRSH
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Vendredi 15 janvier 2010 Rencontre : Dialogue d'écrivains : Sonia Chiambretto et Laurent Mauvignier.
Ces rencontres sont l’occasion de révéler le dialogue en mouvement qui irrigue les amitiés littéraires. De curiosités en découvertes, de découvertes en échanges, qu’ils portent sur des problématiques d’ordre formel ou qu’ils soient liés aux sujets de leurs travaux en cours, de connivences en controverses, s’invente une relation particulière, propice à l’enrichissement mutuel. Les relations évoluent et les écrits avec. Partant de dix mots reflets des questionnements partagés qui agitent leurs œuvres, les auteurs prolongent publiquement leur échange.
Cet entretien entre Sonia Chiambretto et Laurent Mauvignier trouvera son point d’ancrage dans leurs réflexions sur des thèmes qui traversent leurs textes - la guerre, la colonisation, l’exil, les traumatismes qui en jaillissent et marquent les générations - ainsi que dans l’approche formelle des événements qu’ils retracent. Ils reviendront sur la précision des mots choisis et des situations décrites, construites ou reconstruites, qui s'impose chez eux contre une écriture de l'affect.
Laurent Mauvignier a reçu le Prix du Livre Inter en 2001 pour Apprendre à finir et le prix du roman Fnac en 2006 pour Dans la foule. Avec Des hommes (Minuit, 2009), l’un des romans les plus remarqués de la dernière rentrée littéraire, il ouvre la plaie de la guerre d’Algérie et montre comment le passé peut faire irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.
Sonia Chiambretto est l’auteur de CHTO, Interdit aux moins de 15 ans, premier volet d’une trilogie suivie de Mon képi blanc et de 12 Sœurs slovaques (Actes Sud, 2009). ZONE EDUCATION PRIORITAIRE vient de paraître chez le même éditeur. Ses textes sont mis en scène en France (Festival d’Avignon, 2009), en Allemagne, Italie, Danemark, Belgique. Elle est actuellement en résidence au Triangle à Rennes.
Mon képi blanc et CHTO, Interdit aux moins de 15 ans sont programmés à la Comédie de Caen – Centre Dramatique National de Normandie les 31 mars et 1e avril prochains.
Rencontre organisée en partenariat avec le Triangle.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 14 janvier 2010 Rencontre : Table ronde : Interpréter la musique ancienne.
Ces dernières années ont vu se multiplier les recherches sur la place de la musique à la cour et dans les sociétés de l’Ancien Régime. Mais si l’on connaît mieux les institutions musicales et le statut social des musiciens, le silence des sources rend plus difficile la connaissance des formes musicales anciennes ainsi que leurs conditions d’exécution, leur réception, etc.
En outre, la place de la musique et des musiciens dans les sociétés d’Ancien Régime apparaît à maints égards radicalement différente de celle qu’elle peut occuper dans les sociétés contemporaines. Cet écart interroge la quête d’authenticité qui inspire souvent les interprètes de musique ancienne aujourd’hui.
Entre publics d’hier et d’aujourd’hui, conditions matérielles et évolutions techniques, cette tension entre la volonté de retrouver l’esprit des formes musicales anciennes et les nécessités de l’adaptation à d’autres réalités sera au cœur de la table ronde réunissant Benjamin Lazar (metteur en scène, comédien), Florence Bolton (viole, ensemble La Rêveuse), Benjamin Perrot (théorbe, directeur artistique de l’ensemble La Rêveuse), Florence Alazard (historienne, spécialiste de la musique ancienne) et Olivier Opdebeeck, (directeur de la maîtrise de Caen). Cette table ronde sera animée par Anne Surgers, professeur en études théâtrales à l’université de Caen Basse-Normandie.
Table ronde organisée en partenariat avec le laboratoire CRHQ (université de Caen Basse-Normandie/CNRS).
Au Théâtre de Caen, L’autre monde ou les États et empire de la lune de Cyrano de Bergerac, spectacle mis en scène par Benjamin Lazar, avec Benjamin Lazar et les musiciens Florence Bolton et Benjamin Perrot les 12, 13 et 14 janvier.
Côté coulisses, autour du spectacle, rencontre avec Anne Surgers, mercredi 13 janvier à 18h30, entrée libre au café Côté Cour.
14h30
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mercredi 13 janvier 2010 Rencontre : Travailler la banalité : Michel Vinaver et Oriza Hirata.
La rencontre prévue le 12 janvier est reportée au 13, à 21h30 au théâtre d'Hérouville
Par-dessus bord, écrite par Michel Vinaver en 1973 et perçue comme sa pièce la plus folle, est devenue Tori no tobu takasa, l’adaptation pleine d’humour d’Oriza Hirata qui nous plonge au cœur du Japon de 2009. La mise en scène de ce texte par Arnaud Meunier sera accueillie à la Comédie de Caen les 13 et 14 janvier.
Dans le cadre de ces représentations, l’IMEC, où sont conservées les archives de Michel Vinaver, propose une rencontre exceptionnelle avec les deux auteurs.
Michel Vinaver, 81 ans, a mené sa carrière d’auteur en parallèle de celle de grand patron de l’usine Gillette. Son œuvre dramatique inaugurée par Les Coréens (1955), saisit le monde d’aujourd’hui et tout particulièrement le monde du travail et de l’entreprise comme espace privilégié d’une dislocation du lien social.
Oriza Hirata, 46 ans, a fait le tour du monde en bicyclette à l’âge de 17 ans, il perpétue la tradition paternelle en faisant vivre le petit théâtre Agora en plein cœur de Tokyo et défend ardemment un théâtre en temps réel avec sa compagnie.
Sans dénonciation frontale et sans didactisme, ils donnent tous les deux à entendre la comédie humaine par le truchement du banal. La conversation, le quotidien constituent leurs matériaux de prédilection propres à déclencher le cocasse, l’inattendu. Ce que Vinaver nomme « une déflagration comique ».
Les deux auteurs s’entretiendront avec Arnaud Meunier et diront comment leurs écritures et un désir commun d’inventer un théâtre touchant au plus près les problématiques de leurs contemporains les ont rapprochés.
Rencontre organisée en partenariat avec la Comédie de Caen – Centre Dramatique National de Normandie .
Théâtre d'Hérouville
21h30
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Mercredi 16 décembre 2009 Rencontre : Les 20 ans du Promeneur.
Le Promeneur, qui fut d’abord une revue, avant de devenir une maison d’édition accueillie aujourd’hui comme collection chez Gallimard, fête ses 20 ans. En compagnie de son créateur, Patrick Mauriès, ancien disciple de Roland Barthes, et de trois de ses auteurs, Florence Dupont, Gérard Macé et Pierre Senges, l’IMEC propose de suivre la très singulière trajectoire d’une maison qui s’est voulue d’emblée intempestive, inactuelle et éclectique, uniquement nourrie des choix et de l’enthousiasme de son créateur.
De Le Clézio à Louise de Vilmorin, de Peter Ackroyd à Vivant Denon dont il a renouvelé l’audience, les deux collections de la maison esquissent une sorte de « cabinet des curiosités », publié avec un soin raffiné, avec pour prédilection les récits de voyage, les mémoires, les souvenirs et les chroniques de l’époque moderne.
Laissons Patrick Mauriès évoquer son aventure :
« Seuls nous importaient les anonymes des bibliothèques, les œuvres innombrables que n’avaient pas retenues, fossilisées, la théologie de la littérature, ces stylistes admirables qu’oblitérait provisoirement
l’étiquette de « mineurs ». Il nous revenait de réparer les oublis, de reporter au jour les œuvres enfouies, de
troubler les hiérarchies, les images exemplaires destinées à faciliter l’administration générale des lettres… »
Rencontre animée par Albert Dichy, directeur littéraire de l'IMEC.
Voir Le Promeneur sur le site des Editions Gallimard
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mercredi 9 décembre 2009 Colloque : L'Esprit NRF : définitions, crises et ruptures, 1909-2009.
Bien des thèses, des éditions de correspondances, des anthologies et des essais ont été consacrés à l’histoire de La NRF et à son influence. Mais a-t-on pour autant épuisé l’énigme de ce qu’on a appelé « l’esprit NRF » ?
Après une première approche au vif du sujet, suivie de la visite commentée de l’exposition En toutes lettres… Cent ans de littérature à La NRF, la deuxième journée tentera d’approfondir cette expression devenue un lieu commun assez commode, à travers certaines figures intellectuelles de La NRF et diverses mises en perspective.
La dernière journée de ce colloque explorera des moments ponctuels de crises et de ruptures : mis en regard d’une réelle stratégie éditoriale et littéraire, ces jalons illustrent une manière d’exercer l’autorité intellectuelle tout en favorisant un ou plusieurs contre-pouvoirs, de solidariser un groupe d’écrivains et de critiques tout en privilégiant les individus et leurs paradoxes…
La NRF fut, dès son origine, le lieu de cette tension entre réalisme et haute idée de la « littérature pure » – ce que les archives ne cessent de nous montrer…
Colloque organisé par Alban Cerisier (Gallimard) et Claire Paulhan (IMEC), commissaires de l’exposition En toutes lettres… Cent ans de littérature à La NRF présentée à l’abbaye d’Ardenne du 23 septembre au 23 décembre 2009, avec le soutien du CNL.
Colloque ouvert à tous.
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Samedi 5 décembre 2009 Concert : Un parlement d'oiseaux.
Concert par l'Ensemble De Caelis : Motets, virelai et ballades du manuscrit de Chantilly (XIVe siècle) et
création de « Vocis Caelestis », Thierry Escaich, pièce pour 5 voix de femmes a cappella, commande de l’Ensemble De Caelis.
Associée à la fine fleur de la composition française des XIVe et
XVe siècles, la pièce de Thierry Escaich « Vocis Caelestis » est une
commande de l’ensemble De Caelis, composée à partir d’un poème
de Claude Vigée dont les archives sont conservées à l’IMEC.
20h
Grange aux dîmes
Plein tarif : 12€, tarif réduit : 10€
Réservation au 02 31 29 37 45
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Lundi 30 novembre 2009 Rencontre : Projection.
Dans le cadre de la représentation de Medea de Pascal Dusapin et Sasha Waltz les 3 et 4 décembre 2009 et à l’occasion de la conférence sur Heiner Müller donnée par Yannick Butel au Théâtre de Caen, l’IMEC propose une projection du film Médée-Matériau de Heiner Müller dans la mise en scène d’Anatoli Vassiliev qui a réalisé lui-même ce film à partir de son spectacle. Le film projeté est issu du fonds d'archives de l'Académie Expérimentale des Théâtres conservé à l'IMEC.
Théâtre de Caen « Côté Coulisses » conférence à 19h00, projection à 20h00.
Renseignements auprès du théâtre au 02 31 30 48 00 ou sur le site du théâtre de Caen.
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Mardi 24 novembre 2009 La matière et la manière : Ce que font les archives de Jean Paulhan.
Bernard Baillaud, docteur ès lettres, Président de la Société des
lecteurs de Jean Paulhan et éditeur des OEuvres Complètes de Jean Paulhan chez Gallimard, viendra dire la complexité
passionnante et foisonnante des archives de celui qui fut à la fois écrivain, critique et éditeur.
« Il n'est pas certain que l'expérience des archives soit tout à fait transmissible. Du moins peut-on le tenter. Mais il est un fait : elles ont lieu. En ce lieu, que font-elles ? Elles font ce qu'elles savent (faire). Elles impressionnent par leur masse, décrivent – ou indiquent – les lacunes du réseau auquel elles appartiennent. Elles sont tissées de leur abondance et de leurs manques, elles sont généreuses et précaires comme la littérature. Mais en même temps, la moindre de leurs parcelles entraîne la totalité de leur masse. On essaiera de comprendre ce que signifie éditer, quand on parle d'éditer les œuvres complètes de Jean Paulhan (Gallimard), ou éditer la correspondance de Jean Paulhan et de Jacques Rivière (Éditions Claire Paulhan). »
Bernard Baillaud
La rencontre sera suivie d'une projection du film de Jérôme Prieur, Jean Paulhan, le don d'ubiquité réalisé dans le cadre de la série « Un siècle d'écrivains ».
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 20 novembre 2009 colloque : Routes du livre ancien italien en Basse-Normandie.
Réunissant plusieurs spécialistes français et européens, le colloque vise à retracer les histoires des livres imprimés en Italie de 1470 à 1600 et conservés dans les collections bas-normandes.
Renvoyant aux rapports entre la Normandie et l'Italie : « le livre voyageur », ses éléments matériels, le succès de leurs auteurs en France, leur liens avec les lieux et les personnes, elles permettent de mettre à jour un pan de l'histoire culturelle de la région en la replaçant dans une dimension européenne.
Ce colloque sera précédé d'une table ronde "Numériser le patrimoinde des bibliothèques, un enjeu commun pour la conservation et la recherche" le 19 novembre à 14h30 à la MRSH de l'Université de Caen Basse-Normandie.
Colloque organisé par le le laboratoire LASLAR de l’Université de Caen Basse-Normandie, en partenariat avec l’IMEC.
Renseignements et réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 20 novembre 2009 Exposition : Festival les Boréales : exposition Off Season.
En Normandie, l’été est fini et les touristes sont partis. Pas la mer qui continue de faire les cent pas sur un
rivage désert. Dans les hôtels restés ouverts pour les rares clients à contre-courant, une autre forme de
vacances peut commencer : celles des objets.
Anne Hämäläinen est une photographe finlandaise née en 1966. Remarquée avec son précédent projet Romance consacré à la Russie, elle propose ici le fruit de trois voyages en Normandie. Ses photos ont été prises dans des endroits touristiques pendant l’hiver quand les plages sont désertes et l’atmosphère grise.
Riikka Ala-Harja est finlandaise, elle vit dans le Calvados. Elle signe les textes qui accompagnent les photos
d’Anne Hämäläinen dans un ouvrage paru aux Cahiers du temps.
Inauguration le 20 novembre à 18h30, suivie d’un débat avec Rikka Ala-Harja et Anne Hämäläinen animé par
Bénédicte Lanot, lecture par Timo Torikka.
Exposition présentée dans le cadre de l’édition 2009 du festival Les Boréales et réalisée en partenariat avec
l’ARDI et le CRL de Basse-Normandie.
Voir le programme complet du festival Les Boréales sur le site du CRL
Pressoir
Tous les jours (sauf le lundi) de 14h à 18h.
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Vendredi 13 novembre 2009 Revue en scène : La NRF.
En janvier 2009 La Nouvelle Revue française fêtait ses 100 ans. À cette occasion, les éditions Gallimard faisaient paraître un numéro spécial composé de trois parties, dont une entièrement dédiée à la jeune littérature française. Pour ce volet contemporain, la revue a voulu instaurer un « dialogue » fictif entre les écrivains d’aujourd’hui et ceux, d’hier, qui participèrent au rayonnement de La NRF.
Après avoir sélectionné une vingtaine d’articles dans le fonds extraordinaire de La NRF, il a été demandé aux jeunes écrivains d’inventer une réponse aux auteurs de ces articles en leur laissant totale liberté sur la forme que celle-ci devait prendre.
Certains écrivains ont choisi de répliquer point par point aux arguments avancés dans l’article qui leur était imparti, d’autres ont isolé un détail qui leur semblait révélateur, d’autres encore ont inventé une fiction inspirée par le contenu de l’article ; mais tous se sont prêtés au jeu d’un « dialogue à travers le siècle » avec leurs illustres aînés.
Pour prolonger l’esprit de ce numéro, les auteurs Philippe Forest et Mathieu Terence échangeront avec Ludovic Escande et Alban Cerisier des éditions Gallimard sur le nécessaire dialogue entre les générations d’écrivains au sein de La NRF, sur l'influence et la place qu’occupent aujourd’hui les revues littéraires dans le paysage culturel, mais également sur la nature de ce qui peut rentrer dans le périmètre du roman contemporain.
La rencontre sera animée par André Chabin, directeur d'Ent'revues.
20h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 5 novembre 2009 Colloque : Vingt ans de recherches sur l’édition : colloque international.
Depuis 20 ans, l’IMEC contribue au développement des recherches sur l’histoire de l’édition. Sa politique de
recueil des archives des maisons d’édition, à l’origine de sa création, a permis de sauvegarder un patrimoine
essentiel et de l’ouvrir à la recherche scientifique.
Passeur entre professionnels et monde de la recherche, préservant les archives et rendant possible leur
analyse, l’IMEC a choisi, pour marquer ses 20 ans, d’organiser un colloque international réunissant éditeurs et spécialistes de l’édition et de renforcer ainsi le lien qui existe entre ceux qui font l’édition et ceux qui en écrivent l’histoire. L’enrichissement mutuel que peut apporter la rencontre de ces deux mondes se retrouve ainsi dans les problématiques et les enjeux actuels intéressant tant la recherche que l’édition, qu’ils soient économiques – avec la numérisation et le livre numérique –, ou sociologiques, avec les études de lectorat, là encore dans une perspective internationale au travers de cette médiation culturelle spécifique qu’est la traduction.
Ce moment est aussi l’occasion de présenter pour la première fois les différentes politiques de collecte d’archives éditoriales en Europe, où une tendance générale se dessine : les moyens mis en oeuvre pour répondre à l’intérêt croissant des éditeurs à l’égard de leurs archives permettent de comparer des pratiques très différenciées.
1989-2009. Vingt ans de recherches sur l’édition et dans l’édition.
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Mardi 27 octobre 2009 Evénement : Voyages Koltès.
Pour la soirée de clôture du colloque Bernard-Marie Koltès : Démons, Chimères et autres métamorphoses
qui se tient au Théâtre de Caen du 25 au 28 octobre, l’IMEC, qui conserve les archives de l’auteur, propose Voyages Koltès, une lecture bilingue de lettres écrites par Bernard-Marie Koltès à ses proches pendant son voyage en Amérique centrale en 1978 mise en scène par Bruno Boëglin.
Le spectacle sera suivi d’une rencontre autour des lettres de Bernard-Marie Koltès animée par Albert Dichy,
directeur littéraire de l’IMEC, avec Christophe Bident (sous réserve), auteur de l’essai Bernard-Marie Koltès, Généalogies
(Ferrago, 2000) et de Voix Koltès (Séguier, 2004), Bruno Boëglin, metteur en scène, Yannick Butel, professeur
en études théâtrales à l’université d’Aix-Marseille, François Koltès, réalisateur, éditeur des Lettres (Les Éditions
de Minuit, 2009) et Michelle Kokosowski, fondatrice de l’Académie expérimentale des théâtres.
En partenariat avec l’Université de Caen Basse-Normandie, le Café des Images, l’Ecole supérieure d’arts et
médias de Caen et le Théâtre de Caen.
Grange aux dîmes
20h
Nombre de places limité, réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 16 octobre 2009 Rencontre : Plumes et vues cavalières : rencontre avec Jérôme Garcin, Jean-Louis Gouraud et Homéric.
« Depuis que le cheval et l’homme vont de concert, le second tente sans répit d’exprimer cette incroyable aventure, ce pur émerveillement qui les voit cheminer depuis 5500 ans. Dès la première main tendue, le premier souffle ronflant, la première caresse tremblée, l’homme n’a eu de cesse de dire et de transmettre l’émoi né de ce mystère vivant : le Cheval.
Curiosité et gourmandise auraient autorisé cet accouplage dont les récits sont parmi les plus riches de notre histoire. N’y aurait-il pas eu aussi beaucoup d’Amour pour permettre un tel emboîtage, tant d’existences dramatiques ou heureuses vécues côte à côte, flanc contre flanc, les fronts tendus vers un identique destin ? Voir un peu de spirituel tant il est si divin de dialoguer et vibrer avec un être si élégant, si digne et tellement secret. »
Homéric
Réunis à l’IMEC à l’occasion d’une rencontre exceptionnelle proposée dans le cadre de l’édition 2009 des Equi’days, trois cavaliers, trois plumes, débattront de ce mystère encore entier, et nous diront leurs chevauchées, de la selle à l’encre du papier.
Jérôme Garcin (prix Médicis essai 1994), est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages. Responsable des pages littéraires du Nouvel Observateur, il anime aussi Le Masque et la Plume sur France Inter.
Jean-Louis Gouraud est éditeur, à l’origine d’une centaine de livres publiés sur le thème du cheval. Lui même a composé une dizaine d’ouvrages (prix Pégase 1996). Il a entre autres folies dédiées aux chevaux, réalisé un raid équestre de 3333 Km entre Paris et Moscou.
Frederic Dion, dit Homeric (prix Médicis 1998), est un ancien apprenti-jockey qui a emprunté son pseudonyme à son champion saboté. Il est l’auteur de sept livres où la place du cheval est souvent prépondérante.
Un événement proposé par l’IMEC dans le cadre des Equi’days 2009.
20h
Grange aux dîmes.
Nombre de places limité, réservation indispensable : 02 31 29 37 37 / ardenne@imec-archives.com
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Mercredi 23 septembre 2009 Exposition : En toutes lettres… Cent ans de littérature à La NRF .
La Nouvelle Revue française a cent ans. C’est une longévité rare pour une revue consacrée à la littérature et à la critique.
La revue créée par André Gide et ses cinq amis (les écrivains Jean Schlumberger, Jacques Copeau, Marcel Drouin, André Ruyters, Henri Ghéon), animée ensuite par Jacques Rivière puis Jean Paulhan, a très tôt manifesté une grande autorité et acquis une large audience. Elle les doit autant aux écrivains qu’elle parvint à rassembler dans ses pages (de Claudel à Sartre, de Proust à Malraux, d’Aragon à Martin du Gard, d’Alain à Blanchot, d’Artaud à Bousquet, de Saint-John Perse à Ponge, de Camus à Michaux…), qu’à ses « passeurs » (Larbaud, Caillois) et à son considérable apport critique (Thibaudet, Benda).
Un « groupement d’esprits libres », disait Gide à propos des premières années de La NRF ; « sans prévention d’école ni de parti », ajoutait Rivière ; « une revue d’extrême milieu » surenchérissait Paulhan… Aventure collective attentive aussi bien aux postes avancés et marginaux de la pratique littéraire qu’à l’héritage des siècles passés, La NRF n’a eu d’autre dessein que d’abriter une défense et illustration de la littérature contemporaine – reconnue, parmi tous les autres ordres du discours, comme le haut lieu de la révélation et de l’expérience de l’humain. Mais une affirmation aussi forte de la primauté de la littérature n’a pas empêché La NRF de penser son époque : le fait politique, la condition historique et sociale de l’homme l’ont, elle aussi, requise… Cent années plus tard, force est de constater que La NRF a su se perpétuer depuis 1968, sous les directions de Marcel Arland, Georges Lambrichs, Jacques Réda et aujourd’hui Michel Braudeau.
D’abord créée à la Fondation Bodmer (Suisse) en février 2009, à partir des archives des éditions Gallimard, cette exposition retrace la chronique de ce centenaire… Reprise et augmentée des nombreuses archives dont l’IMEC dispose, l’exposition est aujourd’hui redéployée en neuf parties chronologiques, qui montrent, à travers complicités, mais aussi conflits et questionnements, comment la singulière fabrique éditoriale qu’a été La Nouvelle Revue française a façonné le XXe siècle littéraire, artistique et intellectuel.
Exposition conçue par Alban Cerisier (Gallimard) et Claire Paulhan (IMEC).
Environ 300 pièces d’archives (lettres, manuscrits, photographies, épreuves, ouvrages, etc.), réparties en 9 parties et 18 vitrines.
Colloque L'Esprit NRF : définitions, crises et ruptures, 1909-2009 organisé par Alban Cerisier et Claire Paulhan, les 9, 10 et 11 décembre 2009.
Catalogue disponible : Alban Cerisier, En toutes lettres… Cent ans de littérature à La Nouvelle Revue française, Gallimard, 2009, 32€.
Visiter l'exposition en ligne sur le site du centenaire
Grange aux dîmes.
Tous les jours (sauf le lundi) de 14h à 18h.
L'exposition sera exceptionnellement fermée les 29, 30 et 31 décembre.
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Lundi 21 septembre 2009 Rencontre : Annulation - Les Onze, rencontre avec Pierre Michon, lecture par André Marcon.
En raison d'un problème de santé de Pierre Michon, l'IMEC et l'association Textes et Voix sont au regret de devoir annuler la rencontre initialement prévue le 21 septembre 2009.
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Samedi 19 septembre 2009 Rencontre : Journées européennes du patrimoine.
Depuis l’automne 2004, l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, a installé l’ensemble de ses activités au cœur du monument historique de l’abbaye d’Ardenne.
Il y rassemble, préserve et met en valeur des fonds d’archives et d’études consacrés aux principales maisons d’édition, aux revues et aux différents acteurs de la vie du livre et de la création contemporaine. La programmation culturelle de l'Institut se traduit notamment par des rencontres littéraires et des expositions, elle accompagne à la fois les fonds d’archives et l’actualité éditoriale.
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la bibliothèque de recherche, aménagée dans l’abbatiale de l’abbaye d’Ardenne, ainsi que les activités d’archivage seront présentées au public.
Ouverture de 14h à 18h, visites toutes les 30mn (dernière visite à 17h30).
Inscriptions sur place le jour même.
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Vendredi 18 septembre 2009 Exposition : Frédéric Barzilay, photographies (1945-2008).
L’IMEC présente une rétrospective de l’œuvre photographique de Frédéric Barzilay, que l’on rattache souvent au courant de la photographie humaniste (Robert Doisneau, Willy Ronis, Lucien Hervé…).
L’exposition, réalisée à partir des tirages confiés par le photographe à l’IMEC, propose une large sélection de photographies, qui illustrent, de l’immédiat après-guerre aux années 2000, la sensibilité du regard posé par Frédéric Barzilay sur les femmes et sur le monde qui l’entoure.
Vernissage en présence de l’artiste le jeudi 17 septembre à 18h30.
Exposition présentée au pressoir et ouverte tous les jours (sauf le lundi) de 14h à 18h.
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Lundi 14 septembre 2009 Colloque : La personnalité et l'oeuvre de Lucien Goldmann.
Colloque international organisé par l'association Anamnèse.
Lucien Goldmann, dont les archives sont conservées à l'IMEC, a durablement impressionné la sociologie de la culture. Personnalité de renommée internationale, il compte des disciples dans tous les pays d’Europe et aux Etats-Unis. Pourtant, Goldmann est trop rarement enseigné dans les universités. Quel fut son apport durable aux sciences humaines ? Quel éclairage peut-il encore nous offrir pour la compréhension des œuvres aujourd’hui ? Telles sont les questions qui structureront ce colloque à la fois scientifique et forme d’hommage.
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Jeudi 18 juin 2009 Séminaire : « Images et histoire, XIXe-XXe siècle » - Séminaire Lire, éditer et représenter l’histoire, XVIIe-XXe siècle.
Le séminaire d’histoire culturelle co-organisé par l’IMEC et le CRHQ (CNRS/université de Caen) tiendra sa dernière séance de l’année autour du thème "Images et histoire, XIXe-XXe siècle".
Programme
10h : Evelyne Héry (université Rennes II) « Exploitation du cinéma et de la télévision dans l’enseignements de l’histoire
14h : Pierre Sérié (Centre André Chastel, université Paris IV) « La peinture d’histoire à la fin du XIXe siècle »
10h
Pressoir
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Jeudi 11 juin 2009 Rencontre : Autour de la revue MIR - Périphérie XI du 27e marché de la poésie.
Dans le cadre La Périphérie du 27e Marché de la Poésie qui se tiendra Place St Sulpice (Paris, 6è) du 18 au 21 juin 2006, l’IMEC et Ent’revues invitent la revue MIR.
Créée par les éditions ikko en 2007, MIR, revue d’anticipation, est un espace programmatique qui a pour ambition de poser la question de l’enchantement des mondes. À ce titre, la revue convoque un large spectre de disciplines de la pensée et de la création (littérature, arts plastiques, philosophie, histoire, économie, cinéma, astronomie), sans barrières géographique ni temporelle.
Le deuxième numéro de MIR, à l’instar du premier, est un objet éditorial à part entière, de grand format, qui réunit une cinquantaine de contributions.
Cette rencontre, conçue avec les animateurs de la revue Christophe Manon et Antoine Dufeu, est conçue comme une extension scénique du numéro. Les interventions de Rémy Bac, Benoît Casas, Christian Prigent et Valentina Traïanova représenteront différents champs de la création : philosophie, lectures et performances.
20h
Grange aux dîmes
Réservation : 02 31 29 37 37
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Jeudi 11 juin 2009 Journées d'étude : L'historien et son éditeur.
Comme la précédente journée d’étude organisée conjointement par l’IMEC et le CRHQ (CNRS/Université de Caen) en janvier 2008 et consacrée aux collections éditoriales au XXe siècle , cette journée sur l’historien et son éditeur permettra de confronter les points de vue de chercheurs et ceux de professionnels de l’édition. Seront cette fois invités à intervenir des éditeurs et directeurs de collections historiques dans deux maisons d’édition de premier plan dans ce secteur : Fayard et Tallandier.
D’importantes études sur le milieu et le métier des historiens ont été menées, tant sur le XIXe siècle, en suivant les pistes ouvertes par Charles-Olivier Carbonnell, que sur le XXe siècle, avec notamment les travaux d’Olivier Dumoulin. Justement basées sur une définition large du terme historien, elles ont mis en évidence à la fois la prise en compte par ceux qui écrivent l’histoire de demandes sociales fortes et complexes – en particulier l’impératif de contribuer à la construction de l’identité nationale – et l’affirmation d’une logique spécifique aux historiens portée par l’ambition de construire une science. En même temps, les transformations d’ensemble du secteur éditorial des sciences humaines, plus précisément de l’histoire, ont été étudiées par les chercheurs.
Les rapports personnels existant entre l’auteur et son éditeur, les manières dont ils peuvent infléchir non seulement le moment de publication, la diffusion et la réception, mais encore la construction et l’orientation intellectuelle du livre, ont fait l’objet de travaux marquants dans le secteur de l’édition littéraire, en particulier romanesque. On a pu ainsi questionner le degré d’implication de l’éditeur dans l’élaboration même du texte destiné à la publication. Cette approche a été plus rarement mise en œuvre dans le domaine du livre historique, alors qu’elle semble licite. En effet, le monde des éditeurs au vingtième siècle peut aussi être analysé comme un jeu de contraintes et d’opportunités pour ceux qui écrivent l’histoire. Inversement, les structures éditoriales peuvent contribuer à modeler, à infléchir, à préserver aussi, le milieu même et les pratiques des auteurs d’histoire. Cette double interaction peut être saisie dans les fonds d’auteurs d’écrits historiques conservés à l’Abbaye d’Ardenne. Le projet de la journée d’étude est né de ces interrogations et du constat de la richesse de ces fonds.
Programme
Matin
10h00 : Accueil des participants
10h15 : Présentation par Benoît Marpeau (CRHQ-UCBN)
L’historien, son parcours et son éditeur, deux exemples
10h30 : Alain Hugon (CRHQ-UCBN) : « Un hispaniste coupé de l’Espagne : Marcel Bataillon »
11h00 : Benoît Marpeau, CRHQ-UCBN) : « Georges Duby : une carrière basée sur l’édition ? »
11h30 : Olivier Dumoulin (CRHQ-UCBN) : « Une autre écriture de l’histoire : Georges Duby et la télévision »
Discussion
Après-midi
Editer l’histoire aujourd’hui, réflexions de professionnels de l’édition
14h00 : Interventions de Denis Maraval, responsable du domaine histoire aux éditions Fayard, et d’Antoine Sabbagh, directeur de collection historique aux éditions Tallandier.
Discussion animée par Chantal Meyer-Plantureux (CRHQ-UCBN)
Conclusion
15h30 : Valérie Tesnière (Bibliothèque de la Sorbonne) : « Un bilan de l’édition historique au XXe siècle »
Pressoir
10h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Lundi 8 juin 2009 Séminaire : Lieu, site, série - Autour de l'exposition du musée des Beaux-Arts de Caen : Voyages pittoresques. Normandie contemporaine.
Séminaire accueilli à l'IMEC préparé avec le conseil scientifique d’Anne Moeglin-Delcroix et en association avec le musée des Beaux-arts de Caen, le musée de Normandie, l’équipe « Histoire de l’art, du texte et de l’image : processus de creation et genèse de l’oeuvre » de l’ITEM (UMR 8132 CNRS/ENS) et le Centre de recherches en histoire de l’art du HAR de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense
En lien avec le troisième et dernier volet de l’exposition Voyages pittoresques, il interroge les relations de l’art contemporain avec une notion aujourd’hui perçue comme galvaudée mais persistante : le pittoresque.
Largement évoquée par les expositions de Rouen et du Havre, la remarquable présence de l’iconographie du voyage pittoresque en Normandie au XIXe conduit en effet fort logiquement à reporter cette question sur les problématiques artistiques actuelles. Qu’est devenu cet appel à la vision permanente, pittoresque et traditionnelle de la Normandie ?
Pour tenter de répondre à cette question, l’exposition du musée des Beaux-arts de Caen présente à travers quelques 150 photographies réalisées par une trentaine de photographes nos relations avec les commandes photographiques entrées en jeu depuis la première mission d’inventaire des sites et monuments, dite héliographique en 1851, jusqu’à aujourd’hui. Dans ce cadre, à travers un large panorama de séries d’images illustrant la Normandie, elle aborde nécessairement davantage la photographie de paysage contemporaine que le recensement monumental et documentaire.
Lundi 8 juin, abbaye d'Ardenne
11h : accueil des participants et présentation
Lucie Goujard (Commissaire général des expositions Voyages pittoresques), Constance Moréteau (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, Université de Paris I)
Musée de Normandie
14h00 : Visite de l’exposition Destination Normandie. Deux siècles de tourisme XIXe – XXe s. qui se tiendra au musée de Normandie du 13 juin au 31 octobre 2009 par Alice Gandin, commissaire de l’exposition.
15H00 L’art contemporain : une approche anti-pittoresque ? avec Eric Watier.
Approches des territoires : la commande photographique actuelle, avec David Benassayag, Didier Mouchel
Les commandes photographiques dans le cadre de Voyages pittoresques :
présentation des travaux de Vincent Castella, Rut Blees Luxembourg et Joachim Mogarra.
Musée des Beaux-arts de Caen
16h00-17h30 : Accueil et visite de l’exposition Normandie contemporaine par Caroline Joubert, Conservateur du Musée des Beaux-arts de Caen et commissaire de l’exposition avec Didier Mouchel et David Benassayag
Mardi 9 juin 2009, abbaye d'Ardenne
Normandie pittoresque
9h30 : Présentation du projet Voyages pittoresques en Normandie par Lucie Goujard
9h40 : Introduction par Stephen Bann - Représenter la Normandie
10h15 : Pause
La photographie et le livre
10h30 Lucie Goujard, Lille 3, Photographie : de l’interdit de la littérature au procédé littéraire
Larisa Dryansky, Paris 1, Une promenade pittoresque autour des livres d'Ed Ruscha
Table ronde autour d’Ed Ruscha
Sites et non sites dans l’espace contemporain
14h15 : Constance Moréteau. Paris Ouest, Paris 1, Centre Historique de Patrick Corillon : le glissement du pittoresque de la représentation à son sujet
Laurence Corbel. Paris 1, « L’œil pittoresque » de Robert Smithson : une approche dialectique du paysage américain »
Laurent Buffet. Ecole des Beaux-arts de Cherbourg, Paris 1, « Itinéraires dans l’art conceptuel : une schématique du lieu »
Table ronde autour de Smithson : Maxence Rifflet, artiste exposé au Musée de Caen à l’occasion de Voyages pittoresques ; Laurence Corbel ; Laurent Buffet.
Lieu, site, série
Séminaire itinérant organisé à l’occasion de la triple exposition Voyages pittoresques (1820-2009) aux musées des Beaux-arts de Caen, de Rouen et Musee Malraux du Havre du 16 mai au 16 août 2009
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Vendredi 5 juin 2009 Rencontre : Livres à disposition, 7e édition.
"Les états généraux resplendissants".
Livres à disposition est une manifestation spécifique autour des livres d’artistes. Elle débute en 2003 à Avenay, près de Caen, à l’initiative de Jean-Claude Mattrat. Chaque année, quatre à cinq artistes et éditeurs sont invités à présenter leur travail le temps d’un week-end.
Ces personnes rendent compte d’une approche différente du livre, dont le trait commun est un travail plastique.
Chaque artiste et éditeur ne représente que lui-même. Leur réunion, sans hiérarchie, ne correspond qu’à leur désir d’être ensemble. Aucune direction n’est donnée ou suggérée quant à une esthétique particulière du livre.
La manifestation s’est tenue chaque année au mois de juin, à Avenay, à l’exception de la 4e édition accueillie à Tours chez Ulrike Würbach. En 2009, pour la 7e édition, tous les artistes et éditeurs des années précédentes sont invités à l’Imec.
Gabriel Belgeonne (Tandem) / Alain Berset (Héros-limite) / Rémi Boinot / François Bouillon / Werner Bouwens / Guillaume Dégé / Françoise Despalles (Despalles éditions) / Jouke Kleerebezem / Clemens-Tobias Lange (CTL) /
Patrick Le Bescont (Filigranes éditions) / Olivier Leroi / Jean-Claude Mattrat (Iconomoteur) / Benoît Porcher (Sémiose) / Philippe Richard / François Righi (Les livres sont muets) / Virginie Rochetti / Johannes Strugalla / Matthew Tyson / Thierry Weyd (Cactus) / Michael Woolworth /
Fabienne Yvert / Francine Zubeil (La fabrique sensible) /
vendredi 5 juin : 18h30 vernissage.
samedi 6 juin : 13h, ouverture au public, et, à partir de 18 h, lectures, installations, performances, projections, proposées par les exposants.
dimanche 7 juin : 13h-18h.
Renseignements : Iconomoteur, 14210 Avenay, 09 77 51 98 51, iconomoteur@orange.fr
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Mardi 26 mai 2009 Rencontre : « Les utopies du Nouveau Roman-Photo. Analyse des récits photographiques de Benoît Peeters et Marie-Françoise Plissart ».
à 18h30 Rencontre avec Laureline Meizel, lauréate 2008 du Prix Roland Barthes pour la recherche photographique, et Benoît Peeters, éditeur, scénariste et critique.
Créé par Le Point du Jour et l’IMEC, le Prix Roland Barthes récompense des mémoires de niveau master, quelle que soit la discipline, concernant la recherche photographique. Le Prix 2008 a été décerné à Laureline Meizel pour son travail d’analyse des récits photographiques de Benoît Peeters et Marie-Françoise Plissart : Fugues (Minuit, 1983), Droit de regards (Minuit, 1985) et Le Mauvais œil (Minuit, 1986) notamment.
La lauréate donnera à l’IMEC une conférence au cours de laquelle elle présentera et interrogera les spécificités de ce genre mineur – le roman-photo – et le renouvellement que ces deux auteurs opérèrent alors dans la narration photographique en séquence.
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Jeudi 14 mai 2009 Colloque : Plaisir à Mandiargues. Colloque du centenaire de la naissance de l'écrivain.
Ce colloque international rassemblera une trentaine d'intervenants à l'occasion du Centenaire de la naissance d'André Pieyre de Mandiargues. Consacré pour la première fois à l'ensemble de l'œuvre de cet écrivain majeur qui fut poète, romancier et essayiste, en correspondance avec les grands acteurs de l'avant-garde du XXe siècle (Breton, Gracq, Paulhan, Miro, Ernst, etc.), le colloque réunira, avec l'appui de la fille de l'auteur, chercheurs et écrivains autour d'une exposition de ses archives déposées à l'IMEC.
PROGRAMME
Jeudi 14 mai, abbaye d'Ardenne, pressoir
Après-midi
14 h Ouverture du colloque par Carole DORNIER, vice-présidente chargée de la recherche à l’université de Caen ; Sibylle PIEYRE DE MANDIARGUES, Marie-Paule BERRANGER et Claude LEROY
14 h 30-15 h Henryk CHUDAK (université de Varsovie, Pologne), L’autoportrait de l’écrivain légué à la postérité. Mandiargues à travers ses entretiens
15 h-15 h 30 Chrystèle TARAVELLA (université Paris Ouest-Nanterre-La Défense), Mandiargues-Breton : une rencontre sous influence ?
Discussion
16 h-16 h 30 Georgiana M. M. COLVILE (université de Tours), Bona, l’âme-sœur peintresse, poète et sérafin
16 h 30-17 h Adélaïde RUSSO (université de Baton Rouge, États-Unis), Bona l’amour et la peinture
Vendredi 15 mai, abbaye d'Ardenne, grange aux dîmes
Matin
9 h 30-10 h Marie-Paule BERRANGER (université de Caen), Les Carnets de création
10 h-10 h 30 Claude LEROY (université Paris Ouest-Nanterre-La Défense), Fables des origines, origines de la fable
Discussion
11 h-11 h 30 Myriam BOUCHARENC (université Paris Ouest-Nanterre-La Défense), La dernière fois
Après-midi
14 h-14 h 30 Eric DUSSERT (Paris), Un amateur d’imprudences
14 h 30-15 h Béatrice BONHOMME (université de Nice-Sophia Antipolis), Mandiargues au miroir de Jouve
Discussion
15 h 30-16 h Gérard FARASSE (université du Littoral-Côte d’Opale), Au grand jour (de Ponge et Mandiargues)
16 h-16 h 30 Stéphanie CARON (université Paris Ouest-Nanterre-La Défense), Joyce Mansour, André Pieyre de Mandiargues, l'amitié en palimpseste
18 h-20 h Projections au Café des images,
Présentation des films par Sibylle PIEYRE DE MANDIARGUES
Samedi 16 mai, abbaye d'Ardenne, grange aux dîmes
Matin
9 h 30-10 h Marie HARTMANN (université de Caen), Mandiargues essayiste
10 h-10 h 30 Claude COSTE (université Grenoble III), Arcimboldo selon Barthes et Mandiargues
Discussion
11 h-11 h 30 Marie-José TRAMUTA (université de Caen), Mandiargues et Alberto Savinio
Après-midi
14 h 30-15 h Anne GOURIO (université de Caen), Autour du minéral chez Mandiargues
Discussion
15 h 30-16 h Patrick JÉZÉQUEL (université Paris Ouest-Nanterre-La Défense), Paradis naturels de Mandiargues
16 h-16 h 30 Alexandra DESTAIS (université de Caen), Un érographe témoin de l’émergence de l’érotisme littéraire féminin
18 h Table ronde et lectures, Jacqueline DEMORNEX, Claire PAULHAN (IMEC), Sibylle PIEYRE DE MANDIARGUES
Dimanche 17 mai, abbaye d'Ardenne, grange aux dîmes
Matin
9 h 30-10 h Gérard-Denis FARCY (université de Caen), Du côté du théâtre et du cinéma
10 h-10 h 30 Alain CHEVRIER (Rouen), Les “ monuments incongrus ” de Mandiargues revisités
Discussion
11 h-11 h 30 Sophie LOIZEAU (université Paris Ouest-Nanterre-La Défense), Survenue de la mort grave : Mandiargues poète
Après-midi
14 h-14 h 30 Anne CHEVALIER (université de Caen), Les récits de Mandiargues (Le Musée noir, Soleil des Loups)
14 h 30-15 h Cæcilia TERNISIEN (université Charles de Gaulle-Lille 3), Le prénom Vanina dans Le Lis de mer
15 h 30-16 h Birgit WAGNER (université de Vienne, Autriche),Sardaigne mythique et écriture sous roche. Mandiargues et Ernst Jünger
Colloque international organisé par le Centre de recherche de l’Université de Caen Basse-Normandie (LASLAR), en partenariat avec l'IMEC, avec le soutien de la délégation des Célébrations nationales et la collaboration de l’université Paris X-Nanterre.
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Jeudi 14 mai 2009 Rencontre : Conférence avec Régis Debray : L'exercice-critique est-il aujourd'hui possible ?.
Conférence proposée dans le cadre du travail du groupe de recherche sur La Critique dramatique 1877-1977 : recension des critiques dramatiques et étude de leur influence dans la vie intellectuelle et politique de la France (CRHQ/CNRS-Université de Caen).
« Le critique dramatique jusque dans les années 70 du siècle dernier était cette « célébrité décisionnelle » , cet « agent de liaison » entre théâtre et spectateurs. Si le critique a toujours été un personnage controversé – fin XIXe, début XXe, un auteur dramatique mécontent d’un compte rendu pouvait provoquer le critique en duel- il bénéficiait néanmoins d’une place de choix dans les journaux et revues. Aujourd’hui la critique dramatique ne dispose plus que de la portion congrue quand elle n’est pas remplacée par l’entretien avec photos d’avant-première. »
Chantal Meyer-Plantureux
17h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mardi 5 mai 2009 Rencontre : Jacques Ancet : traduire les sonnets de Quevedo.
Jacques Ancet parlera de sa traduction des sonnets de Francisco de Quevedo y Villegas (1580-1645) dont la publication est imminente chez Gallimard. Après une présentation de ce grand maître du baroque espagnol, les problèmes de la traduction, avec quelques exemples précis, seront au coeur de la table ronde.
Né en 1942 à Lyon, Jacques Ancet est traducteur de l’espagnol. Il a notamment traduit Aleixandre, Cernuda, Gamoneda, Gelman, Gomez de la Serna, Juarroz, Mizon, Pizarnik, Robayna, Valente, Villaurutia, Zambrano, et Jean de la Croix (Nuit obscure – Cantique spirituel et autres poèmes, Gallimard,1997). Poète lui-aussi (dernier livre paru : L’Identité obscure, Lettres vives, 2009), Jacques Ancet est également critique (Bernard Noël ou l’éclaircie, Opales, 2002). Il a par ailleurs longtemps enseigné l’espagnol en classes préparatoires à Annecy.
La rencontre sera animée par Serge Martin et Teresa Orecchia-Havas (LASLAR/UCBN).
Ce cycle de rencontres est co-organisé avec le LASLAR de l’université de Caen Basse-Normandie.
18h30
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mardi 5 mai 2009 Rencontre : Rencontres avec Dominique Jégou.
Dans le cadre de la résidence de la compagnie Les danses de dom en Basse-Normandie, Dominique Jégou s'associe à d'autres artistes et chercheurs pour explorer le fonds Dominique Bagouet conservé à l'IMEC, et poursuit ainsi son analyse de l'écriture du chorégraphe.
Dominique Jégou décline à l'IMEC une proposition en deux temps :
mardi 5 mai, 20h
Compression-décompression
Ce projet est réalisé avec des élèves de plusieurs lycées option danse en France, du Conservatoire de Caen, et des étudiants de l'université de Nantes. Dominique Jégou propose une compression-décompression d'un extrait de So schnell de Dominique Bagouet. Dans la compression, il conserve la "partition" de So schnell tout en en modifiant l'espace dans le sens d'une condensation. La décompression est envisagée comme une réponse chorégraphique personnelle de Dominique Jégou.
mercredi 6 mai, 20h
::: 3 F O R M E S :::
::: 3 F O R M E S ::: propose un remix de trois créations antérieures. Plus concentrées en durée comme en espace, réécrites sous forme de duos, les pièces s’éclairent mutuellement et synthétisent certains axes forts du travail de Dominique Jégou.
Dans cet espace scénographique mouvant, Dominique Jégou et Alvaro Morell Bonet conjuguent avec une extrême précision une grammaire d’actions, dans un souci d’abstraction plus que dans un désir de signifier. « Je fabrique un espace particulier où se bâtissent des gestes, des mots, des sensations nous viennent… sorte de maison des rumeurs. Cela reste ouvert, ce n’est pas une clôture sur le sens mais une ouverture… »
Formé au CNDC-Angers, Dominique Jégou collabore avec Dominique Bagouet Necesito (1991), So schnell (1992) puis Trisha Brown One story as in falling (1992) et découvre la pensée aléatoire par l'intermédiaire de Susan Buirge.
En 1995, il fonde sa compagnie Les danses de dom. Depuis, il a créé une dizaine de pièces dont làicilà présenté au festival Montpellier Danse 2007, :::3 F O R M E S ::: et Château, un film chorégraphique avec des habitants de Bazouges-la-Pérouse (35) en 2008. Il vient de créer Cubing, en collaboration avec le compositeur de jazz et musiques électroniques Olivier Sens, pièce présentée en février dernier au Centre Chorégraphique National de Caen Basse-Normandie.
coproduction : Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, Grand Théâtre-Ville de Lorient, Triangle/scène conventionnée danse.
Avec le soutien de l'ADAMI.
La résidence de Dominique Jégou reçoit le soutien de la DRAC Basse-Normandie.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mercredi 29 avril 2009 Rencontre : Rencontre annulée - Traduire la poésie argentine contemporaine : présence d'Alejandra Pizarnik.
Pour des raisons indépendantes de notre volonté, cette rencontre est reportée à une date ultérieure.
Cette troisième rencontre du cycle Traduire la poésie sera consacrée à la poésie argentine contemporaine, une des plus fertiles du continent sud-américain, qui s’est vue enrichie dans les dernières années avec l’apport de nombreuses écrivaines.
Seront évoquées en particulier la figure et l’œuvre d’Alejandra Pizarnik (1936-1972), voix venue du surréalisme et traversée par la recherche d’un langage idéal, fait de musique et de silence, dont elle ne cesse de questionner les pouvoirs. Au sein de sa quête d’une écriture totale et dans des poèmes où dominent la forme brève et la concentration expressive, certains thèmes reviennent : l’emprise de la folie, la magie du mot, l’enfance perdue, les exils existentiels d’un sujet pour lequel l’écriture peut constituer un refuge mais aussi exposer au plus grand dénuement et à la mort.
Avec la participation de Silvia Baron Supervielle, poète, traductrice, essayiste, Teresa Orecchia Havas, Professeur à l’Université de Caen Basse-Normandie et Carolina Vrech, enseignante et doctorante.
Née à Buenos Aires en 1936, Alejandra Pizarnik s'impose très jeune dans la poésie de son pays. Après des études de lettres et de peinture, elle s'installe à Paris en 1960 et s'y lie avec André Pierre de Mandiargues, Octavio Paz, Julio Cortazar. Rentrée en Argentine, elle publie de nouveaux recueils où s'expriment, de manière fulgurante, sa solitude et ses angoisses devant la vie. Elle met fin à ses jours en 1972.
C’est Silvia Baron Supervielle et Alberto Manguel qui la font connaître en France. Ses recueils de poèmes ont été publiés pour la première fois en France aux éditions Granit en 1986 dans une traduction de Silvia Baron Supervielle. Chez Actes Sud en novembre 2005, l'œuvre poétique d'Alejandra Pizarnik, dont la traduction française est le fruit du travail conjoint de Silvia Baron Supervielle et de Claude Couffon, paraît à nouveau.
Cycle de rencontres organisé en partenariat avec le laboratoire LASLAR de l'Université de Caen.
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Mardi 21 avril 2009 Rencontre : Livres à disposition : la photographie, montrer, éditer.
Iconomoteur dans le cadre de la préparation de Livres à disposition 7e édition en juin invite avec l’IMEC un éditeur, Patrick Le Bescont, de Filigranes éditions et un photographe, Christophe Beauregard.
Patrick Le Bescont de Filigranes éditions, présentera son travail d’éditeur, ses choix éditoriaux, ses engagements. Il présentera de façon détaillée deux ou trois publications, explicitant ainsi sa démarche éditoriale.Christophe Beauregard, montrera son travail photographique, en relation avec le portrait. Il nous dira en quoi ses photographies trouvent dans l’édition une place spécifique.
Filigranes éditions :
À mi-chemin entre expérimentation artistique et édition, les éditions Filigranes ont été pendant longtemps l'une des seules maisons d'éditions spécialisées dans la photographie, faisant preuve d'une démarche originale et audacieuse qui a accompagné le parcours atypique de Patrick Le Bescont, aujourd'hui directeur artistique de ces publications. Créées en 1988 par Patrick Le Bescont, Filigranes affiche plus de 350 ouvrages publiés, rassemblant plus de 200 photographes et le même nombre d'auteurs. En 2003, les éditions Filigranes ont été récompensées du prix Nadar pour l'ouvrage de Bernard Guillot, Le Pavillon Blanc.
Filigranes ne revendique aucune ligne éditoriale précise, mais plutôt des choix fondés sur des coups de cœur, offrant ainsi une grande diversité d'auteurs, de thèmes, de styles et d'approches esthétiques. Dans le but d'accompagner la création contemporaine, le choix des artistes, photographes et auteurs, se tourne en priorité vers les jeunes auteurs. L'originalité de la démarche éditoriale de Filigranes tient dans le fait que ses livres sont conçus comme de véritables projets artistiques uniques plutôt que comme simples reproductions d'images.
[[url: www.filigranes.com ]]Site des éditions Filigranes
Christophe Beauregard :
Né à Saintes en 1966, il vit et travaille à Paris.
À propos de ses photographies éditées dans l’ouvrage SEMANTIC TRAMPS chez Filigranes éditions :
Ces photographies de sans abri sont des mises en scènes. Des femmes et des hommes maquillés et costumés ont pris la pose. Ici, tout est fiction.
Si je n’ai pas voulu photographier de vrais SDF, c’est pour me défaire du réflexe documentaire ordinaire de fixer plein cadre la misère de la rue. J’ai tout d’abord voulu mettre en péril l’idée même que la photographie est à priori un enregistrement du réel.
Puis j’ai réagi à ma manière à ce flot d’images que nous percevons quotidiennement, des images qui nous désorientent et nous anesthésient : nous ne sommes plus capables d’identifier comme réelles les situations de pauvreté, de souffrance et de misère. Puisque ces êtres photographiés ne sont pas celles et ceux que l’on croit, ce qui ne voulait pas être vu est obligé cette fois d’être perçu.
[[url: www.christophe-beauregard.com ]]Site de Christophe Beauregard
20h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 3 avril 2009 Exposition : Between Collaboration and Resistance : French Literary Life under Nazi Occupation.
Présentée dans une première version au Mémorial de Caen en novembre 2008, cette exposition a fait l’objet d’une adaptation pour le public new-yorkais. Elle rassemble plus de 400 documents originaux, dont la plupart sont présentés pour la première fois sur le sol américain.
Catalogue coédité par l'IMEC et les éditions Tallandier.
Présentée dans une première version au Mémorial de Caen, du 13 novembre 2008 au 3 janvier 2009, sous le titre A travers le désastre, la vie littéraire française sous l'Occupation, cette exposition fait l'objet d'une toute nouvelle adaptation pour le public new-yorkais. Sous le commissariat de Robert O. Paxton, avec la collaboration de Claire Paulhan et d'Olivier Corpet, elle rassemble plus de 400 documents originaux : manuscrits, lettres, photographies, tracts, ouvrages, revues, journaux et objets - pour la plupart issus des collections de l'IMEC, mais aussi de collections privées comme les archives de Karl Epting, le directeur de l'Institut allemand à Paris. La plupart de ces documents sont présentés pour la première fois aux États-Unis.
Coproduction IMEC/New York Public Library, avec le concours du Mémorial de Caen.
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Samedi 14 mars 2009 Dialogue d'écrivains : La poésie/nuit - Dialogue d’écrivains : Nathalie Quintane et Céline Minard.
Les dialogues d’écrivains de l’IMEC voudraient mettre à nu le fil continu qui relie les artistes entre eux. Rapports de maître à élève, fraternité d’écoles, de misères, de combats, émulation de contemporains exaltés par des découvertes formelles, amitiés qui construisent un dialogue constant entre créateurs, cet échange n’apparaît souvent au public que longtemps après qu’il a eu lieu, au travers des correspondances et écrits intimes.
« J'ai rencontré Céline Minard un peu après le succès du Dernier Homme, dans un festival d'assez bonne réputation. J'ai été étonnée par cette femme, jeune, qui venait à peine d'être intronisée par le "milieu", et qui tenait des propos directs, pratiques, loin des anecdotes (auto)-mystifiantes habituelles dans ce genre de circonstances. Ensuite est sorti Bastard Battle, un livre de travail fou sur la langue, de fantaisie crue et drôle. Je me suis dit que Minard avait choisi de pouvoir tout se permettre. On a discuté. Echangé quelques mails. On n'était pas d'accord. Céline Minard écrit depuis le roman. J'écris depuis la poésie. Sauf que la poésie, chacun le sait, ça n'existe pas. Bouffée par les mauvaises comme par les meilleures intentions. Et le roman ? De ça et d'autres choses, nous parlerons. Nous continuerons à l'IMEC une conversation commencée. »
Nathalie Quintane
18h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
La poésie/nuit est un festival de poésie contemporaine dont la sixième édition se déroulera à Caen du 3 au 14 mars prochain. Il y a des poètes musiciens et des cinéastes poètes : aussi cette manifestation, organisée dans le cadre du Printemps des Poètes, aborde l’écriture sous toutes ses formes, la lecture ou la performance, le théâtre, le cinéma ou la vidéo, le graphisme et l’édition, la création radiophonique ou la photographie – autant de supports pour une même attention aux montages, collages, détournements, narrations inattendues, rythmes et reprises, assonances et rémanences…
Pour les découvrir, La Poésie/nuit propose une série de rendez-vous aux formats multiples : rencontres ou soirées, conférences ou projections, concerts ou expositions …
13 jours, près de quatre-vingts invités français et étrangers, des rendez-vous curieux ou studieux, thématiques ou éclectiques, des lectures audacieuses ou délicates, des écritures inventives et inattendues... dans un grand nombre de lieux culturels à Caen, des institutions aux associations...
Le festival La Poésie/nuit est produit par l’association La Poésie/nuit et l’École Régionale des beaux-arts Caen la mer, et coproduit par l’IMEC. Il reçoit le soutien de la Région Basse-Normandie, du Centre National du Livre, de la Ville de Caen, de la DRAC Basse-Normandie et de l’Université de Caen Basse-Normandie.
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Vendredi 13 mars 2009 Colloque : Colloque Colette : Complexités et modernités.
Il s’agira d’envisager les points sur lesquels l’œuvre échappe en fait aux catégorisations et aux lectures réductrices, dans trois domaines principaux : la création littéraire, la représentation des identités sexuées, les prises de position face au monde contemporain. Cette réflexion portera donc sur les aspects où Colette résiste à l’analyse et tentera d’expliciter les paradoxes et les contradictions esthétiques, génériques ou idéologiques qui traversent l’œuvre.
Programme
Vendredi 13 mars
9h45 - Accueil
10h - Ouverture du colloque par Alain Massuard (IMEC), Marie-Françoise Berthu-Courtivron (université Rennes 2 et Société des amis de Colette) et Jean-Pierre Montier (CELAM)
Une théorie de l’écriture immergée dans le texte
Présidente de séance : Simone DELESALLE
10h15 - Elisabeth LADENSON (Columbia University, New York) : « Colette et le 19ème siècle »
Présidente de séance : Francine DUGAST-PORTES
11h - Maria GUGLIOTTA (université des Etudes de Palerme / université Paris IV-Sorbonne) : « Colette et la Chronique : pour un journalisme littéraire »
Arnold DESANDERE (Defence School of Languages, London) : « Maîtriser le temps de la guerre : l’exemple de Journal à rebours »
Stéphanie MICHINEAU (université du Mans) : « Colette, une œuvre ‘transgénérique’ ou la modernité de l’écriture ? »
D’un genre l’autre
Présidente de séance : Elene CLICHE
14h30 - Stéphanie SMADJA (université Paris 7) : « Colette dans les années 1920 : une prose féminine ou un style à l’originalité irréductible ? »
Président de séance : Gérard BONAL
15h15 - Nanaé TSUDA (université de Versailles Saint-Quentin) : « Claudine est-elle une nouvelle héroïne ? Les contradictions du ‘féminisme’ dans les premières œuvres de Colette »
Elizabeth RICHARDSON VITI (Gettysburg College, Pennsylvania, USA) : « Colette et Bernhard Schlink : deux perspectives sur la femme d’un certain âge »
Brigitte ROLLET (University of London Institute, Paris) : « Colette et Gigi sur grand et petit écrans : questions de genres et d’adaptations »
18h : Projection de l’adaptation cinématographique de La Naissance du jour de Colette, réalisée par Jacques Demy, suivie d’une table ronde avec Gérard BONAL, Samia BORDJI, Francine DUGAST-PORTES, Brigitte ROLLET et Marie-Odile ANDRE (modératrice).
Samedi 14 mars
Un brouillage des identités sexuées
Présidente de séance : Marie-Françoise BERTHU-COURTIVRON
10h - Nicole ALBERT (Centre International d’Etudes Critiques, Paris) : « “A la recherche du genre perdu” : figures de l’entre-deux dans l’œuvre de Colette »
Elene CLICHE (université du Québec, Montréal) : « Colette et la reconfiguration du genre »
Président de séance : Jacques DUPONT
11h15 - Joël JULY (université d’Aix-en-Provence / université des Pays de Vaucluse) : « Les gestes androgynes de l’enfant chez Colette »
Gérard BONAL (écrivain, ancien président de la Société des amis de Colette) : « La confusion des genres - Le personnage d’Alain dans La Chatte »
Des ambiguïtés face à l’histoire et à la société
Présidente de séance : Marie-Odile ANDRE
14h - Martine BOYER-WEINMANN (université Lumière Lyon 2) : « Drôles de guerre, drôles de dames, Colette, Beauvoir, Leduc, moralistes de l’ambiguïté »
Isabelle SCAVINER (université de Caen) : « Colette critique de théâtre : regard sur la production dramatique de la Grande guerre »
Présidente de séance : Martine BOYER-WEINMANN
15h15 - Jacques DUPONT (université de Versailles Saint-Quentin) : « Juifs, nègres et arabes dans l’œuvre de Colette »
Yukiko TAKAHARA (université de Provence / université des Langues Etrangères de Tokyo) : « Regard de Colette sur la réalité coloniale – une vision au-delà de la politique et de la morale »
17h30 - Conclusion et clôture du colloque
Colloque organisé par le CELAM (Centre d’Etudes des Littératures Anciennes et Modernes, Université Rennes 2) et la Société des amis de Colette, en partenariat avec l’IMEC (Institut Mémoires de L’Edition Contemporaine) et le CHCSC, Centre d’Histoire Culturelle de l’Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines.
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Jeudi 12 mars 2009 Journées d'étude : La poésie/nuit - Les arts poétiques de Christophe Tarkos.
Un événement organisé en partenariat avec la revue Fusées.
«Je suis un poète qui défend la langue française contre sa dégénérescence, je suis un poète qui sauve sa langue, en la faisant travailler, en la faisant vivre, en la faisant bouger.»
Christophe Tarkos
Moins attaché au contenu ou au message d’un texte qu’à sa puissance prosodique et à l’énergie de sa profération, l’œuvre poétique de Christophe Tarkos (1963-2004) s’apparente à un art de la déconstruction. Dans la filiation de Gertrude Stein, de Gil J. Wolman ou de Samuel Beckett, il a travaillé sur la matière même de la langue et a imposé une voix radicale dans le paysage de la poésie française.
Alors que vient de paraître aux éditions P.O.L Écrits poétiques, première édition posthume de l’œuvre de Christophe Tarkos, l’IMEC – où sont conservées ses archives – s’associe à la revue Fusées – qui lui consacre un dossier dans son dernier numéro – pour proposer cette journée. Lors d’un après-midi d’interventions critiques, puis d’une soirée de lectures et de performances, les intervenants interrogeront, chacun a leur manière, tant les mécanismes de cette langue devenue « pâte-mot », substance fluide que Tarkos construit ou déconstruit à la manière d’une pâte à modeler, que son travail de lecture et d’improvisation, ses dessins ou son activité de revuiste. Ils tenteront par ailleurs de dire pourquoi l’influence de cette œuvre novatrice demeure à ce point profonde dans le champ de la poésie contemporaine.
Avec : Sophie Bogaert, Stacy Doris, Jérôme Game, Jocelyn Gasnier, Jean-Marie Gleize, Cyrille Martinez, Charles Pennequin, Christian Prigent, Vincent Tholomé, Éric Vautrin et Thierry Weyd.
14h : conférences et tables rondes
18h : projections d’enregistrements extraits du fonds Christophe Tarkos
20h30 : lectures/performances
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
La poésie/nuit est un festival de poésie contemporaine dont la sixième édition se déroulera à Caen du 3 au 14 mars prochain. Il y a des poètes musiciens et des cinéastes poètes : aussi cette manifestation, organisée dans le cadre du Printemps des Poètes, aborde l’écriture sous toutes ses formes, la lecture ou la performance, le théâtre, le cinéma ou la vidéo, le graphisme et l’édition, la création radiophonique ou la photographie – autant de supports pour une même attention aux montages, collages, détournements, narrations inattendues, rythmes et reprises, assonances et rémanences…
Pour les découvrir, La Poésie/nuit propose une série de rendez-vous aux formats multiples : rencontres ou soirées, conférences ou projections, concerts ou expositions …
13 jours, près de quatre-vingts invités français et étrangers, des rendez-vous curieux ou studieux, thématiques ou éclectiques, des lectures audacieuses ou délicates, des écritures inventives et inattendues... dans un grand nombre de lieux culturels à Caen, des institutions aux associations...
Le festival La Poésie/nuit est produit par l’association La Poésie/nuit et l’École Régionale des beaux-arts Caen la mer, et coproduit par l’IMEC. Il reçoit le soutien de la Région Basse-Normandie, du Centre National du Livre, de la Ville de Caen, de la DRAC Basse-Normandie et de l’Université de Caen Basse-Normandie.
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Lundi 9 mars 2009 Journées d'étude : Premières journées doctorales du Centre Michel Foucault.
Depuis la disparition de Foucault en 1984, la production de travaux sur sa pensée a été considérable, en France comme à l’étranger, en philosophie comme dans de nombreuses disciplines des sciences sociales (sociologie, histoire, anthropologie).
Le but de ses deux journées est d'apporter aux jeunes doctorants qui ont choisi de travailler "sur" ou "avec" la pensée du philosophe un ensemble d’outils et de ressources pour orienter et aider leurs futures recherches.
Lundi
14h00 -- 14h40 Olivier Doron : « L'émergence des savoirs sur l'homme anormal (1750-1900) »
14h40 -- 15h20 Peter Koll : « Risque et naturalité »
15h20 -- 16h00 Luca Paltrinelli : « Naissance de la population : nature, raison, pouvoir chez Michel Foucault »
16h00 -- 16h20 PAUSE
16h20 -- 17h00 Carolina Rojas : « Intervenir sur l'extrême pauvreté, une analyse à partir de la notion de gouvernementalité »
17h00 -- 17h40 Jean Lucien Sanchez : « identifier, exclure, régénérer : la relégation des récidivistes en Guyane »
Mardi
9h00 -- 9h40 Philippe Chevallier : « Michel Foucault et le christianisme »
9h40 -- 10h 20 Tony Manicki : « Foucault analyse les pratiques de soi dans le christianisme primitif »
10h20 -- 10h40 PAUSE
10H40 -- 11h20 Paul Le Bas : « La question du pouvoir et de la liberté chez Michel Foucault »
11h20 -- 12h00 Manuel Mauer : « Le concept de vie dans l'œuvre de Michel Foucault »
14h30 -- 15h10 Nicolas Voetzel : « Foucault et Nietzsche »
15h10 -- 15h50 Sarah D'andrea : « le modèle nietzschéen du corps dans la pensée de Miche Foucault »
15h50 -- 16h30 Stefano Righetti : « Foucault interprète Nietzsche »
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Vendredi 6 mars 2009 Événement : Lecture de fonds.
Dans le cadre de La Poésie/nuit, l’IMEC invite les Revues Parlées du Centre Pompidou. Depuis plus de trente ans, écrivains et poètes sont conviés par les Revues Parlées du Centre Pompidou à des rencontres publiques dont la trace a été fidèlement conservée.
Comment mieux faire revivre ce patrimoine sonore, sinon en le confrontant aux travaux actuels ?
Marianne Alphant, responsable des Revues Parlées, invite les auteurs Sébastien Smirou et Francis Cohen à s’emparer de ces archives sonores. Une occasion singulière pour eux de dialoguer avec leurs aînés, ainsi qu’une façon nouvelle d’envisager l’histoire de la littérature contemporaine et de mesurer l’épreuve du temps sur des modes d’expression présumés éphémères.
Auditorium du musée des Beaux-Arts
18h
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Vendredi 6 mars 2009 Rencontre : Identité en conflit : la figure de Mahmoud Darwich.
À l’occasion du Printemps des poètes, une table ronde consacrée à la brûlante interrogation du célèbre écrivain palestinien, Mahmoud Darwich, disparu l’an dernier, sur le rôle de la poésie et le rapport de tension que celle-ci entretient avec la question politique, réunira Farouk Mardam-Bey, essayiste et directeur des collections aux Éditions Actes-Sud, Yael Lerer, éditrice des œuvres du poète en hébreu, Philippe Ducros, dramaturge canadien, auteur de L’Affiche, créée au Panta-Théâtre et Guy Delamotte, metteur en scène et commanditaire de la pièce.
Comment être à la fois un poète universel et le porte-voix d’une cause nationale ? Comment fonder une identité quand on ne détient pour l’exprimer que la puissance du langage et la force du chant ? Comment l’identité palestinienne trouve-t-elle à travers l’œuvre de Mahmoud Darwich l’une de ses plus profondes figurations ? Quel rôle peut jouer la littérature en période de crise et de combat ?
Le débat, animé par Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC et accompagné de lecture de poèmes et de textes de Mahmoud Darwich, tentera d’apporter quelque lumière sur les multiples questions soulevée par l’une des œuvres majeures de la poésie d’aujourd’hui.
17h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mardi 3 mars 2009 La matière et la manière : La poésie/nuit - La matière et la manière : Christophe Tarkos par Charles Pennequin.
Pour faire partager le plaisir du texte et de son support (là : manuscrit, carnet, dessin, K7, CD…), l’IMEC propose d’ouvrir sa bibliothèque à une heure inhabituelle et de présenter quelques pièces d’archives de Christophe Tarkos, sous l’égide d’un lecteur passionné du poète, lui-même poète : Charles Pennequin.
Ce dernier interrogera à sa manière ce que disent les archives des frontières entre l’art et la vie chez celui qui, en parlant du poème, disait que la différence entre le fou et le poète, c’est que le poète arrête le poème.
Auteur, poète, dessinateur, vidéaste à ses heures, Charles Pennequin est l’une des voix majeures de la poésie française contemporaine. Accueilli à l’abbaye d’Ardenne dans le cadre d’une résidence organisée conjointement par l’IMEC, l’IUFM, l’Université de Caen Basse-Normandie et l’École Régionale des beaux-arts Caen la mer, avec le soutien de la DRAC Basse-Normandie, Charles Pennequin multiplie depuis janvier les temps de rencontre et de travail auprès de différents publics en formation (collégiens, stagiaires IUFM, étudiants).
18h
Abbatiale
Réservation au 02 31 29 37 37
La poésie/nuit est un festival de poésie contemporaine dont la sixième édition se déroulera à Caen du 3 au 14 mars prochain. Il y a des poètes musiciens et des cinéastes poètes : aussi cette manifestation, organisée dans le cadre du Printemps des Poètes, aborde l’écriture sous toutes ses formes, la lecture ou la performance, le théâtre, le cinéma ou la vidéo, le graphisme et l’édition, la création radiophonique ou la photographie – autant de supports pour une même attention aux montages, collages, détournements, narrations inattendues, rythmes et reprises, assonances et rémanences…
Pour les découvrir, La Poésie/nuit propose une série de rendez-vous aux formats multiples : rencontres ou soirées, conférences ou projections, concerts ou expositions …
13 jours, près de quatre-vingts invités français et étrangers, des rendez-vous curieux ou studieux, thématiques ou éclectiques, des lectures audacieuses ou délicates, des écritures inventives et inattendues... dans un grand nombre de lieux culturels à Caen, des institutions aux associations...
Le festival La Poésie/nuit est produit par l’association La Poésie/nuit et l’École Régionale des beaux-arts Caen la mer, et coproduit par l’IMEC. Il reçoit le soutien de la Région Basse-Normandie, du Centre National du Livre, de la Ville de Caen, de la DRAC Basse-Normandie et de l’Université de Caen Basse-Normandie.
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Mardi 3 mars 2009 Événement : La poésie/nuit - Un espace ouvert, une cartographie profane : une exploration des archives du poète.
Les archives de Christophe Tarkos sont conservées à l’IMEC. Le fonds représente 50 boites ou « caisses » où se trouvent rassemblés des carnets et cahiers de notes de toutes sortes, notes de lectures, bribes de textes, observations diverses ; des textes en travail, avant et après publication ; des revues, celles qu’il a animées, celles auxquelles il a participé ; des dessins, des calligrammes ; des enregistrements divers, audios ou videos.
Ces archives disent quelque chose de l’œuvre du poète. Elles ne l’expliquent pas, elles ne la contiennent pas, mais elles témoignent du travail permanent dont elle ressort, de son énergie motrice, curieuse de tout, de son bouillonnement comme de ses attentions, de ses études, de ses recherches.
Cette exposition n’entend pas mettre les archives de Christophe Tarkos à l’étude. Elle explore l’atelier du poète, approcher la forge, témoigne de ce que représente son œuvre : un espace d’invention, d’attention et de recherche d’une vitalité étonnante.
Grange aux dîmes
tous les jours (sauf le lundi) de 14h à 18h
Renseignements au 02 31 29 37 37
La poésie/nuit est un festival de poésie contemporaine dont la sixième édition se déroulera à Caen du 3 au 14 mars prochain. Il y a des poètes musiciens et des cinéastes poètes : aussi cette manifestation, organisée dans le cadre du Printemps des Poètes, aborde l’écriture sous toutes ses formes, la lecture ou la performance, le théâtre, le cinéma ou la vidéo, le graphisme et l’édition, la création radiophonique ou la photographie – autant de supports pour une même attention aux montages, collages, détournements, narrations inattendues, rythmes et reprises, assonances et rémanences…
Pour les découvrir, La Poésie/nuit propose une série de rendez-vous aux formats multiples : rencontres ou soirées, conférences ou projections, concerts ou expositions …
13 jours, près de quatre-vingts invités français et étrangers, des rendez-vous curieux ou studieux, thématiques ou éclectiques, des lectures audacieuses ou délicates, des écritures inventives et inattendues... dans un grand nombre de lieux culturels à Caen, des institutions aux associations...
Le festival La Poésie/nuit est produit par l’association La Poésie/nuit et l’École Régionale des beaux-arts Caen la mer, et coproduit par l’IMEC. Il reçoit le soutien de la Région Basse-Normandie, du Centre National du Livre, de la Ville de Caen, de la DRAC Basse-Normandie et de l’Université de Caen Basse-Normandie.
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Jeudi 26 février 2009 Rencontre : In memoriam, nuits avec la mort - Vanités, épitaphes, reliques… et autres restes d’écrivains.
De la jouissance de l’anecdote aux conditions du vrai : l’écrivain n’en finit pas de mourir et de ressusciter par ses attributs même. Que signifie cette mise en scène de la mort : l’épitaphe sur la tombe, le dernier mot, la lettre du mort ? Et ce culte des objets et des restes d’écrivains ? On ne compte plus les crânes de Voltaire ou de Descartes… les stylographes de Paul Valéry… les derniers mots d’André Gide…
Réinterprétés dans de nombreux romans et films, ces « ultimes mots et restes d’écrivains » donnent lieu à des cultes, à une littérature singulière, où l’humour perce en filigrane.
Avec Dominique Noguez, écrivain, Grand Prix de l’Humour noir 1999, Clémentine Portier-Kaltenbach, journaliste, écrivain, auteur d’Histoires d’os et autres abattis (2007) et Tanguy Bizien, doctorant, qui prépare une thèse sur « l’épistolaire et la mort ».
Tout au long du mois de février, l’IMEC propose une série de rencontres consacrée aux rapports entre l’écriture, les traces et la mort. Dans quelle mesure les mots servent-ils de lien entre les morts et les vivants ? Pourquoi ce souci des traces et de la mémoire ? Archéologies ? Autopsies ? Reliques ? Élans posthumes ? Névroses nécrophiles ? Entre écritures et postures, de nombreuses questions affleureront au cœur de ces soirées préparées avec la complicité du romancier et essayiste Philippe di Folco, qui prépare actuellement l’édition du Dictionnaire de la mort à paraître fin 2009.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 19 février 2009 Rencontre : In memoriam, nuits avec la mort - De l’autopsie au manuscrit : enjeux du réalisme.
Lire le corps d’un mort constitue une pratique réglementée par les pouvoirs publics. L’écrivain, lui, choisit parfois de s’approprier ces méthodes : la découverte du cadavre, l’autopsie, l’exposition, la reconstitution, en autant de « scènes de genre ».
L’écrivain de polar travaille-t-il à partir d’informations issues du « terrain », lesquelles sont nécessairement secrètes, rigoureusement scientifiques mais aussi souvent partielles, contingentées ? Existe-t-il des interactions, des «prises de contact » entre ces pratiques réservées (brigade criminelle, médecine légale) et le romancier ? Si l’imaginaire de l’écrivain travaille de son côté, comment le policier ou le légiste perçoivent-ils les représentations « romanesques » ?
Avec Jean-Bernard Pouy, écrivain de romans policiers, auteur notamment de La Belle de Fontenay (Gallimard, 1992) et de La récup' (Fayard, 2008), le Commandant de Police Gildas Le Ny, chef de la brigade criminelle à la DDSP du Calvados et Philippe Charlier, médecin légiste et auteur de Médecin des morts (Fayard, 2006).
Tout au long du mois de février, l’IMEC propose une série de rencontres consacrée aux rapports entre l’écriture, les traces et la mort. Dans quelle mesure les mots servent-ils de lien entre les morts et les vivants ? Pourquoi ce souci des traces et de la mémoire ? Archéologies ? Autopsies ? Reliques ? Élans posthumes ? Névroses nécrophiles ? Entre écritures et postures, de nombreuses questions affleureront au cœur de ces soirées préparées avec la complicité du romancier et essayiste Philippe di Folco, qui prépare actuellement l’édition du Dictionnaire de la mort à paraître fin 2009.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mercredi 18 février 2009 Rencontre : Soirée annulée - Traduire la poésie, avec Henri Meschonnic.
Avec Henri Meschonnic, poète, essayiste et traducteur de la Bible -Dans le désert, traduction du Livre des Nombres (Desclée de Brouwer, 2008) et Serge Martin, maître de conférences en langue et littérature françaises à l'IUFM de Basse-Normandie.
Henri Meschonnic traduit la Bible depuis plus de quarante ans. D’abord publiées chez Gallimard et maintenant chez Desclée de Brouwer, ses traductions veulent « donner en partage » la jouissance d’un langage qui s’appuie plus sur son récitatif que sur son récit. C’est pourquoi le traducteur, qui est aussi poète et qui ne cesse de réfléchir aux problèmes du langage et des langues, part de l’hébreu des massorètes et de leur système de notation des accents. L’ignorance par les traductions de ce rythme spécifique affadit le texte biblique. Le résultat en a souvent été une instrumentalisation religieuse « théologiquement programmée ». Henri Meschonnic préfère en chercher les équivalents pour faire entendre en français « une poétique du divin », c’est-à-dire le mouvement du sens plus que son arrêt. Surtout, ses traductions font une épopée prophétique des voix par les mouvements de la parole-relation.
Henri Meschonnic lira des extraits de la Bible en hébreu et dans sa traduction. Serge Martin l’interrogera en ouvrant l’atelier de traduction que les archives déposées à l’IMEC permettent de mieux connaître.
Henri Meschonnic est poète, essayiste et traducteur de la Bible (Les Cinq Rouleaux et Jona aux éd. Gallimard et les Psaumes, la Genèse, l’Exode, le Lévitique et les Nombres aux éd. Desclée de Brouwer).
Grange aux dîmes
18h30
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 12 février 2009 Soirée d'Ardenne : In memoriam, nuits avec la mort - Mourir d’écrire / écrire le mourir.
De Proust à Blanchot, de Kafka à Beckett en passant par Bataille et Fritz Zorn, « écrire-mourir » s’affirme comme figure littéraire au cœur du XXe s. La mort, comme palimpseste au cœur du processus narratif, les mots comme accusatif du deuil de soi ou de l’autre. C’est le corps de l’écrivain qui dit défaillir, partir en morceaux, l’effacement, le vide… C’est aussi le regard que porte l’écrivain sur la mort d’un proche quand ce n’est pas sur lui-même.
Comment trouver les mots pour signifier les derniers instants ? Ecrire pour ne pas mourir, exorciser la mort, mourir à la tâche, regarder la mort au travail et composer avec elle par le truchement des mots, c’est le travail qu’ont mené par exemple Noëlle Châtelet et Thomas Clerc, tout deux dans des registres différents.
Avec Noëlle Châtelet, philosophe et écrivain, auteur notamment de La Dernière leçon (Seuil, 2004) et Thomas Clerc, spécialiste de Roland Barthes et auteur de Maurice Sachs le désoeuvré (Allia, 2005) .
Tout au long du mois de février, l’IMEC propose une série de rencontres consacrée aux rapports entre l’écriture, les traces et la mort. Dans quelle mesure les mots servent-ils de lien entre les morts et les vivants ? Pourquoi ce souci des traces et de la mémoire ? Archéologies ? Autopsies ? Reliques ? Élans posthumes ? Névroses nécrophiles ? Entre écritures et postures, de nombreuses questions affleureront au cœur de ces soirées préparées avec la complicité du romancier et essayiste Philippe di Folco, qui prépare actuellement l’édition du Dictionnaire de la mort à paraître fin 2009.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 6 février 2009 Soirée d'Ardenne : In memoriam, nuits avec la mort - Mourir sous le premier Moyen Âge (Ve-XIe s.) : le grand silence ?.
Tout au long du mois de février, l’IMEC propose une série de rencontres consacrée aux rapports entre l’écriture, les traces et la mort. Dans quelle mesure les mots servent-ils de lien entre les morts et les vivants ? Pourquoi ce souci des traces et de la mémoire ? Archéologies ? Autopsies ? Reliques ? Élans posthumes ? Névroses nécrophiles ? Entre écritures et postures, de nombreuses questions affleureront au cœur de ces soirées préparées avec la complicité du romancier et essayiste Philippe di Folco, qui prépare actuellement l’édition du Dictionnaire de la mort à paraître fin 2009.
Mourir sous le premier Moyen Âge (Ve-XIe s.) : le grand silence ?
Peu généreux en documents écrits, le 1er Moyen Âge (500-1100), perçu comme un temps « obscur et sombre », laisse-t-il aujourd’hui la possibilité d’une juste interprétation de ses « façons de mourir » ? Épigraphie, discours religieux, arts funéraires émergent cependant. On tentera de dresser un état des lieux, centré sur la région normande, pour éclairer les pratiques mortuaires d'une époque encore mal connue.
Avec Vincent Hincker, archéologue du Service Départemental d’Archéologie du Calvados (SDAC) et Armelle Le Gendre, doctorante en histoire de l’art (Paris-IV), spécialisée en arts et célébrations du culte au Moyen Âge.
La rencontre se terminera par un concert de pièces paraliturgiques sur le thème de la mort par l'ensemble De Caelis, spécialisé dans la musique médiévale a capella, actuellement en résidence à l'IMEC.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 5 février 2009 Rencontre : In Memoriam, nuits avec la mort - La chambre verte de François Truffaut.
En partenariat avec le cinéma Le Café des Images, projection de La chambre verte de François Truffaut, avec François Truffaut, Nathalie Baye, Jean Dasté, 1978.
Troisième et dernier film où Truffaut se met en scène lui-même, La chambre verte est un film secret et sur le secret, un film mal aimé, mal compris, du public et de la critique. Sacralisé par son auteur dès la sortie, trente ans après, une deuxième lecture s’imposait : au croisement de l’œuvre d’Henry James (le film s’inspire en grande partie de L’Autel des morts) et de celle de Truffaut, toutes deux « hantées ». Que veut dire l’obsession d’un homme pour les reliques, les traces, le souvenir des morts, ce souci de la mémoire quel qu’en soit le prix ? De quelle névrose nous parle Truffaut ? Est-il question d’une foi dévoyée : celle, absolue chez lui, dans le cinématographe ?
Projection suivie d'un débat avec Jean-Michel Frodon, critique et directeur des Cahiers du Cinéma.
Tout au long du mois de février, l’IMEC propose une série de rencontres consacrée aux rapports entre l’écriture, les traces et la mort. Dans quelle mesure les mots servent-ils de lien entre les morts et les vivants ? Pourquoi ce souci des traces et de la mémoire ? Archéologies ? Autopsies ? Reliques ? Élans posthumes ? Névroses nécrophiles ? Entre écritures et postures, de nombreuses questions affleureront au cœur de ces soirées préparées avec la complicité du romancier et essayiste Philippe di Folco, qui prépare actuellement l’édition du Dictionnaire de la mort à paraître fin 2009.
20h
Réservation au [[url: cafedesimages.fr ]]Café des Images
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Jeudi 5 février 2009 Séminaire : Séminaire d'histoire culturelle « Éditer, lire et représenter l’histoire, du 17e au 20e siècle ».
Le séminaire d’histoire culturelle co-organisé par l’IMEC et le CRHQ continue au cours de l’année universitaire 2008-2009 de travailler sur le thème : « Éditer, lire et représenter l’histoire, du 17e au 20e siècle ».
Après une séance d’ouverture le 13 novembre, s’intégrant dans les célébrations du quatrième centenaire de la fondation de Québec, centrée sur l’étude du journal du libraire Siméon Prosper Hardy (1753-1789), celle du 5 février sera consacrée à Marc Bloch et aux Annales, avec Jacqueline Pluet-Despatin et Olivier Dumoulin.
10h
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mercredi 28 janvier 2009 Soirée d'Ardenne : Mon heure sur la terre : rencontre avec Claude Vigée - SOIRÉE ANNULÉE-.
Poète, essayiste, diariste, traducteur, Claude Vigée est aujourd’hui l’une des grandes voix de la poésie contemporaine. Le Goncourt de la poésie, prix de consécration d’une oeuvre, vient de lui être attribué, à l’occasion de la publication de Mon heure sur la terre, poésies complètes (1936-2008).
Né au confluent de langues et de cultures multiples - le dialecte alsacien de sa jeunesse dans lequel il rédige plusieurs ouvrages, la pensée juive dont il est un grand exégète et la littérature française qu’il enseigne durant ses longs séjours dans les universités américaines, puis à Jérusalem -, éternel jeune homme de 87 ans pour qui « Demain est la seule demeure », Claude Vigée est l’auteur d’une œuvre considérable qui embrasse tous les champs de la pensée et de l’art.
A l’abbaye d’Ardenne où ses archives sont conservées depuis 1995, il sera présenté par Jean-Yves Masson, écrivain et directeur de la nouvelle collection qui accueille son ouvrage et lira ses derniers poèmes avant d’évoquer sa traversée du siècle et sa passion de la poésie et de toutes les formes d’écriture au cours d’un entretien avec Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC.
Grange aux dîmes
20h
Réservations au 02 31 29 37 37
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Jeudi 15 janvier 2009 Rencontre : Des auteurs, un éditeur : Zulma.
Avec Annie Cohen, Jean-Marie Blas de Roblès, Hubert Haddad, Serge Safran et Laure Leroy
« Excelle, et tu vivras ! Voilà quel pourrait être le mot d’ordre d’un éditeur indépendant. Car il nous faut en permanence réinventer notre métier, manifester une curiosité quasi universelle, faire des merveilles pour nos lecteurs, leur proposer de grands livres, des textes dont nous sommes fiers, que nous aurons à cœur de défendre – bref, que nous aimons pour leur puissance d’émotion, de rêve, de réflexion. » Ces quelques phrases de Laure Leroy, échappées du Catalogue de nouveautés des éditions Zulma, disent l’importance qu’accorde la directrice de la maison, fondée en 1991 avec Serge Safran, à une politique d’auteur où prime la passion, dans la découverte et la rencontre.
Ce travail, principalement tourné vers une littérature contemporaine en phase avec son temps, tant française qu’étrangère, s’invente avant tout dans la relation avec les auteurs, où l’enthousiasme doit accompagner la plus haute exigence. C’est cette relation, celle de l’éditeur à ses auteurs, mais aussi bien en retour celle des auteurs à leur éditeur, que nous interrogerons au cours de cette rencontre qui réunira aux côtés de Laure Leroy et Serge Safran trois écrivains défendus par les éditions Zulma : Annie Cohen, Jean-Marie Blas de Roblès et Hubert Haddad.
Annie Cohen
Annie Cohen a publié une vingtaine d’ouvrages, dont Bésame Mucho, La dure-mère, Géographie des origines (Gallimard), et Le Marabout de Blida (Folio). Parallèlement à son travail d’écrivain, elle mène une activité plastique sous forme de gouaches, de dessins à l’encre de Chine, de rouleaux d’écriture. Son dernier livre L’Alfa Roméo, vient de paraître aux éditions Zulma.
Jean-Marie Blas de Roblès
Avec Là où les tigres sont chez eux (Zulma, 2008), Jean-Marie Blas de Roblès, voyageur érudit, archéologue de terrain habitué du rivage des Syrtes et des déserts libyques, offre, autour de la révélation du génie baroque d’Athanase Kircher, une kyrielle extravagante de portraits contemporains en lice pour la conquête du sens dans un monde forcené et pathétique. Ce livre, fruit de dix ans de travail, roman somme qui interroge le genre avec une formidable érudition mise au service d’un sens merveilleux de la narration a été couronné par le Prix Roman Fnac, le Prix Giono et Médicis 2008.
Hubert Haddad
Hubert Haddad, à la fois poète, dramaturge, essayiste, historien d’art et romancier, explore toutes les voies de la littérature, de l'art et de l'imaginaire. Il a publié une cinquantaine d’ouvrages, principalement aux éditions Fayard, Dumerchez et Albin Michel. Parmi ses dernières parutions : un essai encyclopédique sur l'art d'écrire qui explore les mises en activité de l'imaginaire par la gravure et le dessin, le Nouveau Magasin d'écriture (Zulma, 2006), suivi en novembre 2007 du Nouveau Nouveau Magasin d'écriture, un roman, Palestine (Zulma, 2007), Prix des cinq continents de la Francophonie 2008.
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Mardi 13 janvier 2009 Rencontre : Livre pillés, lectures surveillées : rencontre avec Martine Poulain.
À l’occasion de la parution de son ouvrage Livres pillés, lectures surveillées : les bibliothèques françaises sous l'Occupation (Gallimard, 2008), l’IMEC reçoit la sociologue et historienne Martine Poulain.
On sait désormais, grâce notamment aux recherches d’Hector Feliciano, quelle fut l’ampleur des pillages des collections d’art en France par l’occupant nazi. Nul n’ignore plus, grâce aux historiens de l’édition, l’existence de la liste Otto que le syndicat des éditeurs français appliqua avec un certain zèle : la liste des auteurs juifs, allemands ou antinazis qui devaient être à jamais bannis de tout catalogue. Personne, avant Martine Poulain ne s’était arrêté au devenir des bibliothèques dans la France de 1939-1945. Une France qui est à la fois celle de l’occupant nazi et celle du régime de Vichy.
L’occupant nazi surveille l’édition et demande à ce que les auteurs de la liste Otto disparaissent des rayons, pendant que le service de Goering, les mêmes qui pillent les collections de tableaux et sculptures, s’emparent des bibliothèques, grandes ou petites, des particuliers juifs.
Le régime de Vichy, lui, entend assurer la police des esprits par la surveillance des bibliothèques, des bibliothécaires et des lecteurs. Vichy prétend faire montre de sa souveraineté en réorganisant les bibliothèques publiques sous la houlette d’une Bibliothèque nationale aux mains de Bernard Faÿ. La BN devient un instrument de la collaboration d’État, le centre de la chasse obsessionnelle à la franc-maçonnerie et aux influences exercées par la pensée juive. À la Libération, les rayons des bibliothèques se regarniront des ouvrages des auteurs interdits mais, pour l’essentiel, les ouvrages pillés par les nazis ne reprendront pas le chemin de la France, perdus, volés, détruits, ou jugés prises de guerre par l’Armée Rouge dans le Reich en ruines.
Une rencontre animée par Alain Massuard, Directeur des Collections de l’IMEC.
Grange aux dîmes
20h
Réservations au 02 31 29 37 37
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Vendredi 12 décembre 2008 Colloque : D'Annunzio et la modernité.
A l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la mort de Gabriele D’Annunzio, le LASLAR (Littérature, Arts du Spectacle, Langues Romanes) de l’Université de Caen Basse-Normandie, en accord avec l’Université « G. D’Annunzio » de Chieti (Faculté des Lettres, Centro Studi ASAM Archivio scrittori abruzzesi e meridionali) et en partenariat avec l’IMEC, organise un colloque international sous le titre D’Annunzio et la modernité.
Le colloque entend soumettre à l’analyse les rapports du poète avec la civilisation moderne sous ses aspects culturels et technologiques (l’automobile, l’avion, le téléphone etc.), étudiés non pas tant du point de vue de la biographie que de leur présence dans les œuvres. Une attention toute particulière sera portée au roman Forse che si forse che no (1910), mais également à tous ses écrits du vingtième siècle, y compris les articles de presse et la correspondance. Seront également pris en compte des éléments de la modernité tels que la publicité et l’information, notamment l’interview, adoptée en tant que moyen de diffusion de l’œuvre créatrice et des idées sur l’art, ainsi que le cinéma, la scénographie théâtrale, l’expérience musicale, les arts figuratifs du vingtième siècle.
Poète, romancier, dramaturge, tribun politique, Gabriele d’Annunzio est né à Pescara le 16 mars 1863. Il publie son premier recueil de poèmes, Primo Vere à l'âge de 16 ans. La publication de ses romans Il Piacere en 1889 et L' Innocente en 1891 font de lui un jeune prodige de la littérature. Héros militaire discutable, Gabriele d'Annunzio s'est également lancé dans une véritable épopée politique à l’enseigne du surhomme. Il est mort le 1er mars 1938.
Vendredi 12 décembre
Présidente de séance : Silvia Fabrizio-Costa
9h30 Inauguration du colloque
10h00 Gianni Oliva (Chieti) : « Tra le più moderne vicende”: D’Annunzio, il volo e la macchina. »
10h20 Fernando Giovale (Catania) : « Visconti e L’Innocente : il disagio interiore oltre la modernità »
10h40 Pause
11h10 Nicolas Bonnet (Dijon) : « D’Annunzio entre deux siècles »
11h40 Denis Ferraris (Paris III) : « D’Annunzio et la continuité du vivant »
12h00 Discussion
Déjeuner
Président de séance : Epifanio Ajello
14h30 Mirko Menna (Chieti) : « “Il Divo”: Gabriele D’Annunzio per una strategia della comunicazione moderna »
14h50 Mario Cimini (Chieti) : « “Il bisogno del sogno...”: D’Annunzio e i contorni mediatici del fatto letterario »
15h10 Pause
15h40 Gérard Vittori (Rennes) : « L’écriture journalistique de D’Annunzio et sa modernité »
16h10 Laura Oliva (Chieti) : « D’Annunzio e la moda »
16h30 Luciano Russi : « L’agonista. D’Annunzio e lo sport »
20h
Table Ronde
Traduire la poésie
Les poèmes de D’Annunzio
Depuis 1912, date de la publication chez Calmann-Lévy d’un florilège des poèmes de Gabriele d’Annunzio sous le titre Poésies 1878-1883 aucun autre volume de sa poésie n’avait été publié en France ; son œuvre romanesque étant privilégiée : Le Feu, L’Enfant de volupté, L’Innocent, pour ne citer que ceux-là. Seules exceptions à ce silence autour des chants dannunziens, une traduction en juin 1991 de douze poèmes par Jean-Charles Vegliante dans la revue Po&sie et de quatre autres dans L’Anthologie de la poésie italienne dans la Pléiade sous la plume de François Livi, Guy Tosi et Pierre de Montera. Les Cahiers de l’Hôtel de Galliffet, autrement dit l’Istituto Italiano di Cultura, ont entrepris courageusement de pallier à l’injuste silence. Des cinq volumes des Laudi (1903-1918), dont chacun porte le nom d’une Pléiade, une large place a été faite à Alcyone (1903), journal lyrique d’un été toscan dans une nature enflammée par le soleil du midi, baignée par les fleuves et la mer, où ressurgissent nymphes et faunes – déjà évoqués dans le récit d’un voyage en Grèce (Maia).
La traduction de Muriel Gallot constitue donc un véritable événement, que cette rencontre à l’IMEC entend saluer.
Table ronde avec Muriel Gallot et Pérette Buffaria, Silvia Fabrizio-Costa, Marie-José Tramuta et François Livi.
Lecture bilingue d’un choix de poèmes avec Pierre Katuszewski et Massimo Prearo.
Samedi 13 décembre
D’Annunzio au carrefour des arts
Président de séance : Denis Ferraris
9h30 Giovanna Caltagirone (Cagliari) : « La modernità dell’approcio di D’Annunzio alle arti visive »
9h50 Epifanio Ajello (Salerno) : « Intorno ad alcune fotografie di D’Annunzio »
10h10 Discussion
Pause
10h40 Yannick Butel (Caen) : « Saint Sébastien, de Lascaux au Chatelet / d’Arcachon à
Fiume »
11h00 Christophe Mileschi (Paris X) : « La modernité politique de D’Annunzio ? »
11h30 Discussion
12h15 Conclusion
Déjeuner
Direction scientifique : Silvia Fabrizio-Costa et Marie-José Tramuta.
Grange
Réservations au 02 31 29 37 37
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Vendredi 5 décembre 2008 Exposition : Danse l'étreinte.
Tristan Jeanne-Valès
Photographies : 1980-2007
Pendant plus de deux décennies, Tristan Jeanne-Valès a fait pour l’agence de presse Enguerand de nombreux portraits d’auteurs, de metteurs en scène ou de musiciens et photographié quantité de spectacles de théâtre. Ce travail l’amène au début des années 80 à rencontrer un monde qu’il ne connaît pas encore, celui de la danse.
Danse l’étreinte
Parmi les premières prises de vues, celles d’une création du chorégraphe japonais Ushio Amagatsu et de sa compagnie d'hommes Sankai Juku, alors peu connus en France. Un monde s’entrouvre, le photographe s’y engouffre et s’y focalise, entamant les nombreux déplacements qui lui ont permis depuis de garder trace d’une large part de ce que la création en danse contemporaine donnait alors à voir ici ou là. Cette exploration passe par les territoires de Jean-Claude Gallotta, Régine Chopinot, Dominique Bagouet, Pina Bausch, Trisha Brown, puis par ceux de Josef Nadj, Catherine Divèrres, Mathilde Monnier, et de tant d’autres, parmi ceux qui ont amené un souffle nouveau dans le paysage de la danse.
Tristan Jeanne-Valès suit leur travail, d’année en année, au milieu d’autres photographes dans le cadre de séances ouvertes à la presse, ou plus étroitement lorsque se tissent de vrais liens d’amitié. S’inventent alors de véritables collaborations, qui permettent de photographier différentes étapes du processus créatif, des répétitions au spectacle, qui permettent aussi parfois de monter sur le plateau, de ne plus seulement prendre des images, mais de les créer à plusieurs, avec les danseurs et les chorégraphes qui voient dans cette connivence, dans ce regard fidèle porté sur leur travail, l’occasion de voir perdurer un peu de ce qui bientôt ne sera plus. Ainsi Jean-Claude Gallotta qui, revenant sur sa complicité avec Tristan Jeanne-Valès, écrit : « la danse doit quelque chose d’essentiel à la photographie, elle lui doit de durer, elle lui doit un peu de sa postérité. Le geste capté, le mouvement saisi, sont ce par quoi, et souvent seulement par quoi, les générations suivantes peuvent approcher le travail des chorégraphes. »
Photographier la danse, c’est photographier des corps, s’en emparer en voyeur autorisé. Sur la masse de photographies accumulées, Tristan Jeanne-Valès a choisi de porter un regard rétrospectif, et d’en tirer ces étreintes, moments particuliers, sexualisés souvent, où les corps se touchent, avec sensualité ou brutalité, abandon, plaisir ou souffrance. Cette sélection offre un panorama de la création chorégraphique contemporaine, en même temps qu’elle raconte une histoire personnelle, l’histoire d’un trouble intense et décisif, retrouvé chaque fois qu’a pu se porter l’objectif sur la rencontre des corps dansants, captés toujours avec passion.
Le peintre Degas disait des muses qu’elles ne se parlent jamais, mais dansent quelques fois ensemble, exprimant par là l’idée que la pénétration d’un art dans un autre n’a jamais lieu, ce qui n’empêche pas ces mêmes arts de se côtoyer, de se toucher presque. Le travail de Tristan Jeanne-Valès exposé ici est né de telles rencontres, celle de l’art photographique et de l’art chorégraphique. Ce travail est celui d’une étreinte.
Exposition ouverte du mardi au dimanche de 14h à 18h, entrée libre.
Cette exposition a été réalisée en collaboration avec l'ODACC (Conseil général du Calvados) et le CDDS (Centre de diffusion et documentation du spectacle), avec le soutien des associations « Attention les yeux » et « Phénix Partenaires ».
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Samedi 29 novembre 2008 Événement : La Douleur de Marguerite Duras.
Interprétée par Dominique Blanc
Mise en scène de Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang
Production et diffusion : Les Visiteurs du Soir
Spectacle présenté dans le cadre du colloque D'un Chéreau l'autre
La dernière guerre, Marguerite Duras l'a vécue tout à la fois comme femme dont le mari avait été déporté, comme résistante, mais aussi, comme écrivain. Lucide, étonnée, désespérée parfois, elle a, pendant ces années, tenu un journal, écrit des textes que lui inspirait tout ce qu'elle voyait, ce qu'elle vivait, les gens qu'elle rencontrait ou affrontait. Ce sont ces récits et des extraits de son journal, que Marguerite Duras a réunis sous le titre La Douleur.
La Douleur est un récit autobiographique, le journal de l’absence éprouvante, de l’attente chargée de menaces, de la peur atroce, écrasante, du désespoir, de la honte de vivre en attendant le retour de Robert Antelme (Robert L. dans le texte), son mari, déporté dans un camp allemand. Elle ignore en cet avril 45, printemps de la Libération, s’il est toujours vivant. Errante dans une ville assommée, courant de bureau en bureau, maudissant son téléphone, ne mangeant plus, ne dormant plus, elle attend, elle guette, elle cherche le moindre signe d’espoir. La guerre continue en elle alors qu’alentour la joie de la Libération s’extériorise. Son groupe de résistants se réorganise pour encadrer le retour de ceux qui en revienne. Lui aussi en reviendra, dans un corps où la vie n’a plus de poids.
Avec la complicité de Thierry Thieû Niang, Patrice Chéreau met en scène l’une de ses actrices fétiches, la saisissante Dominique Blanc. Elle interprète l’un des textes les plus troublants de la littérature d’après-guerre : le journal de Marguerite Duras, dans lequel elle consigne sa vie après la libération de Paris et l’attente du retour de son mari, prisonnier des camps. Dominique Blanc fait résonner, jusque dans ses silences, ses soupirs, la simplicité et l'intensité de l’écriture durassienne.
21h30 : Entretien de Patrice Chéreau par Dominique Noguez
Tarif unique : 15€
Nombre de places limité, réservation indispensable et pré-vente au 02 31 29 52 37
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Jeudi 27 novembre 2008 Colloque : D'un Chéreau l'autre.
L'IMEC et le LASLAR-Arts du spectacle de l'université de Caen Basse-Normandie organisent un colloque consacré à l'oeuvre multiforme de Patrice Chéreau : ses films, ses mises en scène théâtrales et lyriques, ses activités autres que la création, telles la pédagogie et les interventions publiques.
Jeudi 27 novembre
14h15 : Ouverture par JOSETTE TRAVERT, Présidente de l’université de Caen Basse-Normandie et NATHALIE LÉGER, Directrice-adjointe de l’IMEC
Cinéma 1
Présidence : VINCENT AMIEL
15h00 FRANÇOISE ZAMOUR (École Normale Supérieure) : « Le cinéma de Patrice Chéreau comme théâtre des corps : vers une poétique de l’acteur »
15h30 DAVID VASSE (Université de Caen Basse-Normandie) : «Mauvais sang : le corps effusif dans le cinéma de Patrice Chéreau »
Pause
16h30 VALÉRIE NATIVEL (Université de Paris 3) : « Patrice Chéreau et le corps suintant : esquisse d’une poétique des sécrétions »
17h00 GENEVIEVE SELLIER (Université de Caen Basse-Normandie, Institut Universitaire de France) : « Voyage dans les archives de La Reine Margot »
Soirée
Projections au Café des Images
20h30 : Son Frère de Patrice Chéreau avec Bruno Todeschini, Eric Caravaca, Maurice Garrel, Antoinette Moya et Robinson Stévenin, 2003.
22h15 : Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau avec Jean-Louis Trintignant , Charles Berling , Pascal Greggory , Valeria Bruni Tedeschi , Vincent Perez, 1996.
Vendredi 28 novembre
Cinéma 2
Présidence : ALBERT DICHY
9h30 YANN CALVET (Université de Caen Basse-Normandie) : « La mort de l’autre »
10h00 JEAN-LOUIS LIBOIS (Université de Caen Basse-Normandie) : « Du Retour à Gabrielle : un rêve cinématographique à la lettre »
10h45 DELPHINE WARIN, (BiFi) : «A propos du Fonds Chéreau»
11h15 Pause
11h30 ROSE-MARIE GODIER (Université de Paris X-Nanterre) : « Sous la surface des rêves , L’Homme Blessé, 1983 »
12h00 VINCENT AMIEL (Université de Caen Basse-Normandie) : « Mouvements de groupe, mouvements de l’acteur »
Déjeuner
Théâtre 1
Présidence : ROBERT ABIRACHED
14h30 YANNICK BUTEL (Université de Caen Basse-Normandie) : « Chéreau : le chant d’un partisan »
15h00 MARION DENIZOT (Université de Rennes 2 - Haute Bretagne) : « Patrice Chéreau et Roger Planchon : théâtre populaire et décentralisation à l’épreuve de la Déclaration de Villeurbanne »
16h00 MYRIAM TANANT (Université de Paris 3) : « Chéreau au Piccolo teatro : Splendore e morte di Joaquim Murieta, Toller et Lulu »
Pause
16h30 CHANTAL MEYER-PLANTUREUX (Université de Caen Basse-Normandie) : «Chéreau et Dort »
17h00 SERGE NAIL (Université de Caen Basse-Normandie) : « Nanterre, Les Amandiers, l’Ecole ; l’atelier ou la fabrique d’un nouvel art de l’acteur »
Samedi 29 novembre
Théâtre 2
Présidence : SOPHIE LUCET
9h30 ÉRIC VAUTRIN (Université de Caen Basse-Normandie) : « Dans l’objectif de Treatt»
10h00 SOPHIE PROUST (Université de Lille 3) : « Patrice Chéreau : archétype du directeur d’acteurs ? »
Pause
11h00 FRANÇOIS PICARD (Université de Paris - Sorbonne) : « D’Appia à Chéreau, la lumière comme élément expressif »
11h30 JEAN-FRANÇOIS DUSIGNE (Université de Picardie Jules Verne) : « La veine musicale de Chéreau, orchestrateur d’histoires »
Déjeuner
Présidence : MICHEL CIMENT
14h30 RENÉ PRÉDAL (Université de Caen Basse-Normandie) : « Platonov, Hôtel de France, les contes cruels de la jeunesse »
15h00 GÉRARD-DENIS FARCY (Université de Caen Basse-Normandie) : « Looking for Napoleon »
Pause
16h00 MICHEL CORVIN (Université de Paris 3) : « Le jeu du vide et du plein dans la mise en scène de Peer Gynt »
16h30 GEORGES BANU (Université de Paris 3) : « La lecture, promesse de théâtre »
17h00 Conclusion
Programme susceptible d'être modifié.
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mardi 25 novembre 2008 Séminaire : Séminaire ERLIS.
Poursuivant la coopération avec l'équipe ERLIS (Équipe de Recherche sur les littératures, les Imaginaires et les Sociétés), l'IMEC accueille à nouveau le cycle de séminaires consacré à l'exploration raisonnée de ses fonds littéraires et artistiques.
Des chercheurs de tous les domaines linguistiques représentés au sein d’ERLIS (domaines germanique, nordique, slave, hispanique et italien) se relaient pour exposer leurs résultats d'exploration d'un fonds donné, en dégager des thématiques et proposer des pistes de recherche. Les thématiques explorées s'inscriront dans les axes de recherche de l'équipe : « imaginaires collectifs », « influences et réceptions croisées » et « langue comme support identitaire ».
Ces séminaires sont placés sous la responsabilité d'Anne-Marie Gresser, professeur de lettres allemandes à l'université de Caen.
10h00 « Territoires de l’archive », par Alain Massuard, directeur des collections de l’IMEC
10h40-11h15 Pause café
11h15-12h30 Fonds « Jean-Michel Palmier », par Florent Perrier, chercheur associé à l’IMEC, et Hélène Lhomer, doctorante ERLIS, chercheur associé à l’IMEC
14h00-15h00 Visite de l’abbaye d’Ardenne, découverte du pavillon des archives et de la bibliothèque située dans l’église abbatiale
15h00-16h30 « Approche traductologique des fonds de l’IMEC, par Viviana Agostini-Ouafi, maître de conférence en langue italienne, Université de Caen.
Pressoir
10h00
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mardi 18 novembre 2008 La matière et la manière : La matière et la manière : les carnets de Claude Bernard.
Avec Jean-Louis Lebrave et Jean-Gabriel Ganascia.
Un historien des sciences, Claude Debru, un informaticien, Jean-Gabriel Ganascia, et un généticien des textes, Jean-Louis Lebrave, se sont réunis dans le projet CYBERNARD d'exploitation des carnets de laboratoire de Claude Bernard déposés à l'IMEC par le Collège de France.
Grâce à un financement de l'ANR, ils explorent la partie de ce corpus qui concerne les effets du curare avec un double objectif, épistémologique et éditorial. Épistémologique : Jean-Gabriel Ganascia et ses collaborateurs procèdent à la reconstruction rationnelle de la méthode expérimentale de Claude Bernard en ayant recours à un laboratoire virtuel construit avec des outils d'intelligence artificielle. Éditoriale: les manuscrits utilisés feront l'objet d'une édition en ligne qui présentera l'image des manuscrits, leur transcription et la représentation formelle des expériences relatées.
Grâce à ce travail, le prodigieux archivage de plus de trente ans d'expériences nous fera pénétrer au coeur de la pensée créatrice du père de la méthode expérimentale en physiologie.
Abbatiale
18h30
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 13 novembre 2008 Exposition : A travers le désastre. La Vie littéraire française sous l’Occupation..
Fondée sur d'importantes collections d'archives privées (principalement celles déposées à l'IMEC, mais aussi de collections particulières françaises, allemandes et américaines), cette exposition retrace les destinées d'écrivains, d'artistes et d'intellectuels français pendant la Seconde Guerre mondiale.
Exposition coproduite par l’IMEC et la New York Public Library, avec le concours du Mémorial de Caen.
Faits et gestes, écrits et témoignages, tragédies et espoirs surgissent des archives et forment le coeur de l'exposition, dont le commissariat a été assuré par Claire Paulhan et Olivier Corpet, de l'IMEC, en collaboration avec l'historien américain Robert Paxton et Jacques Michon. Elle restitue la marche de l'Histoire dans sa quotidienneté saisissante, et permet de comprendre ce moment essentiel à partir duquel s'est formée la vie des arts et des lettres de la seconde moitié du XXe siècle.
Exposition coproduite par l'IMEC, la New York Public Library (NYPL, New York), et Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ, Montréal), avec le concours du Mémorial de Caen.
Cette exposition sera ensuite présentée à New York et à Montréal.
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Jeudi 13 novembre 2008 Séminaire : Séminaire d’histoire culturelle.
Le séminaire d’histoire culturelle co-organisé par l’IMEC et le Centre de Recherche d'Histoire Quantitative (CRHQ) continuera au cours de l’année universitaire 2008-2009 de travailler sur le thème « Éditer, lire et représenter l’histoire, du 17e au 20e siècle ».
Après une séance d’ouverture le 13 novembre, s’intégrant dans les célébrations du quatrième centenaire de la fondation de Québec et centrée sur l’étude du journal du libraire Siméon Prosper Hardy (1753-1789), les journées consacrées aux périodes moderne et contemporaine alterneront. Seront ainsi abordées les représentations théâtrales de la première guerre mondiale, l’édition d’histoire dans l’entre-deux-guerres, des exemples de regards historiens au XVIe et XVIIIe siècles, et les rapports entre histoire, télévision et enseignement.
Les séances ont lieu les jeudi 13 novembre et 18 décembre 2008, 5 février, 30 avril, 14 mai et 18 juin 2009, de 10h à 16h à l’abbaye d’Ardenne.
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 13 novembre 2008 Événement : Inauguration de la roulotte-bibliothèque du Cirque du Docteur Paradi.
Rencontre et spectacle-débat.
16h30 : rencontre professionnelle sur les enjeux de la culture itinérante avec Laurent Sodini, conseiller régional, Président de la Commission n° 8 "Solidarités, politique de la ville, logement, santé, handicap", Shirley Harvey : vice-présidente du Centre international pour les théâtres itinérants (modératrice), Cécile Raous, chef de projet "Politique de la Ville" d’Argentan, Yves Gouasdoué, maire de Flers, Sarah Dessaint, Directrice des Affaires Culturelles d’Argentan et Pascal Rogue, directeur du centre socio-Culturel CAF de Lisieux.
19h : accueil autour d’une soupe et de lectures dans la roulotte-bibliothèque
20h : début de la soirée
« Je ne suis ni du cirque, ni du voyage. Ma famille, bien que venant pour partie d’Espagne, était on ne peut plus sédentaire, et n’avait aucun lien avec la vie artistique. Voilà pourtant trente ans maintenant que je suis embarqué sur les routes, avec camions, caravanes, chevaux, chapiteaux, et aujourd’hui avec cette roulotte bibliothèque.
Cette vie est née tant de la fuite d’une réalité à mes yeux trop terne que d’une rêverie. La fuite m’appartient, la rêverie ne m’appartient pas : elle appartient à ceux des origines, aux petites familles de cirque qui sillonnent nos régions, aux manouches et à leurs verdines, aux voyageurs de toutes sortes, mais aussi aux hobos de Jack London, aux aventuriers de Mark Twain, à Stevenson et à bien d’autres…. A tous ceux qui avant moi, par choix, par nécessité ou par atavisme, ont eu peur d’un monde immobile. Sillonner les routes, poser sa verdine dans un chemin et emprunter une pâture, monter un chapiteau sur une place sont des actes poétiques. Donc des actes de résistance essentiels.
Cette roulotte bibliothèque que nous inaugurons aujourd’hui est à la croisée de tout cela. Elle est aussi et avant tout un hommage à ceux qui ont initié mes rêves. »
Jean-Christophe Herveet, Cirque du Docteur Paradi
« Jamais je n’habiterai une maison ! jure Lamiel, déterminée, qui mord hardiment au cœur d’une des cinq pommes, sitôt relancée, avec lesquelles elle jongle, cueillies dans le verger. »
Xavier Bazot, Camps Volants
L’inauguration à l’abbaye d’Ardenne de cette roulotte, outil atypique et poétique – plusieurs centaines de livres tirés par deux chevaux de traits – sera prétexte à une soirée festive et réflexive sur le nomadisme. Numéros de cirque, ponctuations musicales avec le groupe de jazz manouche Am Ketenes swing, lectures de Xavier Bazot, auteur notamment de Chronique d’un cirque dans le désert (Le Serpent à plumes, 1995), ou dernièrement de Camps volants (Champ Vallon, 2007), projection du film Mohammed Siad, Manouche y vago, rencontre avec les nomades qu’il a accompagnés et filmés, transformeront la Grange aux dîmes en chapiteau le temps d’une soirée.
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 7 novembre 2008 Soirée d'Ardenne : Un collectif de « je » : Françoise Flamant et Bibia Pavard.
La force aujourd’hui encore bouleversante de l’écriture militante des années 1970 tient en partie à son caractère autobiographique. Des femmes s’autorisent à dire « je », écrivent l’intime, décrivent un malaise individuel que l’on découvre collectif, dénoncent les préjugés et les perspectives d’un destin tout tracé – mariage et maternité -, trouvent dans « les mots pour le dire » (Marie Cardinal) une manière de se créer elles-mêmes.
Une renaissance par l’écriture. Une reconnaissance aussi, par la lecture, de l’autre, si proche. Découverte de la sororité, à travers le livre. Françoise Flamant a recueilli les récits de vie de ses amies militantes, s’incluant elle aussi dans cet ensemble qui vient d’être publié dans la collection « Archives du féminisme ». De son côté, Bibia Pavard, après avoir publié un ouvrage sur les débuts des Éditions Des femmes, enquête sur la culture féministe des années 1960-70, en particulier sur les questions de contraception et d’avortement.
Après des études de sociologie, Françoise Flamant choisit l'enseignement (en marketing international, dans une école consulaire parisienne). Militante du MLF, elle co-fonde Musidora, anime la "Grève des femmes" et, au cours de nombreux séjours et voyages aux États-Unis et en Europe, noue des liens avec des féministes étrangères. Responsable de la commission audiovisuelle d'Archives du féminisme, elle filme aujourd'hui des entretiens avec des féministes, après avoir réalisé en 2005 un documentaire sur des charpentières californiennes. Elle vient de publier À tire d’elles. Itinéraires de féministes radicales des années 1970 (Presses universitaires de Rennes, 2007).
Agrégée d’histoire, Bibia Pavard prépare actuellement un doctorat sur le mouvement féministe en France des années 1950 à 1980 : « Contraception et avortement en France du milieu des années 1950 au milieu des années 1980. Histoire d’un changement politique et culturel » à l’IEP de Paris. Elle a publié en 2005 Les éditions des Femmes, histoire des premières années, 1972-1979, chez L’Harmattan et a récemment participé au colloque sur les cinquante ans du Planning Familial, publié en 2007 aux Presses universitaires des Rennes, collection Archives du féminisme).
Les soirées composant ce cycle de rencontres sont proposées et animées par Christine Bard, historienne du féminisme.
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Mercredi 5 novembre 2008 Rencontre : Traduire la poésie : La Comédie de Dante Alighieri.
Faut-il connaître l’italien pour vivre la défaite du Guépard, l’espagnol pour suivre les aventures de Don Quichotte, l’allemand pour souffrir avec Werther et l’anglais pour accompagner Alice de l’autre côté du miroir ? Grâce aux traducteurs, la littérature étrangère parvient au lecteur et lui ouvre une fenêtre sur le monde.
Acteur incontournable de la diffusion des œuvres littéraires, le traducteur est un auteur qui pense en plusieurs langues, la sienne et celle qu’il traduit. Ce nouveau cycle de rencontres, en partenariat avec l’université de Caen Basse-Normandie (LASLAR/leia), verra poètes et traducteurs, passeurs de la parole vive, se rencontrer à travers les siècles ou dans la contemporanéité de leur expérience. Chaque table ronde fera entendre le texte dans sa version originale et en français.
Ce premier rendez-vous sera placé sous l’égide de Dante. La récente traduction de la Comédie et son dernier volet, Paradis, par Jean-Charles Vegliante a constitué un véritable événement dans l’histoire de la traduction et de la poésie. Poète lui-même, Jean-Charles Vegliante viendra discuter de cette entreprise, qui rend son titre original à l’ouvrage et qui redonne à la poésie tout son souffle et ses rythmes.
Table ronde avec Jean-Charles Vegliante, Marie-José Tramuta, Alain Massuard, Silvia Fabrizio-Costa.
Textes lus par Pierre Katuszewski et Massimo Prearo.
Pressoir
18h30
Réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 24 octobre 2008 Soirée d'Ardenne : Dire le sexe au féminin.
L’effervescence de création littéraire féminine est frappante dans la place qu’elle donne à l’expression de la sexualité, sous toutes ses formes : désir, plaisir, violence...
Une contribution de poids à une décennie de « libération sexuelle », qui défie les discours experts des sexologues et brise le relatif silence des femmes sur un certain nombre de tabous. Anne Zélensky, militante féministe dès 1968, fondatrice de la Ligue des Droits des femmes (1974), peut témoigner de cette prise de parole libératrice, entre autres en évoquant ses propres écrits autobiographiques. En contrepoint, l’historienne Sylvie Chaperon contextualisera les ouvrages de femmes les plus polémiques sur les questions sexuelles, Leduc, Rochefort, sans oublier Beauvoir qui annonce cette aspiration à la libération sexuelle dès 1949 dans Le Deuxième sexe. Elle confrontera ces textes à ceux de la sexologie, dont elle analyse la naissance dans son dernier ouvrage.
Professeure agrégée d’espagnol, Anne Zélensky préside la Ligue du droit des femmes, co-fondée en 1974 avec Simone de Beauvoir et a participé à de nombreuses actions comme le Manifeste des 343, l'ouverture du premier refuge pour femmes battues en 1978, la création du premier centre d'accueil pour hommes violents… Elle a reçu la légion d’honneur en 1998 pour ses actions féministes. Dans Histoire de vivre, publié en 2005 chez Calmann-Lévy, Anne Zélensky revient sur son itinéraire, à la fois singulier et représentatif.
Sylvie Chaperon est historienne, maîtresse de conférence à l’Université de Toulouse-Le Mirail. Elle a dirigé le numéro spécial de la revue Les Temps modernes, « Questions actuelles au féminisme », avril-mai 1997, et publié chez Fayard en 2000 Les Années Beauvoir (1945-1970), ouvrage dans lequel elle embrasse trois décennies des mouvements de femmes. Elle vient de publier Les Origines de la sexologie (Audibert, 2007).
Les soirées composant ce cycle de rencontres sont proposées, organisées et animées par Christine Bard, historienne du féminisme.
Pressoir
20h
Réservation au 02 31 29 37 37
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Lundi 13 octobre 2008 Colloque : Archéologie(s) d'une discipline. André Leroi-Gourhan, André Georges Haudricourt et Charles Parain.
Ces trois journées d’études entendent contribuer à la connaissance des apports de Charles Parain (1893-1984), André Leroi-Gourhan (1911-1986) et André Georges Haudricourt (1911-1996) à la construction et à l’institutionnalisation de l’ethnologie comme discipline, rôles qui n’ont pas été pleinement explorés.
Tous trois, en effet, déplacent la définition de l’ethnologie du côté du matériel, mettent en œuvre un intérêt pour l’observation des outillages, la description des processus technologiques, ou encore l’analyse des processus d’évolution des forces productives dans le prolongement des interrogations et des postures d’historiens portant leur regard, tel Marc Bloch, sur la « civilisation matérielle ».
Leurs pratiques disciplinaires sont également marquées par l’investigation empirique, se déclinant tout à la fois par la configuration de leur enseignement et leur ancrage dans des interrogations qu’ils veulent ou semblent concrètes.
Pour autant, leurs pratiques de théorisation prennent non seulement appui sur « le local » mais font aussi jouer d’importantes variations d’échelles temporelles et spatiales, collaborant ou s’annexant d’autres disciplines comme la géographie humaine ou l’histoire.
Lectures et usages des œuvres, rapports au marxisme et au politique, parcours et usages, autant de points d’observation à partir desquels les intervenants tenteront à la fois des mises en perspective historiques, et une exploration des ressources contemporaines que ces travaux peuvent constituer.
Programme
Lundi 13 Octobre
11h15/11h30 Introduction et présentation
Lectures
11h30/12h10 Ingrid Hall : « Invitation à suivre les ignames et les moutons »
12h10/12h50 Carole Ferret : « André-Georges Haudricourt, inventeur d'une anthropologie de l'action »
13h00 Déjeuner
14h10/14h50 Béatrice Fraenkel : « Haudricourt-Cohen-Leroi-Gourhan et la question de l'écriture »
14h50/15h30 Daniel Fabre : « André Leroi-Gourhan et l’art préhistorique »
15h30/16h10 Nathan Schlanger : « Sur les pratiques de la théorie: les constructions du savoir chez Leroi-Gourhan »
16h10-15h20 Pause
16h20/16h50 Claude Gindin : « Charles Parain et l'histoire »
16h50/17h30 François Portet : « Les bonnes fortunes patrimoniales de la maison vigneronne selon Charles Parain »
Mardi 14 Octobre
Fortunes critiques du marxisme en anthropologie
9h30/10h10 Jean Louis Fabiani : « Que faire de Marx en anthropologie ? Les cas de Parain et d'Haudricourt ».
10h10/10h50 Antoine Casanova : « Parain, Haudricourt, Leroi-Gourhan : enjeux de l’anthropologie historique des forces productives »
10h50-11h00 Pause
11h00/11h40 Pierre Lemonnier : « Fallait-il en passer par là ? Du grand silence des forces productives en anthropologie marxiste aux joies de la technologie culturelle rénovée ».
11h40/12h20 Noël Barbe : « Charles Parain, lecteur de Claude Lévi-Strauss et de Fernand Braudel ».
13h00 Déjeuner
Questions de discipline
14h10/14h50 Christine Laurière : « L’étude des civilisations matérielles : linguistique, archéologie, technologie, diffusion. Aux sources du projet anthropologique de Paul Rivet (1876-1958) »
14h50/15h30 Jean-François Bert : « Comment devient-on ethnologue ? L’exemple d’Haudricourt. »
15h30 – 15h40 pause
15h40/16h20 Philippe Soulier : « André Leroi-Gourhan, entre exploration transdisciplinaire et construction d’outils théoriques et opérationnels »
16h20/17h00 Edouard de Laubrie : « La muséographie des techniques dans l’ancien musée des arts et traditions populaires »
17h30 Projections
Pratiques et conceptions disciplinaires, théories de l'humanité, formes d'engagement de la recherche dans le monde...
Cette seconde soirée nous permettra de revenir, autrement, sur ces problématiques grâce à un montage de plusieurs films ou documentaires présentant les trois chercheurs en activité, parmi lesquels Science buissonnière, Haudricourt le passe-muraille, Le geste et la parole, L'Aubrac...
Mercredi 15 Octobre
10H00/10h30 Visite de l’abbaye d’Ardenne
Usages
10h40/11h20 François Sigaut : « Leroi-Gourhan et Haudricourt : la controverse qui n'a pas eu lieu ».
11h20/11h30 Pause
11h30/12h10 Gaetano Forni : « De l’araire à la charrue : une réponse à A.G. Haudricourt »
12h10/12h50 Fabien Knittel : « Histoire, ethnologie et agronomie. Une recherche pluridisciplinaire pour une histoire technologique de l’agronomie »
13h00 déjeuner
14h10/14h50 Stany Grelet : « Pour une technologie de la contestation »
14h50/15h30 Emilie Mariat-Roy : « La mise à l’épreuve d’une pensée féconde : de quelques concepts forgés par André Leroi-Gourhan et de leurs prolongements et implications épistémologiques, théoriques et méthodologiques »
15h30/15h40 Pause
15h40/16h20 Alban Bensa : « Des porcs et des chiens. Un projet d’ouvrage avec A. G. Haudricourt »
16h20/17h00 Georges Métailié : « Étude des savoirs botaniques anciens, ou du bon usage de l’ethnobiologie »
17h00 Conclusion
Organisation :
[[mailto: barbe@ivry.cnrs.fr ]]Noël Barbe (IIAC, LAHIC) et [[mailto: jeanfrbert@hotmail.com ]]Jean François Bert (IIAC, Anthropologie de l’écriture)
Inscriptions et renseignements :
IMEC : Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
Tél. : 02 31 29 52 46
Fax. : 02 31 29 37 36
[[mailto: estelle.kersale@imec-archives.com ]]Estelle Kersalé
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Jeudi 9 octobre 2008 Dialogue d'écrivains : Dialogue d'écrivains : Belinda Cannone et Emmanuel Carrère.
Ce nouveau dialogue d’écrivains réunira la romancière et essayiste Belinda Cannone, auteur notamment de L’Homme qui jeûne (L’Olivier, 2006) ou de La Bêtise s’améliore (Stock, 2007) et l’auteur de La Classe de neige (POL, 1995), de L’Adversaire (POL, 1999), ou plus récemment d’Un roman russe (POL, 2007), Emmanuel Carrère.
Leur échange naîtra de quelques interrogations partagées qui jalonnent leur relation : « Ecrire fait peur. S’y mettre ? Très difficile. Comment s’arrange-t-on, chacun, pour affronter cette peur et cette difficulté ? Depuis des années nous parlons souvent de cela, nous évoquons nos méthodes, nos astuces… Nous écrivons des choses très différentes : autre grand sujet de conversation, de l’écriture de soi à la promotion de l’altérité, qu’est-ce que le roman pour nous et dans quelle langue l’écrire ? »
20h
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 3 octobre 2008 Revue en scène : L'Animal.
Revue biannuelle de « littératures, d’arts et de philosophie » créée en 1996 sous l’impulsion de Thierry Hesse, qui la dirigea pendant 10 ans, L’Animal cherche à exposer dans toute leur richesse et leur profondeur les effets de réel sur la face de ce qu’il y a de plus « infraordinaire » chez l’humain, suivant en cela ce que la phrase de Rilke ouvre. L’Animal, comme l’écrivait dans son premier numéro le plus acharné de ses serviteur, Thierry Hesse, « c’est un être tout entier dans le souffle. Surtout cet être si patient, endurant, obstiné, aux aguets ; qui retourne sur ses pas, ne connaît pas la hâte, examine tout le jour, reprenant chaque chose de nouveau ».
La revue tenait, après un cahier consacré à Jean-Luc Nancy et Jean-Christophe Bailly, deux de ses plus proches amis, à consacrer un ensemble à Philippe Lacoue-Labarthe dont les archives sont aujourd’hui conservées à l’IMEC. Le travail fut commencé avec Philippe Lacoue-Labarthe de son vivant, mais les animateurs de la revue durent le terminer seuls, dans la compagnie fidèle de quelques ami(es). Ils ont imaginé que Philippe Lacoue-Labarthe aurait souhaité tel ce cahier, n° double, 19-20, paru l’hiver dernier. Au moins rassemble-t-il quelques uns de ses ami(es), des études de fond sur certains de ses livres, sur certains des auteurs sur lesquels il ne cessa de réfléchir, et y ajoute-il, dans la forme d’une sorte d’étoilement, un choix de textes où se montre bien le fil qui conduisait sa pensée à passer par la traduction, la pensée de ce qu’elle devait ne pas épargner, ni oublier, le théâtre, l’art et la photographie, la politique, la poésie (Hölderlin, Celan, Pasolini, etc), la philosophie… De cela nous dialoguerons librement, avec Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch (sous réserve), Philippe Choulet (sous réserve) et Emmanuel Laugier.
20h
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 25 septembre 2008 Soirée d'Ardenne : Avec les oiseaux : rencontre/lecture/musique avec Jacques Demarcq, Dominique Meens et Francis Gorgé.
Jacques Demarcq (Les Zozios, Nous, 2008) et Dominique Meens (L’Aigle abolie, P.O.L., 2005) n’écrivent pas sur, mais bien avec les oiseaux. L’un mêle volontiers sa voix à leurs cris, leurs rythmes, leurs sonorités ; l’autre associe son regard à leur hauteur de vue.
Une façon pour tous deux de prendre du chant vis-à-vis du monde tel qu’on veut nous le faire penser. Comme ils sont poètes au sens le plus classique (ils aiment les Anciens) et le plus moderne (ils inventent des formes), il était prévisible qu’un musicien, Francis Gorgé les rejoigne pour donner de l’espace à leur verbe. Gorgé avait fondé le trio « Un drame musical instantané » en 1975, puis la paire Gorgé-Meens en 1982. Cette fois, le trio aura deux voix, six cordes de guitare, et quelques puces d’ordinateur pour mieux gratter. Les oiseaux, on sait, sont mi-gratteurs, et même (oui) mi-tâteurs. C’est à un voyage tactile, et non pas tacticien, que ces trois-là nous invitent.
20h
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mercredi 24 septembre 2008 Exposition : Woman of Letters, Irène Némirovsky and Suite française.
L'Institut Mémoires de l'édition contemporaine et le Musée de l'héritage juif de New York se sont associés pour produire la première grande exposition consacrée à Irène Némirovsky.
Catalogue de l’exposition (en anglais) coédité par l’IMEC et les éditions Five Ties.
Woman of Letters illustre l'histoire remarquable d'un écrivain, d'une mère et de ses filles, une histoire de mémoire et d'identité, d'héritage et de deuil. Juive d'origine russe, Irène Némirovsky a rapidement accédé à la célébrité littéraire dans son pays d'adoption, la France. Sa notoriété et sa réussite d'écrivain, et même sa conversion au catholicisme, n'ont néanmoins pas suffi à la sauver au moment de la Seconde Guerre mondiale. Elle fut déportée à Auschwitz en 1942, où elle périt. Parmi les archives qu'elle a laissé à ses filles, une valise, contenant un carnet relié de cuir ; hantées par des souvenir douloureux, ses filles Denise et Elisabeth se refusèrent à l'ouvrir jusqu'au jour où, dans la perspective du dépôt des archives à l'IMEC, elles se résolurent à le lire et découvrirent l'ultime roman de leur mère.
L'exposition retrace la vie d'Irène Némirovsky et son extraordinaire postérité littéraire à travers des pièces d'archives remarquables, incluant le manuscrit original de Suite Française et la fameuse valise, jamais montrée auparavant.
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Mardi 23 septembre 2008 Rencontre : Mai 68 à la trace.
A l'occasion de l'exposition Le Vieux monde est derrière toi ! Une décennie de revues 1968-1978, l'IMEC organise deux tables rondes, en partenariat avec Ent'revues et avec le soutien de l'université de Caen Basse-Normandie.
Comment les revues de l’époque ont-elles été traversées par les événements de mai-juin 68 ? Comment ont-elles su ou voulu les accompagner ? Embrasement éphémère ou lame de fond emportant durablement leur histoire ?
Michelle Perrot, Alain Jouffroy, Jean-François Bert, Christophe Bourseiller, Yannick Butel, Boris Gobille évoquent le « passage de 68 » dans Le Mouvement social, Opus international, Change, Tel Quel, Partisans, dans les revues situationnistes et de théâtre, depuis Travail/Théâtral jusqu’à l’Art du théâtre.
Modérateur : Jérôme Duwa (philosophe, commissaire de l'exposition Le Vieux monde est derrière toi ! Une décennie de revues, 1968-1978)
Des revues d’aujourd’hui diront comment, à rebours de la complaisance nostalgique et commémorative, les chantiers - politiques, sociaux et culturels - ouverts en 68 sont encore à l’oeuvre dans leur travail. Comment elles estiment s’inscrire dans ce formidable élan critique et créatif...
Stéphane Nadaud (Chimères), Pierre Zaoui et Philippe Mangeot (Vacarme), Nicolas Roméas (Cassandre), Jérôme Vidal (Revue internationale des livres et des idées) diront comment, à rebours de la complaisance nostalgique et commémorative, les chantiers ouverts en 68 sont encore à l’oeuvre dans leurs revues.
Modérateur : Philippe Artières (historien)
18h30-22h
Pressoir
Réservation au 02 31 29 37 37
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Samedi 20 septembre 2008 Visite : Journées européennes du patrimoine 2008.
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la bibliothèque et le pavillon des archives, seront présentés au public par les archivistes et bibliothécaires qui y travaillent.
Depuis l’automne 2004, l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine a installé l’ensemble de ses activités au cœur du monument historique. Il y rassemble, préserve et met en valeur des fonds d’archives et d’études consacrés aux principales maisons d’édition, aux revues et aux différents acteurs de la vie du livre et de la création contemporaine.
Rénovée en salle de conférences et de spectacle, la Grange-aux-dîmes accueille, autour des collections de l’IMEC, un programme de rencontres (colloques, expositions, lectures, expérimentations théâtrales…). Le pressoir est devenu une salle de séminaires, de réceptions et d’expositions. L’abbatiale abrite une bibliothèque et offre aux chercheurs trente-deux places de consultation. Le pavillon des archives est organisé autour des grandes fonctions du traitement de l’archive : traitement sanitaire, classement et conditionnement, réalisation des inventaires et conservations des documents avant consultation.
Visites de 30mn, samedi et dimanche, de 13h à 19h.
Inscriptions sur place le jour même.
L’exposition Le Vieux monde est derrière toi ! sera ouverte de 13h à 19h.
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Lundi 15 septembre 2008 Colloque : Trois linguistes (trop) oubliés : Meillet, Brunot et Lévi.
Colloque international organisé par l'association Anamnèse, en partenariat avec l'IMEC.
Lundi 15 septembre
11h - Présentation de l'association Anamnèse par Claude Ravelet.
Présentation et visite de l'IMEC
Animation de l’après-midi : Pierre Swiggers
14h - Pierre Swiggers : présentation du colloque
15h - Jean-Claude Muller : « La place de Meillet, Brunot et Lévi dans le paysage scientifique européen. »
16h - Jean Loicq : « Orient et Occident dans l’oeuvre et l’action de S. Lévi. »
17h - Françoise Bader : « Quelques textes peu connus de S. Lévi. »
Mardi 16 septembre
Animation : Françoise Bader
10h - Pierre Swiggers : « Meillet et sa visée de la linguistique générale. »
11h - Marius Sala et Stefan Cocheriu : « Antoine Meillet, le maître de nos maîtres. »
14h - Francis Gandon : « Meillet, confident de Saussure anagrammatiste : un indo-européen paradoxal. »
15h - André Rousseau : « Louis Duveau et Antoine Meillet. »
16h - André Rousseau : « Les rapports entre Antoine Meillet et Louis Duvau. »
17h - Jean-François Bert : « Histoire des mots et sociologie du langage : Meillet, Cohen et Haudricourt. »
Mercredi 17 septembre
Animation : Francis Gandon
10h - Jochen Hafner : « F. Brunot : l’homme, l’oeuvre – et l’oubli. »
11h - Jean-Claude Chevalier : « Brunot et la linguistique. »
15h - Jacques François & Laurent Gosselin : « F. Brunot, un aspectologue méconnu. »
Programme susceptible d'être modifié.
Coordination scientifique et contacts : [[mailto: claude.ravelet@unicaen.fr ]]Claude Ravelet et [[mailto: pierre.swiggers@arts.kuleuven.be ]]Pierre Swiggers.
Intervenants
Françoise Bader : Professeur, École Pratique des Hautes Études
Jean-François Bert : Post doctorant, EHESS/CNRS/IIAC
Jean-Claude Chevalier : Professeur émérite, Paris 8
Stefan Colcheriu : Académie roumaine de linguistique, Bucarest
Jacques François : Professeur, université de Caen
Francis Gandon : Professeur, université de Caen
Laurent Gosselin : Professeur, université de Rouen
Jochen Hafner : Professeur, Institut für Romanische Philologie, Munich
Jean Loicq : Professeur, université de Liège
Jean-Claude Muller : Professeur, Institut archéologique du Luxembourg
André Rousseau : Professeur, université de Lille 3
Marius Sala : Président de l'Académie roumaine de linguistique
Pierre Swiggers : Professeur, université de Leuven, Belgique
Abbaye d'Ardenne
Pressoir
Renseignements au 02 31 29 37 37
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Samedi 12 juillet 2008 Exposition : Le Vieux monde est derrière toi ! Une décennie de revues, 1968-1978.
« La revue est un champ de bataille sur lequel les grands stratèges du temps avancent leurs idées comme on lance un assaut. » (Jérôme Duwa, commissaire de l'exposition)
A l’occasion de cette « année 68 à l’IMEC », les éditions de l’IMEC ont publié les ouvrages Mai 68 en revues, de Caroline Hoctan, et 1968, année surréaliste, de Jérôme Duwa.
L’IMEC, en partenariat avec Ent’revues, donne carte blanche à un chercheur pour son exposition d’été. Le philosophe Jérôme Duwa s’est penché sur la collection de revues de la bibliothèque de l’IMEC pour en dégager la trace de l’événement «Mai 68».
À la fois témoins et acteurs, les revues s’en sont fait l’écho, elles en ont tiré une audacieuse inventivité et s’en sont trouvé durablement transformées, comme le montre leur évolution sur une décennie. Tracts, affiches, enregistrements sonores et vidéo, témoignages et analyses offriront au public une approche originale de la déflagration que fut Mai 68 dans le monde intellectuel.
Grange aux dîmes
Du mardi au dimanche de 14h à 18h
Entrée libre
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Vendredi 11 juillet 2008 Événement : 68 à Caen : prélude à une insurrection générale ?.
Dans le cadre du vernissage de l'exposition Le Vieux monde et derrière toi ! Une décennie de revues 1968-1978, Daniel Lindenberg, Joël Masson et Serge David reviendront sur les événements de l'année 68 à Caen, lors d'une table ronde animée par Jérôme Duwa.
Avec Daniel Lindenberg, historien des idées, auteur de Choses vues, Une éducation politique autour de 68 (éd. Bartillat, 2008), Joël Masson, collaborateur de Jo Tréhard de 1954 à 1968, Serge David, ingénieur d’étude à l’université de Caen Basse-Normandie, chargé de la mise en valeur du patrimoine, co-auteur avec Jean Quellien de Caen 68 (Les éditions du bout du monde) et Alain Leménorel, professeur d’histoire contemporaine à l’université du Havre, auteur de 68 à Caen (éditions Cahiers du temps).
La rencontre sera animée par Jérôme Duwa, commissaire de l’exposition.
18h30, vernissage
19h15, table ronde
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mercredi 2 juillet 2008 Soirée d'Ardenne : Rencontre exceptionnelle avec Annie Ernaux.
Rencontre et entretien avec l'écrivain Annie Ernaux, autour de son dernier ouvrage, Les Années (Gallimard, 2008).
« La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre Solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses, plus claires, ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d'une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d'un séjour ou d'une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer. »
Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.
Lecture d'extraits des Années par la comédienne Marie-Christine Barrault suivie d'un entretien avec Annie Ernaux mené par Albert Dichy, directeur littéraire de l'IMEC.
Soirée organisée avec le concours de l’association Textes & Voix.
20h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
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Samedi 28 juin 2008 Midi-Minuit : Midi-Minuit : aux petits oignons !.
Regards sur les cultures et pratiques alimentaires.
Depuis 5 ans, l’arrivée de l’été se fête à l’abbaye d’Ardenne douze heures durant. Après le thème de l’héritage gréco-latin l’an passé, le rendez-vous 2008 propose à tous de s’interroger sur notre rapport à la nourriture et au repas.
De l’abbatiale à la boulangerie, de la grange aux dîmes au pressoir, de la cour aux jardins, chacun pourra aller et venir, construire son parcours parmi une trentaine de rencontres salées, sucrées, onctueuses ou piquantes, avec des historiens (Pascal Ory, Anthony Rowley…), des chefs (Fatema Hal, les sœurs Scotto…), des designers (Stéphane Bureaux…), des écrivains (Noëlle Châtelet, Christian Prigent…), des sociologues (Jean-Claude Kaufmann…), des photographes (Suzanne Doppelt…), des comédiens (Jacques Bonnaffé…), des scientifiques (Jean-Philippe Rioult, Gilles-Eric Séralini…), des plasticiens (Dorothée Selz…), réunis pour partager sur des thèmes allant du fantasme des banquets grecs à une approche sociologique de la France à table, de la biodiversité alimentaire à l’histoire de pomme de terre, ou de la philosophie de Brillat-Savarin à notre représentation sociale du surpoids.
Et encore, pour accompagner ces rencontres : des projections, des ateliers de dégustations, des démonstrations de cuisine, des ateliers de découverte d’aliments extrêmes, étranges ou improbables, un marché de petits producteurs et de producteurs bio, des vignerons et leurs vins, des initiations à la cérémonie japonaise du thé, des ateliers d’œnologie, une 13ème heure sous forme de promenade vidéo insolite, une présentation des lauréats d’un concours vidéo sur la pomme de terre…
Le soir, un grand banquet dans les jardins et en dessert, la fanfare Salade de bruit.
Un espace jeune public encadré par des animateurs permettra aux enfants de se retrouver pour des ateliers de fabrication de marionnettes en légumes, des ateliers de cuisine ou de dégustation, des jeux et des contes.
Un événement organisé par l’IMEC, avec les Revues parlées du Centre Pompidou et l’Institut européen d’histoire et des cultures de l'alimentation (IEHCA), l'Office départemental des affaires culturelles du Calvados (ODACC).
Avec le concours de :
Archipel, l’Atelier du film court, les CEMEA de Basse-Normandie, la Communauté d'agglomération du Pays de Flers, le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), le cinéma Lux, la Coopérative agricole de Creully, CQFDégustation, le Groupement régional d'agriculture biologique (GRAB), l'Interprofession des appellations cidricoles (IDAC), le Lycée hôtelier François Rabelais d’Hérouville-Saint-Clair, la Municipalité de Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, l’Université de Caen Basse-Normandie, les Petits Débrouillards Normandie, Transat Vidéo, la Ville de Caen.
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Lundi 16 juin 2008 Revue en scène : Revues en scène : meneuses de revues.
Dans le cadre des « périphéries » du 26ème marché de la Poésie, en partenariat avec Ent’revues.
Misogyne, le monde des revues ? Allons donc… Et pourtant quand on se retourne sur le siècle dernier, rares sont les figures de femme à émerger dans cet univers ondoyant.
Mécène quelquefois comme Marguerite Caetani mais le plus souvent secrétaires de rédaction, elles furent – et sont encore – la part de l’ombre de nombre de revues, part essentielle cependant.
Les temps changent, c’est heureux. Beaucoup de revues sont désormais créées et portées par des femmes. À trois d’entre elles nous avons confié le soin d’imaginer cette soirée avec une seule contrainte : nous faire entendre trois voix de femmes dont elles aiment les œuvres.
Avec Fabienne Courtade pour la revue Rehauts, dirigée par Hélène Durdilly ; Isabelle Garron par Florence Trocmé, créatrice sur internet du journal permanent de la poésie Poezibao ; Hortense Gauthier directrice de Talkie-Walkie, « revue poetik-politik-pop » qui se décline en revue papier, site internet, autocollants pour « poetik-bombing » et cartes postales…
20h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 37 37
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Vendredi 13 juin 2008 Événement : Salut à Alain Robbe-Grillet.
Avec des témoignages de Tom Bishop, Claude Durand, Bernard-Henri Lévy, Jack Lang (Président de l’Imec) , Mathieu Lindon, Pierre Rosenberg (de l’Académie française), Jean-Philippe Toussaint, Jean-Claude Trichet, Edmund White…
Messages de Carlos Fuentes, Juan Goytisolo, Pierre Mertens, Raoul Ruiz.
Lectures, par Arielle Dombasle et Marie-France Pisier.
et, en avant-première, projection du documentaire de Sabrina Meneux (coproduit par les Films du Lendemain et GD Production) : A la rencontre d’Alain Robbe-Grillet
19h
Maison de l’Amérique latine
217, boulevard St Germain
75007 Paris
Réservation indispensable :
Laure Papin - tél. 01 53 34 23 21 / laure.papin@imec-archives.com
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Mercredi 11 juin 2008 Rencontre : Les écrivains roumains d'expression française.
Avec les écrivains Dumitru Tsepeneag et Rodica Draghincescu, en présence de Georgiana Lungu Badea, professeur de littératures françaises et francophones (Université de l'Ouest de Timisoara). Rencontre animée par Jean-Marc Adolphe, rédacteur en chef de la revue Mouvement et présentée par Albert Dichy, directeur littéraire de l'IMEC et Hughes Labrusse.
« En septembre-octobre 1927, dans le numéro 21/22 de la revue SIC, dirigée par Pierre Albert-Birot, on découvre cet acte de naissance : “Dada : cahiers d'art tenue et d'une sobriété sympathiques, publiés à Zurich par le poète roumain Tristan Tzara et le peintre Janco”. Dada 2 va paraître incessamment. On trouve dans le même numéro une note de Tristan Tzara sur l'art nègre.
Le nombre d'écrivains roumains qui ont choisi la langue française pour s'exprimer est impressionnant. À côté de Tristan Tzara, on peut citer Benjamin Fondane, Panaït Istrati, Ilarie Voronca, Eugène Ionesco, Emil Cioran, Mircea Eliade, le philosophe Dumitru Tsepeneag et bien d'autres. Sait-on que la poétesse Anna de Noailles était la fille du prince Grégoire Brancovan et qu'elle deviendra, en 1925, la première femme à devenir Officier de la Légion d'Honneur ? Chacun de ces auteurs a marqué, à sa manière, à la fois l'évolution des lettres françaises et roumaines au XXe siècle. Au-delà de l'extrême richesse et de la diversité des oeuvres, souvent novatrices, ce phénomène, qui est loin d'être éteint, mérite une attention particulière afin d'en mettre en lumière le caractère exceptionnel et les paradoxes. L'ouvrage dirigé par Margareta Gyurcsik, Écrivains roumains d'expression française, publié en 2003 par l'Université de Vest, à Timisoara, servira de fil conducteur au débat du 11 juin, dans le cadre du Printemps Balkanique. »
Hughes Labrusse, écrivain
La rencontre sera suivie d'un concert de musique traditionnelle roumaine par l'ensemble Iza.
Cette manifestation reçoit le soutien de l'Institut Culturel Roumain.
20h30
Grange aux dîmes
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Mardi 3 juin 2008 Rencontre : Ici Poésie.
La poésie est ici (langue, voix, page, corps) pas ailleurs (supplément d’âme, chansonnette et rêverie).
Faire l’expérience de la poésie : la lire, la dire, la voir, l’écouter, la penser. Marché, doxa, journal : la poésie n’existe pas.
En vérité il faut bien dire : la poésie n’en finit pas.
Animée par Alain Roger, Benoît Casas et Bruno Fran, l’association ici poésie bénéficie du soutien de la Mairie de Caen, de la DRAC, du Centre régional des Lettres de Basse-Normandie et de l’Artothèque qui accueille les lectures depuis juin 2001.
Afin de célébrer le cinquième anniversaire de l’association ici poésie, l’IMEC s’associe à ses animateurs pour proposer une rencontre au cours de laquelle Pierre Alferi, Jacques Jouet et Jude Stéfan liront des extraits de leurs œuvres.
Chaque auteur lira un extrait de son oeuvre, de ses travaux récents ou en cours. La rencontre se terminera par une projection d’une sélection des nouveaux cinépoèmes de Pierre Alferi, série de textes pour l’écran développant un univers onirique constitué de rémanences d’images, de murmures, de temporalités suspendues et distendues.
Jude Stéfan : né en 1930, auteur d’une œuvre majeure comprenant une quinzaine de recueils de poèmes et de nombreux autres ouvrages qui appartiennent à des genres très différents (nouvelle, essai, notes, diurnal, journal de lettres, etc.).
"Le Quatrième de couverture"
Vit en Normandie
vite en Normandie à la mer en voiture
avant que la Pendule s’arrête
dormir, ne plus être
par les dimanches où
les tulipes ouvrent
leurs six sépales
femmes corolles à
l’unique clos secret
né un mardi gracieux guerrier
sourd enfin aux 70 000 langues
au-dessus de mes cils son rouge baiser
descend temps au travail sur ma face
Désespérance, déposition (Gallimard, 2006)
Pierre Alféri : né en 1963, auteur d’une quinzaine d’ouvrages qui relèvent de la poésie mais également de la philosophie et de la théorie littéraire ; cinéaste, parolier, notamment pour Rodolphe Burger et Jeanne Balibar, traducteur (poètes américains, Giorgio Agamben) ; animateur de revues (Détail avec Suzanne Doppelt, Revue de Littérature Générale avec Olivier Cadiot).
« C’est comme ça
Que cela commence, en cours de route. C’est plutôt ça
Que je dis. – Mais on n’y comprend rien »
« Il fait des phrases
Descriptions, rapprochements, explications
Avec des lambeaux de rêves. Il essaie
D’être fidèle et clair mais c’est l’effort
Qui retient le plus l’attention
Comme chez un funambule »
Sentimentale journée (P.O.L, 1997)
Jacques Jouet : se dit écrivain tout terrain : poésie, nouvelle, roman, théâtre, essai, membre de l’Oulipo.
« Je n’aime pas l’idée que la poésie est pure, propre et innocente,
inappliquée, inapplicable, ou extérieure à la littérature »
« (…) le poème, parmi tous les usages de la langue
est le seul qui soit capable de parler pour de simples prunes
tout en ne craignant pas de prendre à bras le corps l’énigme de la traduction
de ce qu’est la saveur d’un fruit. »
Poèmes de métro (P.O.L, 2000)
Grange aux dîmes
20h00
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 30 mai 2008 Concert : Voix éclatées - Rencontre entre Claudio Monteverdi (1567-1643) et Maurice Roche (1924-1997).
Un événement organisé avec la Maîtrise de Caen.
Après des études musicales et la publication d’un ouvrage de référence sur Monteverdi (1960), Maurice Roche publia Compact dans la collection « Tel Quel » (Seuil, 1966), premier roman d’une œuvre résolument placée sous le signe du mélange des genres et de l’invention formelle, associant librement dessins, aphorismes, notations musicales, jeux typographiques et discours savant.
Suivirent notamment Circus, 1972 ; CodeX, 1974 ; Opéra bouffe, 1975 ; Macabré, 1979 ; Maladie mélodie, 1980 ; Qui n’a pas vu Dieu n’a rien vu, 1990, autant de créations littéraires dans lesquelles la musique occupe une part essentielle ; avec une grande liberté créatrice et un sens magistral de la composition, Maurice Roche a édifié son propre « tombeau ».
Pour cette rencontre entre le compositeur Claudio Monteverdi et son biographe, sera proposé un parcours expérimental – littéraire et musical – mêlant des textes de Maurice Roche lus par le comédien Philippe Bombled aux psaumes des Vêpres à Venise interprétés par la Maîtrise de Caen.
20h, Grange aux dîmes
Réservation 02 31 29 37 37
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Dimanche 25 mai 2008 Rencontre : Salon du Livre de Caen : Valère Novarina et Michaël Lévinas.
Rencontre animée par Yves Balmer.
Auditorium du musée des Beau-xArts, 14h30-15h30.
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Samedi 24 mai 2008 Événement : Ballades et chansons des 14e et 21e siècles.
Sous la direction artistique de Laurence Brisset, l’ensemble De Caelis, spécialisé dans l’interprétation du répertoire médiéval a cappella, est en résidence à l’abbaye d’Ardenne depuis août 2006.
Après la création de Déserts, aboutissement de la résidence 2007, l’Ensemble a exploré cette année les questions de la textualité et de la notation. Fidèle à son parti pris artistique de mêler les univers médiévaux et contemporains, il a aiguisé sa réflexion en abordant ces thèmes avec le compositeur Michaël Lévinas. Depuis 2006, Michaël Lévinas a participé à de nombreuses répétitions de l’ensemble afin de pénétrer son univers musical et de s’imprégner de ses spécificités techniques.
Accueilli en résidence à l’IMEC et à la Fondation Royaumont, partenaire et co-producteur du projet, l’Ensemble a séjourné à plusieurs reprises dans les deux abbayes, travaillant chant, musique et mise en espace.
Fruit de longs échanges et de multiples expériences sonores et musicales, la composition de l’œuvre pour les cinq voix a cappella de l’ensemble De Caelis s’est portée sur des textes extraits de La Chair de l’homme (P.O.L, 1995) du dramaturge Valère Novarina.
Compositeur, chanteuses et scénographe ont ainsi construit un concert-spectacle original : musique ancienne et musique contemporaine se côtoient, où les Trois chansons pour la Loterie Pierrot et Jean la Grêle de Michaël Lévinas créent un jeu d’échos avec les pièces de Philippe de Vitry et celles du manuscrit de Chantilly.
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
Horaires : samedi 24 mai à 19h - dimanche 25 mai 17h
Durée : 1h15
Tarifs : 10€ et 8€
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Vendredi 16 mai 2008 Revue en scène : Revue en scène : Multitudes.
Fondée en 2000, Multitudes est, à l’origine, une revue politique, artistique et philosophique.
Devenue un vaste projet éditorial et numérique où s’expérimentent de nouvelles conditions d’énonciation et d’agencements de la politique, Multitudes s’attache à esquisser des problématiques qui traversent les champs de l’économie politique, de la philosophie, des pratiques artistiques ou des cultures émergentes du numérique libre.
Après une présentation du contexte de création de la revue par la sociologue et chercheuse au CNRS Michèle Collin, l’économiste et essayiste Yann Moulier Boutang, directeur de la publication de Multitudes, interrogera le positionnement de la revue dans le paysage intellectuel « à l’heure des commémorations, des discours de « liquidation » des « valeurs » de Mai 68 et d’une large déconfiture des gauches en tout genre. » Le sociologue Thierry Baudouin présentera pour sa part ses recherches – traversées par les thèmes : ville productive/intermittence/luttes et rapport local/Etat/Europe – dont les pages de Multitudes se font régulièrement l’écho.
Cette rencontre, organisée avec l’association Ent’revues, sera animée par Hervé Le Crosnier, maître de conférences en informatique à l’Université de Caen.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mercredi 23 avril 2008 Soirée d'Ardenne : Histoire de l’Ours déchu, rencontre avec Michel Pastoureau.
Longtemps en Europe, le roi des animaux ne fut pas le lion mais l’ours, admiré, vénéré, pensé comme un parent ou un ancêtre de l’homme.
Les cultes dont il a fait l’objet plusieurs dizaines de millénaires avant notre ère ont laissé des traces dans l’imaginaire et les mythologies jusqu’au coeur du Moyen-Âge chrétien. De bonne heure l’Église chercha à les éradiquer. Dans L’Ours, Histoire d’un roi déchu (Seuil, La Librairie du XXIe siècle, 2007), oeuvre magistrale et passionnante, l’historien Michel PASTOUREAU retrace les différents aspects de cette lutte de l’Église contre l’ours. Inscrivant l’histoire culturelle de l’ours dans la longue durée, il tente de cerner ce qui, jusqu’à nos jours, a survécu de son ancienne dignité royale.
Cette rencontre permettra notamment d’interroger les changements de la conception de la place de l’homme dans l’univers à travers l’étude de la perception culturelle de notre rapport à l’animal. Elle sera animée par Jean-François BERT, sociologue.
20h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
Jeudi 10 avril à 20h15, le cinéma Le Café des Images, Les Cahiers du cinéma et le ciné-club de Caen propose une rencontre autour du film Grizzly man de Werner Herzog. [[url: cafedesimages.fr/spip.php?article1202 ]]Voir le programme complet sur le site du Café des Images
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Mercredi 23 avril 2008 Exposition : Les Éditions du Seuil : histoires d'une maison.
L’exposition Les Éditions du Seuil : histoires d'une maison retrace les 70 ans d’existence d'une maison d’édition singulière, l’engagement et l’ouverture intellectuelle qui la caractérisent, à travers les points forts de son catalogue, tout en la situant par rapport aux mutations du milieu de l’édition.
Exposition coproduite par l’IMEC, la Bibliothèque Publique d’Information (BPI) du Centre Pompidou de Paris et la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges.
À l’occasion de l’exposition, les éditions de l’IMEC et les éditions Seuil ont publié un ouvrage de référence d’Hervé Serry, Les Editions du Seuil : 70 ans d’histoires.
Conçu en trois parties, le parcours s'ouvre sur l'histoire des fondateurs, issus du catholicisme, le contexte historique et idéologique de la création de la structure d'édition dans les années 30 et les premières étapes de son développement. La deuxième partie du parcours évoque le fonctionnement de cette entreprise intellectuelle en éclairant ses spécificités. Dans le dernier ensemble, le cheminement à travers les principales collections littéraires, de sciences humaines et d'autres domaines moins connus, rend compte de la dynamique, des tensions également en œuvre dans la constitution d'un catalogue riche aujourd'hui de plus de 15000 titres.
Exposition coproduite par la Bibliothèque publique d’information, la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges et l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, avec le concours des Editions du Seuil.
Commissariat scientifique : Hervé Serry
Conception graphique : Claire Mineur
Exposition présentée du 23 avril au 25 mai 2008
Salle du sépulcre à Caen
entrée gratuite de 14h-18h du mardi au dimanche
de 10h à 18h pendant le Salon du Livre de Caen les 24 et 25 mai
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Mercredi 16 avril 2008 La matière et la manière : Roland Barthes : La Chambre claire.
Plus qu’une réflexion sur la photographie, plus qu’un essai théorique sur le statut de l’image, La Chambre claire est à lire comme une tentative proprement poétique qui permet à l’écrivain d’apprivoiser la disparition de l’être aimé.
Le manuscrit de cette œuvre majeure, la dernière de Roland Barthes, est exemplaire de son travail d’écriture. Son étude permet de saisir quelques-uns des enjeux essentiels de sa recherche.
Présentation du manuscrit de La Chambre claire par Nathalie Léger, directrice scientifique de l'IMEC.
Abbatiale,
18h30
Réservation au 02 31 29 37 37
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Jeudi 10 avril 2008 Dialogue d'écrivains : Dialogue d’écrivains : Nancy Huston et Sylvie Germain.
Ces rencontres qui voient deux écrivains dialoguer voudraient mettre à nu le fil continu qui relie les artistes entre eux autour des questionnements induits par l’écriture.
Un dialogue que construiront cette fois deux femmes qui se lisent, deux romancières qui nourrissent un même rapport intense à la littérature : Nancy Huston et Sylvie Germain.
La première, canadienne anglophone, parisienne d’adoption, est l’auteur d’une œuvre forte d’une vingtaine de livres, centrée autour de deux thèmes récurrents, la musique et l’exil. Son roman Lignes de faille (Actes Sud) a obtenu le prix Fémina en 2006. L’univers romanesque très personnel de la seconde, dense et troublant, caractérise une œuvre impressionnante de force et de cohérence. Sylvie Germain a obtenu en 1989 le prix Fémina pour Jours de colère (Gallimard). Son roman Magnus (Albin Michel) a obtenu le prix Goncourt des lycéens 2005.
20h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 1 avril 2008 Colloque : Les revues d'art : formes, stratégies et réseaux au XXe siècle.
Colloque sous la direction d’Yves Chevrefils Desbiolles (IMEC), Rossella Froissart, Romain Mathieu et Pierre Wat (Université de Provence), organisé parle Centre Méditerranéen de Recherches sur les Relations entre les Arts,
et l'IMEC avec la collaboration de l’association Ent’revues.
1ER AVRIL – LES REVUES, LABORATOIRES DE CREATION
15h Accueil
15h15-15h30
Olivier Corpet (IMEC), président de séance.
Introduction : La fabrique de la revue.
15h30-16h
Fabrice Flahutez (Université Paris X-Nanterre). Lecture labyrinthe et espaces spiralés : la revue Instead.
16h-16h30
Marianne Jakobi (CNRS). La lettre comme élément fédérateur : les revues lettristes.
16h30-16h45 : Pause
16h45-17h15
Jérôme Duwa (Docteur). José Pierre et les nouveaux afflux du surréalisme à travers La Brèche et L’Archibras.
17h15-17h45
Barbara Satre (Université de Provence). L’Arte Povera : un ouvrage de papier ? Le rôle des revues dans la genèse du mouvement.
17h45-18h15
Romain Mathieu (Université de Provence). Ecriture et peinture autour de Supports / Surfaces, le passage en revue.
18h15-18h30 Discussion et questions
2 AVRIL – LES REVUES AUX FRONTIÈRES
9h-9h15
Didier Schulmann (Bibliothèque Kandinsky), président de séance.
Introduction : Les collections de revues à la Bibliothèque Kandinsky du Musée national d'art moderne.
9h15-9h45
Claire Leblanc (musée d’Ixelles). L’Art Moderne, organe de l’avant-garde belge de la fin de siècle.
9h45-10h15
Barbara Musetti (Université Paris IV-Sorbonne). Emporium et Vittorio Pica : un pont entre Italie et France.
10h15-10h30 : Pause
10h30- 11h00
Charlotte Huguet (Université Paris IV-Sorbonne). Revues et groupements artistiques de l’entre-deux-guerres : les réseaux France-Allemagne à travers la figure d’Otto Freundlich.
11h00-11h30
Rossella Froissart (Université de Provence). Le Bulletin de la Vie artistique (1919-1926) et Guillaume Janneau au service d’un art décoratif moderne et français.
11h30- 12h00
François-René Martin (ENSBA Paris). La France éternelle dans L’Esprit nouveau.
12h00-12h30 Discussion et questions
12h30-14h00 : PAUSE DÉJEUNER
14h00-14h30
Yves Chevrefils Desbiolles (IMEC), président de séance.
Introduction : L’usage des revues.
14h30-15h00
Laura Iamurri (Università degli Studi Roma Tre). Peinture française pour lecteurs italiens : la modernité dans L’Arte, 1930-1935.
15h00-15h30
Natalie Adamson (University of St Andrews). Polémiques, sectes et conciles : la nouvelle École de Paris et les revues, 1944-1964.
15h30-16h00
Antje Kramer (Université de Provence). « ZERO est commencement ». La dynamique artistique entre Düsseldorf et Paris (1957-1963).
16h00-16h30
Annie Claustres (Université Lumière-Lyon II). Design et revues en Grande-Bretagne durant les sixties. Mutation des normes de goût.
16h30-17h00 Discussion et questions
PAUSE ET RAFRAICHISSEMENTS
18h-19h30
Table ronde à l’initiative de l’association Ent’revues
Les revues d’art à l’ère d’internet avec André Chabin (La Revue des Revues) modérateur. Bruno Tackels : Mouvement, Elisabeth Klimoff : Panoplie, Gilles Froger : Parade, Anne-Marie Morice : Synesthésie.
3 AVRIL – LES REVUES, LIEUX DE SOCIABILITÉS MILITANTES
9h-9h15
Françoise Levaillant (CNRS, Centre André Chastel), présidente de séance.
Introduction : La recherche en histoire de l'art en France et les revues.
9h15-9h45
Laurent Houssais (Université Bordeaux III). Le groupe des « XIII » au Mercure de France (1898-1904).
9h45-10h15
Catherine Meneux (Université Paris IV-Sorbonne). Les Arts de la Vie ou l’illusion féconde d’un art moderne et social.
10h15-10h30 : Pause
10h30-11h00
Camille Morando (Centre Pompidou / Ecole du Louvre). La revue Inquisitions, tentative communautaire de Louis Aragon, Roger Caillois, Jules Monnerot et Tristan Tzara en 1936.
11h00-11h30
Corine Girieud (Université Paris IV-Sorbonne). Art d’aujourd’hui et Cimaise : deux revues concurrentes dans le microcosme de l'abstraction.
11h30-12h00
Jean-Roch Bouiller (Conservateur du patrimoine, DRAC/PACA). Plusieurs cordes à son arc : André Lhote et les revues (1914-1962).
12h00-12h30 : Discussion et questions
12H30-14H00 : PAUSE DÉJEUNER
14h00-14h15
Pierre Wat (Université de Provence), président de séance.
Introduction.
14h15-14h45
Julie Verlaine (Université Paris I / Université de Caen Basse-Normandie). Engagement esthétique, discours publicitaire, critique d’art ? Les ambiguïtés des bulletins de galeries.
14h45-15h15
Nolwenn Denizot (Université Rennes II). La théorie des ensembles ou les relations artistes-critiques au sein de trois revues des années 1990 : Blocnotes, Documents sur l’art contemporain et Purple Prose.
15h15-15h45
Sylvie Mokhtari (Archives de la critique d’art / Revue Critique d'art ). ArTitudes et l’art corporel en France ou « Comment débarrasse la peinture de ses anciennes servitudes pour la transformer en instrument d'action sociale » (François Pluchart).
15h45-16h15
Discussion et questions
CONCLUSION DU COLLOQUE
1er, 2 et 3avril 2008
Cité du livre d’Aix-en-Provence
8-10 rue des Allumettes
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Lundi 31 mars 2008 Colloque : Traduire les Anciens en Europe (19e-20e siècles).
Dans le cadre du colloque Traduire les Anciens en Europe (19e-20e siècles) organisé par l'université de Caen et l'université de Limoges en partenariat avec l'IMEC, une séance se tiendra à l'abbaye d'Ardenne.
Lundi 31 mars - IMEC - Abbaye d’Ardernne-Pressoir
14h : Accueil des participants. Ouverture du colloque
XIXe siècle : Traduire les Grecs
Présidente de séance : Marie-France David-de Palacio (Brest)
14h15 : Michel Brix (Namur) : « Autour de l’Hérodote de Paul-Louis Courier »
14H45 : Alain Petit (Clermont-Ferrand) : « Traduire Platon en Europe. Les vertus d’un comparatisme »
15h15 : Bénédicte Coste (Londres) : « Retrouver la Grèce (?) : On Translating Homer de Matthew Arnold »
16h : pause
Traduire les Anciens aujourd’hui : pratiques et enjeux
16h15 : Patrick Voisin (Pau) : Enjeux de la traduction des langues anciennes aujourd’hui
16h45 : Claude Terreaux, traducteur (entretien avec Claire Lechevalier)
17h30 : Visite de l’IMEC et de l’exposition L’Un pour l’autre. Les Ecrivains dessinent.
Mardi 1er avril - Université de Caen, MRSH, salle 005
XIXe siècle : Traduire à l’époque de la décadence
Président de séance : Michel Brix (Namur)
9h 15 : Agathe Salha (Grenoble) : « La décadence : un âge d’or de la traduction ? »
9h45 : Marie-France David-de Palacio (Brest) : « Les Petites-filles de Juvénal : traductions, enjeux et transpositions de la satire VI, dans la seconde moitié du XIXe
siècle ».
10h 30 : Pause
XXe siècle : Traduire la poésie
Président de séance : Franck Bauer (Caen)
10h45 : Laurence Pradelle (Limoges) : « Du Pindare à La Couronne et la Lyre : Marguerite Yourcenar et l'écho du chant grec »
11h15 : Laure Himy (Caen) : « Philippe Jaccottet traducteur d’Homère »
11h45 : Anne-Marie Monluçon (Grenoble) : « Myrrha et Adonis, d'Ovide à Ted Hughes »
12h30 : Déjeuner
Après-Midi
XXe siècle : Traduire le théâtre
Présidente de séance : Evelyne Ertel (Paris III)
14h30 : Bernadette Morin (Limoges) : « Marie Delcourt traductrice d’Euripide »
15h : Romain Piana (Paris) : « Victor-Henri Debidour traducteur d'Aristophane"
15h30 : Sylvie Humbert-Mougin (Tours) : « Florence Dupont traductrice des Anciens »
16h30 : Clôture du colloque
Pressoir
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 27 mars 2008 Colloque : Culture, Presse et Entreprises sous l’Occupation : vecteurs d’idées, médiateurs d’information ?.
VIIIe colloque du Groupement de recherche (GDR) 2539 du CNRS “ Les entreprises françaises sous l’Occupation ” organisé avec l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), le Centre de recherche d’histoire quantitative (CRHQ) et l’Unité de recherche “ Institutions et dynamiques historiques de l’Économie ” (IDHE).
C’est par l’examen approfondi des industries du spectacle, du disque, du cinéma, de la radio, de l’édition et de la presse que nous aborderons les notions de « Culture » (même si la notion est postérieure) et d’ « Information » au tamis des contraintes économiques et sociales qu’elles subissent sous l’Occupation.
Le colloque privilégiera de grandes entrées panoramiques, des analyses monographiques par structures et par secteurs, ainsi que des approches biographiques. Il s’attachera à l’analyse de populations spécifiques (ainsi, les techniciens oeuvrant dans les coulisses du théâtre, du cinéma ou de la presse) et il examinera les fonctionnalités internes des branches concernées : il s’agit d’évaluer la densité des contrôles exercés par les tutelles française et allemande, de comprendre la gestion par l’encadrement de professions et de corps de métier, de pointer les moyens économiques mis en oeuvre.
Cette démarche conduit à interpréter les modes opératoires des structures de production, de circulation et d’appropriation d’idées. Trois approches sont privilégiées : les aspects organisationnels en étudiant notamment le positionnement stratégique, le champ d’action, les espaces de liberté/contrôle des comités d’organisation ad hoc ; les phénomènes sociaux autour du concept corporatiste ; la singularité de l’entreprise agissant dans l’orbe culturelle et médiatique, en analysant l’équilibre entre programmation/diffusion de contenus et gestion d’un budget, d’une masse salariale, de matières premières, etc.
Nous tenterons ainsi d’apprécier la réalité du concept “ entreprise ” dans les domaines de la Culture et de l’Information et d’envisager ses enjeux, en amont comme en aval, dans la configuration politique, intellectuelle et socio-économique singulière mise en place par le gouvernement de Vichy et les autorités d’Occupation.
Programme
Jeudi 27 mars
9h30 : Accueil des participants : Olivier Corpet, directeur de l’IMEC, Vincent Milliot, directeur du CRHQ et Hervé Joly, directeur du GDR
9h45 : Allocution d’ouverture : Jean-Noël Jeanneney (professeur IEP Paris)
10h : Introduction scientifique : Agnès Callu et Patrick Eveno, coordinateurs scientifiques du colloque
Séance 1, 10h15-12h30 : Les marchés de la presse et de la culture
Présidence : Jean-Pierre Azéma (professeur IEP de Paris)
10h20 - Isabelle Le Masne de Chermont (conservateur général des bibliothèques, direction des Musées de France) : « Les conséquences économiques du pillage de l’art sous l’Occupation »
10h40 - Jeroen Euwe (doctorant en histoire, université Erasmus de Rotterdam) : « Le marché de l’art aux Pays-Bas » (communication en anglais)
Communications suivies d'une discussion
Présidence : Patrick Fridenson
11h25 - Gérard Régnier (docteur en histoire, université Paris I Panthéon-Sorbonne) :« Le marché du disque de jazz sous l'Occupation »
11h45 - Patrick Eveno (maître de conférences, université Paris I Panthéon-Sorbonne) : « Le marché de la presse sous l’Occupation »
Communications suivies d'une discussion
Séance 2, 14h - 16h15 : Les entreprises d’édition
Présidence : Olivier Corpet (directeur de l’IMEC)
14h05 - Olaf Simons (assistant, université d’Oldenbourg) : « Bertelsmann sous le Troisième Reich » (communication en anglais)
14h25 - Florian Triebel (docteur en histoire, université de Constance) , « L’éditeur culturel Eugen Diederichs sous le nazisme »(communication en anglais)
Communications suivies d'une discussion
15h10 - Marie-Cécile Bouju (conservateur des bibliothèques, docteur en histoire, CRHQ) : « L’imprimerie Georges Lang pendant la guerre : enjeux économiques, culturels et sociaux dans l’imprimerie »
15h30 - Bruno Dubot (doctorant en histoire, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, UVSQ) : « La maison d’édition Larousse de 1939 à 1945 »
Communications suivies d'une discussion et d'une pause
Séance 3, 16h45-18h30 : Les autres entreprises de la culture et de la presse
Présidence : Jean Quellien (professeur université de Caen, CRHQ)
16h50 - Claire Maingon (docteur en histoire de l’art, université Paris X-Nanterre) : « La Galerie Charpentier, Paris, 1942 »
17h10 - Stéphanie Salmon (docteur en histoire, université Paris I Panthéon-Sorbonne, IDHE) « La société Pathé pendant l’Occupation »
17h30 - Aurianne Cox (titulaire d’un DEA d’histoire, université Paris I Panthéon-Sorbonne), « Le journal Signal »
Communications suivies d'une discussion
Vendredi 28 mars
Séance 4, 9h15 - 12h30 : Culture et économie
Présidence : Pascal Ory (professeur université Paris I Panthéon-Sorbonne, CHS)
9h20 - Agnès Callu (chargée de cours, université Paris IV Paris-Sorbonne et École nationale des Chartes), « Les music-halls et cabarets ou les petites entreprises du "Gai Paris" sous l’Occupation »
9h40 - Yannick Simon (docteur en musicologie, EHESS, Paris) : « La Sacem et les enjeux de la gestion du droit d’auteur »
10h - Caroline Chaineaud (étudiante en master, université Paris IV Paris-Sorbonne) : « Le comité d'organisation de l’industrie cinématographique »
Communications suivies d'une discussion et d'une pause
11h25 - Françoise Taliano des Garets (professeur, Institut d’études politiques de Bordeaux) : « Presse, culture et propagande à Bordeaux sous l’Occupation »
11h45 - Myriam Chermette (doctorante en histoire, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, UVSQ) :« La photographie dans les quotidiens « repliés » : une progressive asphyxie »
Communications suivies d'une discussion
Séance 5, 14h-17h : Le contrôle des entreprises de presse et de culture
Présidence : Henry Rousso (directeur de recherche CNRS, IHTP)
14h05 - Muriel Favre (doctorante en histoire, université Paris X-Nanterre et université de Stuttgart, IHTP) : « La Reichs-Rundfunk-Gesellschaft (RRG), centrale de commandement de la radio national-socialiste »
14h25 - Karine Le Bail (docteur en histoire, Institut d’études politiques de Paris) : « La petite musique des ondes dans la France sous domination nazie. Pratiques musiciennes et usages politiques de la musique classique à la Radiodiffusion nationale et à Radio Paris »
Communications suivies d'une discussion et d'une pause
15h30 - Côme Fabre (étudiant en master d’histoire contemporaine, université Paris IV Paris-Sorbonne)
« Les administrateurs provisoires des galeries d'art parisiennes aryanisées »
15h50 - Yves Guillauma (docteur en histoire, université Paris II Panthéon-Assas)
« Le séquestre des journaux interdits et la presse de la Libération : l’exemple du Granvillais »
Communications suivies d'une discussion
16h35 - Conclusions : Jean-Pierre Rioux (directeur de recherche honoraire, CNRS)
Coordination scientifique : Agnès CALLU et Patrick EVENO
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Vendredi 21 mars 2008 Revue en scène : Revue en scène : Art press.
Créée en 1972 par Hubert Goldet, Daniel Templon et Catherine Millet, actuelle directrice de la publication, art press, principalement consacrée aux arts plastiques (et singulièrement aux avant-gardes américaines), s’est très vite ouverte à toutes les formes d’expression : théâtre, cinéma, musique, danse, vidéo et littérature, entretenant alors des rapports étroits avec le groupe Tel Quel.
Art press est aussi une revue d’idées, prenant une part active aux débats contemporains philosophiques, religieux, avec ce que cela suppose de prises de position polémiques ?
Pourquoi ce choix de nouer ensemble critique esthétique et débats d’idées ?
Comment au cours de ces plus de 30 ans, la revue a-t-elle su évoluer tout en restant fidèle à ce qui l’a fondée et conserver son indépendance ?
Comment a-t-elle su gagner une audience internationale (la revue est bilingue depuis 1992) ? Quels sont pour aujourd’hui et pour demain les objets qu’elle se propose ?
Rencontre animée par Claire Nédellec, avec Catherine Millet, Léa Bismuth, Jacques Henric et Christophe Kihm.
Soirée organisée en partenariat avec Ent'revues.
20h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 18 mars 2008 Rencontre : Rencontre au Salon du Livre de Paris.
L’IMEC a choisi de parler de mai 68 à travers les revues qui ont accompagné les événements, et les archives qui ont en gardé la trace et préservé l’esprit. Rencontre avec Caroline Hoctan, auteur de Mai 68 en revues et Jérôme Duwa, auteur de 1968, année surréaliste. Cuba, Prague, Paris.
Caroline Hoctan, écrivain et docteur en Littérature et Civilisation françaises (Paris III Sorbonne nouvelle), a précédemment publié aux mêmes éditions le [[url: www.imec-archives.com/editions/result.php?c=9&f=1&id=65 ]]Panorama des revues à la Libération.
Jérôme Duwa, docteur en histoire de l’art, a soutenu une thèse sur le groupe surréaliste parisien entre 1947 et 1969. Chercheur associé depuis plusieurs années à l’Imec, il s’est occupé des archives surréalistes, et a, notamment, réuni et annoté sous le titre Une île à trois coups d’aile (Le Cherche midi, 2007), l’oeuvre poétique de l’animateur principal de ce groupe à cette période : Jean Schuster.
Rencontre animée par André Chabin.
Salon du livre de Paris
20h30 - 21h30
Stand Normandie B 40.
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Samedi 15 mars 2008 Événement : Lancement du livre Mai 68 en revues.
Lancement du livre Mai 68 en revues de Caroline Hoctan (éditions de l'IMEC, 2008) à la galerie Odile Ouizeman, en collaboration avec l'artiste Cathy Cat-Rastler pour l’inauguration de son exposition autour de Mai 68.
17h - Happening
Galerie Odile Ouizeman
10-12 rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris.
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Jeudi 13 mars 2008 Soirée d'Ardenne : Polyphonix.
Dans le cadre de l’exposition L’Un pour l’autre, les écrivains dessinent, présentée à l’abbaye d’Ardenne jusqu’au 6 avril, l’IMEC propose une rencontre exceptionnelle. Polyphonix est un festival de poésie contemporaine directe, internationale, libertaire et nomade, fondé par Jean-Jacques Lebel, qui depuis 25 ans a présenté des milliers de poètes, artistes, musiciens, cinéastes, originaires de nombreux pays, explorant les champs de la poésie sonore, visuelle, kinétique, dans un esprit de mixage des techniques, des langues et des moyens d’expression.
Présenté par le plasticien Jean-Jacques Lebel, commissaire de l’exposition cet événement réunira Jacqueline Cahen, Julien Blaine, Esther Ferrer, Michèle Métail, Serge Pey et John Giorno.
JACQUELINE CAHEN Poète, écrivain et traductrice, Jacqueline Cahen est membre fondateur et animatrice très active de Polyphonix. Elle a travaillé et fait de nombreuses performances en France et en Europe, seule et avec des musiciens de jazz. Elle publie dans des revues ou des anthologies de poésie. Paru en 2007 : L’immédiat labile, poèmes accompagnés de dessins de Jean-Jacques Lebel (éd. Polyphonix/Nepe).
JULIEN BLAINE Fondateur de la revue internationale Doc(k)s en 1973, du festival de Cogolin et du Centre international de Poésie de Marseille (1989), Julien Blaine, est aussi – et entre autres – un plasticien, un praticien de « poésie élémentaire » et un performer reconnu.
ESTHER FERRER Depuis le milieu des années 60, le travail d'Esther Ferrer est axé fondamentalement sur la performance, qu’elle accomplit seule ou avec le groupe ZAJ auquel elle s'intégra dès 1966. Elle réalise un travail plastique – objets, photos travaillées – et de nombreuses intallations.
MICHELE METAIL Auteur de textes de prose et de poésie, traductrice, calligraphe, spécialiste de langue et de littérature classique chinoises, elle élabore une œuvre littéraire, visuelle et sonore où le thème de l’espace est essentiel, comme dans ses Gigantextes photographiés pour l’exposition.
SERGE PEY La pratique plastique de Serge Pey se traduit notamment par les poèmes et autres textes qu’il peint sur ses « bâtons écrits » ; il utilise certains d’entre eux lors de performances, improvisations orales. Enseignant, poète et écrivain, il est aussi le fondateur des revues Tribu et Émeute et du festival de poésie directe.
JOHN GIORNO Poète, plasticien, performer, il fonde en 1965 la « Giorno Poetry Systems » qui produit les enregistrements de poètes et musiciens performers, dont William Burroughs et Laurie Anderson. Proche du Pop Art, inspiré par le cut-up et par la poésie concrète, il écrit des textes qui, dès l’origine, sont reliés à la voix et à la profération.
20h, Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
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Lundi 3 mars 2008 Rencontre : Rencontre avec Susan Buirge.
Installée en France depuis près de trente ans, la chorégraphe d’origine américaine, Susan BUIRGE, dont les œuvres ont été jouées sur les scènes du monde entier, a décidé de tourner une page et de prendre un nouveau départ. En avril 2008, commence pour elle une nouvelle aventure artistique sur d’autres terres.
Avant son départ pour le Japon, Susan Buirge a accepté la proposition d’une rencontre exceptionnelle qui permettrait de retracer et de réfléchir sa trajectoire de danseuse, chorégraphe et pédagogue et quelques-uns des principes de son esthétique de la danse.
Organisée par l’option danse du département des Arts du Spectacle de l’Université de Caen en partenariat avec l’IMEC, avec le concours des Conservatoires de Rouen et de Caen et du Cefedem de Normandie, cette rencontre sera animée par la sémiologue du corps dansant, Valérie COLETTE-FOLLIOT, de l’Université de Caen, et Albert DICHY, directeur littéraire de l’IMEC où les archives de Susan Buirge sont conservées.
Des films et des documents originaux émanant du fonds Susan Buirge seront, à cette occasion, présentés et commentés par la chorégraphe.
Grange aux dîmes
de 15h à 18h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mercredi 27 février 2008 Soirée d'Ardenne : ROUNDJA - La jeune fille plus belle que lune et que rose.
Conte kabyle, lecture conçue et interprétée par Laurence Bourdil, à partir du Grain Magique de Taos Amrouche, accompagnée pour la musique par Saïd Akhleifi.
Créé au Petit-Odéon et porté sur les scènes du monde entier, recueilli et fixé par sa mère Taos Amrouche, la célèbre romancière et chanteuse berbère, qui le tenait de sa propre mère, Fathma Ath Mansour Amrouche, Rounja compte l’histoire du prince Cheihk Smaïn, de ses trois épouses, de son père le Sultan, de Settoute, la sorcière : tout un monde de légendes, issu d’une civilisation millénaire, transmis et ressuscité par Laurence Bourdil, dernier maillon d’une chaîne d’aèdes et comédienne-phare de Peter Brook, Jorge Lavelli, Patrice Chéreau et Claude Régy.
La lecture est accompagnée à la flûte et au bendir par Saïd Khleifi dont les compositions enveloppent l’intrigue, l’éclairent et la soutiennent.
« Il m’est impossible de porter sur l’art et sur le travail de Laurence Bourdil, écrit François Maspéro, un jugement autre que passionné, tant ils éveillent en moi d’émotions. J’y retrouve ce que j’ai, il y a plus de trente ans, eu la chance immense de découvrir et d’aimer chez les femmes de la tribu Amrouche : une beauté de roche et de source. »
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Lundi 18 février 2008 Journées d'étude : Dessins d’écrivains : de l’archive à l’oeuvre.
Pour accompagner l'exposition L'un pour l'autre. Les écrivains dessinent qui a lieu du 19 janvier au 6 avril, l’IMEC, en collaboration avec l’ITEM (Institut des Textes & Manuscrits modernes, CNRS/ENS), propose deux journées d’étude.
En analysant l’œuvre et la figure d’écrivains particulièrement concernés par cette pratique artistique à part entière (Jean COCTEAU Christian DOTREMONT, Antonin ARTAUD, Max JACOB, Roland BARTHES) ou très présente en marge de leurs manuscrits (Emile ZOLA, STENDHAL, Paul VERLAINE, Guillaume APOLLINAIRE, Paul VALERY, Jean TARDIEU, Jean FOLLAIN, jusqu'à nos jours), ces journées d’étude tenteront de faire le point sur les recherches en cours, selon 4 demi-journées thématiques :
Lundi 18 février
Matin
10h00 : Ouverture du colloque : Olivier Corpet
10h10 : « DESSINS EN MARGE DES MANUSCRITS - HISTOIRE »
Président de séance : Claire Paulhan, chargée de mission à l'IMEC
10h15 Les pouvoirs du plan : mise en oeuvre d’une mathesis singularis dans le manuscrit de La Vie de Henry Brulard de Stendhal par Maria-Ignez MENA BARRETO, équipe Techniques et pratiques de l’écrit, ITEM-CNRS
10h55 Sur Victor Hugo par Marie-Laure PRÉVOST, conservatrice à la Bibliothèque nationale de France
11h35 Le manuscrit iconique chez Zola : de la fonction au fantasme par Olivier LUMBROSO, maître de conférences, IUFM de Bretagne occidentale, équipe Zola, ITEM-CNRS
12h15 Figurations et défigurations en marge des avant-textes poétiques d’Apollinaire : essai de déchiffrement par Claude DEBON, professeure émérite, Sorbonne Nouvelle-Paris III
12h55 Discussion
Après-midi
14h30 : « DESSINS EN MARGE DES MANUSCRITS - MODERNITÉ »
Président de séance : Alain Massuard
14h35 Chiaroscuro de l’écriture : figures et fantômes en marge des brouillons de La Jeune Parque de Paul Valéry par Benedetta ZACCARELLO, équipe Valéry, ITEM-CNRS
15h15 Les « Margeries » de Jean Tardieu par Delphine HAUTOIS, Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation
15h55 Pause
16h10 Dessin et poème, une conversation amoureuse (Jean Follain) par Élodie BOUYGUES, professeure agrégée, docteure en littérature française
16h50 Pascal Quignard. Dessins, images comme lecture « for-intérieure » de l’oeuvre à venir par Irène FENOGLIO, directrice de recherche, ITEM-CNRS
17h30 Discussion
18h00 Visite de l’exposition L’un pour l’autre. Les écrivains dessinent, par Claire Paulhan
Soirée
20h30 : « LES DESSINS D’ÉCRIVAINS ET LE REGARD DE L’AMATEUR »
Table ronde avec Stéphanie CUDRÉ-MAUROUX (conservatrice, Archives littéraires suisses), Pauline NUÑEZ (École Estienne), Frédéric PAJAK (écrivain, dessinateur, directeur de revue et de collection chez Buchet-Chastel), Francis LIMÉRAT (artiste).
Animation : Claire PAULHAN et Yves CHEVREFILS DESBIOLLES
Mardi 19 février
Matin
09h00 : visite de l'abbaye par Yves Chevrefils Desbiolles
10h00 : « PORTRAITS ET AUTOPORTRAITS »
présidente de séance : Françoise LEVAILLANT, Centre André-Chastel
10h05 Brouillons et correspondance : topographie de l’autoportrait griffonné par Claire BUSTARRET, ingénieure de recherche, ITEM-CNRS
10h45 Verlaine dessinateur : des Zutistes à « Poil et Plume » et au-delà par Michael PAKENHAM, Honorary Fellow, Université d’Exeter (Angleterre)
11h25 Pause
11h40 L’arbre et la foudre : les autoportraits crayonnés d’Artaud, 1919-1946 par Yannick BUTEL, maître de conférences en études théâtrales, Université de Caen Basse-Normandie
12h25 Discussion
Après-midi
14h30 : « MOI AUSSI, JE SUIS PEINTRE »
présidente de séance : Irène FENOGLIO, directrice de recherche, ITEM-CNRS
14h35 Pierre Albert-Birot avant la lettre par Arlette ALBERT-BIROT
15h15 Le trait de l’ellipse : les stratégies graphiques de Jean Cocteau par François NEMER, professeur d’histoire du cinéma, École du Louvre
15H55 Pause
16h10 Les dessins de Barthes : décevoir le sens, décevoir les sens ? par Thomas CLERC, maître de conférences en stylistique et littérature française contemporaine, Université de Paris X Nanterre
16h50 « …je suis si fatigué, c’est à peine si… » Christian Dotremont, artiste par Yves CHEVREFILS DESBIOLLES, responsable des fonds artistiques, IMEC
17h30 Discussion
18h00 Conclusion par Claire BUSTARRET
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 14 février 2008 Ecrits d'artistes : Causerie avec Jacques Villeglé.
Comment un jeune homme qui aime la peinture, l’architecture et le cinéma se transforme-t-il en « ravisseur d’affiches » ? Par quels chemins devient-on un « anartiste » lorsque le monde de l’art auquel on aspire sort à peine du grand désert « Famille, Travail, Patrie » ?
À l'occasion de l'exposition d'affiches lacérées présentée à Bayeux par le RADAR du 1e février au 16 mars, Jacques Villeglé, né à Quimper en 1926, invite le public de l'abbaye d'Ardenne à suivre son long périple qui le mènera des plages bretonnes aux rues de Paris. Il évoquera les lectures et les expositions, les flâneries, les rencontres et les amitiés qui ont été déterminantes dans l’élaboration de son esthétique urbaine. Cela sans oublier les déconvenues comme par exemple l’incompréhension, voire l’hostilité d’une critique d’art obnubilée par le débat entre figuration réaliste et peinture abstraite.
À l'aide notamment de documents extraits de ses propres archives ou de celles conservées à l'IMEC, Jacques Villeglé rappellera son parcours qui, dès la seconde moitié des années quarante, l'a mené des premières « appropriations » d'objets trouvés (fils d'acier, débris du mur de l'Atlantique...) aux lacérations d’affiches, en passant par la genèse de son fameux alphabet sociopolitique créé vers la fin des années soixante à partir de graffitis de murs. Jacques Villeglé est l’auteur de deux ouvrages de réflexions et de souvenirs : Cheminements, 1943-1959 (Jean-Pierre Huguet éditeur, 1999) et La Traversée Urbi & Orbi (Luna Park Transédition, 2005).
20h
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 1 février 2008 Journées d'étude : Collections éditoriales et effets de sens au XXe siècle.
La collection, en tant que dispositif éditorial, émerge et s’impose au XIXe siècle. Elle peut dès lors faire l’objet d’une analyse en termes de dispositif formel susceptible – comme la présentation, le format, la mise en page, etc. d’un ouvrage – d’infléchir l’interprétation par le lecteur des textes imprimés qu’elle inclut. Cette approche est d’autant plus licite au XXe siècle, où la collection est devenue une forme familière au lecteur comme à l’éditeur. La réception critique autant que les stratégies éditoriales laissent supposer le poids de ce dispositif dans la qualification du texte.
La journée d’étude est centrée sur le travail du sens induit par le dispositif « collection ». Une série d’études de cas précis doit notamment permettre d’interpréter la multiplication considérable des collections éditoriales comme signe de l’efficience d’un procédé de qualification et de valorisation des textes, ou à l’inverse comme simple outil de gestion d’effectifs sans cesse accrus de publications et de republications.
Ces problèmes seront envisagés à la fois du point de vue de l’éditeur et de celui du lectorat. La journée d’études permettra de confronter les analyses d’historiens et de professionnels, directeurs de maisons d’édition et/ou de collections.
Programme
9h45 : - Présentation : Benoit MARPEAU (CRHQ, Université de Caen-Basse-Normandie)
Collection et travail du sens
10h - Nicolas HUBERT (Centre d’histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines, université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) : L’Algérie dans les collections d’actualité : les éditeurs généralistes et la gestion des « événements ».
10h30 - Julien HAGE (CHCSC et université de Montpellier 3) : La difficile cohabitation des collections littéraires et politiques chez les éditeurs d’extrême gauche des années 1960-1970.
Questions/débat puis pause 11h-11h45
11h45 - Isabelle OLIVERO (Bibliothèque Nationale de France et CHCSC) : La multiplication des collections d’actualité après 1995 à la suite du mouvement « bourdieusien ».
Points de vue de professionnels de l’édition
14h15 - François GEZE, directeur des Editions La Découverte
14h45 - Laure LEROY, directrice des éditions Zulma
Questions et débat
Lectures et collections éditoriales
16h - Jean-Yves MOLLIER (CHCSC, UVSQ) : La délégitimation des auteurs des collections bon marché au début du XXe siècle.
16h30 - Bertrand HAMELIN (CRHQ, UCBN) : Quand le nom d’auteur fait office de collection : usage et évolution de la valeur du nom d’auteur « Christian Bernadac » pour ses 12 ouvrages sur la déportation.
17h - Conclusion : Jean-Yves MOLLIER
Cette journée s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le Centre de recherches d’histoire quantitative (CRHQ) de l’Université de Caen Basse-Normandie et l’IMEC. Réalisée en partenariat avec le CRL de Basse-Normandie, elle est ouverte à tout public s’intéressant à l’histoire culturelle du contemporain.
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Mardi 29 janvier 2008 Soirée d'Ardenne : Transmettre la danse de Dominique Bagouet.
Dominique Bagouet, chorégraphe majeur des années 80, disparaît en 1992 à l’âge de 41 ans. Il laisse à ses danseurs une œuvre immense. Dans le souci de ne pas la voir disparaître aussitôt, certains d’entre eux fondent en 1993 l’association Les carnets bagouet, cellule de réflexion sur la transmission d’un répertoire contemporain.
Quinze années d’expériences auprès de compagnies françaises et étrangères ont permis d’envisager l’ampleur des possibilités d’échanges. La multiplicité des modes de transmission fait qu’au lieu d'apparaître limité, le travail de mémoire s'est ouvert. C'est grâce à la multiplicité des sources, des traces, des volontés, des regards que le travail des carnets bagouet continue de s'accomplir.
Après une brève introduction sur la biographie du chorégraphe et sur le fonctionnement de l’association, Anne Abeille, assistante de Dominique Bagouet et membre du conseil artistique des carnets bagouet, consacrera cette soirée à cette question de la transmission de la danse contemporaine, et plus particulièrement celle de deux œuvres majeures de Dominique Bagouet : So Schnell et Jours étranges, pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève qui viendra les jouer au Théâtre de Caen le 1er février 2008.
Anne Abeille s’entretiendra notamment avec Philippe Cohen, Directeur du Ballet du Grand Théâtre de Genève qui, en remontant ces deux pièces, a fait renaître à la fois le sens de la composition et l’inventivité du vocabulaire de Dominique Bagouet.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Lundi 28 janvier 2008 Rencontre : Transversales.
À l’occasion des premières TRANVERSALES, L’Encrenage, en collaboration avec l’IMEC, la Maison de l’Etudiant de l’Université de Caen et l’IUFM de Caen (mission culture), invite Arnaud Cathrine en résidence à l’abbaye d’Ardenne.
La richesse de son œuvre permettra aux intervenants d’explorer différentes questions en engageant de nombreuses perspectives artistiques : le roman, la littérature jeunesse, le cinéma et la musique.
Les rencontres :
Mardi 29 janvier : Deux rencontres avec des collégiens de la région
Arnaud Cathrine se déplacera dans deux établissements scolaires de la région afin de rencontrer des collégiens.
Abbaye d'Ardenne, mercredi 30 janvier
Journée d’étude sur la littérature jeunesse
Avec Arnaud Cathrine, Serge Martin, maître de conférences à l’IUFM, ainsi que Jean Delas, éditeur à l’Ecole des Loisirs, et Sylvie Vassalo, directrice du Centre de Promotion du Livre de Jeunesse de Seine Saint-Denis
Arnaud Cathrine présentera son parcours d’écrivain et montrera les liens qui se tissent entre ses ouvrages publiés à l’Ecole des loisirs et chez d’autres éditeurs. Jean Delas, éditeur à l’Ecole des Loisirs, présentera les enjeux et les moyens d’un éditeur aujourd’hui en s'appuyant sur l’histoire d’une maison dont certains auteurs font les classiques de la littérature de jeunesse des petits aux grands. Sylvie Vassalo, directrice du Centre de Promotion du Livre de Jeunesse de Seine Saint-Denis, présentera le travail de médiation qu’elle anime au niveau national avec le Salon du livre et de la presse de jeunesse et au niveau départemental avec les bibliothécaires de Seine-Saint-Denis. Serge Martin, maître de conférences en langue et littérature française à l’IUFM et à l’Université, situera la place de la littérature de jeunesse dans les enseignements de la maternelle à l'Université en en pointant les enjeux et les difficultés.
La journée alternera des présentations, des débats et des ateliers animés par les intervenants et par des formateurs de l’IUFM. Ces ateliers mettront les participants en situation de lecture-écriture et permettront d’avoir des échanges au plus près des questions de chacun.
L’inscription à cette journée est libre et gratuite, réservation obligatoire. Renseignements : yoann.thommerel@imec-archives.com
Soirée d’Ardenne : Arnaud Cathrine
Le soir, lors d’une Soirée d’Ardenne, les TRANVERSALES interrogeront les nouveaux supports d’écriture en regard de l’œuvre d’Arnaud Cathrine. L’influence des autres modes d’expression dans la littérature (et notamment celle de la musique) sera problématisée à l’aide de deux textes précis : Remix, ouvrage de réécritures de nouvelles sur le modèle des musiques électroniques, et Frère animal, performance musicale écrite avec Florent Marchet et qui donnera lieu à une publication d’un livre/disc aux Editions Verticales. Ces nouveaux supports sont l’occasion de mettre en avant les nouveaux types de diffusion de la littérature ainsi que la force pluridisciplinaire de celle-ci. Le renouvellement s’effectue au sein des écritures, en fonctions des influences, et l’éditeur doit sans cesse s’adapter aux nouvelles perspectives interactives. Ces écrits particuliers permettront d’interroger la mutation du monde de l’édition.
Grange aux dîmes, réservation au 02 31 29 52 46
Jeudi 31 janvier : à la Maison de l’Etudiant de l’Université de Caen
Café littéraire et création de Frère animal, 18h et 20h30
Au cours d’un café littéraire à la Maison de l’Etudiant de l’Université de Caen, l’œuvre d’Arnaud Cathrine, et notamment son dernier roman La Disparition de Richard Taylor, sera présentée de manière interactive (lecture, travaux vidéos et sonores). La soirée s’achèvera par la création de Frère animal, performance littéraire d’Arnaud Cathrine et de Florent Marchet.
Réservation auprès de la Maison de l’étudiant au 02 31 56 60 50
Entrée : 3€
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Samedi 19 janvier 2008 Exposition : L'un pour l'autre. Les écrivains dessinent..
Pour la première fois, grâce à la rencontre de trois collections privées d’archives, les dessins de plus de cent écrivains et poètes modernes et contemporains, de Victor Hugo à Alain Fleischer, sont présentés au public.
Exposition coproduite par l’IMEC, le Musée-collection Berardo de Lisbonne et le Musée communal d’Ixelles.
Catalogue de l’exposition coédité par l’IMEC et les éditions Buchet Chastel.
À l’opposé de toute séparation entre les arts et les techniques, les poètes, peintres et plasticiens travaillent sur un territoire non cartographié. Ce « nulle part » trop peu répertorié par l’historiographie traditionnelle est le lieu de la transversalité entre les langages et les formes, leur inclusion dans une seule pulsion inventive, sans hiérarchie, ni cloisonnement, ni limite.
Victor Hugo, Charles Baudelaire, Charles Cros, Guillaume Apollinaire, Paul Valéry, Max Jacob, Antonin Artaud, Jean Follain, Jacques Audiberti, Henri Michaux, William Burroughs, Roland Barthes, Michel Butor, Jean Tardieu, Christian Dotremont et tant d’autres se sont illustrés, ou s’illustrent aujourd’hui dans cette zone franche, hors des idéologies et des bornes territoriales, sans autre finalité que celle du mixage créateur.
Cette exposition rend compte, pour la première fois, de ce mouvement d’hybridation à travers les très nombreuses pièces d’archives provenant des collections de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, mais aussi d’importantes collections privées, dont celle de l’éditeur Pierre Belfond.
Conçue par le plasticien Jean-Jacques LEBEL et l’IMEC, elle montre quelque deux cents pièces et est présentée pour la première fois à l’abbaye d’Ardenne, aux portes de Caen, en Normandie, avant le Musée Berardo de Lisbonne et le Musée Communal d’Ixelles à Bruxelles.
Exposition proposée et présentée par l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, en partenariat avec le Musée Berardo de Lisbonne et le Musée communal d’Ixelles à Bruxelles, avec le concours de l’Université de Caen Basse-Normandie.
Commissariat : Jean-Jacques LEBEL
Responsable des expositions (Imec) : Emmanuelle Lambert
Recherches documentaires (Imec) : Claire Paulhan assistée de Pierre Clouet
Chargée de production des expositions (Imec) : Caroline Dévé
Coordination éditoriale (Imec) : Sophie Bogaert
Grange aux dîmes
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h
Entrée : 4 € 3 € (tarif réduit), gratuit pour les chômeurs et les moins de 12 ans.
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Vendredi 18 janvier 2008 Journées d'étude : Perroux ! Et après ?.
À l’occasion du dépôt d’archives François Perroux (1903-1987) à l’IMEC, l’Institut de Sciences Mathématiques et Economiques Appliquées (ISMEA) organise une journée d’étude consacrée à son fondateur et, au carrefour de la mémoire et de la prospection critique, questionnera l’actualité de la pensée de l’économiste français, depuis et au-delà son œuvre et sa méthode.
Avec les interventions de : Pierre MUSSO, professeur à l’Université de Haute Bretagne, Anicet LE PORS, ancien Ministre, Claude CAMBUS, secrétaire général de la CGC, Bernard STIEGLER, philosophe, Ars Industrialis, Rolande BORELLY, secrétaire générale de l’ISMEA.
Programme
9h30 Accueil de l’IMEC et Introduction
10h00 - 11h15 : « Saint-simonisme et pari pour l'industrie »
« En son temps, le saint-simonisme était actuel ; il le demeurera tant qu'il faudra chercher une organisation qui renouvelle les élites, en empêchant que l'industrie ne détruise la société, que la société ne détruise l'industrie et que l'une et l'autre ne détruisent l'homme » (Perroux 1964)
Intervention de Pierre MUSSO, Université de Haute Bretagne
Président de séance Franck CORMERAIS, Université de Nantes
11h30 – 12h45 : « Les techniques de la création collective : les plans de Développement »
« Le besoin de calcul collectif à la mesure des oeuvres collectives se fait sentir et conquiert, peu à peu, droit de cité [...] Les dialectiques à l'oeuvre dans les sociétés contemporaines appellent un plan, un ordre conscient des choses comptabilisables dans lequel les hommes s'entre produisent » (Perroux 1964).
Intervention d’Anicet LE PORS , ancien Ministre
Président de séance Philippe BÉRAUD, École Nationale Supérieure des Télécommunications, CRESS-ISMEA
12h45 – 14h00 : déjeuner
14h00 – 15h15 : « Participation et développement des forces productives »
« La Cité des participants, balbutiée par quelques-uns, est espérée par tous. Elle nous libère, en intention, déjà, d'une triple humiliation, souvent infligée jusqu'ici à la multitude par le mépris qui tient à distance l'homme du commun, par la peur qui le dresse à la passivité, et par l'angoisse qui étreint,- comme un chacun, -mais l'anéantit s'il se sait tenu à l'écart » (Perroux, 1972).
Intervention de Claude CAMBUS, CGC
Président de séance Patrick GUIOL, APL-SAGP - Université de Rennes 1
15h15 – 16h30 : « La valeur esprit contre le populisme industriel »
« L'oeuvre de l'homme, c'est l'homme même [...] La création collective de l'homme se réalise par l'invention d'un milieu qui favorise l'épanouissement de chaque être humain et de tout l'homme en chaque homme » (Perroux 1970a)
Intervention de Bernard STIEGLER , Ars Industrialis
Président de séance Marc HUMBERT, PEKEA – Université de Rennes 1
16h30 – 17h30 : « Changer les textbooks ou changer la réalité »
Intervention de Rolande BORRELLY, Secrétaire générale de l’ISMEA
[[url: //ismea.perroux.free.fr/pea/ ]]Voir le site de l'ISMEA
Pressoir
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 10 janvier 2008 La matière et la manière : Jean Tardieu : de Pages d'écriture en Margeries.
Delphine Hautois a inventorié le fonds Jean Tardieu déposé à l’IMEC, et publié dans divers volumes des pièces d’archives, des textes inédits et des lettres retrouvées* de ce curieux poète qui a expérimenté tous les genres et tous les tons.
De ses recherches systématiques comme de ses fantaisies les plus débridées, les archives conservent de précieux souvenirs : les innombrables manuscrits nous révèlent aujourd’hui l’écrivain au travail, constamment partagé entre la poésie, la prose et le théâtre, entre un lyrisme retenu et un humour des plus cocasses. Dans les marges, les textes oubliés qu’il a relus, corrigés, commentés, publiés à l’occasion (sous le titre Pages d’écriture, ou encore Margeries) nous livrent aussi un portrait surprenant de l’auteur… en archiviste.
* en particulier Jean Tardieu & Jacques Heurgon, Le ciel a eu le temps de changer (Correspondance 1922-1944), éditions de l’IMEC, 2004.
Abbatiale
18h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 20 décembre 2007 Soirée d'Ardenne : Le versant animal.
L’IMEC a initié un cycle de rencontres traitant des rapports entre humanité et animalité. Après une soirée consacrée au loup mangeur d’hommes, le regard de l’animal sera cette fois au centre des débats.
Qui n’a jamais été saisi par le regard d’un animal ? Seul miroir dans lequel l’homme se reflète, l’œil de la bête nous observe. Le monde est plein de bêtes, et les représentations humaines du monde sont pleines d’animaux : des dieux égyptiens anciens aux avatars des dieux de l’Inde, des chevaux domestiqués il y a des milliers d’années aux animaux qui partagent nos vies. Imaginer un monde sans animal est impossible, ou relève du cauchemar.
Et lorsque les yeux des vivants, hommes et bêtes, se rencontrent, les classifications humaines de l’intelligence s’écroulent. La pensée animale existe et s’exprime à travers le seul discours que l’on peut saisir : celui du regard.
Dans son essai Le Versant animal (Bayard, 2007), Jean-Christophe Bailly nous invite à réfléchir à notre part animale, à démêler les fils d’une réflexion qui a placé la pensée animale très au-dessous de la pensée humaine.
En compagnie de Pascal Gibourg, écrivain et critique, Jean-Christophe Bailly nous convie à une promenade littéraire, philosophique et artistique où hommes et bêtes se croisent.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 14 décembre 2007 Soirée d'Ardenne : Jean-Luc Lagarce.
Jean-Luc Lagarce (1957-1995) écrivait tout le temps. Des pièces, des récits, des lettres, son Journal. Une vie d'écrivain. Une vie d'homme de théâtre. Une vie d'homme. Autant de vies parallèles.
Mais qui était-il ? Fils d'une famille ouvrière et protestante d'une bourgade de Franche-Comté, mort jeune (trente-huit ans) du sida, reconnu après sa disparition comme l'un des auteurs de théâtre majeurs de la fin du XXe siècle.
Dans Le Roman de Jean-Luc Lagarce, paru cette année aux Editions Les Solitaires intempestifs, Jean-Pierre Thibaudat tente de cerner le portrait de celui qui a si souvent mis la disparition au centre de sa vie et de son œuvre. Invité à l’abbaye d’Ardenne, où sont aujourd’hui conservées les archives de Jean-Luc Lagarce, Jean-Pierre Thibaudat sera entouré pour cette rencontre de Gilles Lefeuvre, Ronan Cheneau et François Berreur. Le premier, jeune metteur en scène, a monté trois textes de Lagarce avec sa compagnie La Nuit venue. Le second, auteur dramatique, publie ses œuvres aux Solitaires intempestifs. Le dernier fut l’ami et le plus proche collaborateur artistique de Jean-Luc Lagarce et fonda avec lui en 1991 les Éditions Les Solitaires intempestifs dont il est aujourd’hui encore le directeur littéraire. Metteur en scène, il a créé à l’automne 2007 Juste la fin du monde. Ensemble, ils reviendront sur l’itinéraire et la démarche artistique et confronteront leur vision de celui dont on commence seulement à mesurer l’importance et la profondeur.
Au cours de cette soirée, animée par Michel Azama, IA-IPR de Lettres, auteur de l'anthologie : De Godot à Zucco, édité chez Scérèn / Édition Théâtrales, plusieurs extraits de l’œuvre de Jean-Luc Lagarce seront mis en voix par les comédiens du Panta Théâtre.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 7 décembre 2007 Débat : Entre ethnicité, métissage, héritage.
Comment les chorégraphes contemporains nous confrontent à notre imaginaire européen sur l'Afrique.
Dans le cadre du festival Danse d’ailleurs, l’ONDA, le CCNC/BN et l’IMEC ont souhaité réunir une table-ronde sur le thème : « Entre ethnicité, métissage, héritage : comment les chorégraphes contemporains nous confrontent à notre imaginaire européen sur l’Afrique ».
Participent à cette table ronde des chorégraphes présents au Festival : Kettly Noël (Mali), Faustin Liniyekula (République Démocratique du Congo), Orchy Nzaba (République du Congo), ainsi que Jean-Loup Amselle, anthropologue, directeur d’études à l’EHESS, directeur de formation doctorale anthropologie sociale et ethnologie au Centre d’Etudes Africaines à Paris.
« La levée des jeunes pousses chorégraphique s’est donc bien produite, même si elle n’est pas sans susciter des interrogations sur l’identité des spectacles produits. D’autres s’inquiètent en effet de l’authenticité des productions chorégraphiques africaines, confrontées qu’elles sont au formatage des opérateurs occidentaux, comme si la danse africaine ne s’était pas toujours construite en interaction avec la danse européenne. S’inquiéter d’une possible contamination de l’une par l’autre reviendrait à postuler l’existence d’une danse africaine « pure » dont le modèle n’existe pas précisément que dans l’esprit de ceux qui ont synthétisé les éléments épars ayant produit cette chorégraphie. »
Jean-Loup Amselle, L’Art de la friche, Flammarion, 2005.
Pressoir
Ouvert au public – entrée libre
inscriptions au CCNC/BN : 02 31 85 73 16
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Vendredi 7 décembre 2007 Revue en scène : La revue Fusées.
« Littérature, arts, cinéma, gastronomie, sports » annonce la couverture de la revue Fusées depuis sa création par Mathiaz Pérez en 1997.
Fruit d’un travail collectif, cette publication expérimentale et magnifique dans sa forme s’attache à faire connaître le travail d’écrivains, de peintres, de cinéastes et d’autres explorateurs peu visibles par ailleurs.
À l’occasion de la parution du n°12 de la revue, l’IMEC et Ent’revues accueillent quelques-uns des membres de Fusées qui ont une fois encore offerts aux lecteurs « un kaléidoscope ou une polyphonie de vues, d’impressions et de formes relatives à notre monde » pour reprendre les mots de Mathiaz Pérez. Ce dernier sera entouré de Jacques Demarcq, Christian Prigent, L.L. de Mars et Rémi Froger, qui ont tous contribué à ce partage à l’œuvre dans certaines revues, et peut-être plus particulièrement dans celle-ci, ce partage essentiel dont parle Bernard Noël dans la préface qu’il donne au numéro: « Ce n’est pas avec des idées qu’on fait une revue mais avec des mots, déclarait (presque) Mallarmé. Il n’avait pas tort tant qu’il rédigeait tout seul la sienne, sauf que pour faire FUSEES il faut une intimité partagée laquelle en se partageant fait tout naturellement surgir des idées… ».
Au programme de cette rencontre : entretien avec les membres de la revue, présentation des tableaux de Mathiaz Perez et des planches BD de L.L. de Mars, lectures de Jacques Demarcq, Christian Prigent, Rémi Froger et L.L. de Mars.
Pressoir
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 27 novembre 2007 Soirée d'Ardenne : Robert O. Paxton : un historien américain face à Vichy.
Né en 1932 en Virginie, étudiant de Harvard venu à Paris à la fin de l’automne 1960 pour travailler sur les archives françaises du régime de Vichy -dont l’accès lui sera refusé- Robert O. Paxton relit l’histoire de ces Années noires d’une manière radicalement nouvelle.
Les archives allemandes inédites qu’il dépouille, les témoignages qu’il recueille lui permettent en effet de découvrir une autre réalité du régime de Vichy et de remettre en cause les thèses jusqu’alors largement admises de Robert Aron sur la soumission du régime de Vichy à une Collaboration imposée par l’Occupant nazi. Prouvant, archives à l’appui, les responsabilités de l’Etat français dans la politique de Collaboration, son fameux ouvrage sur La France de Vichy (Seuil, 1973, 1997) provoqua un très vif débat en France, tant dans le milieu des historiens que dans l’opinion de l’époque. Aujourd’hui La France de Vichy est considéré comme un classique de l’historiographie contemporaine et le nom de Robert O. Paxton est désormais synonyme de lucidité et de rigueur. En 2004 sa thèse de doctorat sur L’armée de Vichy est traduite et publiée en français (aux Editions Tallandier) presque 40 ans après sa publication aux Etats-Unis.
Actuellement professeur émérite à l’université de Columbia (New-York), auteur d’un récent ouvrage sur Le Fascisme en action (Seuil, 2004), Robert O. Paxton reviendra, dans une conférence publique, sur l’itinéraire personnel et professionnel qui a fait de lui l’un des historiens incontestés de cette période troublée. Il sera en 2009 commissaire pour la New-York Public Library de l’exposition sur la vie littéraire française sous l’Occupation, conçue par l’IMEC à partir de ses archives, et préparée en collaboration avec le Mémorial. (Exposition présentée au Mémorial, à Caen, à l’hiver 2008, puis à la New–York Public Library, à New-York,au printemps 2009, enfin à la Bibliothèque nationale du Québec, à Montréal, de l’automne 2009 au printemps 2O10.)
Rencontre proposée en partenariat avec le Mémorial de Caen
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 23 novembre 2007 Colloque : Ignazio Silone : aspects et significations d’une littérature de la crise.
Colloque international organisé par le LEIA de l’Université de Caen et l’Université de Chieti (Italie) en partenariat avec l’IMEC, sous la responsabilité de Vincent d’Orlando (Université de Caen).
Ignazio Silone, de son vrai nom Secondino Tranquilli, est né avec le XXe siècle dans un village du Sud de l’Italie. Très tôt confronté à la misère des paysans, opposant de la première heure au fascisme, c’est depuis la Suisse où il s’est exilé qu’il écrit son œuvre la plus célèbre, Fontamara.Il y dénonce la violence d’un régime liberticide et arrogant. À la suite de cet immense succès international, Silone creusera tout au long des années trente et après la guerre le même sillon littéraire nourri de la défense des humbles et de la condamnation des pouvoirs qui les broient : le fascisme, le communisme, l’Église. De son écriture limpide jaillit un 9h30 univers où la lutte pour la justice ne se confond jamais avec des slogans ou des thèses prêtes à l’emploi. Ses personnages sont empreints de doutes qui sont la définition même de leur humanité. Dans la grande aventure littéraire du siècle dernier, l’œuvre de Silone propose un type particulier d’engagement, incarné plus que théorique, plus hésitant que donneur de leçons.
Les meilleurs spécialistes de l’auteur évoqueront les nombreuses facettes de l’œuvre d’un écrivain également essayiste et dramaturge dont la lucidité et l’intuition ont su débusquer, derrière la rhétorique des discours dominants, le visage grimaçant du mensonge.
Intervenants : Perrette Buffaria, Raffaella Castagnola, Mario Cimini, Vincent d’Orlando, Antonella Di Nallo, Silvia Fabrizio-Costa, Bruno Falcetto, Denis Ferraris, Andrea Gialloreto, Sebastiano Martelli, Bruno Mancini, Mirko Menna, Christophe Mileschi, Gianni Oliva, Laura Oliva, Fabio Pagliccia.
Le colloque se déroulera à l’Université de Caen le vendredi matin (9h-12h30, MRSH, salle 005) et à l’abbaye d’Ardenne le vendredi après-midi (de 14h30 à 18h) et le samedi matin (9h-12h30).
vendredi 23 novembre 2007
Université de Caen Basse-Normandie
MRSH
Salle 005
9h : Accueil des participants
9h15 : Inauguration de la manifestation en présence de Madame la Présidente de l’Université
Présidence de séance : Mario Cimini
Silone narrateur
9h30 : Bruno Falcetto, Université de Milan, Forme della narrativa siloniana
10h : Gianni Oliva, Université de Chieti, La lingua in « Fontamara »
10h30 : Raffaella Castagnola, Université de Lausanne, L’elaborazione testuale di « Pane e vino »
11h : Débat, pause
11h30 : Fabio Pagliccia, Université de Chieti, « Il segreto di Luca » tra autobiografismo, allegoria e impegno
12h : Silvia Fabrizio-Costa, Université de Caen, Arbres et couleurs dans « Il segreto di Luca »
Après-midi, à l'IMEC
Présidence de séance : Bruno Falcetto
Monde réel, monde rêvé
15h : Mirko Menna, Laura Oliva, Université de Chieti, Aspetti antropologici dell’Abruzzo siloniano
15h30 : Sebastiano Martelli, Université de Salerne, Emigrazione ed esilio nelle opere di Silone
16h : Christophe Mileschi, Université de Grenoble, De l’analyse de l’état totalitaire à la critique du totalitarisme d’état : lecture de « La scuola dei dittatori »
16h30 : Débat, pause
17h : Bruno Mancini, Université de Nancy, Conséquences esthétiques de l’engagement politique : le cas Silone
17h30 : Andrea Gialloreto, Université de Chieti, Terra e libertà : l’utopia rivoluzionaria in Silone e Jovine
Samedi 24 novembre 2007
Présidence de séance : Silvia Fabrizio-Costa
Silone entre les genres
9h : Vincent d’Orlando, Université de Caen, Une altérité muette : bestiaire et images animales dans l’œuvre de Silone
9h30 : Antonella di Nallo, Université de Chieti, « L’avventura di un povero cristiano » e la drammaturgia del secondo dopoguerra
10h : Mario Cimini, Université de Chieti, Tipologia e stratigrafia del personaggio nel romanzo « unico » di Silone
10h30 : Débat, pause
11h : Pérette-Cécile Buffaria, Université de Poitiers, Du « besoin de vérité et de sincérité » au « besoin de sincérité et de vérité ». Paradigmes et modalités de l’écriture du sujet
11h30 : Gérard Vittori, Université de Rennes, Silone essayiste
12h : Débat et clôture des travaux
Les actes du colloque seront publiés par l’éditeur Loffredo
Coordination scientifique : Vincent d’Orlando (LEIA, Université de Caen), Mario Cimini (Università di Chieti)
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Mercredi 14 novembre 2007 Colloque : Le livre et ses desseins.
Colloque organisé par l’Imec et l’école Estienne.
Quelles sont les relations, aujourd’hui, entre écrivains, éditeurs, graphistes et typographes ?
Le livre : objet et support de la pensée, cadre spirituel et marque symbolique, produit de consommation et enjeu économique, dépôt de savoirs et de techniques, espace d’expérimentation et de créativité infinis… Ce sont autant de facettes que présente ce « signe-passeur », presque bimillénaire, entre les hommes et les sociétés qu’ils édifient et habitent.
À travers la présentation d’usages, l’identification de pratiques, la découverte d’œuvres et d’espaces imprimés, à travers leur histoire et leurs métamorphoses, ce colloque veut réunir pour cette première session les auteurs du livre. Un événement dont la vocation s’exprime dans le souhait de nouer des dialogues, et de susciter au cours de ces journées des échanges interdisciplinaires et internationaux indispensables, et selon nous devenus trop rares entre l’écrivain, le créateur typographique, le metteur en pages et l’éditeur.
Autrement dit, il s’agit de proposer au public et aux participants de cette manifestation un regard, ainsi qu’une conversation avec les acteurs des métiers du livre et du graphisme impliqués dans une démarche intellectuelle, créatrice, et attachés aux conditions de sa diffusion et de sa conservation, dans ce contexte dynamique de profondes révolutions de l’outil, des pratiques et des identités.
Avec le partenariat du [[url: www.get-telecom.fr ]]GET (Groupe des écoles des télécommunications), de l’[[url: www.unicaen.fr ]]université de Caen Basse-Normandie et de l’académie de Caen – Ministère de l’éducation nationale.
Intervenants :
Jean-Christophe Bailly, Phil Baines, Jonathan Barnbrook, Mohamed Bennis, Gérard Berréby, Robert Bringhurst, Michael Caine, Isabella Checcaglini, Stéphane Darricau, Brigitte Flamand, Isabelle Garron, François Huin, Pierre-Damien Huyghe, Franck Jalleau, Roxane Jubert, Chip Kidd, Laure Leroy, Martin Majoor, Yves di Manno, Alain Massuard, Michel Melot, Étienne Mineur, Sébastien Morlighem, Sylvie Nève, Claire Paulhan, David Pearson, Bernard Rival, Paul Louis Rossi, Catherine de Smet, Emmanuël Souchier, Frédéric Teschner, Bénédicte Vilgrain.
[[fichier: Programme1709.pdf ]]Télécharger le programme complet (pdf)
Informations pratiques
Renseignements : [[mailto: yoann.thommerel@imec-archives.com ]]Yoann Thommerel
Frais d’inscription au colloque : 50 € (professionnel), 20 € (étudiant)
En raison du nombre de places limité, les réservations au colloque sont closes.
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Mardi 6 novembre 2007 Soirée d'Ardenne : Une écriture féministe ? Retours sur les années 1970.
« L’IMEC conserve plusieurs fonds d’archives ayant appartenu à des femmes de lettres investies dans les luttes féministes : Françoise d’Eaubonne, Violette Leduc, Christiane Rochefort, Marguerite Duras, Françoise Giroud… Ce qui nous conduit tout naturellement à ouvrir un débat sur le rôle de l’écriture dans la libération des femmes dans les années post-68. 1970 : « année zéro » proclament des féministes dans la revue Partisans.
Le MLF prolifère, en toutes et en chacune, dans des groupes informels, à travers de multiples initiatives. De l’expression culturelle du féminisme de cette époque, on peut retenir trois caractéristiques saillantes, pour trois débats : le surgissement d’une créativité féminine sur un mode collectif, la centralité du thème de la sexualité féminine, l’affirmation du « je » des femmes. Sur chacun de ces sujets, deux voix complémentaires, celle du témoignage direct, du souvenir, et celle de l’analyse de type universitaire, avec des femmes de générations différentes. Les introductions serviront à préciser le contexte socioculturel et politique de cette décennie inaugurale d’une nouvelle ère pour les femmes.»
Christine Bard
Historienne du féminisme, Christine Bard est professeure des universités et anime le programme d’histoire politique et culturelle du genre au Centre d’histoire de Sciences Po. Elle préside l’association Archives du féminisme, à l'origine du Centre des archives du féminisme de la Bibliothèque Universitaire d'Angers et Musea, musée virtuel sur l’histoire des femmes et du genre.
mardi 6 novembre 2007 à 20h
Créations, expériences : Xavière Gauthier et Delphine Naudier
Les années 70 sont celles de l’explosion de la créativité féminine et féministe. Journaliste, éditrice, écrivaine, et universitaire, Xavière Gauthier peut en témoigner pour la revue artistique et littéraire Sorcières, qu’elle créa en 1975 et anima jusqu’en 1982. En contrepoint, Delphine Naudier, sociologue, chargée de recherches au CNRS, ayant consacré sa thèse à la place des femmes dans le champ littéraire, évoquera les stratégies féministes cherchant à déjouer les pièges de la minorisation des femmes de lettres. Elle ne manquera pas de parler de « l’écriture-femme », qui monopolise toute l’attention dans les débats de l’époque et cristallise l’opposition entre un féminisme différentialiste et un féminisme universaliste.
Fondatrice de la revue Sorcières, revue artistique et littéraire de 1975 à 1982, maîtresse de conférences à l’université de Bordeaux III et membre de l’équipe LIRE, Xavière Gauthier est journaliste, éditrice et universitaire. Elle a créé la collection « Louise Michel », qui publie les principales œuvres (inconnues ou méconnues, la plupart inédites) de Louise Michel et a notamment publié, parmi de nombreux ouvrages, la biographie de Louise Michel (La Vierge rouge, Les Éditions de Paris, 1999) et a édité sa correspondance (« Je vous écris de ma nuit. » Correspondance générale, Les Éditions de Paris, 1999).
Delphine Naudier est docteure en sociologie, spécialisée en sociologie des rapports sociaux de sexe et du champ littéraire. Chargée de recherche au CNRS, elle enseigne également à l’EHESS. Elle participe au comité de rédaction des revues Les Cahiers du genre et Interrogations. Elle a notamment publié, avec Brigitte Rollet, Genre et légitimité culturelle. Quelle reconnaissance pour les femmes ? chez L'Harmattan en 2007.
mardi 6 mai 2008 à 20h
Dire le sexe au féminin : Anne Zélensky et Sylvie Chaperon
L’effervescence de création littéraire féminine est frappante dans la place qu’elle donne à l’expression de la sexualité, sous toutes ses formes : désir, plaisir, violence... Une contribution de poids à une décennie de « libération sexuelle », qui défie les discours experts des sexologues et brise le relatif silence des femmes sur un certain nombre de tabous. Anne Zélensky, militante féministe dès 1968, fondatrice de la Ligue des Droits des femmes (1974), peut témoigner de cette prise de parole libératrice, entre autres en évoquant ses propres écrits autobiographiques. En contrepoint, l’historienne Sylvie Chaperon contextualisera les ouvrages de femmes les plus polémiques sur les questions sexuelles, Leduc, Rochefort, sans oublier Beauvoir qui annonce cette aspiration à la libération sexuelle dès 1949 dans Le Deuxième sexe. Elle confrontera ces textes à ceux de la sexologie, dont elle analyse la naissance dans son dernier ouvrage.
Professeure agrégée d’espagnol, Anne Sélensky préside la Ligue du droit des femmes, co-fondée en 1974 avec Simone de Beauvoir et a participé à de nombreuses actions comme le Manifeste des 343, l'ouverture du premier refuge pour femmes battues en 1978, la création du premier centre d'accueil pour hommes violents… Elle a reçu la légion d’honneur en 1998 pour ses actions féministes. Dans Histoire de vivre, publié en 2005 chez Calmann-Lévy, Anne Zélensky revient sur son itinéraire, à la fois singulier et représentatif.
Sylvie Chaperon est historienne, maîtresse de conférence à l’Université de Toulouse-Le Mirail. Elle a dirigé le numéro spécial de la revue Les Temps modernes, « Questions actuelles au féminisme », avril-mai 1997, et publié chez Fayard en 2000 Les Années Beauvoir (1945-1970), ouvrage dans lequel elle embrasse trois décennies des mouvements de femmes. Elle vient de publier Les Origines de la sexologie (Audibert, 2007).
vendredi 7 novembre 2008 à 20h
Un collectif de « je » : Françoise Flamant et Bibia Pavard
La force aujourd’hui encore bouleversante de l’écriture militante des années 1970 tient en partie à son caractère autobiographique. Des femmes s’autorisent à dire « je », écrivent l’intime, décrivent un malaise individuel que l’on découvre collectif, dénoncent les préjugés et les perspectives d’un destin tout tracé – mariage et maternité -, trouvent dans « les mots pour le dire » (Marie Cardinal) une manière de se créer elles-mêmes. Une renaissance par l’écriture. Une reconnaissance aussi, par la lecture, de l’autre, si proche. Découverte de la sororité, à travers le livre. Françoise Flamant a recueilli les récits de vie de ses amies militantes, s’incluant elle aussi dans cet ensemble qui vient d’être publié dans la collection « Archives du féminisme ». De son côté, Bibia Pavard, après avoir publié un ouvrage sur les débuts des éditions Des femmes (Antoinette Fouque), enquête sur la culture féministe des années 1960-70, en particulier sur les questions de contraception et d’avortement.
Après des études de sociologie, Françoise Flamant choisit l'enseignement (en marketing international, dans une école consulaire parisienne). Militante du MLF, elle co-fonde Musidora, anime la "Grève des femmes" et, au cours de nombreux séjours et voyages aux États-Unis et en Europe, noue des liens avec des féministes étrangères. Responsable de la commission audiovisuelle d'Archives du féminisme, elle filme aujourd'hui des entretiens avec des féministes, après avoir réalisé en 2005 un documentaire sur des charpentières californiennes. Elle vient de publier À tire d’elles. Itinéraires de féministes radicales des années 1970 (Presses universitaires de Rennes, 2007).
Agrégée d’histoire, Bibia Pavard prépare actuellement un doctorat sur le mouvement féministe en France des années 1950 à 1980 : « Contraception et avortement en France du milieu des années 1950 au milieu des années 1980. Histoire d’un changement politique et culturel » à l’IEP de Paris. Elle a publié en 2005 Les éditions des Femmes, histoire des premières années, 1972-1979, chez L’Harmattan et a récemment participé au colloque sur les cinquante ans du Planning Familial, publié en 2007 aux Presses universitaires des Rennes, collection Archives du féminisme).
Les soirées composant ce cycle de rencontres sont proposées, organisées et animées par Christine Bard.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 26 octobre 2007 Journées d'étude : Journées d'étude John Wansbrough (1928-2002).
Organisées par les professeurs Gérald HAWTING et Stefan SPERL, avec le concours de la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres (SOAS), ces journées d’étude seront consacrées au grand orientaliste John WANSBROUGH (1928-2002) qui dirigea la SOAS et fut notamment l’auteur de Quranic Studies : Sources and Methods of Scriptural Interpretation (Oxford, 1977).
Réunissant plusieurs de ses disciples, elles seront l’occasion d’interroger l’influence de ses travaux sur la recherche contemporaine.
Concert de oud par le musicien Alla samedi 27 à 19h
Diapason (Diapason d’Or) : "Musicien fragile et inspiré. Nomade. Alla se laisse pétrir de toutes les influences, au gré des rencontres. Il peut comme ici, faire jaillir de lui le meilleur : une vraie improvisation, non calibrée, servie par un toucher cristallin".
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mercredi 24 octobre 2007 Soirée d'Ardenne : Jean-Marc Moriceau et Michel Pastoureau : histoire du roi déchu et du méchant loup.
Longtemps en Europe, le roi des animaux ne fut pas le lion mais l’ours, admiré, vénéré, pensé comme un parent ou un ancêtre de l’homme.
Les cultes dont il a fait l’objet plusieurs dizaines de millénaires avant notre ère ont laissé des traces dans l’imaginaire et les mythologies jusqu’au coeur du Moyen-Âge chrétien. De bonne heure l’Église chercha à les éradiquer. Dans L’Ours, Histoire d’un roi déchu (Seuil, La Librairie du XXIe siècle, 2007), oeuvre magistrale et passionnante, l’historien Michel PASTOUREAU retrace les différents aspects de cette lutte de l’Église contre l’ours. Inscrivant l’histoire culturelle de l’ours dans la longue durée, il tente de cerner ce qui, jusqu’à nos jours, a survécu de son ancienne dignité royale.
Jean-Marc MORICEAU, professeur d’histoire moderne à l’Université de Caen, s’est pour sa part intéressé au loup. Il signe Histoire du méchant loup. 3 000 attaques sur l’homme en France, XVe-XXe siècle (Fayard, 2007). Dans le débat souvent passionné lié à la réintroduction de l’animal dans les Alpes, les attaques de loups qui, des siècles durant, l’ont classé parmi les prédateurs les plus nuisibles pour l’homme sont remises en cause, comme l’agression connotée la plus négativement, celle du loup considéré comme « mangeur d’hommes ». Cette étude captivante, en plus de démontrer le bien-fondé de la peur ancestrale du loup, interroge sa perception par les populations rurales ainsi que les conséquences démographiques, économiques et psychologiques des attaques. Elle renseigne davantage sur l’organisation spatiale des activités humaines que sur l’évolution biologique de l’animal. Le loup est un révélateur des choix de société.
Cette rencontre, réunissant Michel PASTOUREAU et Jean-Marc MORICEAU, permettra notamment d’interroger les changements de la conception de la place de l’homme dans l’univers à travers l’étude de la perception culturelle de notre rapport à ces deux animaux. Elle sera animée par Jean-François BERT, sociologue.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mercredi 17 octobre 2007 Parole de chercheur : Jean Schuster, une île à trois coups d'aile.
Dans cette série, l’Imec donne la parole aux chercheurs qui travaillent sur les fonds d’archives conservés à l’abbaye. Venus de tous horizons et de toutes disciplines, ils exposeront dans une conversation avec le public la dimension concrète de leur recherche, par une présentation des pièces l’archives.
Jérôme DUWA a réuni les oeuvres poétiques de Jean SCHUSTER, animateur essentiel du groupe surréaliste parisien dans sa dernière vague, des années 50 jusqu'à la fin des années 60. Directeur de plusieurs revues surréalistes durant cette période, co-directeur en 1958 du journal antigaulliste Le 14 juillet et co-rédacteur en 1960 du « Manifeste des
121 » avec Dionys Mascolo et Maurice Blanchot, Jean Schuster est souvent précipitamment revêtu de l'étroite redingote du pur théoricien. Mais ses archives ont révélé, par delà les quelques poèmes occasionnellement publiés, une activité poétique régulière tenue en grande partie dans l'ombre ou demeurée très confidentielle. On s'interrogera sur le sens de cette retenue lyrique pour un surréaliste de cette génération fasciné par le prestige du modèle de Jacques Vaché et placé au quotidien sous le regard de Breton ou de Péret. Quand l'exigence est plus que jamais de changer la vie et de transformer le monde, comment écrire lyriquement en se tenant à la fois à bonne distance d'une poésie embrigadée et d'une posture d'innocent retrait ?
Boulangerie
18h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 11 octobre 2007 Dialogue d'écrivains : Dialogue d'écrivains : Camille Laurens et Bertrand Leclair.
Ces soirées qui verront deux écrivains dialoguer voudraient mettre à nu le fil continu qui relie les artistes entre eux. Rapports de maître à élève, fraternités d’écoles, de misères, de combats, émulation de contemporains exaltés par des découvertes formelles, amitiés qui construisent un dialogue constant entre créateurs, cet échange n’apparaît souvent au public que longtemps après qu’il a eu lieu, au travers des correspondances et des écrits intimes.
C‘est à la parution du cinquième roman de Camille LAURENS, Dans ces bras-là (P.O.L, 2000), dont Bertrand LECLAIR devait parler quelques mois plus tard dans son essai Théorie de la déroute (Éditions Verticales, 2001) que s'est noué leur échange littéraire. Nourri d'altérité et de connivence, ce dialogue entre eux est autant celui de lecteurs que d'écrivains.
Pressoir
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 5 octobre 2007 Journées d'étude : Table ronde autour de la traduction du Guépard.
Le LEIA (Laboratoires d’Etudes Italiennes, Ibériques et Ibéro-Américaines) en collaboration avec le CReDAS (Centre de Recherche et Documentation Arts du spectacle), l’Institut Italien de Culture de Paris et l’IMEC organise une table ronde autour de la traduction du Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa par Jean-Paul Manganaro.
Avec : Jean-Paul Manganaro, Marie-José Tramuta (LEIA), Vincent D’Orlando(LEIA), Jean-Louis Libois (CReDAS), Paolo Grossi (Istituto Italiano di Cultura, Paris)
Rencontre organisée par Silvia Fabrizio-Costa
Pressoir
14h30
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Vendredi 28 septembre 2007 Revue en scène : Inventaire / Invention.
« Inventaire / Invention se donne pour but d’être un lieu de recensement et de création, un lieu de questionnement, où l’écriture, loin d’être fermée sur elle-même, apparaîtra comme une voie d’accès au corps de notre monde. Son ambition est de tendre le fil d’une certaine écriture du réel », écrit Patrick Cahuzac, directeur de la revue en ligne Inventaire / Invention, dans son avant-propos (www.inventaire-invention.com).
Pour la première rencontre « Revue en scène » de la saison, l’IMEC et Ent’revues invitent Inventaire / Invention, « pôle multimédia de création littéraire » qui, depuis 1999, n’a de cesse d’inventer de nouveaux outils pour faire circuler des textes de création littéraire et toucher des publics nouveaux. Patrick Cahuzac présentera cette aventure, véritable alternative à l’édition traditionnelle – entre autres singularités, Inventaire / Invention propose en libre accès sur son site internet les textes qu’elle publie et s’en sert de base à des ateliers de lecture. Il sera entouré de trois écrivains associés aux activités de l’association – Arno CALLEJA, Sonia CHIAMBRETTO et Liliane GIRAUDON – invités à lire des extraits de leurs oeuvres.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Lundi 17 septembre 2007 Colloque : La modernité d'Henri Desroche.
Colloque international organisé par l'association Anamnèse avec le concours de l'IMEC.
Fasciné par l’effervescence sacrée des grandes utopies et des messianismes, Henri Desroches a souvent préféré l’étude des religions "ratées" à celle des grandes religions instituées, parce que plus riches d’enseignements. Il s’est engagé dans une grande utopie « réussie », le mouvement coopératif, dont il est un des principaux exégètes et dont il a prévu les difficultés. Acteur du développement Nord-Sud, chantre de l’Économie sociale, alternative à l’économie libérale et à l’économie étatique, il anticipe très largement les débats actuels.
Intervenants : Guy AVANZINI, Jean-Pierre CLAVERANNE, Jean-François DRAPERI, Maayan EZRATI, Christian HERMELIN, Anne-Claude HINAULT, Davide LAGO, Pierre-Frédéric LOUBET, Thierry MATHÉ, Véronique MENDES, Jacques PALARD, Maurice PARODI, Gérard PIGAULT, Jacques PRADES, Maxime QUIJOUX, Michel ROCARD, Michel THIOLLENT, Philippe TROUVÉ, Christophe VANDERNOTTE.
Programme
Lundi 17 septembre
11h : Présentation du colloque et de ANAMNESE (Claude RAVELET)
Présentation et visite de l'IMEC
Animation de l’après-midi : Claude Ravelet
14h
Philippe TROUVÉ: La modernité d’Henri Desroche
Pierre-Frédéric LOUBET : La personne, la pensée d’Henri Desroche
André MARY : Henri Desroche et l'aventure anthropologique des Archives
Michel THIOLLENT : La présence d’Henri Desroche au Brésil
16h30 : Les réseaux
Maurice PARODI : L’Université Coopérative européenne : de l’utopie à la construction
Gérard PIGAULT : Le réseau international des Hautes Études des pratiques sociales : ses extensions et ses solidarités
Jacques PALARD : Henri Desroche et ses réseaux québécois
Mardi 18 septembre
Animation de la journée : Philippe Trouvé
Le mouvement coopératif, les utopies
11h : Michel ROCARD : Les raisons pour lesquelles j’ai créé les Institutions de l’Économie sociale en France
14h : Économie sociale et mouvement coopératif
Jacques PRADES : Les coopératives de consommation à l’épreuve du temps
Xabier ITÇAINA : L'utopie pratiquée : expériences basques d'économie sociale et solidaire
Maxime QUIJOUX : Autogestion et appropriation du travail par les classes populaires en Argentine
16h : Les utopies
Anne-Claude HINAULT : L’apport des travaux d’Henri Desroche à la construction du concept d’utopie entrepreneuriale
Véronique MENDES : Henri Desroche et l’utopie icarienne
Thierry MATHÉ : Les communautés religieuses déterritorialisées
Mercredi 19 septembre
Animation de la journée : Claude Ravelet
L’éducation des adultes et la maïeutique
11h : Guy AVANZINI : Henri Desroche et l’éducation des adultes
14h : Jean-François DRAPERI : Éducation des adultes et économie sociale dans l’œuvre d’Henri Desroche : une congruence inédite
Christophe VANDERNOTTE : Former des praticiens à l’accompagnement individuel par la recherche-action
16h : Davide LAGO : La pensée éducationnelle d’Henri Desroche et sa retombée possible en Italie
Maayan EZRATI : Henri Desroche et l’accompagnement maïeutique
Ce programme est susceptible d'être modifié.
Pressoir
Renseignements au 02 31 29 52 46
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Samedi 15 septembre 2007 Visite : Journées européennes du patrimoine.
Située sur la commune de Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, aux portes de Caen, l’abbaye d’Ardenne, troisième grande abbaye de l’agglomération caennaise, a toujours su prendre l’histoire à rebours.
Fondée par un bourgeois caennais, mais deux fois pillée pendant la guerre de Cent Ans, elle accueille pourtant le roi de France lors de la reconquête de Caen. Détruite par les Huguenots au cours des guerres de Religion, elle devient un bastion de la Contre-Réforme. Finalement arrachée aux Prémontrés en 1791 au nom de l’abolition des privilèges, elle constitue trente ans plus tard le capital d’un jeune aristocrate. Promise vers la fin du XVIIIe siècle à une reconversion industrielle, elle devient la propriété d’un gentleman farmer moderne. Quelques années temple protestant, elle sert de grange durant plusieurs décennies. Dépôt d’armes de la Résistance, elle devient en 1944 le quartier général d’une division SS, s’offrant comme un lieu de contrôle de la plaine de Caen. Propriété privée depuis son origine jusqu’aux années 1990, l’abbaye appartient maintenant au Conseil régional de Basse-Normandie, qui y a établi le siège de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, en faisant ainsi un pôle essentiel de la recherche sur les métiers du livre.
Pendant les Journées européennes du Patrimoine, la bibliothèque, installée dans l’église abbatiale, et le pavillon des archives seront présentés au public par les archivistes et bibliothécaires qui y travaillent.
Visites guidées de 13h à 19h par groupes de 25 personnes.
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Jeudi 5 juillet 2007 Exposition : Suivez le guide.
Des origines des guides de voyages au milieu du dix-neuvième siècle, à l’apparition des congés payés en 1936, cette exposition retrace l’émergence d’une catégorie éditoriale d’abord réservée à une élite, puis à une clientèle plus populaire, accompagnant les modifications et les bouleversements de la société française.
Cette exposition a reçu le soutien d’Hachette tourisme.
À l’occasion de l’exposition, sa commissaire Hélène Morlier a édité, avec la participation de l’IMEC, un ouvrage de référence sur la question, Les Guides-Joanne, genèse des Guides-Bleus, aux éditions Les Sentiers débattus.
Cette exposition estivale présente les collections complètes des guides conservées dans le Fonds Hachette (classé monument historique) déposées à l’Imec.
A côté des guides eux-mêmes, on pourra voir des reproductions d’illustrations d’époque, des photographies, des affiches, des actualités cinématographiques, et entendre des enregistrements de récits de voyage, de guides de voyage et de guides de conversation.
Entrée libre du mardi au dimanche
14h – 18h
Conception et réalisation : Imec / Hélène Morlier
Livre : Les Guides-Joanne, genèse des Guides bleus. Hélène Morlier
éd. Les Sentiers débattus. 700 p. 25 € durant l’exposition, 40 € ensuite.
Cette exposition a bénéficié du soutien d’Hachette tourisme
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Samedi 23 juin 2007 Événement : Midi-Minuit : entre chouette et louve.
De MIDI À MINUIT, ce festival permettra à TOUS, petits et grands, de se retrouver POUR s’amuser, réfléchir, s’interroger, jouer, écouter, rêver, écrire, manger, slamer, se déguiser… AUTOUR DE rencontres, lectures, péplums, débats, projections, pièces de théâtre, lectures de tableaux, cuisine antique… AVEC des auteurs, des comédiens, des philosophes, des architectes, des historiens, des archéologues, des conteurs…
Le 23 juin 2007, l’IMEC, les Revues parlées du Centre Pompidou et leurs partenaires s’associent pour un grand rendez-vous festif à l’abbaye d’Ardenne. L’antiquité gréco-latine sera à l’honneur douze heures durant. Chacun pourra aller et venir, construire son parcours parmi des propositions revendiquant l’héritage de la chouette et de la louve. Un espace jeune public permettra aux enfants de se retrouver pour des ateliers (mosaïque, fabrication de pièces de monnaie…) et jeux (selon les règles antiques).
Restauration sur place pendant toute la durée de l’événement et banquet assuré par PATOCH dans les jardins à la nuit tombée.
Ont déjà annoncé leur venue : Pierre ASSOULINE, Arno BERTINO, Nathalie COHEN, Pascal COLLIN, Yoan de ROECK, Suzanne DOPPELT, Florence DUPONT, Philippe FLEURY, Bastien GALLET, Marc KRAVETZ, Ludovic MICHAUX, Edgar MORIN, Maurice OLENDER, Pierre PACHET, Anne PORTUGAL, Maurice SARTRE, Jude STEFAN…
Lectures par Michel DUBOIS, Frédéric LEIDGENS et Edith SCOB
Un événement organisé avec le concours de la MRSH de l’Université de Caen Basse-Normandie, du Conseil général du Calvados - Musée de Vieux-la-romaine, de Transat-Vidéo, du cinéma LUX, des CEMEA de Basse-Normandie, de la Bibliothèque de Caen, du Musée de Normandie et de la municipalité de Saint-Germain-la-Blanche-Herbe.
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Mardi 12 juin 2007 Revue en scène : Revues croisées : France/Belgique.
Contrebande de revues, trafic de poètes : les revues se jouent des frontières, surtout quand la langue elle-même les ignore… France-Belgique : une féconde histoire d’échanges littéraires, au point parfois de faire oublier jusqu’à l’origine des voix.
À la croisée de ces échanges, aujourd’hui comme hier, la mécanique des revues.
Cette soirée, organisée à la périphérie du 25ème marché de la poésie, en fera vivre un nouveau moment : trois revues belges donneront à entendre trois poètes français qu’elles aiment ; en écho, trois revues françaises apporteront la réponse les poètes belges qu’elles ont élus.
avec les revues : Ici & Là (Jacques Fournier), Formules (Bernardo Schiavetta), Infosurr (Richard Walter), L’Étrangère (Pierre Yves Soucy), Pylones (Gilles Collard), Matières à Poésie (David Besschops) et les poètes Jean-Pierre Verheggen, Jacques Lacomblez, Gérard Berreby, Vincent Tholomé, François Rannou, Rémi Disdero.
Une rencontre organisée par Ent’revues, l’IMEC, Circé, avec le soutien de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles à Paris.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 5 juin 2007 Dialogue d'écrivains : Dialogue d'écrivains : Gabriel Matzneff et Christian Giudicelli.
Ces soirées qui verront deux écrivains dialoguer voudraient mettre à nu le fil continu qui relie les artistes entre eux. Rapports de maître à élève, fraternités d’écoles, de misères, de combats, émulation de contemporains exaltés par des découvertes formelles, amitiés qui construisent un dialogue constant entre créateurs, cet échange n’apparaît souvent au public que longtemps après qu’il a eu lieu, au travers des correspondances et des écrits intimes.
Liés par une complicité intellectuelle autant qu’amicale – ils ont rejoué ensemble le procès de Charles Baudelaire en 1994 ; Gabriel Matzneff a inauguré la collection « La Fantaisie du voyageur » dirigée par Christian Giudicelli aux éditions du Rocher avec Boulevard Saint-Germain en 1998 –, Gabriel Matzneff et Christian Giudicelli évoqueront leur goût commun de la lecture, des voyages, qu’ils firent parfois ensemble ; ils aborderont également le rapport à l’intime et son dévoilement, au centre de leur écriture.
Pressoir, 20h
Réservation au 20 31 29 52 46
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Samedi 26 mai 2007 Événement : Création : Déserts.
Déserts est le fruit de la résidence de l'ensemble De Caelis à l’IMEC et de la rencontre entre l’écriture musicale de Jonathan Bell et de la poésie de Lorand Gaspar.
Le choix des chanteuses et du compositeur Jonathan Bell s’est porté sur deux recueils de poèmes : Sol Absolu (Paris, Gallimard, 1972) et Le Quatrième état de la matière (Paris, Flammarion, 1966). Ces oeuvres présentent le monde minéral du désert comme un lieu de vie, propice à la méditation et à la réflexion, au retour sur soi qui permet l’écoute de l’Autre et l’ouverture au monde. Dans ces mêmes déserts ont marché les hommes du Moyen Âge, pareillement épris d’absolu, à la recherche d’une résonance et d’une transcendance.
Dans un espace qui semble vierge, la nature s’offre à l’homme telle une oeuvre d’art que la poésie sait capter, et que Lorand Gaspar donne à entendre. C’est ce que Jonathan Bell a su exprimer dans cette autre forme de poésie qu’est la musique. Portée ainsi par le timbre des chanteuses de l’Ensemble De Caelis, la poésie contemporaine, ici protéiforme, transmet le message de la beauté de la vie.
Au milieu d’un espace scénique très épuré, chanteuses, poète, compositeur et comédien offriront une soirée exceptionnelle au public : aux morceaux médiévaux succèdera la création contemporaine de Jonathan Bell, avant un entretien de Lorand Gaspar et des lectures à deux voix de poèmes par l’auteur lui-même et par Michaël Lonsdale. Des photos du désert prises par Lorand Gaspar ponctueront les différents moments de la manifestation.
Grange aux dîmes
Réservation obligatoire au 02 31 29 52 46
Tarif unique : 8€
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Jeudi 24 mai 2007 Soirée d'Ardenne : Rencontre avec Francis Lacassin.
A l’occasion de la parution de ses Mémoires intitulées Sur les chemins qui marchent (Editions du Rocher), l’IMEC reçoit Francis Lacassin. La rencontre sera animée par Jacques Baudou et José-Louis Bocquet, en présence de Christian Bourgois.
Avec quarante ans d'édition, cinq cents préfaces, vingt ans de collaboration aux prestigieuses collections " 10-18 " et " Bouquins " ; en réhabilitant la bande dessinée et la littérature populaire ; en défendant une contre-histoire du cinéma, Francis Lacassin se révèle le plus atypique des éditeurs, côtoyant aussi les contrebandiers de l'or du Golfe persique et explorant les ruines des villes de l'or du Klondike. Il a publié les cinquante-deux volumes des oeuvres de Jack London considéré à l'époque comme un " écrivain pour la jeunesse " et, véritable chien saint-bernard des sinistrés de la littérature, il a réanimé de prodigieux inconnus et a révélé les aspects méconnus de personnages célèbres : Simenon, Lewis Carroll, Casanova, Blaise Cendrars, Albert Londres, Guy Schoeller... Plus que le récit d'une carrière initiée chez Pauvert, les Mémoires de Francis Lacassin montrent un destin d'éditeur qui se poursuivra dans l'au-delà où, croit-il, il aura enfin le temps de lire, quelle que soit leur langue, tous les livres du monde.
Jacques Baudou est critique littéraire et chroniqueur au Monde, depuis plus de dix ans : il y défend sa passion des littératures d'imaginaire (science-fiction, fantasy et fantastique). Il est l’auteur de nouvelles policières et de science-fiction et de nombreuses études sur les « mauvais genres » dont il est l'un des meilleurs spécialistes.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 15 mai 2007 Parole de chercheur : D’une galerie l’autre : l’art d’avant-garde à Paris.
Julie Verlaine, doctorante en histoire à l’Université Paris I, évoquera son travail de chercheuse à l’IMEC sur les fonds de la Galerie de France (fondée en 1942) et de la Galerie Colette Allendy (1946-1960).
Elle montrera comment ces archives permettent de retrouver l’effervescence des arts dans le Paris de la Libération et des années 50, autour notamment des violents débats entre Abstraction et Figuration. Ces deux galeries d’art contemporain, différentes par leur taille, leur rôle et leurs pratiques, ont eu chacune une part majeure dans la promotion d’artistes – Yves Klein, Zao Wou-Ki, Soulages… – alors inconnus, et aujourd’hui considérés comme des maîtres de l’art du XXème siècle.
Boulangerie - 18h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Samedi 12 mai 2007 Rencontre : Salon du Livre de Caen.
L’IMEC et Ent’revues présenteront sur leur stand des bulletins de sociétés d’amis d’auteurs dont les archives sont conservées à l’abbaye d’Ardenne (Colette, Georges Hyvernaud, Jean Paulhan, Jacques Audiberti, Emmanuel Mounier, Céline, Henri Quéffelec…).
Deux tables rondes sont également organisées.
DIMANCHE 13 MAI À 14H15, ÉGLISE SAINT-GEORGES
Hommage à Jean-Pierre Vernant
Jean-Pierre Vernant, grand résistant, historien, philosophe, anthropologue et helléniste, est décédé au début de cette année. L'IMEC, qui accueille ses archives, et Balkans-Transit ont voulu revenir sur la figure et l'oeuvre de ce témoin capital. Avec les historiennes Claude Mossé et Hélène Monsacré et l'anthropologue, Jean Cuisenier, ce débat, animé par Albert Dichy et Laurent Porée, évoquera la vision du monde hellénique de Jean-¨Pierre Vernant, son parcours de résistant et de militant et la façon originale qu'il a eue de lier sa lecture interprétative des Grecs à ses positions politiques.
DIMANCHE 13 MAI DE 16H À 17H, SALLE DE L’ÉCHIQUIER
Entretien : Robert Misrahi à pied d’oeuvre
L’IMEC propose, en partenariat avec l’Université de Caen Basse- Normandie, une rencontre avec le philosophe Robert Misrahi, animée par Yannick Butel (Université de Caen), autour de son livre Construction d’un château. Faire de sa vie une oeuvre (Ed. Entrelacs).
« Construction d’un château de Robert Misrahi
L’Iliade du philosophe
"Ce sera un livre étrange, inouï, rassemblant en soi-même toutes les ambitions de la poésie et de la philosophie" confie Robert Misrahi alors qu’il est presque au terme de Construction d’un château.
De ce livre, le lecteur sera invité à le lire sur le mode du pas à pas. Lentement et attentivement, n’hésitant pas à faire un arrêt devant les paysages décrits par Robert Misrahi. Au premier pas, il y a cette terrible et essentielle vitalité à laquelle Misrahi a trouvé une modeste et inquiète intensité : "un rien de lumière", tout à la fois intérieur et extérieur, promesse faîte à soi et espoir lié à la rencontre de l’autre. Seul le mode épique qu’il a choisi pour livrer cette expérience pouvait alors rendre compte d’une traversée des apparences et d’une initiation libératrice.
Dès lors le regard porté au "château" à l’architecture défensive et dissuasive qui aboutira au terme du livre à la description d’une pièce humble et joyeuse au sein d’une simple maison, aura servi de parabole à une histoire de la construction de soi.
Au terme de Construction d’un château Misrahi décrit alors les formes de l’apaisement et de l’harmonie. On le distingue au milieu de la petite maison de Roc Bihan. Les grilles sont ouvertes sur un jardin des simples. Au fond de la maison, il y a un bureau. La bibliothèque et les livres enserrent une table de travail en merisier qui a vu, jour après jour, et tout au long d’une vie, un livre s’écrire. C’est là que l’architecture du livre a été pensée et que Misrahi aura trouvé le secret d’une clé de voûte valant seulement pour l’énigme de l’être d’un homme. C’est le lieu où les brouillons ont dissipé tous les brouillards. C’est le cabinet d’un philosophe et d’un poète. »
Yannick Butel
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Jeudi 10 mai 2007 Événement : C’est Gradiva qui vous appelle.
Rencontre avec Alain Robbe-Grillet à l’issue de la projection de son dernier film C’est Gradiva qui vous appelle au Café des Images.
Dans une casbah de l’Atlas, à proximité de Marrakech, John Locke, historien d’art d’une quarantaine d’années, a transformé en appartement et espace d’étude la partie encore habitable d’un ancien palais en ruine. Sous la surveillance jalouse d’une énigmatique servantemaîtresse, la très jeune Belkis, il y travaille à un ouvrage sur l’orientalisme pictural, avec en premier plan, bien entendu, Delacroix et son voyage au Maroc. Mais une série d’événements vient troubler ce séjour tranquille, à la fois studieux et sensuel. Le grand retour du cinéaste académicien dans un film libéré de toute contrainte narrative.
Réservation au [[url: cafedesimages.fr ]]Café des Images
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Vendredi 4 mai 2007 Colloque : L'hôte étranger.
Colloque organisé par l’équipe Regens (Recherches germaniques, nordiques et slaves, MRSH - UCBN) et l’Association franco-britannique pour l’étude de la culture Russe, en partenariat avec l’IMEC
Vendredi 4 mai
14h : Allocutions inaugurales par Josette TRAVERT, présidente de l’Université de Caen et Olivier CORPET, directeur de l’IMEC
Introduction à la problématique par Anne-Marie GRESSER et Boris CZERNY
14h30 - 15h30 : Réflexions sur le concept et définitions du champ
« Hostis : de l’ennemi à l’hôte » par Philippe FLEURY (Université de Caen)
« Le vocabulaire de l’hôte et de l’étranger » par François EMION (Université de Caen)
« Hospitalité et hostipitalité » par Anastasia VINOGRADOVA DE LA FORTELLE (Université de Provence)
15h30 - 16h30 : Questions et débats, suivis d’une pause
16h30 - 17h30 : Esquisse historique et comparative
« Médée et les métamorphoses de l’hôte chez Franz Grillparzer » par Éric LEROY DU CARDONNOY (Université de Caen)
« Des Vikings et des mots en Normandie : des "hôtes étrangers" bien intégrés » par Elisabeth RIDEL (Université de Caen)
« "Le dessin géographique individuel" de Christian Dotremont » par Yves CHEVREFILS DESBIOLLES (IMEC)
17h30 : Questions et débats
18h : « Figures de l’hôte dans La Commissaire d’Alexandre Askoldov » (intervention accompagnée d’extraits du film) par Catherine GERY (Inalco)
Samedi 5 mai
Matin
9h - 10h : Stratégies de l’hospitalité
« La commensalité rurale : rituels et règles de l’hospitalité dans la culture paysanne traditionnelle russe » par Galina KABAKOVA ( Université Paris IV)
« La parabole de l’étranger dans Visite à Godenholm d’Ernst Jünger » par Danièle BELTRAN-VIDAL (Université de Lyon II)
« La célèbre hospitalité russe : une famille américaine en Russie. Étude à partir de la biographie de Lily Golden, My Long Journey Home » par Peter BARTA (University of Surrey, Londres)
10h - 11h : Questions et débats, suivis d’une pause
11h - 12h30 : « Les hôtes de l’utopie russe. De la fiction à la réalité » par Michel NIQUEUX (Université de Caen)
« De l’hospitalité littéraire : Rabelais, hôte de Bakhtine » par Catherine DEPRETTO (Université Paris IV)
« Iosif (Joseph) Brodsky. Hôte et poésie » par Hélène HENRY (Université de Paris IV)
« "Le visiteur royal". Henrik Pontoppidan » par Jean-Marie PAUL (Université d’Angers)
12h30 - 13h : Questions et débats, suivis du déjeuner à l’abbaye
Après-midi
14h30 - 15h30 : « Leçons sur l’hospitalité soviétique dans la littérature russe pour enfant » par Marina BALINA (Illinois Wesleyan University)
« Le Marquis de Custine à l'Hermitage : la vision de l'histoire selon Alexandre Sokurov » par Larissa RUDOVA (Pomona Collège, Californie)
« L’Odyssée à la tchèque : le roman de Milan Kundera L’Ignorance » par Maria RUBINS (Institut d’études slaves, Université de Londres)
15h30 - 16h30 : Questions et débats, suivis d’une pause
16h30 - 18h : « Problématique de l’hôte étranger chez Nancy Huston » par Erika TUNNER (Université de Paris XII)
« Comment ne pas être un bon invité ? Fonvizine en France et en Italie » par Derek OFFORD (Université de Bristol)
« L’écriture comme "autohospitalité" : les puzzles autobiographiques de Grishka Bruskin » par Hélène MÉLAT (Université Paris IV)
« Martin Flinker, un hôte par excellence » par Anne-Marie GRESSER (Université de Caen)
18h - 18h30 : Questions et débats
Dimanche 6 mai
9h - 10h : De la trangression à l’intégration
« Thématique de l’Odyssée et de Nausicaa dans la poésie russe de l’émigration » par Vladimir KHAZAN (Université de Jérusalem)
« Qui est invité par qui ? Le motif de l'invité dans la littérature russe-juive » par Zsuzsa HETENYI (Université de Budapest)
« "Soyez les bienvenus chez vous !" Vladimir Pozner-Maxim Gorki et la littérature juive russe » par Boris CZERNY (Université de Caen)
10h - 11h : Questions et débats, suivis d’une pause
11h - 12h30 : « Un hôte ingrat ? Réception du livre La Russie en 1839 du marquis de Custine » par Anne-Marie SIBIREFF (Université de Caen)
« Le père Chmeman : un étranger dans son pays » par Danielle BEAUN-GRAY (Université de Provence)
« Que signifie être non slovène en Slovénie ? » par Laurent HASSID (Université Bordeaux 3)
12h30 - 13h : Questions et débats
Clôture du colloque
Réservation et renseignement au 02 31 29 52 46
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Mardi 24 avril 2007 Dialogue d'écrivains : Dialogue d’écrivains : Nicole Caligaris et Patrick Chatelier.
Ce nouveau « Dialogue d’écrivains » rassemblera deux auteurs qu’une curiosité et un intérêt réciproques pour leurs livres ont fini par lier : Nicole Caligaris et Patrick Chatelier. Les valeurs communes, partagées, celles qui font leur engagement littéraire, celles aussi qui les font souvent s’interroger ensemble sur le sens de cet engagement, seront au cœur de leur discussion.
Nicole Caligaris est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont, aux éditions Verticales, Barnum des ombres (2002), Les Chaussures, le drapeau, les putains (2003) et L'Os du doute (2006). Patrick Chatelier, également publié aux éditions Verticales, est l'auteur d'Infiniment petit (2002) et de Maternelles (2004).
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mercredi 18 avril 2007 Rencontre : Rencontre avec Roland Fichet.
Dans le cadre d’un séminaire de formation des chefs d’établissement qui se déroule à l’Abbaye d’Ardenne, l’IMEC et le Rectorat de l’Académie de Caen proposent une rencontre avec Roland FICHET animée par Michel AZAMA.
Roland FICHET écrit pour le goût.
Celui des mots et du plaisir à jouer avec leur vibration, leur musicalité, leur aptitude à se générer les uns les autres. Écrire c'est peut-être aussi chercher le mot de passe, trouver le mot qui ouvre le passage… Insister, revenir sans cesse dans cette brèche, la creuser, exige sans doute de « l'adresse », de la technique comme on dit aujourd'hui, mais surtout du désir, le goût du déséquilibre, le sentiment de la catastrophe et du commencement. Place à la Folle Pensée !
Roland FICHET dirige depuis 1978 une compagnie professionnelle, le Théâtre de Folle Pensée, qu’il codirige avec Annie Lucas. La recherche de la compagnie s’ancre sur les écritures d’aujourd’hui et leur passage à la scène.
Grange aux dîmes
20h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 12 avril 2007 La matière et la manière : La matière et la manière : Un Captif amoureux de Jean Genet.
Pour faire partager le plaisir du texte et de son support (manuscrit, tapuscrit, brouillon, épreuves corrigées…), l’IMEC propose d’ouvrir sa bibliothèque à une heure inhabituelle et de présenter quelques pièces d’archives, sous l’égide d’un lecteur passionné de l’auteur.
Pour la seconde de ces rencontres, Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC, présentera le manuscrit du chapitre central d’Un captif amoureux, le dernier livre de Jean Genet, qu'il consacra aux Black Panthers et aux Palestiniens.
Bibliothèque
18h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Samedi 31 mars 2007 Événement : Dîner-concert avec l’ensemble Wajd.
L’Ensemble Wajd est le fruit de rencontres entre trois expressions artistiques, deux univers culturels (Orient-Occident), deux parties du monde arabe (Machreq-Maghreb).
Wajd nous entraîne de la douce rêverie à la douloureuse déchirure, par la seule grâce d’un piano et d’une voix ; les harmonies instrumentales rappellent la formation classique de Ghaïss Jasser, tandis que la voix de Naziha Meftah souligne, par ses vibratos, le souffle oriental qui émane de la musique. Les poèmes de Khaled Roumo forment une passerelle toute naturelle entre les deux univers, où l’exil, l’aspiration et la transcendance, la nostalgie et la mélancolie prennent un éclat particulier, dont les reflets se répandent jusqu’aux tréfonds de l’âme.
Pour les connaisseurs de la tradition spirituelle musulmane, le mot wajd renvoie à l’état d’extase mystique atteint lors du sama’, audition de la parole de Dieu et du chant soufi. C’est ainsi que les trois compagnons choisissent de nommer leur ensemble, en retenant de ce terme une de ses acceptions : incapacité de l’âme à soutenir les effusions du désir quand s’éveille le souvenir du bien-aimé.
Horaires : accueil-apéritif à 18h ; récital à 19h ; buffet dînatoire à 20h45
Tarifs: dîner-concert 25€ (réduit 22€) ; concert seul 15€ (réduit 12€)
Réservation impérative (nombre de places limité) auprès de Trait d’union au 02 31 43 57 45
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Mercredi 21 mars 2007 Soirée d'Ardenne : Témoignages et réflexions sur l’œuvre de Jacques Berque.
Avec Jean Lacouture, Jean Daniel, Jean-Claude Vatin et Gérard D. Khoury
Jacques Berque (1910-1995) a partagé sa vie entre l'Algérie, le Maroc, l'Égypte et la France. Il fut d'abord fonctionnaire colonial en Algérie, puis conseiller du roi du Maroc. Docteur ès lettres en 1955, il occupe de 1956 à 1981 la chaire d'histoire sociale de l'Islam contemporain au Collège de France.
Intellectuel et homme de terrain, il passa sa vie à tenter de réconcilier Orient et Occident, à rêver des " Andalousies ", à concevoir une synthèse entre la modernité de l'Occident et le traditionalisme de l'Orient, fondant l'espoir que celui-ci accéderait au progrès sans perdre ses sources spirituelles.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à la sociologie du monde arabe contemporain et à la perception occidentale de l'Orient dont Les Arabes d'hier à demain, (1960 et 1969), Le Magreb entre deux guerres, ( 1962), L'Égypte, impérialisme et révolution, Gallimard, 1967, L'Orient second (1970), Arabies (entretiens avec Mirèse Akar) (1978), Mémoires des deux rives (1989). On lui doit également une traduction exégétique du Coran, commencée en 1982 et achevée peu avant sa mort : Essai de traduction du Coran (1990). C'est aujourd'hui la traduction française de référence du Coran.
Les grands journalistes Jean Lacouture et Jean Daniel, le spécialiste en sociologie politique Jean-Claude Vatin et l'historien Gérard D. Khoury reviendront sur les positions de cet esprit d'érudition et d'humanisme qui joua un rôle essentiel de passeur entre les cultures et réclama sans relâche la création d'une véritable solidarité méditerranéenne.
Evénement organisé dans le cadre du festival Cultures du Maghreb
Grange aux dîmes
19h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Lundi 19 mars 2007 Colloque : Trois figures de l'école durkheimienne - C. Bouglé, G. Davy et P. Fauconnet.
Colloque international organisé par l'association Anamnèse
Lundi 19 mars
Généralités et Paul Fauconnet
11h : Présentation du colloque et de ANAMNESE (Claude RAVELET)
12h : Déjeuner
14h : (Animation de l’après-midi : Claude Ravelet) Claude JAVEAU : L'École durkheimienne
15h : Marcel FOURNIER : Trois universitaires chez les Durkheimiens
16h : Pierre-Jean SIMON : Paul Fauconnet, l'oublié des oubliés
17h : Philippe COMBESSIE : Paul Fauconnet et l'imputation pénale de la responsabilité
Mardi 20 mars
Célestin Bouglé
10h : Sébastien MOSBAH-NATANSON : La vocation sociologique de Célestin Bouglé
11h : Alain POLICAR : Bouglé : sociologue ou philosophe ?
12h : Déjeuner
14h : Salvador JUAN : L'institutionnalisme durkheimien de Célestin Bouglé
15h : Gilles FÉRRÉOL : Solidarité et justice sociale chez Bouglé
16h : Jean Macaire MUNZELE MUNZIMI : C. Bouglé : à propos des idées égalitaires
17h : Jean-Paul LAURENS : Célestin Bouglé à Montpellier
Mercredi 21 mars
Georges Davy
Animation de la journée : Salvador Juan
11h : Visite de l'IMEC
12h : Déjeuner
14h : Jean-François BERT : Les rapports Mauss/Bouglé-Davy-Fauconnet
15h : Stéphane CORBIN : Les ambiguïtés des notions de souveraineté et de contrat chez Georges Davy
Participants
Jean-François BERT : ATER, Université de Metz
Philippe COMBESSIE : Professeur, Université Paris 10
Stéphane CORBIN : Chercheur au LASAR (Caen)
Gilles FÉRRÉOL : Professeur, Université de Besançon
Marcel FOURNIER : Professeur, Université de Metz et de Montréal
Claude JAVEAU : Professeur émérite, Université Libre de Bruxelles
Salvador JUAN : Professeur, Université de Caen, Chercheur au Centre Maurice Halbwachs
Jean-Paul LAURENS : Maître de Conférences, Université de Montpellier 3
Sébastien MOSBAH-NATANSON : Doctorant, Université Paris-Dauphine
Jean Macaire MUNZELE MUNZIMI : Enseignant visiteur, Université de Lubumbashi, Congo ; Consultant à Anvers, Belgique
Alain POLICAR : PRAG, Université de Limoges
Pierre-Jean SIMON : Professeur (e. r.), Université de Rennes 2
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Samedi 17 mars 2007 Concert : Répétition publique de l'ensemble De Caelis.
Constitué de cinq chanteuses, l’ensemble De Caelis est spécialisé depuis 1998 dans l’interprétation de la musique médiévale.
Il s’appuie sur une solide connaissance du répertoire et poursuit ses recherches sur le timbre, l’ornementation, l’improvisation.
En résidence de création à l'Imec, l'ensemble De Caelis invite ceux qui souhaitent découvrir son répertoire, pour une répétition suivie d'un échange avec le public.
Grange aux dîmes
18h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 15 mars 2007 Parole de chercheur : Jean Follain : remembrement du posthume.
Elodie Bouygues, ayant droit et éditrice du poète Jean Follain (1903-1971), évoquera son travail de chercheuse sur le fonds.
Elle s’intéressera notamment au destin des manuscrits inachevés, retrouvés après la mort accidentelle du poète, en mettant en lumière le rôle de Madeleine Follain, dont le travail de publication a certes contribué à entretenir la mémoire du poète, mais a également miné de l’intérieur son statut d’auteur. Entre Vestale et Ménade, la veuve du poète réalise plus qu’une simple mise au monde de l’œuvre posthume : une réécriture personnelle.
Pressoir
18h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mercredi 14 mars 2007 Exposition : Samuel Beckett.
L’IMEC et le Centre Pompidou se sont associés pour rendre hommage à l’œuvre de Samuel Beckett dans une grande exposition monographique qui rassemble, à l’image de l’exposition Roland Barthes créée en 2002, des œuvres et de archives exceptionnelles ainsi que des manuscrits et des documents audiovisuels montrés pour la première fois en France.
Catalogue de l’exposition coédité par le Centre Pompidou et les éditions de l’IMEC.
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Mercredi 14 mars 2007 Soirée d'Ardenne : Courage scientifique et politique de Maxime Rodinson.
avec Gérard D. Khoury, André Raymond et Anne-Marie Deshayes
« En 1929, il devient garçon de course et c’est comme tel qu’il débute son extraordinaire carrière de linguiste, d’historien et de sociologue, faisant dire à un de ses professeurs à l’École des Langues orientales que s’il existait une langue sémitique sur la Lune, il ferait le chemin nécessaire pour l’apprendre. »
Ces quelques mots extraits de la préface de Pierre-Vidal Naquet aux Souvenirs d’un marginal, récit autobiographique de Maxime Rodinson (1915-2004), publié un an après sa mort par les éditions Fayard, disent l’esprit d’érudition de cet autodidacte éclectique, l’un des grands spécialistes occidentaux de l’Islam et du monde arabe.
Parmi les ouvrages les plus connus de Maxime Rodinson, esprit méticuleux habité par la rigueur et un souci permanent du détail, on peut citer – Mahomet (1961), ouvrage majeur du XXe siècle sur le prophète -. Rodinson fut aussi un homme engagé dans son temps, toujours enclin à utiliser ses connaissances scientifiques pour éclairer des sujets d’une actualité brûlante au Proche-Orient. Les ouvrages suivants, entre autres, restent des livres de référence : Islam et capitalisme (1966), Israël et le refus arabe (1968), La fascination de l’Islam (1980).
Gérard D. Khoury, qui publia un livre d’entretiens avec Maxime Rodinson, Entre Islam et Occident (1998, Les Belles Lettres), et le Professeur André Raymond, grand spécialiste des études sociales et urbaines de l’aire arabo-musulmane, fondateur de l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman d'Aix-en-Provence, nous diront comment le parcours singulier et l’œuvre érudite de cet homme inclassable peuvent alimenter les débats du présent liés aux problèmes du monde arabe contemporain.
Au cours de cette soirée seront diffusés des extraits vidéos inédits d’un entretien entre Maxime Rodinson, Gérard D. Khoury et Anne-Marie Deshayes.
Evénement organisé dans le cadre du festival Cultures du Maghreb
Grange aux dîmes
19h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 2 mars 2007 Événement : Rencontre avec William Christie.
Quel est l’apport du retour aux manuscrits ? Comment interpréter la musique baroque de la manière la plus authentique ? Pourquoi jouer sur des instruments anciens ? Pourquoi rejouer des œuvres oubliées ?
Dans un entretien mené par Lionel Esparza, producteur à France Musique, William Christie répondra à ces interrogations, et évoquera son travail de réinterprétation du répertoire baroque, ainsi que sa recherche sur les sources musicales.
Claveciniste, chef d'orchestre, musicologue et enseignant, William Christie est l'artisan de l'une des plus remarquables aventures musicales de ces vingt-cinq dernières années : pionnier de la redécouverte, en France, de la musique baroque, il a révélé à un très large public le répertoire français des XVIIe et XVIIIe siècles.
Sa prédilection pour le baroque français ne s'est jamais démentie. De Charpentier à Rameau, en passant par Couperin, Mondonville, Campra ou Montéclair, il est le maître incontesté de la tragédie-lyrique comme de l'opéra-ballet, du motet français comme de la musique de cour. Mais son attachement à la musique française ne l'empêche pas d'explorer d'autres répertoires européens : nombre de ces interprétations de la musique italienne (Monteverdi, Rossi, Scarlatti) ont fait date, et il aborde avec autant de bonheur Purcell et Handel que Mozart et Haydn.
Soucieux d'approfondir son travail de formateur, il a fondé à Caen une Académie pour les jeunes chanteurs, Le Jardin des Voix, dont les deux premières éditions en 2002 et 2005 ont eu un très large retentissement en France, en Europe et aux États-Unis.
William Christie dirige l'ensemble [[url: www.arts-florissants.com ]]Les Arts florissants.
Lionel Esparza est agrégé de musicologie et licencié en lettres. Il a par ailleurs suivi l'enseignement de Michaël Levinas au Conservatoire de Paris. Il a travaillé sur France Musique dans les émissions "Dépêches Notes", "Musique Matin", "Le Bel aujourd'hui" et "Ondes de choc", aux côtés d’Anne-Charlotte Rémond, Olivier Bernager, Jean-Pierre Derrien et Thierry Beauvert. Lionel Esparza a présenté entre 1999 et 2001 l'émission "A côté de la plaque", entre 2001 et 2004, "En attendant la nuit", en 2005 "Si loin, si proche" et depuis la saison dernière [[url: www.radiofrance.fr/francemusique/em/sets/pres.php?e_id=20000014 ]]Deux sets à neuf.
Un événement organisé avec le Théâtre de Caen et les Arts florissants.
Grange aux dîmes - 19h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 1 mars 2007 Soirée d'Ardenne : Rencontre avec Henri Meschonnic.
proposée par l’IUFM de Basse-Normandie et l’IMEC, entretien mené par Serge Martin (IUFM) et Albert Dichy (IMEC)
Je suis la vie qui passe dans
toutes les vies tant
voir les autres
est l’instant de tous les temps
les yeux ouverts pour garder
le monde
pour mieux
entendre
Henri Meschonnic, Tout entier visage, Arfuyen, 2005, p. 85
Comment parler d’une œuvre considérable ? L’ampleur interdit le résumé facile, réducteur et caricatural ; l’intempestivité oblige à s’engager, se situer, se découvrir. Aussi ne peut-on se contenter d’en parler… Une telle œuvre demande l’écoute, la rencontre, la relation. Certainement pas sous le sceau d’un dialogue plein de bonnes intentions où les positions comptent plus que les interactions, les idées plus que les manières, les formes plus que les mouvements. Une telle œuvre qui ne cesse de chercher un « vivre poème » engage une relation critique. D’abord avec son auteur, ensuite avec ses lecteurs, enfin avec nos vies. Et très certainement avec l’inconnu de toute relation, de toute recherche, de toute pensée, de tout poème.
L’enjeu d’une rencontre avec Henri Meschonnic est au fond celui de toute rencontre : « la rime et la vie » dans et par l’utopie de s’entendre – jusque dans nos silences, nos incompréhensions, nos retenues aussi. Une telle œuvre mise en résonance par la rencontre vive nous y convie… avec le bonheur et même le rire.
Henri Meschonnic est né en 1932 à paris, de parents juifs russes venus de Bessarabie en 1924.
La guerre et la traque. Des études de lettres. La guerre d’Algérie en 1960 puis les premiers poèmes dans la revue Europe en 1962 : Poèmes d’Algérie.
Linguiste, il enseigne à l’Université de Lille de 1963 à 1968 puis à Vincennes devenu Paris VIII-Saint-Denis de 1967 à 1997.
Apprenant l’hébreu, il entreprend des traductions bibliques. Ce qui l’engage à réfléchir à la fois sur le rythme et sur la théorie générale du langage et du problème poétique.
Deux premiers livres ensemble : Les cinq rouleaux et Pour la poétique, en 1970.
Depuis lors, un immense chantier est en cours qui croise inséparablement les traductions bibliques, les poèmes, les essais sur la poésie et le langage.
Grange aux dîmes
19h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 27 février 2007 La matière et la manière : La matière et la manière : Le Belvédère d'André Pieyre de Mandiargues.
Manifestation initialement prévue le 22 février.
Pour faire partager le plaisir du texte et de son support (manuscrit, tapuscrit, brouillon, épreuves corrigées…), l’IMEC propose d’ouvrir sa bibliothèque à une heure inhabituelle et de présenter quelques pièces d’archives, sous l’égide d’un lecteur passionné de l’auteur.
Pour la première de ces rencontres, Alain MASSUARD, directeur des collections de l’IMEC, sortira des boîtes du fonds André Pieyre de Mandiargues une sélection de documents liés à l’écriture du Belvédère.
Poète, essayiste et romancier, André Pieyre de Mandiargues entreprit dès 1934 l’écriture des premiers textes poétiques qui ne furent publiés en recueil qu’en 1961 sous le titre L’Âge de craie. Après la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle il publia son premier livre, Dans les années sordides (1943), il se lia avec André Breton et fréquenta les surréalistes, mais son imaginaire, empreint d’onirisme et d’érotisme, son écriture, à la fois précieuse et singulière, échappèrent néanmoins à leur influence. Également proche du milieu de La NRF de Jean Paulhan et Marcel Arland, André Pieyre de Mandiargues entretint des correspondances très suivies avec nombre d’écrivains. Dans ses nouvelles ou romans parmi lesquels Soleil des loups (1951), La Motocyclette (1963) ou La Marge (1967, prix Goncourt), l’auteur déploie un univers insolite, envahi de fantasmes où se mêlent des obsessions liées au désir et à la mort. Il écrivit également quelques pièces de théâtre, mais surtout de nombreuses études sur des peintres (Léonor Fini, Salvador Dalí), dont la plupart, avec des essais sur la littérature ou d’autres « choses vues », sont rassemblées dans les trois Belvédère (1958, 1962, 1971).
Bibliothèque
18h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 20 février 2007 Soirée d'Ardenne : Armand Gatti.
Soirée initialement prévue le 19 décembre 2006.
« Bon élève (dissipé) du petit séminaire ; résistant, condamné à mort (gracié en raison de son âge) ; déporté (évadé) ; journaliste (médaillé) ; journaliste (couronné du Prix Albert-Londres) au Parisien Libéré puis à Paris-Match, France Observateur, L'Express et Libération ;
cinéaste (consacré dès son premier film - L'enclos -, ignoré dès le second - L'autre Cristobal -, exilé pour le troisième - Le passage de l'Èbre -, interdit de caméra pour beaucoup d'autres - une dizaine) ; écrivain-dramaturge-metteur en scène (célèbre et célébré : La vie imaginaire de l'éboueur Auguste G., Chant public devant deux chaises électriques, V comme Vietnam, Les treize soleils de la rue Saint-Blaise, Le cheval qui se suicide par le feu, La parole errante plus un nombre considérable de pièces, le tout joué un peu partout sur la planète et quelques rares fois en France) ; voyageur (Sibérie, Chine, Corée, Japon, Guatemala, Nicaragua, Costa-Rica, Allemagne, Irlande) - ici on s'en tient aux déplacements qui ont donné lieu ensuite à des reportages, livres, pièces de théâtre ou films ; écrivain public itinérant et vidéographe. »
Marc Kravetz
Marc Kravetz (grand reporter, journaliste à France Culture, lauréat du prix Albert-Londres) mènera un entretien avec Armand Gatti, qui lira certains passages de ses oeuvres.
Grange aux dîmes - 19h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 16 février 2007 Revue en scène : Revue en scène : JAVA.
« Si créer une revue relève forcément du “faire”, disons sans ambages qu’il sera ici question de “faire la java”. Et si dans le “faire” il y a forcément la notion de lieu, il va sans dire que dans “faire la java”, c’est la multiplicité des lieux de paroles qui feront Java. »
Voilà ce qu’on pouvait lire dans un encadré du n° 1 de Java paru en mai 1989. Aujourd’hui, après 17 années d’existence et 28 numéros parus, Java, « revue de mauvais genre », cesse volontairement de paraître. Cesser de publier une revue relève-t-il du faire ? Qu’importe, il sera là encore question de « faire la java ».
Quant aux paroles, un lieu unique – la Grange aux dîmes – pour celles des poètes / fondateurs / directeurs – Jean-Michel ESPITALLIER, Jacques SIVAN, Vanina MAESTRI – auxquelles s’ajouteront celles des poètes / contributeurs Joël HUBAUT, Charles PENNEQUIN.
Une pause culinaire sera proposée au cours de cette soirée.
Grange aux dîmes
20h
Réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 30 janvier 2007 Événement : Dialogue d'écrivains : Laurent Mauvignier et Tanguy Viel.
Ces soirées qui verront deux écrivains dialoguer voudraient mettre à nu le fil continu qui relie les artistes entre eux. Rapports de maître à élève, fraternités d’écoles, de misères, de combats, émulation de contemporains exaltés par des découvertes formelles, amitiés qui construisent un dialogue constant entre créateurs, cet échange n’apparaît souvent au public que longtemps après qu’il a eu lieu, au travers des correspondances et des écrits intimes.
Laurent MAUVIGNIER et Tanguy VIEL ont accepté d’ouvrir cette série de rencontres à l’abbaye d’Ardenne. Ils ont tous deux imposé dès leur premier livre une voix singulière. Leur oeuvre se poursuit dans une exigence constante vis-à-vis de la phrase, cette « morale de la grammaire » que citait Proust à propos de Flaubert. Les entendre sera pour le public l’occasion de découvrir une amitié et une complicité toute entière construites et soutenues par la volonté d’écrire.
Pressoir
19h30
Réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 18 janvier 2007 Rencontre : Parole de chercheur : Walter Benjamin de Jean-Michel Palmier.
Dans cette nouvelle série, l’IMEC donne la parole aux chercheurs qui travaillent sur les fonds d’archives conservés à l’abbaye. Venus de tous horizons et de toutes disciplines, ils exposeront dans une conversation avec le public la dimension concrète de leur recherche, par une présentation des pièces d’archives.
Florent PERRIER, éditeur de Walter Benjamin (Klincksieck, 2006), ouvrage inachevé sur lequel Jean-Michel Palmier, professeur d’esthétique à la Sorbonne, travailla pendant les dix dernières années de sa vie, évoquera son travail de chercheur sur ce manuscrit conservé par l’Imec.
Au croisement de l’esquisse et de la page imprimée, seront abordées, à partir de l’archive et de sa matérialité, les affinités électives tissées sur près de trente ans par Jean-Michel Palmier avec Walter Benjamin, ce « guetteur de rêves ».
Pressoir
18h30 - réservation au 02 31 29 52 46
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Vendredi 12 janvier 2007 Colloque : Marguerite Duras : l'amour et ses contraires.
Marguerite Duras sait, comme nos grands moralistes, que l’amour est inextricablement lié à ses contraires, en lesquels il se retourne à l’occasion. Elle le dit explicitement dans Les Impudents à propos de la détestation de Mme Taneran pour son fils : « L’amour a des bas-fonds pleins de haine ».
Là où son œuvre est plus originale, c’est que, poussé à ses extrémités, l’amour, d’ordinaire incitation à l’acte sexuel et forme paroxystique de vitalité, s’y change souvent en ses opposés : la chasteté et le désir de mourir avec l’être aimé. Le cas de Lol V. Stein pose, quant à lui, la question du sacrifice total, qui s’oppose à ce que l’amour peut avoir ordinairement d’égoïste et de dévorateur. Dans sa vie, autre paradoxe, on trouve chez l’aimante Marguerite Duras des retournements affectifs allant jusqu’à cette « méchanceté » ou ce sadisme qu’elle confesse elle-même dans Les Cahiers de la guerre ou La Douleur.
Dans un autre sens, celui des rapports de l’auteure de L’Amant avec la critique, et aussi dans celui de ses rapports avec les comédiens, on retrouvera pareille ambiguïté et semblables retournements.
Dominique Noguez
Pressoir
Vendredi 12 janvier 2007
14h OUVERTURE
14h30 — 16h L’AMOUR ET SES CONTRAIRES DANS LA VIE DE MARGUERITE DURAS
Table ronde animée par Dominique NOGUEZ et Olivier CORPET
Avec Benoît JACQUOT, Michelle PORTE et Jean VALLIER
16h15 — 18h30 L’AMOUR ET SES CONTRAIRES DANS L’ŒUVRE DE MARGUERITE DURAS
Séance présidée par Albert DICHY
Communications d’Aliette ARMEL, Madeleine BORGOMANO, Jean CLÉDER, Jean-Pierre MARTIN, Joëlle PAGÈS-PINDON et Philippe VILAIN
20h30 Projection du film India Song présenté par Dominique NOGUEZ au [[url: cafedesimages.herouville.net ]]Café des Images
Du 10 au 30 janvier 2007, une rétrospective des films de Marguerite Duras sera présentée au Café des Images. [[url: cafedesimages.herouville.net ]]Voir le programme complet
Pressoir
Samedi 13 janvier 2007
9h30 — 11h30 MARGUERITE DURAS ET SES CRITIQUES
Table ronde animée par Claude BURGELIN
Avec Marie-Hélène BOBLET, Sophie BOGAERT, Anne de GASPÉRI et Robert HARVEY
12h MARGUERITE DURAS ET L'AMANT
Projection d’un document inédit avec Marguerite Duras
Présentation par Jérôme BEAUJOUR
14h30 — 17h MARGUERITE DURAS ET SES COMÉDIENS
Table ronde animée par Dominique NOGUEZ
Avec Jérôme BEAUJOUR, Claire DELUCA, Michelle PORTE et Éric VIGNER
Projection d'extraits de Savannah Bay, c'est toi (film de Michelle PORTE, 1983) et de Duras filme (film de Jean MASCOLO et Jérôme BEAUJOUR, 1982)
18h — Grange aux dîmes
LECTURE DES CAHIERS DE LA GUERRE de Marguerite DURAS (éd. P.O.L / Imec)
par Michael LONSDALE et Agnès SOURDILLON en collaboration avec l’Association Textes & Voix
Tarif : 8 €, réservation indispensable
Réservations au 02 31 29 52 46
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Lundi 4 décembre 2006 Colloque : Emmanuel Levinas : la question du livre.
L’interrogation sur le livre n’a cessé de nourrir la philosophie d’Emmanuel Levinas. L’absence surprenante de cette question dans la tradition philosophique en marque les limites, tout en intimant par là-même d’en accroître le territoire.
Un préalable critique s’impose: d’abord rompre avec une définition matérielle, instrumentale du livre, “chose parmi les choses”, être-sous-la-main, ustensile de la transmission ou de la communication. Poser la question du livre n’exige-t-il pas en outre d’aller au-delà de la définition aristotélicienne de l’homme, animal doué de langage? C’est dire qu’il s’agit pour qui s’engage dans cette voie de concevoir une nouvelle dimension de l’analyse de l’existence, aussi essentielle et irréductible que les dimensions déjà reconnues. Quelle modalité déterminante notre rapport aux livres ajoute-t-il à la condition - ou incondition - de l’humain ?
A la tâche de penser l’animal doué de langage jusqu’au livre vient s’adjoindre celle d’interroger le rapport religieux au livre. En tant qu’animal doué de langage, l’homme en proie à l’inspiration n’est-il pas animal prophétique ? Comment rendre compte du Livre des livres, la Bible ? Comment penser le rapport entre le langage qui contient plus qu’il ne contient et le livre ? Comment penser le rapport entre langage et inspiration ?
Au-delà d’une pensée religieuse du livre, Emmanuel Levinas fait-il place à une phénoménologie du livre tel qu’il apparaît dans ce qui a pour nom littérature ? Doit on mettre cet objet qui est plus qu’un objet du côté de l’économie de l’être, de l’ontologie, ou bien le livre vaut il interruption du cours de l’être qui va son train, le livre, à l’écart de tout romantisme, est-il évasion, sortie de l’être en tant qu’être ? Le livre n’est il pas profondeur éthique, reconnaissance de l’autre au point d’y laisser entrevoir l’utopie des livres ?
Autant de questions et d’autres encore qu’il reste à explorer dans le sillage de l’ouverture levinassienne : qu’est-ce qu’un livre ? quelle est la signifiance de notre rapport aux livres ?
Miguel Abensour
Programme
Lundi 4 décembre
14h30 - Ouverture
15h - Michael Levinas : Du fragment au livre
15h45 - Patrice Loraux : Ecartons les livres
16h30 – 16h45 Pause
16h45 - Yves Thierry : Le discours et le livre
17h30 - Eliane Escoubas : Avons-nous lu tous les livres ? (Levinas et Blanchot)
Mardi 5 décembre
9h30 - Marc Richir : Le philosophe et ses livres
10h15 - Jean-Michel Rey : Au-delà du livre ?
11h - Marc Faessler : Mange le livre !
14h30 - Yasuhiko Murakami : De la résurrection des morts – La psychopathologie et l’herméneutique chez Emmanuel Levinas
15h15 - Miguel Abensour : L’utopie des livres
16h15 - Guy Petitdemange : La lettre et le livre
17h - Catherine Chalier : Il est écrit dans les livres…
21h- Gérard Haddad : Le Livre comme nouveau concept analytique
Mercredi 6 décembre
9h30 - Laszlo Tengelyi : En découvrant les phénomènes avec des livres
10h15 - Anne Kupiec : Livre et évasion
11h - Didier Franck : Le signe chez Emmanuel Levinas
Pressoir
Entrée libre
Réservations au 02 31 29 52 46
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Vendredi 1 décembre 2006 Colloque : France-Italie : un dialogue théâtral depuis 1950.
Colloque organisé par le CReDAS (Centre de recherches et de documentation sur les arts du spectacle et le LEIA (Laboratoire d'études italiennes, ibériques et ibéro-américaines) de l'Université de Caen, en partenariat avec l'IMEC.
Les relations entre le théâtre français et le théâtre italien sont depuis la dernière guerre nombreuses et fécondes, à la mesure de tous ceux qui les ont cultivées. Qu’il s’agisse des metteurs en scène transalpins qui ont arpenté la scène française (Strehler, Ronconi, Dario Fo, et aujourd’hui : Corsetti, Castellucci) ou, en sens inverse, de Chéreau au Piccolo Teatro. Sans compter comédiens et scénographes, traducteurs et passeurs (Mario Baratto, Bernard Dort), compagnies et institutions.
Il y a donc là, dans la perspective d’un colloque, un vaste objet d’étude qui couvre tout le champ de la création théâtrale, d’autant plus passionnant qu’il s’inscrit dans un cadre interculturel voire européen. Certaines de ces médiations sont connues (ce qui ne signifie pas qu’elles ont été étudiées en détail), d’autres ne le sont pas assez : la réception du théâtre français contemporain sur la scène italienne, Carmelo Bene en France. A défaut de travailler sur ces médiations, le chercheur ici sollicité pourra toujours s’intéresser à cette hypothèse de travail : mettre en parallèle et comparer les mêmes objets ou les mêmes problématiques en France et en Italie. Exemples : Shakespeare sur la scène française et la scène italienne, l’après-Brecht sur l’une et l’autre, la création radiophonique comme propédeutique ou substitut à la création théâtrale d’un côté et de l’autre.
Programme
Vendredi 1er décembre
10h – Ouverture
Présidence de Silvia Fabrizio-Costa (UCBN)
10 h 15 – Marie-José Tramuta (UCBN), « Théâtre et traduction, le cas d’Alberto Savinio »
10 h 45 – Marco Consolini (Paris III), « Mario Baratto : un Italien contre la rhétorique de l’italianité »
11 h 15 – Chantal Meyer-Plantureux (UCBN), « Portrait de Giorgio Strehler par Bernard Dort »
11 h 45 – Yannick Butel (UCBN), « Arlequin, cette nuit qui ne meurt ni ne guérit »
12 h 15 – Gérard-Denis Farcy (UCBN), « L’Italienne à Alger et le Français à Spolète »
Après-midi
Présidence de Chantal Meyer-Plantureux (UCBN)
14 h 30 – Gianni Poli (critique et traducteur), « De Koltès à Koltès, en Italie »
15 h 15 – Erica Magris (Montpellier III), « Nouvelles technologies et théâtre en France et en Italie : une comparaison »
16 h – Huguette Hatem (chercheur à Paris 8), « Le Centre « Textes » et la promotion en France des auteurs italiens vivants »
16 h 45 – Sophie Lucet (UCBN), « Castellucci / réceptions »
17 h 30 – Angelina Berforini (CDN Normandie), « Les nouveaux Italiens en France : inventaire»
18 h 15 - Jean-Claude Penchenat (Théâtre du Campagnol) s’entretient avec Gérard-Denis Farcy
Soirée
21h – Présentation par Sylvie Busnel (TERI) de son travail en Italie sur Dérive d’Eugène Durif
Samedi 2 décembre
Matin
Présidence de Marie-José Tramuta
9 h – Francesco Cotticcelli (Cagliari), « Le Misanthrope et le Tartuffe dans la mise en scène de Toni Servillo »
9 h 45 – Irina Possamaï (UCBN), « Arnaud Meunier met en scène le théâtre de Pasolini : une allégorie civile »
10 h 30 – Myriam Tanant (Paris III), « Du Théâtre des Nations au Théâtre de l’Europe : Visconti et Strehler à l’épreuve de la France »
11 h 15 – Françoise Decroisette (Paris 8), « www.lalocandiera.com: la réception de La Locandiera à travers le net »
12 h – Jean-Paul Manganaro (Lille 3), « Motifs et éléments de la « culture » française dans l’œuvre théâtrale et récitative de Carmelo Bene »
Après-midi
14h30 – Table ronde sur la traduction animée par Myriam Tanant (Paris III), avec Françoise Decroisette, Caterina Gozzi, Jean-Paul Manganaro, Gianni Poli
Pressoir
Entrée libre
Réservations au 02 31 29 52 46
Voir les sites du [[url: www.unicaen.fr/mrsh/credas/ ]]CReDAS et du [[url: www.unicaen.fr/mrsh/leia/ ]]LEIA
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Mercredi 29 novembre 2006 Rencontre : John Calder - Samuel Beckett : homme, personnalité, oeuvre.
Fondateur d'une maison d’édition littéraire et politique qui porte son nom, John Calder édita en langue anglaise les auteurs du Nouveau Roman et publia les oeuvres de Samuel Beckett.
Grand ami de l’écrivain, dont il partageait la vision du monde et de la destinée humaine, John Calder présente une communication sur la vie et l’oeuvre de celui qui reçut avec indifférence le prix Nobel de Littérature 1969. Accompagné du comédien irlandais Sean Barrett, qui lira en anglais des extraits d’oeuvres de Beckett (Waiting for Godot, Company…), John Calder rend par cette rencontre, mi-conférence, mi-pièce de théâtre, un hommage très personnel à Samuel Beckett, en cette année du centenaire de sa naissance.
Grange aux dîmes
19h30
Réservations au 02 31 29 52 46
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Mardi 14 novembre 2006 Soirée d'Ardenne : Didier-Georges Gabily.
Disparu il y a dix ans, l’auteur dramatique, metteur en scène, romancier et scénariste Didier-Georges Gabily a poursuivi au théâtre un travail de création exigeant et radical, profondément marqué par l’expérience collective.
À l’occasion de la parution chez Actes-Sud de Ossia, pièce rendant hommage au poète russe Ossip Mandelstam, créée en 1989 à Paris et restée inédite, Bertrand Py, Bruno Tackels, Jean-Pierre Thibaudat et Paul Nizon reviendront sur son écriture et sa pratique, autant de déchirures et d’« enfonçures » portées par une interrogation permanente sur le rapport du théâtre au monde et « l’acte même de faire du théâtre ».
Des extraits de l'oeuvre de Gabily seront lus par Frédérique Duchêne.
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Réservations au 02 31 29 52 46
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Mardi 7 novembre 2006 Soirée d'Ardenne : Marguerite Duras.
Lecture d’extraits des Cahiers de la guerre et autres textes de Marguerite Duras, coéditions P.O.L / IMEC. Les textes, interprétés par Emmanuelle Riva, sont extraits des Cahiers de la guerre, jusqu’alors inédits.
Rédigés entre 1943 et 1949, ils constituent la part la plus exceptionnelle des archives déposées par l’auteur à l’Imec en 1995. Malgré l’appellation inscrite par Marguerite Duras sur l’enveloppe qui les contenait, le contenu de ces quatre cahiers excède amplement le cadre de la guerre : elle y évoque les périodes cruciales de sa vie, particulièrement sa jeunesse en Indochine, ou des ébauches de romans en cours. À mi-chemin de l’oeuvre assumée et du document d’archive, les Cahiers de la guerre de Marguerite Duras donnent à voir tout à la fois l’enfance d’une oeuvre et l’affirmation d’un écrivain.
Grange aux dîmes
Entrée libre
Horaires : 19h30-21h
Réservations au 02 31 29 52 46
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Samedi 4 novembre 2006 Exposition : Marguerite Duras, une question d'amour.
Conçue par l’écrivain Dominique Noguez, cette première grande exposition consacrée à Marguerite Duras offre une lecture personnelle de son oeuvre sur le thème de l’amour.
À l’occasion de l’exposition, les éditions de l’IMEC ont publié un ouvrage de référence, Marguerite Duras, l’œuvre matérielle.
Elle en évoque les variations amoureuses et affectives à travers des documents d’archives, des photographies, des extraits de films et d’entretiens, retraçant un parcours fait de passions, rencontres, amitiés et engagements.
« Il y a, bien sûr, plusieurs formes d’amour : celui qu’on attend et celui qu’on obtient, celui qu’on donne et celui qu’on reçoit, celui qu’on éprouve au sein de la cellule familiale et celui qu’on trouve très loin d’elle, l’amour chaste et l’amour physique, le grand amour ou les amours passagères ; enfin, quand il manque, tout ce qui peut en tenir lieu : formes atténuées (tendresse, compassion, camaraderie, amitié, convivialité) ou substituts (la gloire). Duras, au cours de sa riche existence et dans ses oeuvres de papier, de théâtre ou de pellicule, en a connu et représenté toutes les modalités. »
Dominique Noguez
Grange aux dîmes
Tous les jours (sauf le lundi) de 14h à 18h
L'exposition fermera ses portes à 16h le samedi 13 janvier
Prolongation de l'exposition jusqu'au 31 janvier
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Mardi 24 octobre 2006 Soirée d'Ardenne : Hubert Lucot.
Poursuivant une oeuvre dense et des plus atypiques où se mêlent plusieurs genres – roman, poème et journal intime –, Hubert Lucot explore le temps et la matière même de ses souvenirs, tout en réinventant les rapports du langage à l’écriture de soi : Phanées les nuées (Hachette / P.O.L, 1981), Frasques (P.O.L, 2001), Opérateur le néant (P.O.L, 2005)…
À l’occasion de la publication du Centre de la France (P.O.L, 2006), remémoration déroutante, labyrinthique et sensuelle d’un parcours sentimental, Hubert Lucot lira des extraits de son oeuvre et s’entretiendra avec l’universitaire Claude Burgelin qui vient de contribuer au dernier numéro de la revue Faire part entièrement consacré à l’auteur.
Pressoir
Horaires : 19h30-21h
Réservations au 02 31 29 42 56
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Mardi 10 octobre 2006 Soirée d'Ardenne : Jean Paulhan : des oeuvres plus que complètes.
Membre des éditions Gallimard pendant plus de quarante ans, directeur de La Nouvelle Revue française, Jean Paulhan est également l’auteur de récits et d’essais dans les domaines linguistiques, critiques, politiques et artistiques.
Le premier tome de la réédition de ses OEuvres complètes vient de paraître chez Gallimard, sous la direction de Bernard Baillaud. Par ailleurs, Jean Paulhan fut un inlassable et attentif épistolier – on compte plus de deux mille correspondants dans ses archives déposées à l’IMEC !
En cette année 2006, la publication de ses correspondances avec Max Jacob, avec Pierre Jean Jouve, ainsi que de ses Lettres de Madagascar continuent de dévoiler la formation et l’influence de « L’Éminence grise des Lettres françaises ».
Bernard Baillaud, Laurence Brisset, Anne Kimball et Muriel Pic évoqueront la figure de Jean Paulhan, ainsi que l’historique de ses Œuvres complètes. Anna-Louise Milne, qui a édité la Correspondance d’Yvon Belaval et Jean Paulhan, témoignera également de l’intérêt de la recherche anglo-saxonne pour son œuvre. Cette soirée s’ouvrira par la projection du film de Jérôme Prieur Jean Paulhan, ou le Don d’ubiquité et s’achèvera par la lecture d’une sélection de ses lettres par le comédien Stéphane Delbassé.
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h30
Réservations conseillées au 02 31 29 52 46
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Jeudi 5 octobre 2006 Journées d'étude : Journée Senghor.
Écrivains, poètes, critiques et hommes politiques débattront de l’héritage et du bilan de l’oeuvre et de l’action politique et culturelle de Senghor aujourd’hui. Les débats seront scandés de lectures des extraits de l’oeuvre.
Vernissage de l'exposition « Mémoire de la Liberté »
réalisée à l'initiative de Senghor. Présentation de 25 œuvres de : Arman, Ben, Bette-Selassié, Sam Francis, Lichtenstein, Nikki de Saint-Phalle, Matta…
« Senghor aujourd'hui », interventions et témoignages de :
Georges-Emmanuel CLANCIER
Écrivain et poète, Grand prix de la Société des Gens de Lettres et Grand prix de l’Académie française, auteur notamment de la célèbre suite romanesque, Le Pain noir. Proche ami de Senghor depuis les années 1940.
Simon NJAMI
Écrivain et critique d’art. Commissaire de l’exposition Africa Remix à Paris en 2005. Fondateur de la Revue noire. A publié cette année une biographie de l’auteur, sous le titre C’était Senghor aux éditions Fayard.
Roland COLIN
Directeur de recherches à l’université de Paris III. Ancien directeur de cabinet au Sénégal de Mamadou Dia. Président d’honneur de l’IRFED. Ancien élève de Léopold Sédar Senghor.
Mustapha NIASSE
Ancien Premier Ministre du Sénégal. A été le Directeur de cabinet de Léopold Sédar Senghor depuis les années 1970, avant d'occuper plusieurs postes ministériels.
Jean-René BOURREL
Chargé de mission à la Francophonie. Co-auteur de l'ouvrage Léopold Sédar Senghor publié cette année à l’Adpf. Membre de l’équipe préparant l’édition critique de l’œuvre poétique de Senghor aux Éditions Archivos.
Jean-Michel DJIAN
Journaliste et critique. Ancien rédacteur en chef du Monde de l’Éducation et fondateur de l’université ouverte des Cinq-Continents de Tombouctou. Vient de publier aux éditions Gallimard, Léopold Sédar Senghor, Genèse d’un imaginaire francophone.
Roger DEHAYBE
Représentant du Secrétaire général de la Francophonie. Commissaire de l’année Senghor en France.
Lectures d'extraits de l'oeuvre de Léopold Sédar Senghor par le comédien Émile ABOSSOLO M’BO
Dans le cadre de l’année de manifestations consacrées à Léopold Sédar Senghor, organisée par la Région Basse-Normandie à l’occasion du centenaire de sa naissance.
Grange aux dîmes à 17h
Réservations au 02 31 29 52 46
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Dimanche 1 octobre 2006 Concert : J'ai desirs.
Programme pour cinq chanteuses / Ensemble De Cælis.
J’ai Désirs illustre l’évolution esthétique entre Ars Antiqua et Ars Nova. Les textes sont en français et nombre d’entre eux donnent la parole aux femmes. Ce programme est une promenade savoureuse à travers les tourments de l’amour. Les chanteuses s’y prêtent, avec malice. Par la couleur des voix et l’alternance des timbres, elles en soulignent les contours.
RÉSIDENCE DE RECHERCHE ET DE CRÉATION
La poésie, « musique en braille pour les doigts de l’âme* »
L’Ensemble De Cælis est accueilli en résidence artistique à l’abbaye d’Ardenne à partir d’août 2006. Dans le cadre du projet interdisciplinaire « Musica Speculativa, une géométrie culturelle à l’IMEC », il confronte écriture poétique contemporaine et écriture musicale médiévale. Un premier travail de recherche et de création aborde, autour de l'oeuvre du poète Lorand Gaspar, dont les archives sont déposées à l’IMEC, le répertoire vocal médiéval et une composition originale de Jonathan Bell. Cette résidence sera l’occasion de rendez-vous avec le public : concerts, rencontres, ateliers.
* Patmos et autres poèmes de Lorand Gaspar
Grange aux dîmes
Horaires : 17h-18h
Billeterie 10€ / 8€
Réservations au 02 31 29 52 46
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Vendredi 29 septembre 2006 Revue en scène : ETVDES.
Un anniversaire exceptionnel : les 150 ans d’Étvdes. Comment cette revue éditée par les Jésuites depuis 1856 a-t-elle su aborder, affronter et surmonter les crises et les questions qui ont agité un siècle et demi d’histoire ? Et comment, aujourd’hui plus que jamais, entend-elle jouer son rôle de vigie et d’éclaireuse ?
Son directeur, Pierre de Charentenay, évoquera à la fois son histoire, et les enjeux contemporains.
Il dialoguera avec quelques « acteurs » de la revue : Françoise Le Corre, rédactrice en chef adjointe ; Franck Delorme, responsable de la rubrique Livres ; Philippe Lécrivain, historien du christianisme au Centre Sèvres, et Daniel Lindenberg membre de la rédaction d’Esprit, historien et philosophe, professeur à Sciences Po. et Paris VIII.
Soirée animée par Bernard Condominas, président d'Ent'revues et éditeur.
Grange aux dîmes
Horaires : 20h-22h
Réservation conseillée au 02 31 29 52 46
Cycle organisé par Ent’revues / La Revue des revues
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Mardi 26 septembre 2006 Exposition : Mémoire de la liberté.
Cette exposition présente vingt-cinq oeuvres d’artistes du monde entier, créées en 1998 à l’occasion du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et toutes inspirées des deux grands principes qui ont traversé la pensée et l’action de Léopold Sédar Senghor : le « dialogue des cultures » et la construction d’une « civilisation de l’universel ».
Dans le cadre de l’année de manifestations consacrées à Léopold Sédar
Senghor, organisée par la Région Basse-Normandie à l’occasion du
centenaire de sa naissance.
Grange aux dîmes
Tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Entrée libre
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Mardi 26 septembre 2006 Rencontre : Rencontre avec Edmund White.
À l’occasion de la parution en France de Mes vies (Plon), récit autobiographique d’une très grande liberté de ton qui a soulevé lors de sa publication aux USA des réactions parfois scandalisées, l’IMEC reçoit Edmund White, que Nabokov considérait comme l’un des plus brillants romanciers américains de son temps.
Auteur de nombreux ouvrages, notamment de Un jeune américain et de Nocturne pour le roi de Naples, professeur à l’Université de Princeton aux Etats-Unis, il est également l’auteur d’une biographie de Jean Genet pour laquelle il a reçu le prestigieux National Book Critics Circle Award. Son livre évoque longuement ses relations d’amitié avec de nombreux écrivains français dont les archives sont déposées à l’IMEC : Michel Foucault, Gilles Barbedette ou Hervé Guibert…
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 52 46
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Mercredi 5 juillet 2006 Exposition : Cent ans de cinéma amateur.
Le cinéma amateur a toujours été le parent pauvre du cinéma professionnel et, mis à part des ouvrages techniques et des modes d’emploi de différents équipements, on ne trouve rien qui parle de lui.
. Cette exposition permet de l’entrevoir à travers les archives familiales et professionnelles récoltées par le CERIS.
Exposition réalisée par le CERIS, avec la participation de l’IMEC.
Des kilomètres de films tournés par les amateurs du monde entier, on ne savait rien jusqu’à ce que des cinémathèques dédiées à la conservation et la mise en valeur de ces images voient le jour.
En France, toutes les Régions ont mis en place des structures dont la mission essentielle est la préservation des images réalisées par des amateurs. La Basse-Normandie avec le CERIS s’est dotée d’un outil qui répond à cette demande et l’exposition qui vous sera proposée l’été prochain sera l’occasion de faire découvrir au public les richesses de ces réalisations. Du cinéma des origines jusqu’à l’arrivée de la vidéo dans les années 70, nous vous proposeront tout au long d’un périple ludique de retrouver les films de vos vacances, de vos fêtes de famille et les reportages pris sur le vif constituant ainsi la mémoire en images de notre région.
Nous vous ferons voir l’importance que les curés et les instituteurs ont joué dans la diffusion de l’image, et puis, bien qu’amateur, vous constaterez que les artistes n’étaient pas en reste et que les films de fiction scénarisés avaient toute leur place dans cet inventaire d’une variété extraordinaire.
Pour compléter ce parcours, deux programmes de films seront constitués pour être projetés en plein air dans l’enceinte de l’ Abbaye début juillet et fin août.
Enfin, en septembre, une table ronde réunissant des réalisateurs, des journalistes et des professionnels de la profession, sera organisée pour faire le point sur ce cinéma amateur qui intéresse de plus en plus les dits professionnels et qui tranquillement est en train de s’imposer comme étant l’une des expressions « grand public » majeures du siècle dernier.
Exposition proposée par le CERIS en collabarotion avec l'IMEC
Grange aux dîmes
tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Entrée libre
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Mercredi 5 juillet 2006 Exposition : L'amitié Senghor.
Exposition présentée à l’occasion du cinquième anniversaire de la mort de Léopold Sédar Senghor, l’homme qui s’était rêvé « l’Ambassadeur des peuples noirs », dans le village de Verson, à quelques kilomètres de Caen et de l’abbaye d’Ardenne.
En cet homme singulier convergeaient plus d’une aventure et plus d’un continent : prince des poètes africains francophones, chantre de la Négritude, député français, artisan de l’indépendance de son pays, il fut le premier agrégé de grammaire africain (enseignant, selon le mot de Kourouma, « le français aux Français de France », le premier Président de la République Sénégal, le premier membre noir de l’Académie française.
Pour saluer la mémoire de cette figure exceptionnelle, l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, à l’initiative de la Région Basse-Normandie, organise, du 5 juillet au 15 octobre 2006, trois événements en hommage au poète : deux expositions, l’une intitulée « L’Amitié Senghor », l’autre, « Mémoire de la Liberté », et des « Journées Léopold Sédar Senghor » réuniront poètes, artistes, critiques et proches. À cette occasion sera annoncée la création du Fonds Léopold Sédar Senghor à partir de la riche collection Gérard Bosio confiée à l’IMEC.
Nul ne fut davantage que Léopold Sédar Senghor, malgré l’exercice solitaire du pouvoir, homme d’amitié et d’échanges. Inscrite au cœur de sa pensée politique et culturelle, la notion de « dialogue » a profondément irrigué sa pratique de poète et suscité des rencontres fécondes avec ses amis poètes, peintres et sculpteurs.
Exposition « L’Amitié Senghor »
Outre les correspondances échangées avec nombre d’écrivains et d’intellectuels dont les archives figurent parmi les collections de l’IMEC (Jean-Claude Renard, Pierre Emmanuel, Alain Bosquet, Georges Schehadé, Gaëtan Picon, Roger Bastide…), l’exposition présente les nombreux ouvrages réalisés de concert avec les plus grands peintres de son temps, Picasso, Chagall, Masson, Soulages, Zao Wou-Ki ou Vieira da Silva. Manuscrits de poèmes et de textes critiques, lettres, œuvres picturales originales et photographies rares scandent l’itinéraire de ce voyage entre les lignes, les pays et les genres.
Pressoir
Tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Exposition « Mémoire de la Liberté » du 26 septembre au 15 octobre, « Journée Léopold Sédar Senghor » le 5 octobre.
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Jeudi 29 juin 2006 Colloque : Céline et la guerre.
Colloque international organisé par la Société d’études céliniennes (SEC), en partenariat avec le Mémorial de Caen.
Programme
Jeudi 29 juin au Mémorial de Caen
19h15
Table ronde « Céline et les écrivains en guerre »
avec Me FRANCOIS GIBAULT, biographe de L.-F. Céline (Mercure de France), MARIE HARTMANN (Université de Caen), auteur de L'Envers de l'histoire contemporaine : Etude de la trilogie allemande de L.-F. Céline (SEC), PHILIPPE ROUSSIN (EHESS), auteur de Misère de la littérature, terreur de l'Histoire : Céline et la littérature contemporaine (NRF "Essais") et GISELE SAPIRO (EHESS), auteur de La guerre des écrivains 1940-1953 (Fayard)
Modérateur : DAVID FONTAINE
Abbaye d'Ardenne
Vendredi 30 juin
Séance présidée par FRANÇOIS GIBAULT
9h30 – 11h
· PASCAL IFRI (Saint-Louis, Etats-Unis) : « La Première guerre mondiale dans Voyage au bout de la nuit et Les Épis mûrs. Un parallèle entre Céline et Rebatet »
· LAURIE VIALA (Toulouse) : « Le regard sidéré du soldat face à la guerre »
Pause
11h30 – 13h
· ANNE BAUDART (Paris) : « De l’épopée au délire »
· JEAN-LOUIS CORNILLE (Le Cap, Afrique du Sud) : « Les Soirées de Meudon »
Déjeuner
Séance présidée par ISABELLE BLONDIAUX
14h30 – 16h
· MARIE HARTMANN (Caen) : « Céline et la seconde guerre mondiale – la présentation des collaborateurs en victimes de guerre »
· CORINNE CHUAT (Paris) : « Féerie, une bombe contre la bombe atomique ? »
Pause
16h30 – 18h
· DENISE AEBERSOLD (Fort de France) : « "La guerre en douce…" »
· GAKU KASHIO (Paris) : « Imaginaires de la guerre : célinien et simonien »
20h : spectacle Le grand décombre par MARC-HENRI LAMANDE, acteur, et MICHEL THOUSEAU, musicien
Samedi 1er juillet 2006
Séance présidée par ERIC MAZET
9h30– 11h
· RÉGIS TETTAMANZI (Nancy) : « Aspects de la guerre chez Céline et Cendrars »
· ISABELLE BLONDIAUX (Paris) : « Freud et Céline écrivains de l’entre-deux guerres : du malaise dans la civilisation à la crise de la culture »
Pause
11h30 – 13h
· CHRISTINE SAUTERMEISTER (Hambourg, Allemagne) : « L’apocalypse ou la fin de l’Europe nouvelle »
· PHILIPPE ROUSSIN (Paris) : « Guerre, langage et conditions de la littérature »
Déjeuner
Séance présidée par ISABELLE MILKOFF
14h30 – 16h
· PIERRE-MARIE MIROUX (Anzin) : « Du Pont de Londres à Guignol’s band III »
· OLGA CHTCHERBAKOVA (Paris) : « La traduction de Voyage au bout de la nuit par Elsa Triolet »
Pause
16h30 – 18h
· VÉRONIQUE FLAMBARD-WEISBART (Los Angeles, Etats-Unis) : « La guerre, sans conteste, porte aux ovaires »
· DAVID FONTAINE (Paris) : « D’une guerre l’autre. L’horizon de la troisième guerre mondiale dans le texte célinien. »
19h Projection de Ténèbres, documentaire de Thomas TIELSCH sur Céline à Sigmaringen
Dimanche 2 juillet 2006 - Session au Mémorial de Caen
Séance présidée par ANDRÉ DERVAL
9h – 10h30
· TOM QUINN (Dublin, Irlande) : « "Troubles de mémoire" - la mémoire de la Grande G dans Guignol's band et Féerie pour une autre fois »
· ALICE STASKOVA (Prague, République tchèque) : « La Guerre de 14 et ses romans – Barbusse, Céline, Jünger »
Pause
10h45 – 12h
· SYLVAIN MARTIN (Paris) : « La guerre en un mot »
· JOHANNE BÉNARD (Kingston, Canada) : « Échos de guerre »
Abbaye d'Ardenne
Grange aux dîmes
Inscription et réservation au 02 31 29 52 46
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Jeudi 29 juin 2006 Débat : Céline et les écrivains en guerre.
Dans le cadre du XVIe colloque international, l'IMEC et le Mémorial de Caen proposent une table ronde autour de « Céline et les écrivains en guerre »
avec Me FRANCOIS GIBAULT, biographe de L.-F. Céline (Mercure de France), MARIE HARTMANN (Université de Caen), auteur de L'Envers de l'histoire contemporaine : Etude de la trilogie allemande de L.-F. Céline (SEC), PHILIPPE ROUSSIN (EHESS), auteur de Misère de la littérature, terreur de l'Histoire : Céline et la littérature contemporaine (NRF "Essais") et GISELE SAPIRO (EHESS), auteur de La guerre des écrivains 1940-1953 (Fayard)
Modérateur : DAVID FONTAINE
Mémorial de Caen
Esplanade Eisenhower
14066 Caen Cedex 4
19h15 - 21h15
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Samedi 17 juin 2006 Événement : Midi-Minuit : Kafka.
Eva Almassy, Jean-Christophe Bailly, Marcel Bénabou, Pierre Bergounioux, Pascale Bouhénic, Stéphane Bouquet, Pierre Bourgeade, Geneviève Brisac, Nicole Caligaris, Marc Cholodenko, Marta Davouze, Michel Deguy, Agnès Desarthe, Véronique Dimicoli, Colette Fellous, Bruno Gibert, Michelle Grangaud, Jacques Henric, Ludovic Janvier, Gérard-Georges Lemaire, Hubert Lucot, Gabriel Matzneff, Danielle Mémoire, Pascalle Monnier, Pierre Pachet, Frédéric Pajak, Anne Portugal, Christian Prigent, Henri Raczymow, Jacques Roubaud, Florence Seyvos, Joy Sorman, Jude Stefan, Frédérick Tristan, Gérard Wacjman, Hanns Zischler…
se relaient pour lire le Journal de Kafka :
15 novembre 1910 : « Je ne laisserai pas la fatigue s’emparer de moi. Je sauterai en plein dans ma nouvelle, et dussé-je en sautant me couper le visage.»
2 novembre 1911: « Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, j’ai pris plaisir à imaginer un couteau qui se retournerait dans mon coeur.»
8 décembre 1917 : « Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde.»
9 mars 1920 : « Et si l’on était la cause de sa propre asphyxie ? Et si, sous la pression de l’introspection, l’ouverture par laquelle on se déverse dans le monde devenait trop étroite ou se fermait tout à fait ?»
8 mai 1920 : « Mon travail se clôt, comme peut se fermer une plaie qui n’est pas guérie.»
23 juin 1922 : « Loin, loin de toi se déroule l’histoire mondiale, l’histoire mondiale de ton âme.»
12 juin 1923 : « Sur le pommeau de la canne de Balzac : Je brise tous les obstacles. Sur le mien : tous les obstacles me brisent. Le “tous“ nous est commun.»
Il y eut l’hommage à Joyce en 2004, la lecture de la correspondance de Flaubert en 2005. Cette année, lecture ininterrompue du Journal de Kafka à l’abbaye d’Ardenne, entre la Grange aux Dîmes, le pressoir et les jardins, de midi à minuit.
Programme de lecture :
Pour des raisons indépendantes de leur volonté, Laure Adler, Marie-Louise Audiberti, Tahar ben Jelloun, Ludovic Janvier, Laurent Mauvignier et Martin Winckler regrettent de ne pouvoir être parmi les lecteurs.
12:00 : Projection de Kafka va au cinéma, film de Hanns Zischler
13:00 : Marc Cholodenko - Gabriel Matzneff - Christian Prigent
13:30 : Hubert Lucot - Danielle Mémoire - Frédéric Pajak
14:00 : Jean-Christophe Bailly - Gérard-George Lemaire - Hanns Zischler
14:30 : Marianne Alphant - Marcel Bénabou - Jacques Roubaud
15:00 : Pierre Bourgeade - Jacques Henric - Frédérick Tristan
15:30 : Geneviève Brisac - Agnès Desarthe - Florence Seyvos
16:00 : Jean-Christophe Bailly - Michel Deguy - Pierre Pachet
16:30 : Pierre Bergounioux - Danielle Mémoire - Gérard Wacjman
17:00 : Marta Davouze - Anne Portugal - Joy Sorman
17:30 : Marcel Bénabou - Stéphane Bouquet - Pascalle Monnier
18:00 : Nicole Caligaris - Marc Cholodenko - Colette Fellous
18:30 : Pascale Bouhénic - Jacques Roubaud - Jude Stefan
19:00 : Véronique Dimicoli - Henri Raczymow - Frédérick Tristan
19:30 : Bruno Gibert - Hubert Lucot - Pierre Pachet
20:00 : Eva Almassy - Nicole Caligaris - Michelle Grangaud
20:30 : Marta Davouze - Frédéric Pajak - Christian Prigent
21:00 : Pascale Bouhénic - Marc Cholodenko - Jude Stefan
21:30 : Pierre Bourgeade - Jacques Henric - Gabriel Matzneff
22:00 : Pierre Bergounioux - Pascalle Monnier - Gérard Wacjman
22:30 : Nicole Caligaris - Michel Deguy - Anne Portugal
23:00 : Véronique Dimicoli - Colette Fellous - Henri Raczymow
23:30 : Stéphane Bouquet - Hubert Lucot - Joy Sorman
00:00 : Eva Almassy - Marianne Alphant - Michelle Grangaud
00:30 : Pascale Bouhénic - Bruno Gibert - Anne Portugal
Biographie de Kafka
3 juillet 1883 : Naissance à Prague de Franz Kafka
1893-1901 : Etudes au lycée allemand de Prague. Il se lie d’amitié avec Oskar Pollak
1899-1903 : Premiers essais littéraires, qu’il détruira. Il lit Nietzsche et Spinoza
1901-1906 : Kafka entame des études de chimie (pendant deux semaines) et de littérature allemande, mais il passe à l’étude du droit à l’université Charles-Ferdinand de Prague. Il passe ses vacances avec son oncle Sigfried Lowy, médecin à Trest na Morave.
1902 : Il fait la connaissance de Max Brod, son condisciple d’une année plus jeune, écrivain, critique et éditeur pour le Prager Tagblatt, ainsi que de l’écrivain aveugle Okar Baum.
1903 : Il écrit la nouvelle L’enfant et la ville (texte perdu).
1903-1904 : Description d’un combat. Il lit les lettres de Goethe, Dubarry, les biographie de Schopenhauer et Dostoïevski.
1905 : Il passe l’été au sanatorium de Zuckmantel, en Silésie, où il a une relation amoureuse avec une femme plus âgée et inconnue.
1906 : Il est employé dans le cabinet d’avocat du docteur Richard Lowy à Prague. Il reçoit le titre de docteur en droit en juin, et est en stage à la cour à partir d’octobre. Rédaction des nouvelles Les arbres, L’excursion à la campagne, La fenêtre sur la rue, Les enfants sur la rue, Le refus (plus tard inclus dans le recueil Contemplation).
1908 : Il commence à travailler pour la compagnie d’assurance des Accidents ouvriers. Son amitié avec Max Brod s’intensifie. Ils voyagent ensemble à Riva et Brescia. Il publie huit extraits du futur recueil Contemplation dans la revue littéraire munichoise Hyperion.
1909 : Il part à Paris avec Max Brod en été. Ils ont l’intention d’écrire ensemble un roman, Richard et Samuel. Il commence à écrire ses carnets de voyage.
1910 : En mai, Kafka commence à tenir un journal intime, qui durera jusqu'au 12 juin 1923. En octobre, il part avec Max et Otto Brod à Paris, et revient seul car il tombe malade. En décembre, il est en voyage à Berlin.
1911 : Il passe les vacances avec Max Brod dans le nord de l’Italie. Ils passent par Munich, Zurich, Lucerne, Lugano, Milan et vont jusqu’à Lago Maggiore. De là, ils continuent vers Paris et reviennent ensuite à Milan.
Kafka assiste pour la première fois à une représentation du théâtre judéo-allemand au café Savoy, et commence à s’y intéresser davantage. Il se lie d’amitié avec l’acteur principal de la troupe, Jicchak Lowy, et avec d’autres acteurs de Halie. Le père de Kafka le convainc de monter une usine d’amiante. Il collaborera au projet avec son beau-frère Hermann jusqu’en 1917, sans grand succès.
Cette année, Kafka commence à écrire le roman Le disparu.
1912 : Il se met à étudier le judaïsme. En février, il fait une conférence sur la langue judéo-allemande à l’hôtel de ville juif, où il prépare également une représentation de bienfaisance de la troupe de Jicchak Lowy.
En juillet, il part avec Max Brod à Weimar, où il reste seul au sanatorium à Harz. Il fait la connaissance des éditeurs Ernst Rowohlt et Kurt Wolff.
Le 13 août, Kafka rencontre Felice Bauer, assistante d’une entreprise commerciale berlinoise, dans la maison du père de Max Brod, rue Skoreka. Il entame une correspondance avec elle en octobre sous le prétexte d’un voyage commun en Palestine.
Il écrit L’arrêt dans la nuit du 22 au 23 septembre, entre 22 heures et 6 heures du matin. Il le dédie à Felice. En septembre et octobre, il écrit Le chauffeur, futur chapitre du roman inachevé Le disparu, ou L’Amérique, comme Max Brod l’appellera ensuite.
D’octobre 1912 à février 1913, son journal intime ne comporte aucune note. La correspondance avec Felice s’intensifie. Il lui écrit jusqu’à quatre lettres par jour.
Entre novembre et décembre, Kafka écrit La métamorphose.
1914 : Kafka se fiance au printemps avec Felice Bauer, mais il rompt les fiançailles en juillet. Il entame une correspondance avec une amie proche de Felice Bauer, Grete Bloch, qui est le médiateur de leur rupture. Il entame la rédaction du Procès en automne.
1915 : Sa relation avec Felice reprend au début de l’année. Il continue à écrire Le procès. Rohwohlt publie La Métamorphose à Leipzig.
Il reçoit de l’argent avec le prix littéraire Fontan, décerné pour La Métamorphose, Contemplation et Le Chauffeur.
En décembre 1915 et en janvier 1916, il écrit Le maître de campagne (La taupe géante) et Blumenfelda, Le vieux garçon, La Colonie pénitenciaire, Devant la loi, Le Rêve.
1917 : Il apprend l’hébreu. Il se fiance pour la deuxième fois avec Felice Bauer à Prague. En août, des premiers symptômes de maladie apparaissent ; il crache du sang ; en septembre, la tuberculose est diagnostiquée. Il rompt ses fiançailles avec Felice.
1920 : Kafka se fiance avec Julie Wohryzková. Il revient sur sa proposition de mariage en novembre.
1921 : Il n’écrit pas dans son journal intime de janvier 1920 à octobre 1921. Gravement malade, il quitte son travail à la compagnie d’assurance des Accidents ouvriers. Il rencontre Milena Jesenskà, femme écrivain vivant alors à Vienne avec son mari Oskar Pollak. Ils entament une correspondance.
Ses journaux intimes reflètent ses doutes sur la possibilité de trouver un sens à la vie. Kafka offre ses écrits intimes à Milena Jesenská.
1922 : Kafka commence à écrire Le château, mais il décide plus tard de ne pas l’achever. Il rédige ensuite Les recherches d’un chien. Dernière entrevue avec Milena Jesenská.
1923 : En juillet, Kafka rencontre la jeune sioniste Dora Dymant, issue d’une famille polonaise juive orthodoxe. A la fin septembre, il part avec Dora à Berlin, où il suit des cours d'études juives à l’Académie.
1924 : Gravement malade, il est ramené par Max Brod de Berlin à Prague, où il habite pendant à peu près deux semaines avec ses parents à Oppelt. En avril, il se rend au sanatorium de Weiner Wald, puis au sanatorium de Kierling, près de Vienne, où Dora Dymant et Robert Klopstock l’accompagnent. Franz Kafka y meurt le trois juin.
L’enterrement a lieu le 11 juin au Nouveau Cimetière juif à Štrašnice.
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Vendredi 9 juin 2006 Revue en scène : La revue Europe.
La revue Europe occupe une place particulière dans le paysage littéraire français tant par sa longévité – avec ses plus de 80 ans et ses quelque 900 numéros parus – que par la richesse des dossiers de référence qu’elle consacre aux grands écrivains du monde, aux littératures nationales ou aux grandes formes littéraires. Elle n’oublie pas d’être, également, à l’écoute de la littérature en train de se faire.
Jean-Baptiste Para, son rédacteur en chef, retracera l’histoire de la revue et en rappellera les enjeux actuels. Il évoquera également son actualité la plus récente, entouré d’Agnès Lhermitte et d’Alexandre Gefen, deux collaborateurs du numéro de mai 2006 consacré à Marcel Schwob, magicien du conte, poète, philologue, essayiste, romancier, érudit captivé tout autant par le théâtre élisabéthain que par les récits de piraterie ou le jargon des Coquillards, esprit inquiet et passionné que les manuscrits anciens n’attiraient pas moins que les faubourgs ouvriers.
Grange aux dîmes
20h
Réservation conseillée au 02 31 29 52 46
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Mardi 30 mai 2006 Soirée d'Ardenne : Jean Rolin - L'Homme qui a vu l'ours.
Jean Rolin est reçu à l’occasion de la parution chez P.O.L de L’Homme qui a vu l’ours, recueil des reportages et articles publiés de 1980 à 2005, « véritable encyclopédie de la curiosité et du regard sur autrui ».
On y retrouve aussi bien des considérations sur les tigres mangeurs d'hommes du delta du Gange que sur la démolition des pétroliers géants, le siège de Sarajevo, un voyage en cargo pendant la permière guerre du Golfe, la pêche au pouce-pied à Belle-Ile ou la remontée du fleuve Congo. Il n'est guère de région de la terre qui n'ait reçu ce voyageur infatigable au regard lucide et peu complaisant, plein d'humour et cependant d'une empathie et d'une générosité jamais prise en défaut.
Des extraits de L'Homme qui a vu l'ours seront lus par le comédien Nicolas Pignon
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 52 46
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Vendredi 19 mai 2006 Séminaire : Auteur, autorité, censure.
Cette journée est organisée conjointement par le groupe de travail sur la censure animé par Claire Bruyère et Henriette Touillier-Feyrabend (Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, UVSQ et SEF, société d’ethnologie française) et par l’IMEC ; elle sera la seconde journée d’étude du groupe “ censures ” pour l’année 2005-2006 et coïncidera avec la dernière séance du séminaire de l’IMEC sur l’histoire des censures animé par Laurent Martin.
Programme
10h – 12h30
Séance présidée par Nathalie LÉGER (IMEC)
Pascal ORY (historien, Université de Paris-I) : « Que reste-t-il de la censure à l'ère de la religion culturelle ? L'exemple de la France contemporaine (1944...). »
Pascal DURAND (sociologue, Université de Liège) : « La signature invisible. Auteur et effets de champ. »
Laurent MARTIN (historien, chercheur-associé à l’IMEC) : « Bilan d'un an de séminaire. Sur les notions de censure et d'autorité. »
14h00 – 17h30
Séance présidée par Jean-Yves MOLLIER (historien, Université de Versailles / Saint-Quentin-en-Yvelines)
Jean-Baptiste AMADIEU (littérature française, Université de Paris V) : « Les équivoques de la notion d’auteur dans l’Index romain. »
Sylvain PARASIE (sociologue, chercheur au Groupe d’analyse des politiques publiques) : « Quand le droit se fait l’interprète des sentiments du public : le cas de la responsabilité juridique du publicitaire de télévision (1968-2005). »
15h30-45 Pause
Françoise BERMANN (conservateur général, Université de Caen Basse-Normandie) : « L’identité de l’écrivain censure-t-elle la liberté de l’auteur ? Le cas des catalogues de bibliothèque. »
Florence-Marie PIRIOU (Société française des intérêts des auteurs de l’écrit) : « Le droit d’auteur, encouragement ou frein à la diffusion de la création dans la société de l’information ? »
Grange aux dîmes
Réservation au 02 31 29 52 46
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Dimanche 14 mai 2006 Événement : L'aventure humaine - Salon du livre de Caen.
Sur la thématique 2006 du Salon, l'IMEC organise une table ronde Fanon, Genet, Foucault : trois figures de l'engagement.
Frantz Fanon, psychiatre et écrivain martiniquais disparu à l’âge de 36 ans, auteur de Peau noire, masques blancs et des Damnés de la terre, fut un théoricien marquant de l’anticolonialisme et du combat pour la libération de l’Afrique.
Jean Genet, évoqué à travers son dernier livre publié un mois après sa mort : Un captif amoureux, écrit après un silence de 25 ans, a relaté ses séjours auprès des Palestiniens et des Black Panthers : avec lui, c’est tout un univers de réprouvés, de marginaux, de révoltés qui entrent dans la littérature.
Et Michel Foucault, grande figure du philosophe militant contre toutes les formes d’exclusion à l’œuvre dans la société, qui créa le GIP (Groupe Information Prisons) en 1971, avec Daniel Defert, s’était donné pour tâche de « faire-savoir la prison » précisément parce que, plus que n’importe quelle institution, elle apparaît comme un véritable « trou de mémoire », un lieu sans histoire.
Avec Mireille Mendès-France, militante des droits de l’homme et fille de Frantz Fanon ; Albert Dichy, éditeur de Genet dans la Pléiade ; et Philippe Artières, président du Centre Michel-Foucault.
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Mercredi 19 avril 2006 Événement : Concert de musique baroque.
A l'issue d'une journée de formation des chefs d'établissements de la région organisée par le rectorat de l'académie de Caen, un concert des Musiciens du Palais Royal sera proposé : airs de cour, chansons légères et solos instrumentaux, de Caccini, Purcell, Dowland, Kapsberger, Charpentier, Moulinié.
Avec Laurence Orlowki, soprano et Kléber Besson, luth et théorbe.
Laurence Orlowki
Après des études musicales à la Maîtrise de Radio-France puis au CNSM de Paris, elle s’oriente vers la musique ancienne et vers la musique contemporaine, en participant à plusieurs ensembles vocaux, parallèlement à des activités de soliste. Membre de « la Chapelle Royale », de « Musica-treize », du « Groupe vocal de France » puis des « Musiciens du Palais Royal », elle chante sous la direction de Philippe Herreweghe, Peter Eotvös, Michel Corboz, etc. Son répertoire, très étendu, comporte des œuvres allant de Monteverdi, Dowland, Couperin, jusqu’aux compositeurs contemporains (Steve Reich, Adrienne Clostre ou Maurice Ohana). Elle a chanté des rôles d’opéras tels que Pamina, Despina, (Mozart) et Rita, (Donizetti). Elle a enregistré trois disques (Arion) avec l’ensemble médiéval « la Maurache ». Par ailleurs, elle enseigne le chant au conservatoire d’Étampes. Depuis janvier 2004, elle se produit avec le luthiste-théorbiste Kléber Besson en formation voix et cordes pincées.
Kléber Besson
Il étudie la guitare de 1968 à 1973 avec Andrés Segovia, Alexandre Lagoya et Julian Bream, puis obtient un prix du CNSM de Paris et le Diplôme d’État de guitare. Il est professeur titulaire au conservatoire de Claye Souilly. Depuis 1969, il se consacre au luth et aux instruments de la même famille : vihuela, guitares anciennes, archiluth, théorbe. Il fonde en 1976 l’ensemble « Les Musiciens du Palais Royal ». En tant que soliste, en duo avec les voix de J.Sage, J.Herbillon, A.Zaepfel, J.Belliard, M.Alcantara, M.Pédaugé, L.Orlowski ou avec les plus célèbres ensembles Français de musique ancienne, il a donné plus de 2000 concerts - USA, Canada, Europe, Afrique, Moyen Orient et Extrême Orient - et participé à douze disques (Arion). Il enrichit régulièrement le répertoire de ces instruments par des recherches musicologiques, des arrangements et des transcriptions.
Grange aux dîmes
18h30
Nombre de places limité
Réservation indispensable au 02 31 29 52 46
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Mardi 18 avril 2006 Soirée d'Ardenne : Emmanuel Bove.
Découvert par Colette, ami de Soupault, lu par Beckett, lauréat du prix Figuière en 1928, Emmanuel Bove fut l’un des écrivains féconds de l’entre-deux-guerres : Mes Amis (1925), Armand (1927), Cœurs et Visages (1928), La Coalition (1928), Le Pressentiment (1935), Le Piège (1945)…, se succèdent parallèlement à ses nombreuses collaborations aux journaux de l’époque.
Avec leurs héros solitaires et marginaux, les romans d’Emmanuel Bove, introuvables jusque dans les années 1980, sont ceux de l’incompréhension entre les êtres, révélée par un style bref, sec, dépouillé, mêlant ironie et pitié.
Avec Jean-Luc Bitton, biographe de l'écrivain, Claude Burgelin, universitaire et Jean-Pierre Darroussin (sous réserve), comédien et réalisateur du film Le Pressentiment (sortie prévue à l'automne 2006) d’après le roman d’Emmanuel Bove.
« Je n'ai rien demandé à l'existence d'extraordinaire. Je n'ai demandé qu'une chose. Elle m'a toujours été refusée. J'ai lutté pour l'obtenir, vraiment. Cette chose, mes semblables l'ont sans la chercher. Cette chose n'est ni l'argent, ni l'amitié, ni la gloire.
C'est une place parmi les hommes, une place à moi, une place qu'ils reconnaîtraient comme mienne sans l'envier, puisqu'elle n'aurait rien d'enviable. Elle ne se distinguerait pas de celles qu'ils occupent. Elle serait tout simplement respectable. »
Emmanuel Bove, Mémoires d'un homme singulier
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 52 46
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Vendredi 7 avril 2006 Exposition : Mémoires closes.
Exposition commandée au photographe Tristan Jeanne-Valès par le CHS (Centre hospitalier spécialisé) de Caen.
Pressoir
Horaires : tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Exceptionnellement, l'exposition sera fermée le samedi 20 mai
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Jeudi 6 avril 2006 Séminaire : Penser les censures dans l’histoire - Séminaire animé par Laurent Martin.
Les sociétés libérales contemporaines
La censure est aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales développées, un gros mot. Le fait social qu’il nomme est à la fois massif, ancien, complexe et affecté d’une a leur négative, péjorative : deux caractéristiques qui le rendent difficile à penser. Tout discours rationnel à son endroit est toujours un peu suspect ; sous couvert d’une analyse à visée scientifique, ne cherche-t-on pas à justifier son emploi, à banaliser sa présence ? Comme la torture, le meurtre et toute forme de violence et de domination, la censure se présente moins comme un phénomène à étudier que comme un ennemi à combattre.
Dans le cadre du séminaire général de l’IMEC, nous voudrions rompre avec ces représentations communes (tout en les étudiant comme matériau) et considérer la censure comme phénomène social, culturel, historique. La censure ou les censures, faudrait-il plutôt dire, tant ses visages sont divers. Comparer et comprendre dans l’espace et dans le temps les instances, les acteurs et les pratiques, les procédures et les dispositifs de la censure, en étudier les domaines et les formes d’application, les discours de justification et les représentations, examiner enfin les réactions et les effets-retours (négociation, contournement, dissidence, etc.), telle est la tâche que nous proposons à tous ceux qu’intéresse ce sujet à la fois ancien et actuel. Le premier temps de cette réflexion commune sera consacré à ce qui apparaît comme une sorte de paradoxe historique : les censures dans les sociétés libérales contemporaines aux XIXe et XXe siècles.
L’expérience de l’IMEC dans le domaine de l’archive éditoriale et littéraire accompagne notre réflexion. Un tel sujet nous confronte en effet directement à l’archive : penser les censures dans l’histoire, c’est aussi penser les censures de l’histoire et de la mémoire, la falsification des documents, les silences de l’archive ; comment dresse-t-on un inventaire, quelles sont les conditions et les raisons du tri, comment s’exerce l’autocensure, que signifie la fétichisation de l’archive dans la recherche historique contemporaine, qu’est-ce qu’une archive « sensible » et quelles sont les circonstances et conséquences de l’ouverture d’un fonds d’archives ? L’espace-temps des censures s’étend dans toutes les directions : ce qui est visé, c’est le monopole du sens sur le passé, le présent et le futur.
Programme
Le séminaire se déroulera d’octobre à juin, chaque premier jeudi du mois, de 18h à 20h, dans les locaux de l’IMEC à Paris, 9 rue Bleue, IXe, M° Cadet.
Nous alternerons les séances avec et sans intervenants extérieurs. Dans tous les cas, l’échange avec l’ensemble des participants est au principe même de ce séminaire.
Ce séminaire est préparé par Laurent Martin, chercheur associé à l’IMEC et Nathalie Léger (Déléguée à la recherche, IMEC). Il est réalisé en partenariat avec le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines, le Centre d’histoire sociale de Paris-I, et l’EHESS.
Prochains séminaires
6 avril
Effets-retours : négociation, contournement, affrontement, dissidence animée par Laurent Martin
La prochaine séance du séminaire général de l'IMEC sera consacrée à l'analyse des effets de la censure, aux réactions qu'elle provoque, aux modifications dans les régimes de production, de diffusion et de réception symboliques qu'elle entraîne.
Ces effets vont de l'opposition la plus déclarée (phénomènes de résistance et de dissidence) à la négociation et à la soumission, en passant par tous les degrés du contournement et du détournement. Se fera jour alors le rôle actif de la censure dans les processus culturels, véritable rôle de co-créateur parfois, en particulier dans les cas de ce qu'on pourrait appeler la "censure paradoxale", quand la censure "construit" le succès de tel objet culturel par son intervention même.
Cette séance sera la dernière du cycle "parisien" du séminaire de l'IMEC.
19 mai
Journée d’étude à l’abbaye d’Ardenne : bilan de l’année, synthèses théoriques et nouvelles perspectives. En collaboration avec le Groupe de travail sur la censure sur le thème « l’auteur, l’œuvre, le public ».
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Jeudi 30 mars 2006 Événement : MARKER::PLANETE::ZONE.
Initiée par l’Atelier du Film Court et le cinéma LUX à l’occasion des dix ans du festival 5 Jours Tout Court et en partenariat avec l’IMEC, Transat Vidéo, l’Ecole Régionale des Beaux-Arts, le Mémorial de Caen et le CECI-Moulin d’Andé, Marker::Planète::Zone est une proposition de voyage dans l’univers de Chris Marker, cinéaste-photographe-vidéaste-écrivain-critique-artiste multimédia. A partir de la matière première de l’auteur : le cinéma, Marker :: Planète :: Zone a pour objectif de tenter une approche de l’oeuvre de l’artiste, à travers trois thématiques : Marker pour le rapport qu’il entretient avec le cinéma et les cinéastes, Planète pour évoquer les nombreux voyages et récits de voyage que ses films et commentaires retracent, et enfin, Zone pour rappeler l’engagement et le militantisme du cinéaste à travers les zones de lutte, de conflits, de combats et de résistance.
Désormais le festival 5 Jours Tout Court mettra en avant un cinéaste qui comme Chris Marker ne se soucie ni du format, ni de la durée de leurs films, des cinéastes qui tracent un sillon d’une rigueur et d’une intégrité exemplaire loin de toutes contraintes.
L'ensemble de la manifestation durera du 22 mars au 27 avril, dans différents lieux de l'agglomération caennaise.
[[fichier: marker2.pdf ]]Télécharger l'ensemble de la programmation au format pdf (750 ko)
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Vendredi 24 mars 2006 Colloque : "Modernisme", Modernité et les Décades de Pontigny.
Modernité et Christianisme, couple dialogique aux élans à la fois parallèles et rivaux. Que la Modernité fût religieuse dans sa dynamique irrépressible, que le catholicisme veuille bien s'adapter à certaines normes de la pensée moderne, tels furent le constat et le souhait formulés au début du XXe siècle aussi bien par Alfred Loisy, l'homme de la crise du "modernisme", que par Paul Desjardins, le fondateur des Décades de Pontigny en 1910.
Au miroir brisé du "modernisme" et de la Modernité, ce colloque reprendra la vieille mais complexe question des Modernes et des Anti-Modernes en la soumettant au nouveau question-nement engendré par les dévelop-pements de l'historiographie récente.
Ces premières rencontres programmées par le Groupe de Recherche Pontigny-Cerisy se tiendront sur les lieux mêmes des Décades, dans les bâtiments monastiques de l’abbaye cistercienne de Pontigny, près d’Auxerre.
Programme
Sous la présidence d’Emile Poulat et la direction de François Chaubet
VENDREDI 24 MARS
Le Modernisme et la conscience moderne
François CHAUBET (Université de Tours) : « Paul Desjardins, les Décades de Pontigny et le Modernisme »
Ilaria BIAGIOLI (Université d’Urbino) :« Miss Petre et le mouvement moderniste vu de l’Angleterre »
Christian SORREL (Univ. de Chambéry) : « Paul Sabatier et le mouvement moderniste »
Louis-Pierre SARDELLA (Univ. Lyon-II) : « Mgr Mignot et la conscience moderne »
François TREMOLIERES (Université Paris-X Nanterre) : « L’Histoire littéraire du sentiment religieux de l’abbé Brémond : l’unique exception d’une entreprise moderniste réussie ? »
Claire DAUDIN (Institut Albert-le-Grand, Angers) : « Moderne chez Péguy : une question de méthode ? »
SAMEDI 25 MARS
L’Anti-modernisme et la conscience anti-moderne
Paul AIRIAU (Univ. Paris-XII Val de Marne) : « Dom Besse, un religieux au centre de l’Anti-modernisme »
Daniel RUSSO (Univ. de Bourgogne) : « Les lectures de l’art sacré en France et en Europe au tournant des années vingt »
Alain RAUWEL (Univ. de Bourgogne) : « Anti-moderne et médiéval »
Hilaire MULTON (Université Paris-XII Val de Marne) : « Huysmans »
Dominique IOGNA-PRAT (CNRS) : « C’est dans de vieux pots qu’on fait du neuf : l’histoire du christianisme ancien dans l’œuvre de Maurice Barrès »
SYNTHESE : Emile POULAT et François CHAUBET
Renseignements et inscriptions
LES AMIS DE PONTIGNY
BP 6 – F 89230 PONTIGNY
tél. 03 86 47 54 99
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Lundi 20 mars 2006 Soirée d'Ardenne : Hervé Guibert.
A l'occasion de l'inauguration du fonds d'archives Hervé Guibert, Patrice Chéreau et Philippe Calvario présentent "le Mausolée des Amants".
De la rencontre et de l’amitié entre Patrice Chéreau et Hervé Guibert naîtra le scénario de L’Homme blessé, film réalisé en 1983. Auteur d’une trentaine d’ouvrages -romans, contes, nouvelles, essais, articles, recueils de photographies-, Hervé Guibert publie en 1990 À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, le premier volume de sa trilogie dite du sida, que Le Protocole compassionnel (1991) et L'Homme au chapeau rouge (1992, publication posthume) viennent compléter.
Quinze ans après la disparition d’Hervé Guibert, Patrice Chéreau et Philippe Calvario se réunissent à l’IMEC, où sont conservées les archives de l’écrivain, « pour nous faire entendre à deux voix ce verbe qui foudroie la maladie de l’amour ».
Textes lus
"A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie" (extraits) à deux
"Cytomégalovirus" (extraits) à deux
"Mon valet et moi" à deux
"Un scénariste amoureux " par P. Calvario
"Mausolée des amants" par P.Chéreau
"Les secrets" à deux
« Voici donc une lecture pour lui rendre hommage, faire entendre un peu de cet écrivain entier, total, injuste, indiscret et profond. »
Patrice Chéreau
« Hervé Guibert est des auteurs fondamentaux de ce siècle. Il y a dans son écriture un rapport à la révolte et à l’irrévérence d’une grande rareté et puis il y a cette langue qui vient ce plaquer violemment sur votre rétine de lecteur et pour longtemps. »
Philippe Calvario
Grange aux dîmes
19h30-21h
Entrée libre
Réservation indispensable au 02 31 29 52 46
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Mercredi 15 mars 2006 Exposition : Christian Bourgois, 40 ans d'édition.
L'aventure éditoriale d'un homme, Christian Bourgois, et de la maison d'édition qu’il fonda en 1966, où l’on retrouve les plus grands noms de la littérature française et étrangère, de Tolkien au le prix Nobel Toni Morrison, en passant par Salman Rushdie, Ernst Jünger ou William S. Burroughs…
Exposition coproduite par la Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou de Paris, la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges et la Bibliothèque de l’agglomération troyenne.
Grange aux dîmes
Horaires : tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Exceptionnellement, l'exposition ne sera pas visible le samedi 15 et le dimanche 16 avril.
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Lundi 13 mars 2006 Colloque : Lucien Lévy-Bruhl.
Sociologue et anthropologue français, Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) a laissé sa marque dans l’histoire des sciences sociales, notamment par son analyse des systèmes de pensée non occidentaux.
Colloque organisé par l'association Anamnèse.
Programme
Lundi 13 mars
11h15 : Ouverture du colloque et présentation de l'IMEC
14h : Jacqueline PLUET : « Les archives de Lucien Lévy-Bruhl »
15h : Anita BENARZ : « Paticipation, expérience mystique et catégorie affective du surnaturel dans la pensée de Lévy-Bruhl »
16h : Gustavo PIS : « Les hommes qui sont des oiseaux. La rencontre avec l'autre chez Lévy-Bruhl »
17h : Stéphane HAMPARTZOUMIAN : « Actualisation de la notion de participation »
Mardi 14 mars
11h : Frédérick KECK : « De l'idée de la responsabilité aux cas de résponsabilité : la thèse de Lévy-Bruhl et sa reprise dans les travaux ethnologiques »
14h : Jean-Philippe D'INTRONO : « Lecture de Lévy-Bruhl par R. Boudon »
15h : Louis MOREAU DE BELLAING : « A propos des Carnets de Lévy-Bruhl (1949) »
16h Jean-Macaire MUNZELE MUNZIMI : « Interaction du monde visible et invisible chez les Bantu : cas du culte des ancêtres chez les Ambuun »
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Mardi 28 février 2006 Soirée d'Ardenne : Danielle Collobert "Ecrire pour voir comment cela va finir".
Née en 1940, disparue en 1978, Danielle Collobert, parce qu'elle a interrogé aussi bien l'impossibilité de la poésie que la fin de la parole et l'épuisement du corps, est l’une des figures marquantes de notre littérature contemporaine.
À l’occasion de la parution de Œuvres I et Œuvres II aux éditions P.O.L (2004 et 2005), l’IMEC propose de découvrir cette œuvre méconnue, défendue du vivant de l’auteur par Raymond Queneau grâce à qui fut publié Meurtre, chez Gallimard, en 1964.
Françoise Morvan, responsable de l’édition des deux volumes de ses œuvres complètes, Jean-Pierre Faye, qui publia en 1974 Dire I et II dans la collection «Change» qu’il dirigeait aux éditions Seghers-Laffont, évoqueront en présence de l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens l’expérience de Danielle Collobert, poursuivie toute sa vie durant, avec une extrême rigueur et un extrême détachement.
Des extraits de son œuvre seront également lus par Françoise Morvan et André Markowicz.
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 52 46
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Vendredi 24 février 2006 Séminaire : Débattre dans la cité : l’exemple d’une contre-institution culturelle, «Pontigny-Cerisy».
Table ronde, organisée par le Groupe de Recherches sur Pontigny et Cerisy et animée par Laurent Martin.
Participants : Christophe Charle, Barbara Cassin, Armand Hatchuel, Ludivine Bantigny, Edith Heurgon.
ENS
45 rue d'Ulm
75005 Paris
20h 30 : Salle Dussane
Contact : [[mailto: francis.wolff@ens.fr ]]Francis Wolff
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Vendredi 17 février 2006 Revue en scène : Ce que "Change" a fait.
À l’occasion de la parution du numéro de la revue Faire Part intitulé « Ce que Change a fait », Ent’revues et l’IMEC proposent une rencontre consacrée à la revue Change qui marqua profondément l’avant-garde littéraire et artistique des années 1970.
Fondée à Paris en 1968, période d’effervescence politique et théorique, par Jean-Pierre Faye – en rupture de Tel Quel –, Maurice Roche, Jacques Roubaud, et animée par le « Collectif Change » qui a rassemblé, en vagues successives, Jean Paris, Jean-Claude Montel, Léon Robel, Mitsou Ronat, Philippe Boyer, Paul Louis Rossi, Didier Pemerle…, la revue s’était donné pour ambitieux projet de changer le jeu des formes littéraires, critiques et théoriques, en convoquant aussi bien Chomsky, Eisenstein, que Marx ou Jakobson.
Réunis autour d’Alain Chanéac, directeur de Faire part, Jean-Pierre Faye, Jean-Claude Montel, Christian Rosset et Alain Coste multiplieront les éclairages sur l’apport considérable de Change dans des domaines de recherches allant du travail sur le vers et sur le langage à la nouvelle narration, de la théorie du récit à la critique générative, d’une réflexion sur la traduction à la linguistique.
Grange aux dîmes
20h
Réservation conseillée au 02 31 29 52 46
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Vendredi 27 janvier 2006 Soirée d'Ardenne : Brigitte et Jean Massin : un regard sur Mozart et le sacré.
Critiques et musicologues, Brigitte et Jean Massin travaillèrent conjointement à la publication de l’ouvrage Wolfgang-Amadeus Mozart (Club français du Livre, 1958), qui contribua considérablement au renouveau de l’approche historiographique du compositeur en France.
L’IMEC et la Maîtrise de Caen leur rendent hommage en proposant de revenir sur leur apport dans l’étude des liens entre Mozart et le sacré. À cette occasion, Élisabeth Brisson, ancienne collaboratrice des Massin, reviendra sur le travail de Brigitte et Jean Massin ; les chanteurs de la Maîtrise interpréteront trois œuvres du compositeur : Messe en si bemol (K 275), Misericordias Domini (K 222) et Sonate en fa majeur (K 224).
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 52 46
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Mardi 17 janvier 2006 Événement : "Ecrire les mots comme ils bougent".
Textes de Chrisitian Dotremont. A la croisée de la peinture et de la littérature, une rencontre avec un des maîtres de l'avant-garde belge. Une évocation de Christian Dotremont (1922-1979) à travers le texte et l'image : Cobra, les logogrammes, la figure féminine, la Laponie...
Théâtre de lecture accompagné de projection de films. Conception et interprétation : Vincent Vernillat, Philippe Müller, Compagnie PMVV le grain de sable
Abbaye d'Ardenne
mardi 17 janvier à 20h
Entrée libre (jauge limitée) réservation au 02 31 29 52 46
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Mardi 13 décembre 2005 Soirée d'Ardenne : Un homme nommé Jésus ?.
Avant Noël, l’IMEC propose une soirée sur Jésus. Que savons-nous réellement de cet homme, né à une date inconnue, mort crucifié vers l’an 30 à Jérusalem, dont se réclament ses disciples en fondant une nouvelle religion, le christianisme ?
Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, réalisateurs des séries Corpus Christi et L’Origine du christianisme diffusées sur Arte et auteurs de nombreux ouvrages sur le Christ (Jésus contre Jésus, 1999 ; Jésus après Jésus 2004), questionnent les textes, revisitent le mythe et éclairent par leurs réflexions les liens qui unissent les Évangiles et l’Histoire.
Rencontre animée par Marianne ALPHANT, responsable des Revues parlées (DDC - [[url: www.cnac-gp.fr ]]Centre Pompidou)
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 37 37
Le 14, diffusion de l'intégralité de la série Corpus Christi de 10h à 20h - En partenariat avec Transat Video
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Mercredi 7 décembre 2005 Représentation théâtrale : Une nuit à la bibliothèque.
« Les livres que seule la lecture habituellement réveille, s’éveillent cette fois d’eux-mêmes. Témoins muets, ils prennent la parole, la nuit, quand les lecteurs sont partis et quand, autour, la ville dort. [...] En eux il y a des mondes. Et ce sont ces mondes qui vont être libérés, par la parole et par le chant, par le souvenir et le regard. »
Jean-Christophe Bailly
Avec ce projet, Gilberte Tsaï, directrice du CDN de Montreuil, investit la biblothèque de l'IMEC, où les spectateurs sont invités à prendre la place des lecteurs.
Texte : Jean-Christophe Bailly ; mise en scène : Gilberte Tsaï ; musique : Anne Fischer ; lumières : Hervé Audibert ; costumes : Françoise Luro ; avec : Olivier Cruveiller, Jean-François Perrier, Violaine Schwartz, Clément Victor
Représentations du 7 au 10 décembre et du 12 au 17 décembre à 20h.
Réservation auprès du théâtre de Caen - billetterie Côté Jardin, du mardi au samedi de 13h00 à 18h30 et par téléphone au 02 31 30 48 00
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Mercredi 7 décembre 2005 Exposition : Marguerite Duras.
Exposition itinérante sur douze panneaux réalisée à partir du Fonds Marguerite Duras de l’IMEC, en coproduction avec la BPI.
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Mardi 29 novembre 2005 Soirée d'Ardenne : Un génie fabulateur : Romain Gary.
À l’occasion de la publication du Cahier de l’Herne consacré à Romain Gary, l’IMEC invite les directeurs de cet ouvrage, Paul Audi, philosophe, auteur d’un essai sur l’auteur à paraître aux éditions Bourgois, et Jean-François Hangouët, fondateur de l’association « Les Mille Gary ».
Ils proposeront leur analyse de ce personnage aux facettes multiples, héros de la « France libre », écrivain, diplomate, cinéaste, prestidigitateur en fuite permanente. Cette rencontre comprendra la lecture d’extraits des 50 dernières pages inédites du roman Gros-Câlin paru sous le pseudonyme d’Émile Ajar et publié en 1974 au Mercure de France.
Lecture d'inédits par Jérôme Kircher.
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 37 37
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Lundi 28 novembre 2005 Colloque : Roger Bastide.
Colloque international organisé par l'association Bastidiana sur l'oeuvre de l'anthropologue Roger Bastide, consacrée principalement à faire connaître et comprendre la complexité des relations interculturelles, notamment au Brésil où Roger Bastide réalisa des travaux essentiels sur les rites afro-brésiliens, dont le fameux condomblé de Bahia.
Une exposition de pièces d’archives du fonds Bastide sera présentée à l’IMEC durant les deux journées de colloque.
28 novembre
11h : Présentation du colloque (Claude RAVELET)
11h30 : Astrid REUTER : Les années d'apprentissage sociologique de R. Bastide
Denys CUCHE : R. Bastide et l'École de Chicago
13h : Repas
14h : Acculturation (Animation : Roberto Motta)
Edmond-Norbert LE GUÉRINEL : Un exemple de syncrétisme culturel et religieux : Ismayl Urbain (1812-1884)
Isabelle DUBOST : Les Chinois à La Martinique et en Guyane. De l'acculturation à la créolisation ?
Françoise MORIN : Titre à préciser
Julie LIRUS : Les Amériques noires de R. Bastide
17h : Autour du principe de coupure (Animation : Louis Moreau de Bellaing)
Florence MARTINOTTI : Le principe de coupure chez les immigrés
Jean-Macaire MUNZELE MUNZIMI : Stratégies quotidiennes des immigrés : anomie ou principe de coupure ?
29 novembre
10h : (Animation : Yves Dupont)
Michel DACCACHE : De la transcendance à l'immanence
David LEDENT : Bastide : une sociologie des formes imaginaires
Maria Lúcia BRAGA : La pensée politique de R. Bastide
12h : Visite de l'IMEC
13h : Repas
14h : Bastide et le Brésil (Animation : Claude Ravelet)
Fernanda PEIXOTO : Les dialogues brésiliens de R. Bastide
Roberto MOTTA : Bastide, Calvinisme, Catholicisme et l'interprétation des relations raciales au Brésil
16h : Monique AUGRAS : L'Umbanda revisitée
Ming ANTHONY : Les plantes dans l'espace afro-brésilien
Contact :
[[mailto: claude.ravelet@unicaen.fr ]]Claude Ravelet, Maître de Conférences en sociologie à l'Université de Caen
et [[url: www.unicaen.fr/mrsh/lasar/bastidiana ]]Bastidiana, centre d’études bastidiennes : bastidia@club-internet.fr
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Vendredi 25 novembre 2005 Revue en scène : Esprit en son siècle.
Dans le cadre du Cycle revue proposé par Ent'revues, la revue Esprit est invitée à célébrer l'anniversaire de sa renaissance il y a 50 ans, en compagnie de Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef, de Vincent Amiel, membre du comité de rédaction de la revue, de Bernard Comte, auteur de l'édition critique des 10 numéros de la guerre, et de Goulven Boudic, auteur du livre ++id=60+c=1++Esprit 1944-1982. Les métamorphoses d'une revue édité aux éditions de l'IMEC.
En 2005, les raisons de célébrer Esprit sont nombreuses : il y a cent ans naissait Emmanuel Mounier, son fondateur, et il ya juste 50 ans Esprit reparaissait après la guerre. L'actualité éditoriale y invite également, avec la reproduction intégrale par la revue de ses numéros difficilement accessibles publiés sous Vichy dans une édition critique de Bernard Comte, et la publication par l'IMEC de l'ouvrage de Goulven Boudic, Esprit 1944-1982. Les métamorphoses d'une revue. Ces deux ouvrages fourniront la trame de la première partie de la soirée consacrée à la l'histoire de la revue.
Mais il ne s'agit pas d'enfermer cette revue d'aujourd'hui dans son passé : une deuxième partie prendra la forme d'une rencontre avec les membres de la rédaction.
18h-19h30
Esprit dans l'histoire avec Bernard COMTE et Goulven BOUDIC
20h-21h30
Faire Esprit aujourd'hui avec Marc-Olivier PADIS et Vincent AMIEL, sur le sentiment de vitesse contemporaine : l'histoire s'accélère-t-elle ? Comment parler d'une actualité qui se précipite ? Sommes-nous condamnés à aller toujours plus vite ?
Débats animés par Roger ROTMANN, responsable des Forums de société (DDC - [[url: www.cnac-gp.fr ]]Centre Pompidou)
Soirée organisée en partenariat avec [[url: www.entrevues.org ]]Ent'revues et la revue [[url: www.esprit.presse.fr/Esprit ]]Esprit
Entrée libre - 18h
Pressoir
Renseignements et réservations au 02 31 29 37 37
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Vendredi 25 novembre 2005 Exposition : Christian Dotremont (1922-1979).
Réalisée à partir des archives du poète Christian Dotremont, principal fondateur et animateur du groupe COBRA en 1948, créateur d'une forme poétique et picturale originale : le logogramme, cette exposition présentera sur deux lieux complémentaires, l'abbaye d'Ardenne et le Musée des Beaux-Arts de Caen, un ensemble d'oeuvres inédites ou rares et de documents uniques.
Catalogue de l’exposition édité par l’IMEC.
La diversité de l’œuvre de Christian Dotremont, l’un des fondateurs du groupe Cobra (1948-1951) et son plus actif animateur, commentateur et théoricien, est tenue tout ensemble par un élément : la poésie.
La variété des matériaux, des supports, des domaines envisagés, des types de discours peut en effet être synthétisée dans un seul et même rapport à l’écriture poétique, comprise comme langage articulé et tracé matériel, de façon indissociable. Ce rapport est dynamique, productif, frontal ; la prolixité de l’œuvre de Christian Dotremont, sa personnalité impérative au sein de Cobra, la passion d’une vie consumée dans la création, soit d’une vie de poète voué à la poésie jusqu’à l’enfermement volontaire, exigent une exposition à la mesure de son parcours singulier.
C’est pourquoi l’Imec a voulu, sur ce projet, s’associer au Musée des Beaux-Arts de Caen, dont il est voisin et partenaire, pour faire de cette première grande rétrospective consacrée à l’ensemble de l’œuvre de Dotremont à partir de ses archives, un événement qui prend la forme d’un parcours. Au musée, le visiteur découvrira les œuvres graphiques dans leur ensemble, exposées dans trois salles séparées : de nombreux logogrammes issus du Fonds Christian Dotremont à l’Imec, dont certains sont montrés pour la première fois, la collection de logogrammes de Dotremont réunie par Pierre Alechinsky, et enfin les œuvres dites « à quatre mains », ou « à deux pinceaux », dans lesquelles on retrouve, par l’association de Dotremont avec Asger Jorn, Pierre Alechinsky ou Karel Appel par exemple, la dynamique initiée par les rencontres au sein de Cobra, au-delà des trois ans de vie officielle du mouvement. Ici l’on percevra le rôle déterminant de Christian Dotremont, poète parmi les peintres, inventeur d’une forme graphique sans égale, le logogramme.
Nécessaire complément de l’exposition du musée, celle de l’abbaye d’Ardenne en sera l’exacte symétrique dans l’appréhension du processus de création : ce qui aura été vu au Musée sera décrypté à l’Abbaye, où l’on pourra comprendre, après l’avoir constatée, la genèse de l’invention chez Christian Dotremont le poète créateur de formes – poèmes, manifestes, typographies, revues, logogrammes, logoglaces, logoneiges, papiers à lettres, etc. Si Cobra et les œuvres graphiques de Dotremont n’en seront pas absents, c’est comme partie d’un tout qui est le trajet de l’évolution poétique, des nombreux voyages aux expérimentations plastiques et langagières, des sources de l’inspiration aux derniers moments de retirement.
Abbaye d'Ardenne
Grange aux dîmes
Horaires : tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Musée des Beaux-Arts
Horaires : tous les jours sauf le mardi de 9h30 à 18h
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Vendredi 18 novembre 2005 Colloque : Ex-Yougoslavie : le sens de l'histoire.
Dans le cadre de « Bosnie, je me souviens… » (5-19 novembre 2005), l’association Balkans-Transit invite à l’abbaye d’Ardenne des intellectuels, écrivains et hommes politiques à dresser un bilan dix ans après les accords de Dayton qui mirent fin à la guerre en ex-Yougoslavie.
Colloque sous la direction de LOUISE L. LAMBRICHS et réalisé avec [[url: www.balkans-transit.asso.fr/ ]]l'association Balkans-Transit
18 novembre 2005
18h30 Projection du premier épisode de Warriors de Peter Kosminsky (85 mn)
19 novembre 2005 *
9h-12h30
Un documentaire et deux communications, suivis de discussions :
· Projection : Vukovar, la cité des âmes perdues de Michel ANGLADE et Hervé GHESQUIÈRE (53 mn, en présence du réalisateur)
· Paul GARDE : « Le discours balkanique »
· Yves LAPLACE : « Outrages »
14h15-19h
Un documentaire et quatre communications, suivis de discussions :
· Projection : La Terre a promis au ciel de Sabina Subasic (52 mn, en présence de la réalisatrice)
· Ivar PETTERSON : « Première marche commémorative du génocide de Srebrenica : comment redonner de l’espoir à cette population ? »
· Me Agnès CASERO : « Un procès en responsabilité contre l’ONU est-il possible ? »
· Louise L. LAMBRICHS : « Propositions de travail »
· Michel THIEREN : « Un centre indépendant pour la mémoire de l’Europe à Srebrenica : un projet d’avenir »
21h15-22h45
Projection du deuxième épisode de Warriors (85 mn) suivie d’une discussion
* les deux documentaires projetés au cours de cette journée n’ont jamais été diffusés par nos
chaînes de télévision nationales (diffusion et aide à la programmation vidéo : ARTE et TRANSAT VIDÉO).
IMEC
Abbaye d'Ardenne
Entrée libre
Réservation au 02 31 29 37 37
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Mardi 15 novembre 2005 Rencontre : Un éditeur et ses auteurs : "La Librairie du XXIe siècle" (Seuil).
Créée au Seuil à l’automne 1989 par Maurice OLENDER, « La Librairie du XXe siècle », devenue en 2001 la « Librairie du XXIe siècle », offre à ses lecteurs une collection «d’écrits pour notre temps» signés par des historiens, poètes, philosophes, biologistes, ethnologues, juristes, psychanalystes, sociologues, critiques littéraires, et écrivains.
L’IMEC réunit Maurice OLENDER et trois des auteurs qu’il publie pour une rencontre exceptionnelle : Jean-Pierre VERNANT, grande figure de la Résistance, professeur au
Collège de France, anthropologue de la Grèce antique, dont l’ouvrage La Traversée des frontières, centième titre de la collection, est paru en 2004, le dramaturge et
scénariste Jean-Claude GRUMBERG, auteur de Mon père. Inventaire et Luc DARDENNE, réalisateur et producteur, auteur avec son frère Jean-Pierre du film L’Enfant (Palme d’Or au festival de Cannes, 2005), qui vient de publier Au dos des images (1991-2005).
Maurice Olender dialoguera avec Jean-Pierre Vernant, Luc Dardenne et Jean-Claude Grumberg.
IMEC
Grange aux dîmes
Horaires : 20h-22h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 37 37
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Mardi 25 octobre 2005 Soirée d'Ardenne : Rencontre avec Michel Ragon.
D’origine prolétaire et paysanne, ancien travailleur manuel, Michel Ragon est l’auteur d’une œuvre vaste et diversifiée : plus de 18 romans, 8 ouvrages d’histoire sociale, 14 livres sur la critique et l’histoire de l’art, 16 sur l’architecture et l’urbanisme… Intégré après guerre au groupe d’écrivains prolétariens par Henry Poulaille, le fondateur des revues Nouvel Âge et Maintenant, il publie en 1953 Histoire de la littérature ouvrière puis une Histoire de la littérature prolétarienne en France en 1974.
À la suite de L’Accent de ma mère, paru en collection « Terre humaine », Michel Ragon a mis en scène, dans une série de romans historiques à succès, les oubliés de l’Histoire, notamment autour de la Vendée (Les Mouchoirs rouges de Cholet, Prix Goncourt du récit historique).
À l’occasion de la réédition en un seul volume de cinq des récits de Michel Ragon sous le titre Les livres de ma terre chez Omnibus, l’IMEC reçoit Michel Ragon et Aliette Armel, biographe de l'écrivain.
Lectures d'extraits par le comédien Frédéric Leidgens
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 37 37
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Jeudi 13 octobre 2005 Événement : Lecture de Michel Houellebecq - Photos.
Le 13 octobre 2005, dans le cadre du Festival Littéraire organisé par les Inrockuptibles pendant « Lire en Fête », Michel Houellebecq a lu des extraits de son dernier livre La Possibilité d’une île (éd. Fayard) à l’abbaye d’Ardenne.
Unique lecture de Michel Houellebecq en France, cette soirée a été présentée par Sylvain Bourmeau, directeur-adjoint de la rédaction des Inrockuptibles.
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Samedi 1 octobre 2005 Événement : La Cena via Nilo.
Manifestation exceptionnelle qui croise l'univers de deux artistes : celui du compositeur Eric Tanguy et celui du peintre Philippe Borderieux. Pièces d'Eric Tanguy interprétées par L'ENSEMBLE de Basse-Normandie et Stéphanie-Marie Degand et installation de La Cena via Nilo de Philippe Borderieux - évocation originale et contemporaine du Christ et des Apôtres sous forme de vanités, accompagnée de Prière, pièce pour voix hautes composée par Eric Tanguy sur un texte de Philippe Le Guillou et destinée à la Maîtrise de Caen.
Samedi 1er octobre 2005 à 17h30 et dimanche 2 octobre 2005 à 15h.
Programme
Prière pour chœur d’enfants (2003)
Création mondiale
À l’origine, le peintre Philippe Borderieux souhaitait proposer une version originale et contemporaine de la « Cena », avec la présence de la Sainte Face et l’évocation des apôtres, sous forme de vanité. Séduit par l’idée, l’écrivain Philippe Le Guillou
imagina un monologue du Christ au Jardin des Oliviers. Cette étape du travail fut montrée en 2002 à la galerie du nouveau Centre culturel de Vélisy, l’Onde. Cette installation comprenait treize tableaux, plus une voix off figurée par une bouche filmée et projetée sur une coupelle de marbre servant d’écran. Afin de répondre au travail du plasticien, Éric Tanguy, enthousiasmé par cette représentation, a composé une œuvre sur un poème original de Philippe Le Guillou intitulé Prière.
Installation plastique Philippe Borderieux
Maîtrise de Caen - direction : Olivier Opdebeeck
Trois pièces d’Éric Tanguy interprétées par L’Ensemble de Basse-Normandie et Stéphanie-Marie Degand
Quatuor à cordes n° 2 (1999)
Commande de l’Académie musicale de Villecroze. L’œuvre a été créée par le quatuor Ysaÿe à Radio-France. Ce quatuor, en trois mouvements, est dédié à Philippe Le Guillou, auteur du roman Les Sept noms du peintre (Prix Médicis, 1997).
Francine Trachier violon
Jean-Yves Ehkirch violon
Véronique Talbot-Potier alto
Vincent Vaccaro violoncelle
Adagio pour orchestre à cordes (2002)
Comande de l’Orchestre de Bretagne (avec le soutien de la Sacem), l’œuvre a été créée aux Flâneries musicales de Reims. La partition est composée de plusieurs épisodes allant du plus grand calme jusqu’à la section centrale très tumultueuse, suivis d’un retour au calme et d’une conclusion apaisée. Le titre se réfère à la tradition des adagio lents et mélancoliques. L’adagio est dédié à Stephan Sanderling.
L’ENSEMBLE de Basse-Normandie - Dominique Debart direction
Sonata breve pour violon solo (1999)
La partition, en trois parties : Lyrique, Étrange, Vertigineux –, a été composée pour Stéphanie-Marie Degand qui l’a créée à Radio-France. La pièce s’achève par un final particulièrement « pyrotechnique ».
Stéphanie-Marie Degand violon
Philippe Borderieux
Le peintre Philippe Borderieux est présent sur la scène nationale et internationale depuis 1987. Il enseigne à l’École régionale des Beaux-Arts de Caen. Le Château du Grand Jardin à Joinville, le Conseil d’État et la Galerie Robert-Yves Carrat à Paris ont exposé ses œuvres, dont une importante rétrospective fut présentée en 2001 au Centre d’art contemporain de St Cyprien (Pyrénées orientales). De nombreux voyages entre Naples et l’Egypte ont inspiré son travail exposé à l’abbaye d’Ardenne. Avec La Cena via Nilo, il nous restitue ses déambulations, accompagnée de questionnements sur la peinture, sa permanence, son actualité et sa résonance dans un tel lieu.
Éric Tanguy
Né en 1968, Eric Tanguy voit, depuis quelques années, sa carrière de compositeur prendre un essor international, jalonnée de récompenses et de commandes prestigieuses. Ses œuvres figurent aujourd’hui au répertoire des plus grands musiciens. Parmi ses réalisations décisives, citons son Deuxième concerto pour violoncelle et orchestre dont la création mondiale fut assurée en 2002 par Mstislav Rostropovitch, ou son monodrame pour récitant et orchestre, Sénèque, dernier jour, créé à Paris en 2004 par le comédien Michel Blanc et l’Orchestre de Bretagne sous la direction de Françoise-Xavier Roth. Eric Tanguy est nommé Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres en 2003, et élu compositeur de l’année lors de la cérémonie des « Victoires de la Musique Classique » en 2004.
La Maîtrise de Caen, direction Olivier Opdebeeck
Fondée en 1987 par Robert Weddle, la Maîtrise de Caen est dirigée par Olivier Opdebeeck depuis janvier 2003. Elle est le fruit d’une collaboration entre le théâtre de Caen, le Conservatoire National de Région et l’Education Nationale.
Le chœur de chant comprend une trentaine de garçons entre 11 et 14 ans, scolarisés dans des classes à horaires aménagés.
Durant la période scolaire, la Maîtrise se produit le samedi midi en l’église Notre- Dame de la Gloriette, dans un répertoire allant de la Renaissance à nos jours. La Maîtrise propose également des concerts et participe à des opéras inclus dans la saison du théâtre de Caen, et se produit en tournée et dans des festivals français.
L'ENSEMBLE de Basse-Normandie
Créé en 1982, L’ENSEMBLE de Basse-Normandie est aujourd’hui une formation de 18 musiciens permanents, cordes, vents et piano. L’ENSEMBLE que dirige Dominique Debart est un outil régional au service d’une politique culturelle du territoire, et plus particulièrement d’un territoire rural.
Cependant, sa configuration atypique lui permet de relever des enjeux artistiques qui se situent en marge de ceux habituellement posés par les autres orchestres permanents. La réflexion artistique à laquelle incite la formation de l’orchestre correspond aujourd’hui à celle de nombreux espaces de création, qu’il s’agisse de la musique, du théâtre, de la danse, des arts plastiques… Le propos artistique de chacun de ses projets est le défi lancé à une rencontre possible, à un enrichissement individuel et collectif, à une musique et à une pratique musicale à réinventer sans cesse.
Samedi 1er octobre 2005 à 17h30
et dimanche 2 octobre 2005 à 15h
Abbaye d'Ardenne
Grange aux dîmes
Réservation indispensable au 02 31 29 37 37
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Mardi 27 septembre 2005 Soirée d'Ardenne : Michel Deguy, portrait.
Depuis plus de quarante ans, Michel Deguy occupe une place paradoxale dans la littérature contemporaine. Poète et philosophe, universitaire et critique, éditeur et traducteur, il est à la fois une figure dominante de la vie culturelle, ancien président de la Maison des Écrivains et du Collège international de philosophie, et l’auteur d’une œuvre secrète, incisive, exigeante.
Avec le concours de deux spécialistes de son œuvre, Martin Rueff et Sébastien Rongier, l’IMEC, qui accueille ses archives, propose une rencontre-portrait avec celui qui a affirmé, mieux que personne, que « la poésie n’est pas seule ».
Grange aux dîmes
Horaires : 19h30-21h
Entrée libre
Réservation conseillée au 02 31 29 37 37
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Samedi 17 septembre 2005 Visite : Journées européennes du patrimoine.
L'IMEC propose une visite historique des principaux bâtiments de l'abbaye d'Ardenne et une présentation de ses activités autour du traitement, de la conservation et de la valorisation de ses collections.
Parallèlement, le CERIS, Centre régional de l'image et du son, nouvellement installé à l'abbaye d'Ardenne, présentera au cours de la journée des films d'archives provenant de ses collections ainsi qu'une exposition de tirages photographiques d'auteurs régionaux ayant travaillé au début du XXe siècle.
Le CERIS a pour objet la sauvegarde, la mise en valeur, l'exploitation et le développement des réalisations d'images et de sons enregistrés sur tous supports et de toutes les époques en Basse-Normandie.
Entrée libre de 10h à 18h
Les projections de films, d'une durée de 40 minutes, auront lieu dans la grange aux dîmes
Renseignements au 02 31 29 37 37
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Jeudi 1 septembre 2005 Soirée d'Ardenne : Romain Gary, un génie fabulateur.
Avec Paul Audi et Jean-François Hangouët, directeurs du Cahier de l'Herne consacré à Romain Gary.
Lecture d'inédits par Jérôme Kircher.
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Vendredi 8 juillet 2005 Exposition : Bécassine sur les planches, 1905-2005.
Réalisée à l'occasion du centenaire de la naissance de Bécassine, cette exposition offre au visiteur une approche originale des archives de son éditeur, conservées à l'abbaye d'Ardenne au sein du fonds Hachette / Gautier-Languereau.
Des documents exceptionnels et largement inédits comme les planches de travail originales du dessinateur Pinchon, des objets représentant Bécassine, des éditions d'époque ou encore des extraits de presse permettent d'assister à la naissance du personnage mythique.
Crédits photos : Bécassine, une légende du siècle, Bernard Lehembre, © Hachette Livre / Gautier-Languereau 2005
Grange aux Dîmes
Entrée libre tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Fermé le 14 juillet
Renseignements au 02 31 29 37 37
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Vendredi 8 juillet 2005 Exposition : Arturo Patten : portraits d'écrivains et d'artistes.
L’exposition présente galerie de portraits d'artistes devenus des figures essentielles de la création contemporaine, parmi lesquels Russell Banks, Nina Berberova, Paul Auster, Jacques Derrida, Emmanuel Levinas, par le photographe Arturo Patten, dont les archives sont déposées à lIMEC.
Pressoir
Entrée libre tous les jours sauf le lundi, de 14h à 18h
Fermé le 14 juillet
Renseignements au 02 31 29 37 37
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Samedi 25 juin 2005 Soirée d'Ardenne : Midi - Minuit : Flaubert.
Les Revues parlées du Centre Pompidou et l’IMEC ont décidé d’inscrire dans leur programmation une grande lecture annuelle, au moment du solstice d’été, autour d’un texte ou d’un auteur important pour la communauté des écrivains.
Nous proposons cette année de rendre hommage à Flaubert en parcourant les 50 années de sa Correspondance.
"Monte dans la tour d’ivoire et advienne que pourra", Lettre à Louise Colet, 14 juin 1853
Marie-Louise Audiberti, Jean-Luc Benoziglio, Pascale Bouhénic, Nicole Caligaris, Belinda Cannone, Noëlle Châtelet, Marc Cholodenko, Pierre-Marc De Biasi, Jacques Demarcq, Colette Fellous, Alain Fleischer, Bruno Gibert, Michelle Grangaud, Jacques Henric, Alain Jaubert, Régis Jauffret, Alain Jouffroy, Camille Laurens, Hubert Lucot, Gabriel Matzneff, Dominique Meens, Danielle Mémoire, Christophe Mercier, Pascalle Monnier, Marie Nimier, Dominique Noguez, Frédéric Pajak, Anne Portugal, Christian Prigent, Henri Raczymow, Nathalie Rheims, Lydie Salvayre, Jude Stefan, Frédérick Tristan, Dumitru Tsépéneag lisent cinquante ans de correspondance de Flaubert.
Lettres à sa mère, à Louis Bouilhet, à Maxime Du Camp, à Louise Colet, à Victor Hugo, à George Sand, à Guy de Maupassant, à Théophile Gautier, à Ernest Feydeau, à la princesse Mathilde, à Ivan Tourgueniev, à Charles Baudelaire, etc
Lettres signées : Ton vieux, Votre excessif, Ton monstre, Ton Quarafon, Cro-Magnon, Nounou, Votre vieil éclopé, Boun, Votre plus que jamais Polycarpe, Le dernier des Pères de l’Eglise, Votre vieux Troubadour, Votre vieux Cruchard, Ton Gustave, Ton.
Programme de lecture :
12:00 : Jean-Luc Benoziglio - Hubert Lucot - Anne Portugal
12:30 : Alain Jouffroy - Pierre-Marc De Biasi - Gabriel Matzneff
13:00 : Lydie Salvayre - Nicole Caligaris - Régis Jauffret
13:30 : Dominique Meens - Belinda Cannone - Christophe Mercier
14:00 : Albert Dichy - Danielle Mémoire - Hubert Lucot
14:30 : Jude Stéfan - Michèle Grangaud - Pascale Bouhénic
15:00 : Anne Portugal - Colette Fellous - Pascalle Monnier
15:30 : Pierre-Marc De Biasi - Dominique Meens - Jean-Luc Benoziglio
16:00 : Danielle Mémoire - Alain Fleischer - Belinda Cannone
16:30 : Dominique Noguez - Christophe Mercier - Colette Fellous
17:00 : Henri Raczymow - Albert Dichy - Nathalie Rheims
17:30 : Gabriel Matzneff - Marie Nimier - Alain Fleischer
18:00 : Marie-Louise Audiberti - Jacques Henric - Dumitru Tsépéneag
18:30 : Pascale Bouhénic - Marianne Alphant - Alain Jaubert
19:00 : Pascalle Monnier - Christian Prigent - Jacques Demarcq
19:30 : Marc Cholodenko - Hubert Lucot - Pascale Casanova
20:00 : Lydie Salvayre - Régis Jauffret - Nicole Caligaris
20:30 : Pascale Bouhénic - Camille Laurens - Bruno Gibert
21:00 : Dumitru Tsépéneag - Dominique Noguez - Noëlle Châtelet
21:30 : Alain Jaubert - Marie Nimier - Marianne Alphant
22:00 : Christian Prigent - Jacques Demarcq - Marie-Louise Audiberti
22:30 : Pascale Casanova - Michèle Grangaud - Henri Raczymow
23:00 : Frédéric Pajak - Marc Cholodenko - Jacques Henric
23:30 : Bruno Gibert - Camille Laurens - Noëlle Châtelet
Lecture ininterrompue à l’Abbaye d’Ardenne, entre la Grange aux Dîmes, le pressoir et les jardins, de midi à minuit. Entrée libre, restauration sur place.
« Abbaye d'Ardenne. Coup de soleil couchant sur la rosace. La petitesse de la cour de ferme grandit le monument », Gustave Flaubert, samedi 22 septembre 1877. Carnet pour Bouvard et Pécuchet, in Carnets de travail (Balland, 1988)
Quelques destinataires :
Petite chronologie de Flaubert par Matthieu Desportes, du [[url: www.univ-rouen.fr/flaubert/ ]]Centre Flaubert de l'Université de Rouen
12 décembre 1821 – Naissance à Rouen de Gustave Flaubert. Achille, le premier enfant d’Achille Cléophas et d’Anne Justine Flaubert est né le 9 février 1813.
15 juillet 1824 – Naissance de Caroline, soeur de Gustave.
Été 1836 – Rencontre d'Élisa Schlésinger à Trouville.
Août-octobre 1840 – Voyage aux Pyrénées et en Corse.
1841-1843 – Études de Droit à Paris.
Janvier 1844 – Premières crises nerveuses de Gustave, qui abandonne le Droit et revient à Rouen.
Juin 1844 – Installation des Flaubert à Croisset.
15 janvier 1846 – Mort d’Achille Cléophas Flaubert à Rouen.
23 mars 1846 – Mort de la soeur de Flaubert, deux mois après son accouchement.
1846-1848 – Première liaison de Flaubert avec la poétesse Louise Colet.
24 mai 1848-12 septembre 1849 – La Tentation de saint Antoine (1re version).
1849-1851 – Voyage en Orient avec Maxime Du Camp.
1851-1855 – Deuxième liaison avec Louise Colet.
Été 1851 – Début de la rédaction de Madame Bovary.
1856-1857 – Publiée en revue à la fin de l’année 1856, Madame Bovary fait l’objet d’un procès retentissant en janvier 1857. L’oeuvre paraît en volume en avril chez Michel Lévy.
1er septembre 1857 – Début de la rédaction de Salammbô.
Avril-juin 1858 – Voyage à Carthage pour Salammbô.
24 novembre 1862 – Publication de Salammbô chez Michel Lévy.
Juin 1862-décembre 1863 – Le Château des cœurs, féerie en collaboration avec Louis Bouilhet et Charles d'Osmoy.
1er septembre 1864 – Début de la rédaction de L'Éducation sentimentale.
2 mai 1867 – Louis Bouilhet est nommé conservateur à la Bibliothèque Municipale de Rouen.
18 juillet 1869 – Mort de Louis Bouilhet à Rouen.
17 novembre 1869 – Publication de L'Éducation sentimentale chez Michel Lévy.
Hiver 1870-1871 – Les Prussiens occupent Croisset.
17 janvier 1872 – Lettre de Flaubert au Conseil Municipal de Rouen à propos du Monument à Louis Bouilhet.
6 avril 1872 – Mort de la mère de Flaubert.
1er avril 1874 – Publication de La Tentation de saint Antoine chez Charpentier.
24 Avril 1877 – Publication de Trois contes chez Charpentier.
1877-1880 – Rédaction de Bouvard et Pécuchet (commencé en 1872-1874).
8 mai 1880 – Mort de Gustave Flaubert à Croisset.
Mars 1881 – Publication posthume de Bouvard et Pécuchet chez Lemerre.
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Mardi 31 mai 2005 Soirée d'Ardenne : Soirée Tahar Ben Jelloun.
L’œuvre de Tahar Ben Jelloun – poète, romancier et essayiste – traduite dans de très nombreuses langues, fait de lui aujourd’hui l’un des auteurs de la francophonie les plus lus dans le monde.
Poète, romancier et essayiste marocain d’expression française, Tahar Ben Jelloun est l’héritier d’une double culture, celle de son pays d’origine et celle de son pays d’adoption. Ses poèmes et ses romans disent « l’homme éclaté » qui poursuit par l’écriture sa quête d’identité.
Le prix Goncourt pour La Nuit sacrée en 1987 et The International IMPAC Dublin Litterary Award pour Cette aveuglante absence de lumière en 2004, lui ont notamment été décernés.
Après un entretien avec Albert Dichy, directeur littéraire de l'IMEC, Tahar Ben Jelloun lira des extraits de son roman en cours, Partir, et une formation jouera de la musique marocaine.
« Je suis un homme de rêverie, de réflexion... Je crois que la littérature peut parfois jouer le rôle d’un exorcisme. Lorsque je ne peux pas agir sur la réalité, j’écris, en pensant que les mots peuvent faire bouger les choses. J’ai d’abord recouru à la poésie il y a trente ans pour dénoncer une situation d’oppression à Rabat. J’ai continué en ce sens. J’écris car je crois encore aux mots [...], à la littérature. »
Tahar Ben Jelloun, magazine Lire
Entrée libre
Horaires : 19h30-21h
Renseignements au 02 31 29 37 37
[[url: www.taharbenjelloun.org ]]Site officiel de Tahar Ben Jelloun
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Vendredi 20 mai 2005 Événement : L'Aventure humaine, parcours singuliers.
Pour la soirée prélude du Salon du Livre 2005, l'IMEC invite Edgar Morin.
Vendredi 20 mai, auditorium du Musée des Beaux-Arts de Caen
Grand entretien
À la fois philosophe, anthropologue, sociologue, ce chercheur inlassable et inclassable retracera les grands moments qui ont jalonné son parcours : la Résistance, l’amitié avec le groupe de la rue Saint-Benoît réuni par Robert Antelme et Marguerite Duras, la fondation de la revue Arguments, l’engagement politique, ses illusions et ses désillusions…
Les archives d’Edgar Morin sont conservées à l’IMEC.
Samedi 21 mai, salle de l'Echiquier, 15h30
Table ronde - Trois destins singuliers : Romain Gary, Maurice Sachs, Irène Némirovsky
L’IMEC invite les biographes de trois figures singulières des Lettres françaises dont les archives sont conservées à l’abbaye d’Ardenne : Myriam Anissimov, auteur de Romain Gary, Le Caméléon, Thomas Clerc, auteur de Maurice Sachs le désoeuvré et Jonathan Weiss, auteur de la biographie Irène Némirovsky. La table ronde est animée par Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC.
Romain Gary, né à Vilnius, engagé dans l’armée de l’air britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, un temps ambassadeur de France à Sofia, puis écrivain reconnu, couronné par le prix Goncourt en 1956 pour Les Racines du ciel, auteur d’une vaste supercherie qui lui permit, dissimulé derrière le pseudonyme d’Émile Ajar, de recevoir à nouveau le Goncourt pour La vie devant soi (1975).
Maurice Sachs, fils d’une grande famille de joailliers juifs, proche de Cocteau, auteur d’un livre de souvenirs sur le Paris des années folles, Au temps du bœuf sur le toit (1939), ou de romans tels Alias (1935) ou Le Sabbat (publié à titre posthume en 1949), éditeur à ses heures, bambocheur, voleur, trafiquant de devises, faussaire, mort en 1945 à Hambourg dans des circonstances non élucidées, après avoir versé dans le marché noir et la collaboration.
Irène Némirovsky, fille de richissimes banquiers russes, née à Kiev, encensée à Paris pour des romans dans lesquelles elle dénonce avec mordant le milieu juif des affaires, David Golder (1929), L’Affaire Courilof (1933), Jézabel (1936), arrêtée après s’être vu refuser la nationalité française, déportée à Auschwitz où elle meurt en 1942, couronnée à titre posthume par le prix Renaudot 2004 pour son roman inachevé Suite française.
Trois personnages aux facettes multiples, qu’hante la question de l’identité. Trois parcours à explorer, trois vies à écrire, à découvrir.
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Mercredi 13 avril 2005 Colloque : La Pathocénose : nouvelle approche historique, épidémiologique et clinique des maladies.
Premières journées sur la pathocénose.
Mercredi 13 – Inauguration du Fonds Grmek
17h – accueil des participants
Ouverture :
pour l’IMEC : Olivier Corpet, directeur de l’IMEC
pour M. D. Grmek, John Heilbron (sous réserve), Président de l’Académie internationale d’histoire des sciences
Présentation du fonds, par Joël Chandelier
Présentation de l’exposition, par Claire Paulhan
Présentation du colloque, par Bernardino Fantini
Jeudi 14 avril 2005
1°) Matin : Le concept de pathocénose et ses applications historiques. Étude du concept lui-même, de son évolution, de son originalité, de ses antécédents dans l’histoire.
Gérard Lambert (Paris) : Le concept de pathocénose et son histoire
Pascal Acot (Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques, Université Paris I) : Origine et évolution du concept de biocénose
Danielle Jacquart (EPHE) : La problématique de la nosologie, en rapport avec la question de la pathocénose
Francis Zimmerman (EHESS, Paris) : La distribution et la fréquence des maladies dans le corpus médical indien
2°) Après-midi : (suite)
Jacques Jouanna (Sorbonne, Paris): La pathocénose dans les Épidémies d’Hippocrate.
Christina Alvares Millán (Madrid) : La pathocénose en Iran et en Irak, à partir du corpus de Razi (Xe siècle)
Robert Sallarès (Department of molecular biology, UMIST, Manchester) : Pathocénose et paludisme
Bernardino Fantini (Institut d’Histoire de la Médecine et de la Santé, Université de Genève) : Un exemple expérimental de compétitions entre maladies : hémoglobinopathies et paludisme
Anne Fagot-Largeault (Collège de France, Paris) : Pathocénose des maladies mentales (à confirmer)
Vendredi 15 avril 2005
3°) Matin : Équilibre/rupture.
Jean Dhombres : Panorama critique des mises en mathématiques de phénomènes comparables à la pathocénose
Joël Coste (Paris) et E. Jougla (Le Vésinet) : La nature multidimensionnelle de la mortalité et son évolution en France pendant les trente dernières années
F. Meslé et J. Vallin : La transition sanitaire, une étape cruciale dans la succession des pathocénoses.
4°) Après-midi : Quelles échelles spatiales et temporelles adopter ? Compétition et synergie entre les maladies. À l’échelle d’une population, à échelle du corps humain (clinique).
Gérard Salem (Paris) : Disparités spatiales de santé, disparités spatio-temporelles de santé
Jean-Luc Pinol (Lyon) et François Walter (Genève) : Pathocénose urbaine, échelles temporelles et spatiales
Michel Thomas : L’endopathocénose
Philippe Letellier (Caen) Hugues Rousset (Lyon) : Interprétation de la pathologie française actuelle en termes de pathocénose
Samedi 16 avril 2005
5°) Matin : La question de la causalité : analyse des facteurs dynamiques de la pathocénose.
Stephen Morse (Columbia University) : Facteurs de l’émergence des maladies
Jean Paul Gonzales (Bangkok) : Conditions et territoires d’émergence des maladies
Jean-Claude Salomon (Paris) : Les cancers en termes de pathocénose
Table ronde finale : Pistes de recherches
Pour vous inscrire au colloque, vous pouvez télécharger le [[fichier: inscriptionPathocenose.pdf ]]formulaire
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Vendredi 8 avril 2005 Événement : Jacques Derrida, l'archive et la lettre.
Pour rendre hommage à celui qui fut l’une des grandes figures de la philosophie contemporaine, l’IMEC organise, à l’occasion de l’inauguration du fonds d’archives Jacques Derrida, une rencontre autour du thème « L'archive et la lettre ».
Cette rencontre, ponctuée de lectures d’extraits de l’œuvre de Jacques Derrida par Daniel Mesguich et accompagnée d’une exposition de lettres, cartes postales, envois et dessins, tirés du fonds d’archives Jacques Derrida, réunira des écrivains, des artistes, des critiques, des philosophes et des proches de l’auteur : Robert Abirached, Valerio et Camilla Adami, Jean Birnbaum, Mireille Calle-Grüber, Michel Deguy, Michel Delorme, Safaa Fathy, Édouard Glissant, Jean-Luc Nancy, Marie-Louise Mallet, René Major, Elisabeth Roudinesco et Christian Salmon.
En clôture de la rencontre, Michaël Levinas interprétera au piano une sonate de Beethoven.
Rencontre organisée avec le soutien du Centre régional des Lettres (CRL) de Basse-Normandie
Nombre de places limité, réservation obligatoire au 02 31 29 37 37
Horaires : de 17h à 21h
Grange aux dîmes
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Jeudi 7 avril 2005 Événement : Alma Mater.
L’Institut Mémoires de l’édition Contemporaine (IMEC) et l’Université de Caen Basse-Normandie s’associent autour d’un projet artistique, littéraire et musical : ALMA MATER.
Pour la première année, ce festival, à l’initiative de l’Université de Caen Basse-Normandie, s’organise autour du thème des Variations. Dans cette perspective, ALMA MATER a été créée pour de jeunes talents régionaux et leur offrira un espace de dialogue que défendent deux structures attachées à la transmission du savoir et de la culture. Au travers de concerts et de lectures de textes extraits des fonds d’archives conservés à l’IMEC, le public est invité à découvrir le lien qui unit la musique et la littérature. Des master class viendront apporter une vision pédagogique à ces échanges.
Avec la participation des élèves du Conservatoire National de Région de Caen et des étudiants de l’Université de Caen Basse-Normandie.
18H00 Ouverture
18H15 Épithalame de Franz Liszt
Piano : Bertrand Ott, violon : Louis-Denis Ott
À l’origine poème composé et récité en l’honneur de nouveaux mariés, l’Épithalame de Liszt (1872) a été écrit pour les fiançailles de son ami violoniste Eduard Reményi et inspiré par la musique tzigano-hongroise à partir de deux thèmes principaux, dont le premier est un court motif de cinq notes. Hormis des transcriptions, Liszt a peu écrit pour le violon et cet Épithalame reste une des rares oeuvres originales pour l’instrument avec l’Élégie. Le piano est ici présent pour ratifier les envolées lyriques du violon.
18H30 Les mots sauvages de la langue française de Jean Tardieu
Lecture d’extraits par Fabien Corbel et Cléa Michelini
« Dans la plupart de ses essais, l’infatigable [Professeur Froeppel] s’est efforcé de donner une forme littéraire aux résidus balbutiants, bêtifiants, incomplets, gâteux ou enfantins du langage parlé, résidus que le langage écrit, en quelque sorte “officiel”, néglige d’ordinaire, pour des motifs intéressés, parfois même inavouables. » OEuvres posthumes du Professeur Froeppel (1ère éd. 1951, Gallimard). Jean Tardieu a déposé ses archives à l’IMEC en 1994.
18H40 Paganiniana de Nathan Milstein
Violon : Louis-Denis Ott
Le 24e caprice pour violon de Paganini a inspiré de nombreux compositeurs, pour différents instruments et formations, entre autres les versions pour piano solo de Brahms ou Liszt mais aussi la version pour 2 pianos de Lutoslawski et celle pour piano et orchestre de Rachmaninov. Nathan Milstein a développé ce motif hypnotique dans Paganiniana, pièce d’une virtuosité acrobatique, comme si la variation se devait de dépasser les espérances du compositeur originel, dont les 24 Caprices, écrits en 1820, constituent son opus 1.
18h50 Les mots sauvages de la langue française de Jean Tardieu
Lecture d’extraits par Fabien Corbel et Cléa Michelini
19H00 Nagoya de Steve Reich
Marimbas : Maxime Guillouet et Guillaume Hubert
Compositeur américain né en 1936, élève de Milhaud et de Berio, Steve Reich est pianiste, percussionniste et titulaire d’une licence de philosophie. La pièce Nagoya Marimbas, écrite en 1994 pour l’inauguration de la salle Shinakawa à Nagoya (Japon) est un « canon rapproché » où le second musicien joue exactement la même musique que le premier avec un demi-temps d’écart. Le résultat est un calage déroutant qui veille immédiatement la curiosité de l’auditeur.
19H05 Side by Side de Michio Kitazume
Percussions : Maxime Guillouet
Side by Side est une pièce solo écrite pour instruments à peau : 2 congas, 2 bongos, 2 grosses caisses dont une à pédale et un tom basse.
19H15 Buffet dînatoire
20H00 Sonate en si mineur de Franz Liszt
Piano : Emmanuelle Jeannenez
Variation et palimpseste sur le mythe de Faust, la Sonate (1853) utilise la virtuosité comme un « élément de coloration » (A. Cortot) au service des personnages de Goethe. L’ouverture du rideau – cette gamme fatale entrecoupée de silences palpables – donne à l’oeuvre le caractère d’un poème symphonique pour piano, où les ténèbres en décousent avec la lumière. Page unithématique et visionnaire, la Sonate peut être considérée comme le sommet de l’oeuvre pianistique de Liszt.
20H45 Les mots sauvages de la langue française de Jean Tardieu
Lecture d’extraits par Fabien Corbel et Cléa Michelini
21H00 Master class de Bertrand Ott sur la technique pianistique de Liszt
avec la participation d’Hervé PLATEL, professeur en psychologie à l’Université de Caen Basse-Normandie. Séance ouverte aux étudiants, grands élèves et universitaires
Renseignements et inscriptions au 02 31 29 37 37
Nombre de places limité - Réservation indispensable
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Mardi 29 mars 2005 Soirée d'Ardenne : Radiguet.
Ami des grands artistes de son temps –le Groupe des Six, Max Jacob, Valentine et Jean Hugo, Erik Satie, Joseph Kessel, Constantin Brancusi...
Raymond Radiguet laisse non seulement deux chefs d’œuvre à la postérité, Le Diable au corps et Le Bal du comte d’Orgel, mais aussi des recueils de poèmes et une pièce de théâtre. Loin d’être la créature de Cocteau ou de son éditeur Bernard Grasset, il fut un auteur à part entière et marqua le monde des lettres de son talent.
Rencontre avec Monique Nemer, éditrice (Hachette) et biographe de Raymond Radiguet (Fayard, 2002) et Ornella Volta, Présidente de la Fondation Erik Satie
Des pièces d’archives du fonds Radiguet conservé à l’IMEC seront présentées au public.
Lectures d'extraits d'oeuvres de Radiguet par Stéphane Jais
Entrée libre
Horaires : 19h30-21h
Renseignements au 02 31 29 37 37
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Mercredi 23 mars 2005 Rencontre : Jean Genet, figure du passeur.
Enfant de l’Assistance, voleur, provocateur, marginal, homosexuel, proche de la cause des Noirs d’Amérique et de celle des Palestiniens…
De dépassement en désobéissance, l’horizon de Genet est vaste comme le monde. C’est autour de ce thème que l’IMEC organise trois rencontres, dans le cadre du festival [[url: www.tunion.org ]]Cultures du Maghreb, les 23, 24 et 25 mars 2005 à l’abbaye d’Ardenne. À chaque journée correspond un passage de frontières, morales ou géographiques, littéraires ou politiques.
Les tables rondes sont animées par Albert Dichy, directeur littéraire de l'IMEC.
Elles ont lieu dans la Grange aux dîmes.
Mercredi 23 mars 17h30
Genet, l’ordre sexuel et la transgression des tabous
Marie Redonnet, écrivain, Didier Eribon, philosophe, visiting professor à l'Université de Berkeley, USA, et Marine Jaffrezic, universitaire
A 19h30, les comédiens du Panta Théâtre mettent en voix des textes d’entretiens de Genet.
Jeudi 24 mars 17h30
Genet et la loi : écriture et prison
Entretien avec Roland Dumas, avocat, ancien Ministre, ancien Président du Conseil Constitutionnel et ami de Jean Genet
La soirée se poursuit à 21h au Café des Images, avec Un Chant d'amour de Jean Genet (1950), et de Genet à Chatila, documentaire de Richard Dindo (2000). Albert Dichy et Marine Jaffrezic présenteront les deux films au public.
Vendredi 25 mars 17h30
Genet et les Palestiniens : poésie et politique
Leïla Shahid, Représentante de l'Autorité Palestienne en France et amie de Jean Genet, Elias Sanbar, directeur de la Revue d'études palestiniennes, Hadrien Laroche, écrivain, spécialiste de Genet
Cette dernière rencontre sera suivie d'un dîner et se terminera sur un concert de musique savante.
Soirée payante, réservation indispensable auprès du CDN au 02 31 46 27 29
Le festival Cultures du Maghreb est un événement Télérama
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Vendredi 18 mars 2005 Événement : Salon du Livre de Paris.
Un débat animé par Thierry Gandillot et organisé sur le stand l'Express / Lire sur le thème « La critique est-elle myope ? » présentera le samedi 19 mars à 11 h notre ouvrage en coédition avec Pocket à paraître en collection 10/18
Dossier de presse 1932-1935 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline (parution prévue autour du 15 mars 2005).
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Jeudi 17 mars 2005 Colloque : Journée sur l'histoire du livre en Irlande.
Après l'Acte d'Union, Londres devient l'unique centre de production des livres de langue anglaise. Seuls quelques titres d'intérêt purement local continuent d'être publiés en Irlande. Les membres de la Renaissance littéraire irlandaise sont conscients de la nécessité de rapatrier l'édition.
On assiste alors à la floraison de presses privées créées dans la tradition de W.Morris et du Mouvement des Arts et de l'Artisanat. Avec la mécanisation, certaines presses commerciales portent aussi leur attention sur l'esthétique du livre. La culture de l'imprimé en Irlande a souvent été mise au service d'une idéologie nationaliste, apparente même dans les choix typographiques. La démocratisation de l'accès au texte imprimé permet le développement des périodiques, dont la visée est souvent littéraire et politique ; ils jouent un rôle essentiel aux XIXe et XXe siècles.
Programme de la journée
Matin
8h30: ouverture
8h45-9h15 : Jacqueline Genet, professeur honoraire, Université de Caen : Le contexte artistique : le développement des arts mineurs à la fin du XIXè et au début du XXè siècle en Angleterre et en Irlande et l'impact sur le livre
9h15-9h45 : Pascale Amiot, maître de Conférences , Université de Perpignan : La Dolmen Press de Liam Miller
9h45-10h15 : Peter Fallon, éditeur de la Gallery Press: The Gallery Press
10h 15-10h30 : Coffee break
10h30h-11h : Anthony Farmar, éditeur: " We are not, I think, a book-reading people " : trade book publishing in Ireland 1895-1969
11h-11h-30 : Dr. Siobhan Holland, Université du Surrey : A publishing diaspora : the legacies of the Irish University Press
11h30-12h : Sylvie Mikowski, professeur à l'Université de Reims : Dermot Bolger : La Raven Arts Press
Après-midi
13h30-14h : Pat Donlon, directrice honoraire de la National Library of Ireland : Art for everyone : illustrations and The Dublin Opinion.
14h-14h30 : Mathew Staunton, enseignant à Sciences-Po : Le rôle de la typographie gaélique irlandaise dans la création de l'identité nationale
14h30-15h : Gaïd Girard, professeur, Université de Brest : Les textes fantastiques dans le Dublin University Magazine, Le Fanu en contexte
15h-15h30 : Fabienne Garcier, professeur, Université de Lille III : La revue Dana
15h30-15h50: Coffee-break
15h50-16h20 : Cliona Ni Riordan, maître de Conférences, Paris III : La revue Agus
16h20-16h50 : Maryvonne Boisseau, maître de Conférences, Paris III : La revue : The Honest Ulsterman
Une visite guidée de l'IMEC sera organisée à la fin de la journée.
Les réservations sont à prendre auprès de l'Université de Caen :
Tel : 02 31 56 59 04
Courriel : dubost@cte.unicaen.fr ou jacqueline.genet@wanadoo.fr
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Mardi 15 mars 2005 Représentation théâtrale : Claude Buchvald, l'Odyssée au dortoir.
Le théâtre de Caen et l'IMEC s'associent autour d'un projet à la fois théâtral et littéraire : l'Odyssée d'Homère vue par Claude Buchvald.
Entourée de 7 jeunes comédiennes, Claude Buchvald retracera les aventures d'Ulysse dans une nouvelle Odyssée au dortoir. A l'issue d'une résidence de deux semaines, la pièce est présentée au public dans la Grange aux dîmes de l'abbaye d'Ardenne. "En 1h30 environ, nous passerons une nuit avec ces demaoiselles et dix ans de traversée avec notre héros. Une éternité..." écrit Claude Buchvald.
L'Odyssée au dortoir
Réservation au théâtre de Caen
mardi 15, mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 mars à 20h
places de 6€ (tarif étudiant 30 minutes) à 14€ (plein tarif)
Billetterie Côté Jardin, du mardi au samedi de 13h00 à 18h30
par téléphone au 02 31 30 48 00
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Samedi 5 mars 2005 Événement : Journée René Allio.
À l'occasion du 10e anniversaire de la mort de René Allio et de la sortie du numéro de la revue Double Jeu qui lui est consacré, l'Université de Caen, le CReDAS, le Café des Images et l'IMEC s'associent et proposent une journée d'étude.
Programme
10h : La Durandière (Orne) : visite des lieux du tournage du film Moi, Pierre Rivière... en compagnie de Jean-Bernard Caux
12h30 : Abbaye d'Ardenne : présentation de pièces d'archives issues du fonds Allio, suivie d'un déjeuner
14h30 : MRSH (Université de Caen) : lancement du numéro René Allio de Double Jeu en présence de Gérard-Denis Farcy et des signataires
16h15 : Café des Images : projection du film Moi, Pierre Rivière... de René Allio, suivie d'un débat avec Jean Jourdheuil et Nicolas Philibert
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Mardi 22 février 2005 Soirée d'Ardenne : Soirée Andrée Chedid.
À l’occasion de l’inauguration du fonds d’archives d’Andrée Chedid.
Grande dame de la littérature francophone, Andrée Chedid est considérée comme l’un des poètes majeurs de notre temps. « La poésie - par des voies inégales et feutrées - nous mène vers la pointe du jour au pays de la première fois ».
Andrée Chedid a reçu le prix Goncourt de poésie en 2003.
Lecture et débat en présence de l'auteur, avec la participation de Gérard Khoury historien, écrivain et journaliste.
Rencontre animée par Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC.
Des manuscrits d’Andrée Chedid conservés à l’IMEC seront présentés au public.
Entrée libre
Horaires : 19h30-21h
Renseignements au 02 31 29 37 37
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Mardi 25 janvier 2005 Soirée d'Ardenne : Un manuscrit contre l'oubli : Suite française.
« Les Soirées d’Ardenne » proposent une approche originale des archives. Á partir des collections conservées et en étroite relation avec l’actualité éditoriale et littéraire, un ou plusieurs invités viennent partager leur point de vue sur un livre, un auteur ou un thème. Ces rencontres sont accompagnées de lectures, d’extraits sonores ou de films, et suivies d’un échange avec le public.
Pour la première soirée, l’aventure du manuscrit de Suite Française, est présentée par Denise Epstein, fille d’Irène Némirovsky. Myriam Anissimov, écrivain et préfacière du roman, participera à cette rencontre.
Couronné par le prix Renaudot en 2004, ce roman inachevé met en scène plusieurs familles pendant la débâcle puis les premiers moments de l’Occupation, et décrit une humanité désemparée dans une France qui s’écroule. Édité à titre posthume, ce roman faillit demeurer inconnu des lecteurs. Conservé précieusement par les filles d’Irène Némirovsky après l’arrestation et la déportation de leur mère puis de leur père, et déposé à l’IMEC en 1992, le manuscrit de Suite Française sort de l’ombre après plus d’un demi-siècle de silence. À l’occasion de cette soirée, cet exceptionnel manuscrit, ainsi que d’autres pièces du fonds Némirovsky, seront présentés au public.
Irène Némirovsky est née à Kiev en 1903. Fuyant la Révolution russe, sa famille s’installe à Paris. Son premier roman, David Golder, publié en 1929, la rend immédiatement célèbre. Le Bal, Les Mouches d’automne ou Jézabel confortent le premier succès. En 1940, l’Occupation allemande et les lois antisémites françaises l’empêchent de poursuivre son métier d’écrivain. Réfugiée avec sa famille dans le Morvan, elle est arrêtée en juillet 1942 et déportée à Auschwitz, où elle décède le 17 août 1942.
Entrée libre
Horaires : 19h30-21h
Renseignements au 02 31 29 37 37
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Samedi 15 janvier 2005 Événement : Présentation de la bibliothèque de l'IMEC.
A l'occasion de la nouvelle année, la bibliothèque de l'IMEC située dans l'église abbatiale de l'abbaye d'Ardenne, est présentée au public de 14h30 à 17h. A cette occasion, sera créée En dessous, une chorégraphie de Susan Buirge, à partir du travail de traitement des archives.
Avec les danseurs Michel Barthôme, Sylvie Berthomé, Emanuela Ciavarella, Olivier Gabrys, Thierry Lafont, Régis Rasmus, Youg-ho Rascalou-nam.
La Compagnie de Susan Buirge est en résidence à la Fondation Royaumont dans le cadre du Centre de recherche et de composition chorégraphiques.
Les représentations ont lieu à 14h30, 15h15 et 16h, et sont suivies d'un cocktail.
Réservation indispensable au 02 31 29 37 37
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Vendredi 7 janvier 2005 Exposition : Portrait de Michel Foucault en philosophe.
Exposition itinérante sur panneaux réalisée à partir du Fonds Michel Foucault de l’IMEC, en coproduction avec la Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou (première présentation à la BPI en novembre 2004).
De l’Histoire de la folie (Plon, 1960) au Souci de soi (Gallimard,1984), ses travaux dessinent une œuvre singulière, une ligne entre la philosophie, l’histoire et la littérature. Aujourd’hui encore, vingt ans après sa disparition, Michel Foucault nourrit notre actualité.
En dix principales étapes, sur de grands panneaux sérigraphiés, l’exposition propose un parcours intellectuel de Michel Foucault, en s’appuyant sur les archives confiées à l’IMEC par le Centre Michel Foucault.
Manuscrits, correspondances, coupures de presse, photographies et grands ouvrages de référence, retracent la richesse de sa trajectoire : des bancs de la rue d’Ulm à ceux du Collège de France, du soleil tunisien à la fournaise iranienne, de la salle de lecture de la Bibliothèque nationale aux portes des prisons, l’ensemble des documents témoigne de l’originalité d’une recherche toujours en mouvement, toujours reprise, jamais achevée.
Exposition coproduite par l’IMEC et la BPI
Entrée libre
du lundi au vendredi, de 8h à 12h et de 14h à 17h
28 janvier 2005
Conférence de Philippe Artières "Michel Foucault, l'exercice du diagnostic comme pratique politique", MRSH, 15h, salle 005
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Vendredi 15 octobre 2004 Exposition : Lire la peinture, voir la poésie : Jean Tardieu et ses peintres.
En associant archives et images, en rapprochant les écrits de Jean Tardieu des œuvres qui leur ont donné naissance, ou qui entrent en résonance avec eux, l'exposition explore les multiples figures qu’empruntent les rapports entre poésie et peinture.
Catalogue de l’exposition édité par l’IMEC.
Deux parcours distincts – l’un centré sur le tableau, l’autre sur le texte – rendent visibles ces approches, selon des perspectives différentes.
Le parcours Poésie et peinture, s’ouvre par un avant propos biographique : La peinture en héritage. Un choix de peintures de Victor Tardieu, père du poète, rappelle l’origine du goût de Jean Tardieu pour la peinture : une précoce imprégnation. La section Lire la peinture présente, ensuite, une trentaine de toiles de Jean Bazaine, Jacques Villon, Hans Hartung, Arpad Szenès, Maria-Elena Vieira da Silva, Nicolas de Staël , Fernand Dubuis, comme sources possibles des Figures et non-figures, poèmes en prose rédigés autour de 1960. Enfin, la section Voir la poésie fait pendant à la précédente : aspiré du côté du modèle pictural, le poème se développe dans l’espace, et devient « tableau », selon diverses configurations.
Le parcours Texte et image - situé dans le Cabinet des Estampes – s’intéresse au processus de création aboutissant aux livres illustrés. Il retrace l’histoire des publications de Jean Tardieu relatives aux arts plastiques, et donne à voir non seulement les rapports entre le verbal et le pictural, mais aussi les relations entretenues par le poète avec ses amis artistes. Vitrines et murs confrontent les textes (livres, manuscrits) aux œuvres plastiques (gravures, dessins, peintures, sculptures). Sans être exhaustive, cette perspective ouvre un panorama sur le XXe siècle plus ouvert que dans la première partie, avec des œuvres de Dufy, Wols, Ernst, Villon, Picasso, Bury, Alechinsky, Cortot, Kern, Bazaine, Herel, Busse… Elle s’organise en trois parties, selon que l’image précède le texte, que le texte précède l’image, ou que l’un et l’autre sont le fruit d’un échange entre le poète et l’artiste.
++id=54+c=4++Un essai accompagne cette exposition
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Vendredi 15 octobre 2004 Rencontre : Poésie et peinture - Hommage à Jean Tardieu.
À l’initiative de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, qui conserve le fonds d’archives de Jean Tardieu, le Musée des Beaux-Arts de Caen programme une importante [[id=158]]exposition consacrée aux écrits du poète sur les arts et aux diverses formes de collaboration qu’il a développées avec ses amis peintres. L’inauguration de cette exposition s’accompagne de deux journées d’hommage, les 15 et 16 octobre 2004, à l’abbaye d’Ardenne, auxquelles participeront des professionnels du livre, des poètes et des artistes, dont Pol Bury, invités à exprimer le sens que revêt pour eux la démarche de Jean Tardieu à l’égard des arts plastiques.
Programme
Vendredi 15 octobre
Matin 10h00
Le poète et les peintres
Présidence : Serge Gaubert
COMMUNICATIONS :
• [Jacques Busse] : Tardieu père et fils [Il sera donné lecture du texte que Jacques Busse avait préparé juste avant son décès].
• Werner Spies : Jean Tardieu et Max Ernst.
• Jean-Pierre Greff : Jean Tardieu et Jean Bazaine.
• Bernard Ceysson : Jean Tardieu et ses « non-figures ».
Après-midi 14h30
D’un art à l’autre
Présidence : Arlette Albert-Birot.
COMMUNICATION :
• Bruno Blanckeman : Le modèle des arts dans le théâtre de Tardieu.
TABLES RONDES animées par Frédérique Martin-Scherrer : L’illustration réciproque.
• Claude Esteban, Jacques Réda, Pierre Chappuis, Jean-Claude Schneider.
• Pol Bury, Michel Sicard, Jean Cortot, Haïm Kern.
Présentation de l’ouvrage Le Ciel a eu le temps de changer, Jean Tardieu Jacques Heurgon, Correspondance 1922-1944 publié par l’IMEC. Texte établi et présenté par Delphine Hautois.
Samedi 16 octobre
Matin 10h00
Le livre en partage
Présidence : Olivier Corpet et Albert Dichy
COMMUNICATIONS :
• Marie-Françoise Quignard : Le livre en partage.
• Adélaïde Russo : Tardieu : la ronde des arts.
TABLE RONDE : Le livre, objet collectif.
• André Balthazar, Bernard Dumerchez, Jérôme Peignot, Jean-Etienne Huret.
Sous la responsabilité de Frédérique Martin-Scherrer et Albert Dichy
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Samedi 25 septembre 2004 Événement : ATD Quart-Monde : la bibliothèque de rue autour de Jean Tardieu.
Accompagnés de leurs parents, une quinzaine d’enfants se réunissent autour des écrits de Jean Tardieu, dans le cadre de la bibliothèque de rue ATD Quart-Monde de Saint-Germain-la-Blanche-Herbe. Lecture de poèmes par les enfants, représentation d’Un Mot pour un autre par des comédiens et interprétation de textes par l'association de lecteurs Larimaquoi, la journée est placée sous le signe du rire et de l’absurde.
Un goûter est ensuite offert aux participants et spectateurs de cette séance un peu particulière de la bibliothèque de rue.
Grange aux dîmes, de 15h à 17h.
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Lundi 23 août 2004 Colloque : L’histoire culturelle du contemporain.
Un colloque sur « l’histoire culturelle du contemporain », organisé par Laurent Martin et Sylvain Venayre se tiendra à Cerisy-la-Salle, du 23 au 30 août. La journée du 27 août se déroulera à l’abbaye d’Ardenne autour de la question des archives culturelles. Programme consultable sur : http://www.ccic-cerisy.asso.fr/histoireculturelle04.html
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Dimanche 27 juin 2004 Exposition : L'abbaye d'Ardenne dans la guerre.
Cette exposition en extérieur racontera, grâce à des photographies et documents d’archives, les événements tragiques et les graves destructions qui ont marqué la vie et les bâtiments de l’abbaye au cours des semaines décisives de la Bataille de Caen.
Par un parcours extérieur utilisant des photographies d’époque, cette exposition rappelle l’ampleur des destructions subies par l’Abbaye d’Ardenne au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Le Débarquement de juin 1944 donne à l’abbaye une importance tactique inattendue : surplombant légèrement la plaine environnante, elle permet d’observer les mouvements des troupes du haut des tours de l’église. Une division blindée allemande s’y installe, immédiatement assiégée par des soldats canadiens dont dix-huit furent exécutés dès le 7 juin. Des combats font rage dans son enceinte jusqu’au 8 juillet, date de sa libération. L’ensemble des bâtiments de l’abbaye en sort considérablement mutilé. L’exposition permet de mesurer l’ampleur des travaux de restauration qui furent menés dès la fin de la guerre et jusqu’à aujourd’hui, pour sauver ce patrimoine exceptionnel d’une disparition probable.
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Dimanche 27 juin 2004 Exposition : Archives des années noires.
A partir d’un ensemble inédit de plusieurs centaines de pièces d’archives extraites uniquement des fonds de l’IMEC, cette exposition présente la vie quotidienne, l’action et le travail d’écrivains, de philosophes, de poètes, de journalistes, d’éditeurs, d’animateurs de revue ou d’artistes, pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Catalogue de l’exposition édité par l’IMEC.
Au-delà du choix crucial entre engagement dans la Résistance et implication dans la Collaboration, ces archives témoignent de tous les événements tragiques de cette période, de la Déclaration de Guerre jusqu’à la Capitulation de l’Allemagne.
Lettres, photographies, journaux intimes, manuscrits d’écrivains, revues clandestines ou autorisées, ouvrages illustrent les divers temps de la guerre, autour de figures représentatives : Pierre Seghers et la revue Poésie, Jean Paulhan et La NRF, Vercors et les éditions de Minuit, Jean Lescure et l’aventure de Messages, René Tavernier et Confluences, Max-Pol Fouchet et Fontaine, François Lachenal et Traits…
Officielle ou clandestine, la vie culturelle fut alors d’une richesse si exceptionnelle qu’elle a fortement remodelé le paysage éditorial et intellectuel français et européen au lendemain de la Libération.
Exposition accompagnée d’un catalogue de 144 pages, illustrations en couleur. En vente 30 euros à l'abbaye d'Ardenne et rue Bleue (Paris IXe). Diffusion Le Seuil à partir du 1er octobre.
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Dimanche 27 juin 2004 Exposition : Ardenne du passé au futur.
Dans la porterie Saint-Norbert, cette exposition retrace l’histoire de l’abbaye depuis sa fondation par les Prémontrés jusqu’à l’installation de l’IMEC dans ses murs.
Exposition permanente.
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Mercredi 16 juin 2004 Événement : Le centenaire d’Ulysse.
Le 16 juin 1904, Leopold Bloom, l’Ulysse moderne de Joyce, traverse une série d’épreuves métaphysiques, mystiques et psychiques, emmenant avec lui le lecteur dans un trépidant marathon littéraire.
Le 16 juin 2004, le Centre Pompidou et l’Imec réunissent, à l’abbaye d’Ardenne, près de Caen, une trentaine d’écrivains : chacun d’eux a carte blanche pour inventer un hommage personnel à James Joyce, à Stephen Dedalus, à Leopold Blum, à Molly, à l’Irlande, à Trieste, à l’exil, à la langue et à l’amour…
Cette fête commence à 14h et se termine tard dans la nuit, animée par les écrivains. Les lectures sont publiques et l’entrée gratuite. La manifestation est filmée et retransmise en direct au Centre Pompidou.
Les écrivains présents : Marianne Alphant, Jean-Christophe Bailly, Pascal Bataillard, Jeanne de Berg, Pierre Bourgeade, Pascale Casanova, Bernard Comment, Michel Deguy, Michelle Grangaud, Jacques Henric, Hubert Lucot, Sabine Macher, Dominique Meens, Danielle Mémoire, Natacha Michel, Pascalle Monnier, Dominique Noguez, Gaëlle Obiégly, Pierre Pachet, Frédéric Pajak, Anne Portugal, Christian Prigent, Olivier Rolin, Jude Stephan, Dumitru Tsepeneag, Stéphane Zagdanski…
Vente d’ouvrages et dédicaces des auteurs sur le site.
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Vendredi 14 mai 2004 Événement : Salon du Livre de Caen.
Organisant la soirée d’ouverture du vendredi dans les salons de l’hôtel de ville, l’Imec présente et expose deux pièces d’archives : le manuscrit original du poème « Liberté » de Paul Éluard ainsi que le tableau de Fernand Léger qui illustra la première publication clandestine du poème. La présentation de ces pièces exceptionnelle est suivie d’un débat en présence de Jorge Semprun, Claude Vigée et Bertrand Tavernier : « J’écris ton nom, liberté ». Le samedi et le dimanche, parmi les manifestations du Salon, l’Imec propose une table ronde sur la liberté d’écrire (jusqu’où peut-on aller ?) avec Camille Laurens, Jean Hatzfeld, Emmanuel Pierrat.
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Samedi 1 mai 2004 Événement : Festival littéraire international de Trouville.
A l'occasion du 60e anniversaire du Débarquement et du centenaire de l'Entente cordiale, la ville de Trouville lance "Débarquement", festival littéraire qui réunit écrivains, historiens et personnalités de Grande Bretagne, des USA , du Canada, de Belgique et de France.Conférences, expositions, projections, concerts et cocktail. Le samedi 1er mai, à 16 heures, présentation de l'exposition de l'IMEC "Jérôme Lindon et les éditions de Minuit ".
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Mercredi 28 avril 2004 Lecture : Roland Dubillard a 4 fois 20 ans.
A l'occasion du 80ème anniversaire de l'auteur, le théatre de Caen et l'Imec, qui accueille ses archives, proposent une soirée entière consacrée à Roland Dubillard, avec la complicité de Jérôme Deschamps qui interprétera des extraits de récits, pièces et
textes inédits du plus drôle, du plus inquiétant et du plus original des auteurs de notre temps.
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Mardi 20 avril 2004 Visite : Découvertes du site.
Durant cette période précédant l’ouverture estivale quotidienne du site au public, l’IMEC invitera divers publics (libraires, bibliothécaires et universitaires bas-normands, partenaires et lecteurs parisiens, etc...) à venir découvrir les coulisses du site, notamment l’abbatiale qui abritera la grande bibliothèque de consultation et le pavillon réservé au traitement des archives.
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Jeudi 15 avril 2004 Visite : Rencontre avec les Saint-Germinois.
Avant l’ouverture complète au public pendant l’été, l’Imec invite régulièrement divers publics (libraires, bibliothécaires, enseignants, étudiants, partenaires) à venir découvrir les coulisses du site, notamment l’abbatiale qui abritera la grande bibliothèque de consultation et le pavillon strictement organisé autour des grandes fonctions de traitement de l’archive. La découverte du site se clôt par la visite de l’exposition « Ardenne du passé au futur ».
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Lundi 23 février 2004 Événement : Inauguration.
Dans la grange dîmière, « Ardenne du passé au futur », exposition retraçant l’histoire de l’abbaye depuis les Prémontrés qui la fondèrent jusqu’à l’installation de l’IMEC dans ses murs.
Dans les anciennes écuries, exposition des études menées autour du site de l’abbaye d’Ardenne, dans le cadre de leur cycle de 3ème année, par les élèves ingénieurs de l’Ecole Normale supérieure de la nature et du paysage de Blois.
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Mercredi 21 mai 2003 Lecture : Censure et littérature.
Conférence-lecture par Me Emmanuel Pierrat et la comédienne Valérie Lang
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Dimanche 18 mai 2003 Débat : Michel de Certeau ou le voyage mystique.
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Vendredi 25 avril 2003 Débat : Le prix unique du livre 1981-1988.
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Mardi 25 mars 2003 Exposition : Le Liban de Georges Schehadé.
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Jeudi 13 mars 2003 Colloque : L’invention et l’archive.
En partenariat avec l’Université de Caen Basse-Normandie.
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Samedi 8 mars 2003 Lecture : Le Frigo de Copi.
Lecture par Alfredo Arias
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Samedi 15 février 2003 Lecture : Le Funambule de Jean Genet.
lecture faite par Alain Ollivier
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Mardi 26 novembre 2002 Exposition : Roland Barthes.
Réalisée à partir des archives de Roland Barthes déposées à l’IMEC, l’exposition présente manuscrits, photographies, dessins et documents inédits, les associant à des œuvres picturales, littéraires, photographiques ou musicales.
Exposition coproduite par le Centre Pompidou et l’IMEC.
Cette exposition a été présentée au Musée des Beaux-Arts de Caen du vendredi 19 décembre 2003 au vendredi 20 février 2004.
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Vendredi 23 août 2002 Colloque : Pontigny, Cerisy dans le S.I.È.C.L.E..
Organisé avec le CCIC
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Mercredi 10 juillet 2002 Exposition : De Pontigny à Cerisy, un siècle de rencontres intellectuelles.
Cette exposition raconte pour la première fois la grande aventure intellectuelle de Pontigny et Cerisy à travers leurs archives.
Exposition reprise à l'abbaye de Pontigny du 14 juin au 12 octobre 2003 et à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm en octobre 2003.
Catalogue de l’exposition édité par l’IMEC.
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Vendredi 7 juin 2002 Exposition : Jérôme Lindon et Les Éditions de Minuit.
Exposition sur panneaux réalisée à l’occasion du premier Salon du Livre de Caen.
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Jeudi 2 mai 2002 Exposition : Alain Robbe-Grillet, Le Voyageur du Nouveau Roman.
Cette exposition est la première consacrée à Alain Robbe-Grillet, réalisée à partir de ses archives déposées à l’IMEC.
Exposition reprise à la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice du jeudi 2 juin au samedi 2 juillet 2005.
Catalogue de l’exposition édité par l’IMEC.
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Mercredi 3 avril 2002 Colloque : Mémoire vive, Jacqueline Robinson.
Exposition reprise du 6 au 31 mai 2002.
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Mardi 12 mars 2002 Rencontre : Théâtre au cinéma.
à Marguerite Duras et Alain Robbe-Grillet
Organisée avec le Magic cinéma de Bobigny
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Mercredi 6 mars 2002 Colloque : Les écrits d’artistes depuis 1940.
Organisé avec l’ENS, Paris-I, Grenoble II, le CNRS, l’ INHA et la MRSH (Caen)
MRSH et Abbaye d’Ardenne, les 8 et 9 mars.
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Lundi 17 décembre 2001 Exposition : Hommage à Martin et Karl Flinker.
Avec un catalogue coédité par l’IMEC et le Musée.
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Jeudi 13 décembre 2001 Séminaire : Poétique de la revue, théâtre et cinéma.
Organisé avec l’Université de Caen et Ent’revues
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Dimanche 17 juin 2001 Exposition : Michel Foucault, la littérature et les arts.
Exposition présentée à l’occasion du colloque du même nom.
Réalisée avec le Centre Michel Foucault
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Jeudi 17 mai 2001 Séminaire :
Les archives de la traduction
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Lundi 1 janvier 2001 Séminaire : La pensée et l’archive : histoire et philosophie des cas à part.
IMEC – Collège international de philosophie
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Lundi 1 janvier 2001 Séminaire : Archive et patrimoine littéraire.
IMEC – l’Université de Caen (MRSH)
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Lundi 1 janvier 2001 Séminaire : Lieux de culture : l’édition contemporaine.
IMEC – Université de Caen
Années 2001-2002 puis 2002-2003
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Mercredi 19 juillet 2000 Colloque : Autobiographie : journal intime et psychanalyse.
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Mercredi 21 juin 2000 Exposition : Variations Satie.
Exposition présentée dans le cadre de la manifestation « L’Été Satie ». Réalisée avec la Fondation Erik Satie.
Catalogue de l’exposition édité par l’IMEC.
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Mercredi 22 mars 2000 Exposition : Mot et image : Samuel Beckett et le texte visuel.
Réalisée avec la Beckett International Foundation (Reading) et la Bibliothèque Robert W. Woodruff, Université Emory (Atlanta).
Exposition présentée au Centre international de poésie Marseille du 5 juillet au 7 septembre 2002.
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Vendredi 21 janvier 2000 Colloque : La Belle époque des revues 1880-1914.
Organisé avec l’Université de Caen (CRHQ) et l'Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines.
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Jeudi 13 janvier 2000 Colloque : Brûler les planches, crever l’écran.
L'IMEC-abbaye d'Ardenne et Le Café des Images ont accueilli le colloque.
Organisé avec le CREDAS (Université de Caen).
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Samedi 1 janvier 2000 Séminaire : La pensée et l’archive : histoire et philosophie des cas à part.
IMEC – Collège international de philosophie
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Samedi 1 janvier 2000 Séminaire : Archives et histoire de l’édition contemporaine.
IMEC – Université de Caen – CNRS – CRHQ
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Samedi 18 décembre 1999 Exposition : Georges Schehadé, poète des deux rives.
Exposition également présentée du 18 décembre 1999 au Dimanche 23 janvier 2000, au Musée des Beaux-Arts de Caen.
Catalogue de l’exposition coédité par l’IMEC et les éditions Dar An-Nahar.
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Vendredi 17 décembre 1999 Rencontre : Écrire l’Orient.
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Jeudi 9 décembre 1999 Journées d'étude : Écriture, Mémoire et maladies.
Organisée avec l’association Sida Mémoires
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Vendredi 29 octobre 1999 Colloque : Georges Schehadé.
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Jeudi 27 mai 1999 Colloque : L’Abbaye d’Ardenne, hier et aujourd’hui.
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Vendredi 16 avril 1999 Exposition : Maurice Henry et Le Grand Jeu.
Exposition réalisée en collaboration avec le CNRS et le CiPM.
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Jeudi 15 avril 1999 Colloque : Michel Foucault et la médecine.
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Jeudi 15 avril 1999 Exposition : Michel Foucault / René Allio : regards croisés sur Pierre Rivière.
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Mardi 13 avril 1999 Exposition : Michel Foucault et le Groupe Informations Prisons.
Exposition réalisée à l’occasion de l’inauguration du Fonds Michel Foucault déposé à l’IMEC.
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Vendredi 19 mars 1999 Exposition : Louis Hachette.
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Jeudi 4 mars 1999 Colloque : L’Amour de la langue.
Ce colloque s'est également tenu au
Centre Georges Pompidou, Paris
16 et 17 mars 1999
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Jeudi 4 février 1999 Exposition : Jacques Audiberti, Oeuvres graphiques.
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Vendredi 1 janvier 1999 Séminaire : Michel Foucault et le Groupe Information Prisons (GIP).
Séminaire annuel.
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Samedi 12 décembre 1998 Colloque : Droits de l’homme : patience et passion.
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Lundi 23 novembre 1998 Rencontre : Autour de Roland Dubillard.
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Vendredi 16 octobre 1998 Exposition : Bécassine mobilisée.
Exposition également présentée à la Ville de Miramas du 10 janvier au 10 février 1999.
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Vendredi 16 octobre 1998 Rencontre : 1914-1918, Écrire la Guerre.
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Vendredi 18 septembre 1998 Exposition : L’Auteur et son éditeur.
Cette exposition a reçu le soutien de la Fondation la Poste. Elle a également été présentée au Salon du Livre de Paris en 1999.
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Samedi 22 août 1998 Exposition : Jean Paulhan, Bernard Dort et Jean Tardieu.
Ces trois expositions ont été présentées successivement à l’occasion des trois colloques organisés par le Centre culturel international de Cerisy la Salle, et dans le cadre de la convention établie entre l’IMEC et CCI de Cerisy la Salle.
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Vendredi 9 janvier 1998 Exposition : Le Théâtre de Dubillard.
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Vendredi 28 novembre 1997 Exposition : Maurice Henry – Rétrospective.
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Jeudi 20 novembre 1997 Colloque : Archives et création / Archiv und literarische Produktion.
Ce colloque a également eu lieu à :
IMEC, abbaye d’Ardenne
1er et 2 décembre 1997
Centre Georges Pompidou
3 décembre 1997
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Vendredi 7 novembre 1997 Exposition : Garçon, de quoi écrire ! Les Cafés littéraires au XXe siècle.
Cette exposition a également été montée dans les lieux suivants :
Centre culturel de la Recoleta, Buenos Aires, du 30 avril au 31 mai 1998 ;
Alliance française, Fondation Engelman-Ost, Cabildo, Montevideo, du 24 juin au 25 juillet 1998 ;
Centre Las Condes, Santiago du Chili, du 20 août au 20 septembre 1998.
Catalogue de l’exposition coédité par l’IMEC et le Musée des Beaux-Arts de Caen.
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Vendredi 7 novembre 1997 Rencontre : Écrire, Aimer.
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Jeudi 24 juillet 1997 Lecture : Paroles de l’intime.
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Jeudi 22 mai 1997 Séminaire : Lucien Febvre et l’Encyclopédie française.
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Vendredi 11 avril 1997 Exposition : Emmanuel Roblès et ses amis.
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Jeudi 13 février 1997 Débat : Autour du livre d’Hadrien Laroche, Le dernier Genet.
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Vendredi 13 décembre 1996 Exposition : Jean Hélion, À perte de vue.
Exposition présentée avec le soutien du Centre régional des Lettres et du FRAC de Basse-Normandie.
L’IMEC a publié à cette occasion deux ouvrages de référence de Jean Hélion : Jean Hélion : Lettres d'Amérique et À perte de vue suivi de Choses revues.
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Vendredi 13 décembre 1996 Colloque : Jean Hélion, À perte de vue.
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Samedi 19 octobre 1996 Débat : Du texte à l’image, de l’image au texte. L’œuvre cinématographique de Marguerite Duras.
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Vendredi 18 octobre 1996 Exposition : Du texte à l’image, de l’image au texte. L’œuvre cinématographique de Marguerite Duras.
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Vendredi 11 octobre 1996 Exposition : Écrire, voyager.
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Lundi 1 juillet 1996 Colloque : L’auteur et son éditeur.
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Mardi 9 avril 1996 Exposition : L’Espagne de Jean Genet.
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Vendredi 29 mars 1996 Exposition : Jacques Audiberti. Dimanche m’attend.
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Lundi 18 mars 1996 Exposition : Céline, 1894-1961.
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Vendredi 9 février 1996 Exposition : Kateb Yacine, l’œuvre en mouvement.
Exposition réalisée par l’IMEC et le Département des Affaires culturelles de Thionville, Moselle.
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Lundi 16 octobre 1995 Colloque : Lire Althusser aujourd’hui.
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Jeudi 28 septembre 1995 Exposition : Edition et Résistance : François Lachenal et les Trois Collines, Genève-Vichy-Paris, 1940-1945.
Exposition également présentée du 1er au 5 mai 1996 au Salon international du livre et de la presse de Genève et du 5 novembre au 6 décembre 1997 à la Galerie Piltzer de Paris.
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Samedi 16 septembre 1995 Exposition : On a tous un Massin chez soi : portrait d’un graphiste touche-à-tout.
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Mercredi 26 avril 1995 Exposition : Pierre Guyotat..
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Vendredi 7 avril 1995 Journées d'étude : Kostas Axelos et la question du Monde.
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Lundi 24 octobre 1994 Colloque : L’histoire, la philosophie, la synthèse : Henri Berr (1863-1954) et la culture de son temps.
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Mercredi 19 octobre 1994 Rencontre : Autour de Minuit.
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Vendredi 14 octobre 1994 Exposition : Les Editions de Minuit.
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Samedi 9 juillet 1994 Exposition : Antoine Vitez, Le Jeu et la Raison.
À l’occasion de l’exposition, l’IMEC et la Comédie-Française ont édité un album Antoine Vitez.
Exposition également présentée à Grenoble, Caen, Aubervilliers, Ivry-sur-Seine, Brest, Lilles, Bourges et Bruxelles.
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Lundi 4 juillet 1994 Colloque : Féérie pour une autre fois.
Colloque international Louis-Ferdinand Céline
Organisé avec la Société d’études céliniennes et la Bibliothèque de Littérature française contemporaine.
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Mardi 19 avril 1994 Exposition : Kateb Yacine, Eclats de mémoire.
Exposition coproduite par l’IMEC et l’Institut du Monde arabe.
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Dimanche 17 avril 1994 Exposition : Céline, d’un auteur l’autre, 1894-1994.
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Vendredi 18 mars 1994 Exposition : Les écrivains et le voyage.
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Samedi 23 octobre 1993 Colloque : Autour des Cahiers du Sud, Les Hommes de revue.
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Dimanche 21 mars 1993 Exposition : Les Editions surréalistes.
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Vendredi 29 janvier 1993 Colloque : Histoire de la lecture : un bilan des recherches.
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Mercredi 28 octobre 1992 Colloque : Céline, d’un auteur l’autre.
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Dimanche 18 octobre 1992 Exposition : Jean Genet, itinéraires.
Exposition également présentée à la Salle Saint-Ravy de Montpellier en avril 1993 et à la Bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence en novembre 1993.
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Samedi 10 octobre 1992 Colloque : Colloque international Louis-Ferdinand Céline.
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Lundi 25 mai 1992 Colloque : Archives et recherche : vers une nouvelle intelligence des archives.
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Vendredi 18 octobre 1991 Exposition : Adrienne Monnier et la Maison des Amis des livres.
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Lundi 13 mai 1991 Exposition : La Bataille des Paravents à l’Odéon.
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Samedi 13 octobre 1990 Exposition : Histoire d’un livre : L’Étranger d’Albert Camus.
Exposition également présentée à la Bibliothèque municipale d’Anglet du 27 avril au 15 mai 1993.
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Vendredi 24 novembre 1989 Exposition : 150 ans d’histoire du livre chez Privat.
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Samedi 21 octobre 1989 Exposition : Au Sans Pareil.
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Mardi 10 octobre 1989 Exposition : Massin graphiste : 40 ans d’édition.
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Vendredi 6 octobre 1989 Exposition : Mame, deux siècles du livre.
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