Tout l'agenda en bref
Abbaye d'Ardenne -- du mardi 8 juin 2010 au dimanche 31 octobre 2010
Exposition : Yves Saint Laurent, Archives de la création 1962 - 2002.

Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent Depuis ses débuts, la maison Yves Saint Laurent conserve les vêtements créés dans ses ateliers. Petit à petit, une véritable collection s’est constituée. Elle comporte aujourd’hui plus de 5 000 vêtements auxquels s’ajoutent tous les accessoires, les dessins, les fiches d’atelier et de manutention...
Quarante ans de création sont désormais répertoriés, conservés, abrités et mis en valeur par la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent. L’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, dont la mission est de conserver l’archéologie de l’œuvre des grands créateurs contemporains, a reconnu dans ce patrimoine inestimable un ensemble passionnant, à la fois pour le public curieux de découvrir le mélange d’art et d’artisanat précédant le défilé, et plus généralement pour tous ceux que l’histoire de l’art et les processus de la création intéressent. À travers les archives d’Yves Saint Laurent, ce sont bien, en effet, des archives tout à fait uniques, tant dans leur originalité que dans leur complétude, qui sont rassemblées dans ce corpus exceptionnel. C’est pourquoi la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et l’IMEC ont choisi de s’associer pour présenter une sélection des croquis illustrant le travail d’Yves Saint Laurent dans le cadre de l’abbaye d’Ardenne, lieu d’étude où sont abritées les collections de plus de 400 créateurs contemporains (écrivains, cinéastes, peintres, éditeurs, etc.)
Présentée dans la continuité de la rétrospective Yves Saint Laurent inaugurée en mars 2010 au Petit Palais de Paris, cette exposition donne à voir, pour la première fois, la genèse de la création. Elle en constitue le prolongement idéal.
Exposition réalisée en partenariat par la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et l'IMEC.
Grange aux dîmes, tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h
Plein tarif : 5 euros, tarif réduit : 3 euros, gratuit pour les demandeurs d'emploi et enfants de moins de 12 ans.
--
Abbaye d'Ardenne -- du mercredi 22 septembre 2010 au vendredi 24 septembre 2010
Colloque : Le Spectacle de l'Histoire.
L'histoire s'écrit ; mais sa représentation ne s'arrête ni aux travaux savants, ni à leur diffusion scolaire, ni aux traces mémorielles écrites. L'histoire représentée est aussi mise en scène : elle se donne à voir. Bien que limité aux XIXe et XXe siècles, le sujet (théâtre, opéra, ballet, cinéma, médias audiovisuels, cirque, arts de la rue, spectacles de sons et lumières, etc.) est si vaste que le colloque se propose de suivre quatre fils directeurs afin de dégager la relation entre les arts du spectacle et la représentation de l'histoire.
Les deux premières pistes engagent à cerner la spécificité des acteurs de l'histoire dans les arts du spectacle.
Le genre : objet de spectacle
Les femmes ont longtemps été absentes, marginalisées ou diabolisées dans les discours historiques, alors même que l'histoire sur scène a semblé leur donner une place privilégiée. A quel prix ? Le colloque se propose d'explorer les stéréotypes de genre fabriqués par les arts du spectacle, mais aussi de mettre en évidence les ambivalences et les contradictions qu'ils suscitent.
Le recours au héros, des usages de l'héroïsme
La mise en spectacle de l'histoire repose souvent sur des modèles d'héroïsation individuelle ou collective inscrits dans des formes variées de résistance. Cette vision de l'histoire est elle-même à mettre en rapport avec certaines formes de son écriture : le héros, le « grand homme » y surgissent comme moteurs de l'histoire. Avec le discrédit de « l'idole individuelle » dans les courants contemporains de la production historique, se pose la question des divergences entre ces deux modalités du regard historique et, par delà, de l'utilité sociale de l'héroïsation historique.
Les deux autres fils d'Ariane proposés questionnent les modalités de la représentation.
Usages de l'anachronisme
L'historien pourchasse les anachronismes ; pourtant il n'y a d'histoire qu'en posant au passé les questions du présent. Cette tension incessante et nécessaire, comment s'accomplit-elle sur la scène, là où le passé se conjugue au présent ? La dimension éphémère d'une grande partie des arts du spectacle accentue-t-elle ou modifie-t-elle la tension anachronique inhérente à la représentation de l'histoire ?
Entre spectaculaire et effets de réel.
Si le spectacle repose sur le « spectaculaire», la sollicitation de l'émotion, il entend aussi faire croire à la dimension « historique », c'est-à-dire à « ce qui s'est réellement passé ». Il s'agit donc d'explorer la tension, voire la contradiction mais aussi parfois l'articulation entre les impératifs de la représentation spectaculaire de l'histoire et le « noble rêve de l'objectivité » comme l'a appelé Peter Novick.
Colloque organisé par le CRHQ (CRNS/UCBN), le LASLAR et l'IMEC.
--
|
|
|
|
|
|
|
|
abonnez-vous a notre liste de diffusion
pour être tenu au courant des activités
de l'IMEC
|
|