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Journée d'étude : Littérature-mondeCosmopolitisme, universalisme et post-nationalisme en littératureLe 16 mars 2007, en pleine campagne présidentielle, paraissait un manifeste littéraire dans lequel quelques dizaines d'auteurs de langue française récusaient la francophonie littéraire mais aussi les diktats du microcosme parisien pour prôner une "littérature-monde" ouverte aux métissages et à la vitalité de la langue française.
Curieusement dans ce long texte suivi d'un livre collectif, aucune référence à la "Weltliteratur", concept goethéen qui résonne à la fin du XVIIIe siècle comme l'écho assourdi d'une République des lettres qui avait vécu. Comment lire aujourd'hui ces deux revendications qui, chacune à leur manière, tendent explicitement à dessaisir la littérature de la logique nationale ? Dans le laboratoire des inventions nationales au début du XIXe siècle, la littérature a pris sa place à côté d'autres arts et d'autres savoirs. Plus de deux siècles plus tard, la République mondiale des lettres est un espace fortement polarisé et hérissé, fait de littératures nationales dominantes et d'autres plus périphériques. Dans ce parcours historique, il y a pourtant eu des positions anti-nationalistes d'essence cosmopolite (comme les symbolistes de la fin du XIXe siècle par exemple) ou des perspectives nécessairement décalées par l'exil ou l'émigration, dont nous voudrions retracer quelques étapes ou plutôt quelques modèles. Parmi ceux-ci, comment évaluer l'apport de la dite "francophonie" et la "littérature du Commonwealth" ? Est-il possible de voir émerger aujourd'hui quelque chose comme une post-nationalité littéraire ?
Programme
Journée organisée par le Centre d'histoire de Sciences Po en partenariat avec l'IMEC. |
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